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Couverture de la série Maurice et Patapon
Maurice et Patapon

Un bon moment de détente après une dure journée de travail, on y retrouve bon nombre de gags de mauvais goût mais parfois tellement proche de la réalité. C'est gras mais c'est pas grave. Bonne lecture.

28/02/2008 (modifier)
Par nounours
Note: 4/5
Couverture de la série Les Scorpions du désert
Les Scorpions du désert

J’ai découvert "Les Scorpions du désert" bien avant Corto Maltese et cette série demeure, au sein de l’œuvre d’Hugo Pratt, l’une de mes préférées (étant précisé que Pratt est l’un de mes dessinateurs préférés). Elle mêle tout ce qu’affectionnait l’auteur et qui a fait le succès du célèbre marin des Cornouailles : Bien plus qu’un simple récit de guerre (comme l’est Ernie Pike), c’est avant tout une histoire d’hommes, d’aventure romantique et… de désert africain où Pratt a passé une partie de sa jeunesse et où il a d’ailleurs appris à dessiner. Et cela se ressent. Tout comme les océans, Hugo Pratt sait mieux que personne retranscrire l’ambiance des déserts en quelques lignes de pinceau. La reprise des aventures du Capitaine Koinsky par Pierre Wazem, dix ans après la mort du maître, ne m’a pas totalement convaincu. Son album hommage – Bretagne (fabuleux) – laissait présager le meilleur. Certes on retrouve les paysages magnifiques de Pratt ; Certes on retrouve les personnages charismatiques de Pratt ; Certes on retrouve un peu de l’esprit de Pratt. Oui. Oui, mais voilà, à trop vouloir coller au créateur (le rêve, la référence à Conrad, les « Haw Haw » et les « Bang, Crack »…), Wazem n’est pas parvenu à m’envoûter et l’histoire, pas mauvaise pour autant, tient finalement plus de l’exercice de style. Le passage du passé au présent avec des styles graphiques différents se veut bien être la marque de Wazem sur l'histoire, mais l'effet a déjà été utilisé pour ses autres albums (Bretagne et Le Chant des Pavots notamment) et perd donc de son intérêt. J’attendais donc un nouvel album du dessinateur suisse pour me forger un avis définitif sur cette reprise, mais ce sont finalement les italiens Camuncoli et Casali qui poursuivront (pour l’instant) "Les Scorpions du désert". Ne connaissant ni l’un ni l’autre, c’est sans aucun a priori que j’ai appréhendé ce nouveau tome intitulé « Quatre cailloux dans le feu ». Sans rien dévoiler de l’histoire, je trouve que Camuncoli et Casali s’en sortent plutôt bien en replaçant Koinsky dans le feu de l’action dont il s’était éloigné dernièrement pour vivre des aventures plus contemplatives. On n’échappe pas bien sûr à certains clichés prattiens (les « bang » et les « crack » justement) mais dans l’ensemble ce tome est plus qu’honorable (il est même plutôt bon). Seul bémol : Alors que le dessin de Wazem collait parfaitement à Pratt, le trait de Casali est très marqué par les comics US, les décors (le désert) sont nettement en retrait, ce qui rompt un peu la magie. Cela se ressent également dans le scénario qui est traité un peu comme un polar. Mais bon, après tout, Hugo Pratt ne se reconnaissait-il pas lui-même comme principales influences Bob Kane et Milton Caniff ? Et puis, je ne peux pas à la fois reprocher à Wazem de trop copier Pratt et à Casali de vouloir s’en détacher… Pour en revenir à la série en général, elle a évolué comme toutes les autres créations de Pratt. D’histoires assez classiques dans la pure tradition des fumetti, elle s’oriente vers plus d’onirisme au fur et à mesure que le dessin de Pratt se relâche (sans toutefois atteindre le style de "Mû", le dernier épisode de Corto). C’est pour moi la meilleure période de Pratt. Celle de "La Maison dorée de Samarkand", "Tango" ou encore "Svend". A ne pas manquer parmi les « Scorpions… » : - « L’ange de la mort » (2ème partie du 1er tome) qui voit Koinsky s’associer avec un lieutenant italien fasciste dans une chasse au trésor au milieu de l’Ethiopie sur fond de Joséphine Baker, et leur rencontre avec Cush, le guerrier Beni Amer, qui nous apprendra la fin de Corto Maltese. - « Conversation mondaine à Moululhe » où le commandant Fanfulla, rongé par la lèpre, nous apprendra à préparer de délicieux Martinis. - « Brise de mer » (dernier album dessiné par Pratt) où l’on découvrira les astuces de Koinsky pour ressembler à un parfait officier italien… Un regret pour terminer. "Les Scorpions du désert" était au départ une série sur un commando entier de l’armée britannique mais se résume vite au seul personnage de Koinsky, entouré de quelques autres récurrents comme le lieutenant français de La Motte ou Modena, le soldat poule, et de quelques belles danakils. [SPOILER] Kord, le traître, meurt dès la fin du premier épisode. Hassan, un autre scorpion (musulman, il combat pourtant sous le même drapeau que Koinsky le juif), est quant à lui parti chercher du secours près du Fortin en Dancalie… et n’a jamais réapparu. Dommage ! [FIN SPOILER]

