Après lecture des 2 premiers tomes.
"La Liste 66" se révèle être une belle surprise. Bizarrement je n'étais pas attiré par son titre.
Maintenant que j'ai franchi le cap, je suis heureux de la conseiller à mon tour.
Le scénario est vivant, l'histoire progresse normalement pour le fond mais rapidement sur la forme. Et dire qu'il reste 6 tomes à paraître...
J'ai eu une pensée à la série XIII, mais dans le cas présent, il n'y aura pas de suites à rallonge.
On peut donc s'attendre à une constance dans le niveau.
Le dessin est très beau, avec de belles grandes cases et surtout une colorisation exemplaire.
J'attends la suite avec impatience.
Je mets 4,5 aux dessins et 3,5 au scénario, pour qui aime les histoires de vampires ou/et les scénarios "efficaces". C'est facile à lire et le dessin est très joli. On dira ce qu'on voudra à propos de dessins qui manquent parfois de mouvement ou de cases blanches qui finissent par hypnotiser le lecteur (voir commentaires précédent ^^), j'ai lu la série (4 albums) d'une traite et j'ai apprécié le travail de Marini sur chacun des albums, sans ressentir la lassitude des derniers albums du Scorpion.
Bref je conseille cette bande dessinée qui permet de passer un bon moment en compagnie de ces chers Rapaces et dont la relecture est toujours aussi agréable.
Avis posté suite à la lecture du tome 1 en VO.
Amateur de romans policiers et autres thrillers, j'ai longtemps hésité avant de succomber à l'achat de cette BD mais les critiques américaines très élogieuses et le récent Eisner Awards (sorte d'oscar de la BD US) décerné à cette série m'ont convaincu de passer à l'acte.
Et grand bien m'en a pris. C'est excellent. L'histoire dans la grande tradition des polars "noirs" est vraiment captivante, les dialogues et les voix off sont très réussis et le dessin, même si je le trouve pas non plus totalement incroyable, fait son effet.
Amateurs de polars, foncez !
Mise à jour après la lecture des tome 2, 3 & 4 en VO
Toujours aussi bon, foncez !
Un récit sur la vie durant la seconde guerre mondiale, la fuite face aux nazis d'une mère juive et sa fille. Ce n'est certes pas le premier ouvrage sur le thème mais le même contexte que celui du célèbre Maus de Spiegelman et ce sujet est propice à un "bon" récit, poignant. L'auteur Miriam Katin est la petite fille qui s'illustre dans ce récit fort même si elle ne parle pas à la première personne et a changé les noms des protagonistes. On sent qu'elle admire sa mère, le courage dont elle a fait preuve et pose différentes questions à travers son imaginaire de petite fille. Par exemple comment croire et vivre sa religion après avoir vécu de telles épreuves ?
Le dessin crayonné est très agréable, principalement en noir et blanc, avec quelques touches de couleur sur certaines planches à l'image de la couverture. L'ouvrage de format carré est plutôt de bonne facture, j'ai été étonné de la découpe assez grossière du contour des pages, je ne sais pas si c'est fait exprès par l'éditeur ou si le massicot avait du mal.
En tout cas un très beau bouquin, à lire, d'autant que comme précisé en quatrième de couverture, c'est le récit direct d'une rescapée qui réalise cette bande dessinée à 63 ans. Ce n'est pas un récit reporté, ni vraiment témoignage, il s'agit plus des faits sans parti pris et sans haine.
Après 3 tomes sortis on peut l'affirmer, Corpus hermeticum est avant tout une série "d'ambiance(s)".
L'intérêt réside moins dans le déroulement ou le dénouement des diverses intrigues mais sur la forme sous laquelle est décliné le thème de la confrontation entre l'Homme (armé de son savoir, sa raison & ses convictions) et des phénomènes qui le dépassent.
Chaque tome reprend ce schéma en modifiant le contexte: changement de lieu, d'époque, de personnages...et par la même occasion, changement d'auteurs.
L'idée est belle mais comporte un risque: la redondance, chaque histoire reprenant peu ou prou la même structure scénaristique que les précédentes. Il va donc falloir trouver des ambiances suffisamment différentes et singulières pour que le lecteur ressente le moins possible l'impression de "déjà vu". Pour le moment ça fonctionne...
T.1: Savant mélange de réalisme & de fantastique, Opération Gremikha est un one-shot de qualité. Misant sur l'ambiance avant tout en convoquant de nombreuses références cinématographiques les auteurs parviennent à nous accrocher et même à nous rapprocher de certains personnages en peu de temps.
On peut voir cet album comme une alternative à la série Zéro Absolu, moins complexe, plus accessible mais tout aussi réussie.
3,5/5
T.2: Délaissant l'aridité glaciale du 1er tome, cette nouvelle histoire de Corpus Hermeticum nous emmène à l'époque de la grande Rome. Et très franchement, je trouve que cette déclinaison est une totale réussite.