08/01/2008 (MAJ le 28/02/2008) (modifier)
Par jere___
Note: 4/5
Couverture de la série Planètes
Planètes

Au tout début, ce manga ne m'a pas franchement enthousiasmé... Les dessins sont trop expressifs, il n'y a pas vraiment d'histoire (en fait c'est plutôt une succession d'anecdotes) ; certes le contexte est crédible, mais le pseudo-humour avait fini par me lasser. C'est donc sans trop y croire que je me suis lancé dans la lecture du 2eme tome. Et honnetement, une fois arrivé au bout, je veux lire la suite. L'histoire prend une tournure toute à fait différente. Elle gagne nettement en profondeur et en intérêt. De plus on commence (enfin) à s'attacher au héros Hachimaki. Ce n'est pas le premier manga qui se révèle sur le tard... et franchement il lire les deux premiers tomes avant de se faire une idée !! Quelques regrets cependant sur la traduction : il manque des lettres à certains mots, ce n'est pas très sérieux.

29/11/2004 (MAJ le 28/02/2008) (modifier)
Par jere___
Note: 4/5
Couverture de la série Fruits Basket
Fruits Basket

Voilà un manga aux graphismes un peu rebutants au départ. Les yeux sont légèrement disproportionnés dans un pur style shojo, c'est pas trop mon genre... Seulement voilà : après avoir surmonté ce petit obstacle, on trouve une histoire des plus réussie, et surtout des personnages très humains et très attachants. En effet, ce manga se veut relativement réaliste, hormis la toile de fond sur le zodiaque chinois qui part un peu en live(ce n'est en fait qu'un prétexte à mettre en scène des personnages). En fait j'aime surtout la philosophie qui émane de cet ouvrage. Un peu simplette par moment (mais honnêtement des fois je me demande s'il ne faudrait pas simplifier un peu les choses dans la vie courante pour que tout aille mieux). Parce que Fruits Baskets traite du bonheur, (et oui, ça existe !), et que ce sujet est traité de manière très subtile. Le bonheur, c'est bien beau, mais après avoir lu ce manga on se dit que peut être il faudrait qu'on se bouge un peu le cul pour s'en rapprocher autant que possible. Donc en résumé : un manga très affectif qui vous fera retrouver le sourire !

18/10/2004 (MAJ le 28/02/2008) (modifier)
Par jere___
Note: 4/5
Couverture de la série Une aventure rocambolesque de...
Une aventure rocambolesque de...

(je ne vais parler que du tome 2) Chapeau… Avec un style tout à lui, Manu Larcenet a su m’émouvoir, me faire rire, m’inquiéter. Le dessin est énorme, notamment au niveau de la violence dans la guerre. L’humour est réussi sans trop détourner l’histoire. Et la fin, absolument envoûtante avec les visions macabres des oiseaux, fait prendre à la BD une dimension inattendue. Sans contestation un genre extrêmement novateur et particulier, une sorte de « bande dessinée expérimentale ». Seule reproche : la réflexion humaniste est un peu faiblarde, mais bon on peut dire que le reste de la BD compense bien cet aspect. A lire d’urgence !