Le motif est simple: AMBIANCE de folie, mystique, sombre, inquiétante, oppressante...
Le scénario n'est point novateur mais comporte assez de mystère pour accrocher et les dialogues sont très justes ce qui maintient une tension permanente.
Niveau dessin malgré des imperfections (quelques visages ou arrières plans) le résultat est plus que satisfaisant avec un usage habile du hors champ, un décor boueux et menaçant qui fait naître la peur chez les légionnaires romains comme chez le lecteur, des gueules burinés que Giraud ne renieraient pas et une colorisation en osmose avec l'atmosphère générale de plus en plus pesantes.
Je suis venu, j'ai vu et j'ai été conquis !
4/5
Je me suis vraiment mis à la bande dessinée avec la sortie du tome 8 de Lanfeust de Troy, il y a 7 ans de cela donc. Je ne vais pas cracher dans la soupe, mais j'ai cessé de m'extasier devant.
Je rejoins les derniers avis, car c'est pour moi aussi une série plutôt destinée aux ados. C'est de l'héroïc-fantasy gentillet et parfait pour débuter, et je la conseillerai même vivement à tout jeune bédéphile et même moins jeune, si celui-ci est vraiment adepte du genre, mais ça n'ira pas plus loin...
Cette série a fait ses preuves et trouvée son public, et j'en suis le premier ravi. Je ne sais pas si Arleston avait déjà prévu 8 tomes au départ, mais c'est vrai que ça devient un peu redondant sur la fin, et j'imagine que la fibre commerciale du scénariste n'y est pas pour rien, même si c'est du pipi de chat à côté de ce qu'il nous a fait avec Lanfeust des Etoiles...
Avec cette bédé, nous plongeons en plein récit de science-fiction.
L'héroïsme est une prostituée qui a été enlevée par des extra-terrestres, elle va ensuite "savamment" utiliser son joli popotin pour essayer de s'arracher aux mains de ces pervers...
A lire mon résumé, je comprendrais si jamais vous avez une crainte de lire un album érotique... "Lola Cordova" est plutôt un savant mélange de X-Files, de space-opéra et d'ironie.
L'utilisation de couleurs "trashs" ou "flashs", si elle s'avère rebutante lorsqu'on feuillette à la va vite l'album, est pourtant pertinente par rapport à l'histoire et ne dérange pas une fois que la lecture est commencée. Personnellement, j'aurais tendance à féliciter l'auteur d'avoir proposé ce genre de dessin. La mise en page est fouillée mais paradoxalement, le lecteur ne se sent pas perdu devant cette débauche d'originalité graphique.
Au contraire, cela apporte une patte, un style personnel qui sied au récit et à l'univers dans lequel évolue l'héroïne.
Le scénario est assez tiré par les cheveux, à l'image de la mise en page, ça part dans les sens. Je considère "Lola Cordova" comme un des albums qui m'a le plus marqué graphiquement ces 3 dernières années. Les flash-backs sont nombreux et plusieurs situations se déroulent pratiquement en même temps. Et pourtant, la sauce prend son effet et j'avoue avoir passé un excellent moment de lecture. Le seul hic, à mon sens, vient peut-être sur le fait que je ne sais pas ce que l'auteur a voulu faire passer comme message dans cette histoire disjonctée. La fin est d'ailleurs très ouverte...
N'empêche que je vous conseille vivement la lecture de cet album même si les dialogues sont assez crus et le fait que Lola soit une prostituée peut rebuter certain(e)s...
Voilà certainement le plus beau cadeau BD qu’il m’a été fait (c’est là que l’on mesure que l’on coute cher à nos proches ^^) tant pour l’Objet coffret que pour le contenu magique de ce décalogue.
Le fait de savoir qu’il s’agit d’une série fixe (bon OK il y a un onzième et une suite mais bon…) est quelque part rassurant qu’en on commence la série. Le scénar est vraiment génial et bien pensé. Pourtant je n’ai pas fini de tout lire, je suis resté planté au 7ème… Et oui, en fait j’ai sous estimé la complexité de l’histoire au début et là j’ai du coup du mal à vraiment tout mettre en lien et en forme… Et la flemme de tout reprendre.
Le fait d’avoir choisi cette chronologie inverse vous demande sans cesse de vous souvenir des éléments fournis dans les livres précédents, et vu la quantité d’infos, il faut s’accrocher. Mais tant mieux, on est tellement habitué à consommer nos BD que là on a l’agréable surprise d’avoir à réfléchir et vraiment s’imprégner de l’histoire. je lierais, relierais et ainsi de suite jusqu'à avoir tous les éléments, au moins, elle ne prendra pas la poussière !