14/12/2004 (MAJ le 28/02/2008) (modifier)
Par JAMES RED
Note: 4/5
Couverture de la série L'Accablante apathie des dimanches à rosbif
L'Accablante apathie des dimanches à rosbif

Un livre qui ne laisse pas indemne. Le titre de cet ouvrage « l’accablante apathie des dimanches à rosbif » pourrait faire fuir le lecteur méfiant ; mais une nouvelle fois Futuropolis nous gratifie d’un album extraordinaire. Décidément, cet éditeur n’en finit pas de nous étonner en bien (hormis le prix de leurs ouvrages : 25 euros pour celui-ci !!!). Les deux jeunes auteurs Sébastien Vassant et Gilles Larher ont réalisé un livre bouleversant de véracité sur la mort annoncée de Brice, ce jeune auteur de one-man-show. Par moment, j’ai repensé au très beau film Comment j’ai tué mon père avec Michel Bouquet ; quand Stéphane Guillon ponctuait les scènes du film de répliques cinglantes sorties tout droit d’un spectacle imaginaire. C’est un peu le cas, ici, puisque les auteurs alternent les scènes où Brice annonce sa mort prochaine à ses proches, se retrouve sur des plateaux télé ou radio et celles où il est sur scène. Son humour est ravageur, réaliste, cynique... On se prend donc d’affection pour ce personnage condamné qui manie la rhétorique avec talent et on dévore chaque page. On oscille sans arrêt entre sourires et émotions réelles. Ce livre nous plonge dans nos propres interrogations : Brice incapable de s’attacher à une femme court vers un destin auquel il ne peut échapper et fait le point sur sa vie. Seul petit reproche (c’est pour ça que je n’ai pas mis 5 étoiles), je trouve que les 50 dernières pages sont un peu éprouvantes et que les auteurs ont tendance à faire durer l’agonie. Hormis cela, cet ouvrage est une grande réussite et les auteurs s’annoncent comme deux des plus belles découvertes de cette année 2008.

28/02/2008 (modifier)
Par Isalia
Note: 4/5
Couverture de la série Smoke City
Smoke City

Les images m'ont séduite, le synopsis m'a convaincue !! Un bon polar en BD, classique mais séduisant quand l'univers est aussi bien dessiné. La plupart des cases sont de vrais tableaux, même si certaines sont un peu bâclées.... Je ne vois pas l'intérêt de reconstituer une équipe de vieux loubards mais là au moins, il reste de l'intrigue dans l'histoire et j'attends la suite avec plaisir !

28/02/2008 (modifier)
Par Thomas B
Note: 4/5
Couverture de la série 100 bullets
100 bullets

Avis posté suite à la lecture des 10 premiers tomes en VO. 100 bullets, avant tout, c'est un peu une série maudite en France. Soleil commence à l'éditer puis s'arrête au bout d'un tome. Puis Semic commence à l'éditer puis perd la licence DC Vertigo. Et maintenant, Panini commence à l'éditer et pas beaucoup de nouvelles depuis le tome 4 (le tome 5 sort au mois de février 2008 alors que j'écris ces mots, d'accord, mais bon c'était quand même long alors que plus de 10 tomes sont sortis aux US). 100 bullets, c'est surtout l'alliance d'un très bon scénario très complexe (parfois un peu confus aussi), d'un dessin et d'une mise en scène vraiment excellente. Un cocktail savoureux à déguster sans modération, vraiment un gros coup de cœur de ma part ! Mention spéciale à la version en VO (j'ai pas lu la traduction) mais l'une des forces de cette BD est de nous faire un portrait de l'Amérique de la rue présentant son énorme melting pot avec toutes les dérives que la langue anglais a subi ces dernières avec les afro américains ou les hispaniques ! Je ne sais si la traduction en français traduit bien ce voyage. Mise à jour : lecture terminée du tome 13 en VO, fin de série Je suis assez déçu par la fin mais je garde ma note de 4/5 car 100 bullets nous donne de grands moments de BD polar comme on les aime. Les dessins de Risso sont fantastiques de bout en bout ! L'histoire est bonne mais si elle perd un peu la tête à mon sens ! Mais à lire tout de même

26/02/2008 (MAJ le 27/02/2008) (modifier)
Par Pierig
Note: 4/5
Couverture de la série Le Fluink
Le Fluink

Cet album réalise un joli tour de force, celui de s’affranchir des codes usuels propres à la bd. Pas de cases, juste un décor en "bande déroulante". Cette bd initie un véritable renouveau en laissant libre cours à l’inventivité des auteurs. Le haut de page nous présente la vie en autarcie d’un peuple démocratique. En bas de page, l'impitoyable Préfectal règne en maître absolu sur son peuple. Les deux peuples sont séparés par le Fluink, mystérieux liquide noir opaque. La rencontre entre ces deux civilisations que tout oppose en apparence, va être à l’origine de grands bouleversements. Ce concept permet une multitude de situations inédites en bd en jouant sur l’interactivité des protagonistes avec le décor. Une belle réussite donc avec un scénario qui tient la route bien que partiellement terni par une fin prévisible. Les dessins sont minuscules et pourtant chaque protagoniste est reconnaissable. Les planches ne sont pas sans rappeler celles de Franquin avec ses fameuses Idées Noires. Un gage de qualité... Une bd expérimentale qui séduit davantage par son concept que par le dénouement de l’histoire.

27/02/2008 (modifier)
Par hevydevy
Note: 4/5
Couverture de la série Claudia - Chevalier Vampire
Claudia - Chevalier Vampire

Je serais peu loquace sur les dessins de Claudia si ce n’est pour souligner le fait que Frank Tacito ne se moque pas de son lecteur, et que l’on sent vraiment un travail conséquent et minutieux sur chacune des planches proposées. Après, mes yeux de quarantenaire accusant leur âge, regretteront le rouge trop foncé des bulles de Claudia et la difficulté parfois à suivre le fil des dialogues sur les doubles pages. Pas grave, je penserai la prochaine fois à relire tout ça à la lumière naturelle. En 3 tomes, Tacito s'est totalement approprié l’univers de Claudia et son style est désormais pour moi, indissociable de l’ambiance créée par Pat Mills. Pour ce qui est du scénario par contre, malgré ma connaissance très poussée des univers de Mills, je dois dire que la lecture de Claudia est vraiment déroutante. Et pourtant, j’y retrouve cette façon d’écrire non linéaire qui est la sienne (on ne sait pas quelles digressions il utilisera pour aller du point A au point B, on ne sait pas combien de temps durera cette digression, le plaisir de lecture passant de toute façon par la qualité de ces « détours » scénaristiques) et l’humour provoqué par l’utilisation de logiques inversées (la scène du mariage est excellente à cet égard). Il va par contre falloir que je m’habitue à la radicalité de ces détours par rapport à la logique de l’histoire (la storyline avec Bathory qui était complètement hors de propos pour moi jusqu’à ce troisième tome) et à la très grande liberté de ton (sexe cru et obsessif, insultes etc..). Même si Mills n’a jamais fait dans l’évocation ou le politiquement correct, il a visiblement trouvé dans le marché français la liberté totale d’expression (langage et storytelling) qu’il cherchait depuis toujours. Difficile de dire s’il sait où il va dans le long terme ou s’il se contente d’écrire en regardant où cela va le mener (je n’ai vu aucune prémisse de l’évolution des rapports entre Bathory et Claudia dans le tome 2 par exemple). Néanmoins, après avoir lu les explications de Franck Tacito quand à la manière dont se passait sa collaboration avec Mills sur le forum du site de Nickel, on peut penser que Tacito a son mot à dire sur le contenu des dialogues puisqu’il les traduit. Au final, ce troisième tome plus calme en terme d'action est pour l’instant mon préféré (sans lui je n'aurais mis que 3 étoiles) parce que peut-être, je préfère une mise en place un peu plus confortable des tenants et aboutissants d’une histoire, à l’étalage de combats aussi homériques qu’ils pourraient l’être.

26/02/2008 (modifier)