C’est donc vraiment du lourd, du très lourd qui mériterait d’être culte si seulement il n’y avait eu qu’un dessinateur… C’est vraiment mon seul regret, certes chaque album est de ce fait unique de part sa signature graphique, mais je n’ai pas adhéré à ce choix par les trop grands écarts de styles, dont certains qui ont un peu gâché mon plaisir.
C’est donc une série à acheter les yeux fermés pour qui veut y passer du temps (et de l’argent…) car l’intrigue est digne des meilleurs romans du genre, mais petit conseil : isolez vous dans un chalet perdu dans une montagne déserte à l’écart des enfants et autres bruits !
Je dirai plutôt "franchement à découvrir". Une façon bien originale de mettre en histoire une vie et ses ruptures. Impossible d'entrer dans les détails sans en gâcher la lecture aux prochains lecteurs. Disons qu'il y a différents degrés d'interprétation. Poésie pure pour certains, science fiction de série B chez d'autres, abus de substances divagatoires pour les plus sérieux, phantasme érotique pour les libidineux... A vous de vous approprier le sens de cette histoire et de l'apprécier selon votre sensibilité.
Bon, le dessin cela reste du Cosey, c'est carré et grossièrement dessiné... Mais comme souvent avec cet auteur, c'est l'histoire qui porte la BD. Mon seul reproche sérieux est le dénouement final trop prévisible.
Bon, pour cette BD, il fallait que je prenne le temps d’écrire une critique. Je dois l’avouer, j’ai eu immédiatement un vrai coup de foudre à la lecture du « Testament du Docteur Weiss ». Tout d’abord, le scénario de Clod est vraiment bon. L’histoire de prime abord peut sembler simple : Georg hérite de l’île de son oncle. Mais ça vire rapidement à la chasse à l’assassin entre science et paranormal. En effet son Oncle n’est pas quelqu’un de très recommandable. L’intrigue est bien menée et des petits indices sont intelligemment distillés tout au long de l’histoire. Le personnage principal est super bien campé, assez mystérieux, ayant souvent la répartie ironique et blasée. D’un autre côté, les dessins torturés de Frébourg sont très bons et permettent de bien retranscrire l’ambiance qu’il règne dans le petit village.
Le seul point faible de cet album, c’est que c’est un one shot contrairement à ce qu’on aurait pu penser. Le fait que l’histoire du testament du Docteur Weiss soit basée sur les carnets de Georg Weiss laissait présager toute une série d’albums (basés sur ses écrits). Bien qu’au départ ce fut l’objectif des auteurs, un album une histoire, ce ne sera pas le cas… C’est d’autant plus malheureux que le concept, un carnet une histoire, était vraiment bon. En plus de cela, après la lecture de cet album, la curiosité le lecteur était forcément piquée à vif, notamment sur la lycanthropie potentielle de notre ami Georg…
Dernier point, les éditions Petit à Petit n’ont pas lésiné sur les moyens, le papier est de qualité et on a même droit à un petit carnet de croquis à la fin : que du bon dans cet album.
J’espère que les incantations Voodoo que je fais chaque jour pour que ce projet renaisse de ces cendres porteront leurs fruits.
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La Liste 66
Après lecture des 2 premiers tomes. "La Liste 66" se révèle être une belle surprise. Bizarrement je n'étais pas attiré par son titre. Maintenant que j'ai franchi le cap, je suis heureux de la conseiller à mon tour. Le scénario est vivant, l'histoire progresse normalement pour le fond mais rapidement sur la forme. Et dire qu'il reste 6 tomes à paraître... J'ai eu une pensée à la série XIII, mais dans le cas présent, il n'y aura pas de suites à rallonge. On peut donc s'attendre à une constance dans le niveau. Le dessin est très beau, avec de belles grandes cases et surtout une colorisation exemplaire. J'attends la suite avec impatience.
Rapaces
Je mets 4,5 aux dessins et 3,5 au scénario, pour qui aime les histoires de vampires ou/et les scénarios "efficaces". C'est facile à lire et le dessin est très joli. On dira ce qu'on voudra à propos de dessins qui manquent parfois de mouvement ou de cases blanches qui finissent par hypnotiser le lecteur (voir commentaires précédent ^^), j'ai lu la série (4 albums) d'une traite et j'ai apprécié le travail de Marini sur chacun des albums, sans ressentir la lassitude des derniers albums du Scorpion. Bref je conseille cette bande dessinée qui permet de passer un bon moment en compagnie de ces chers Rapaces et dont la relecture est toujours aussi agréable.
Criminal
Avis posté suite à la lecture du tome 1 en VO. Amateur de romans policiers et autres thrillers, j'ai longtemps hésité avant de succomber à l'achat de cette BD mais les critiques américaines très élogieuses et le récent Eisner Awards (sorte d'oscar de la BD US) décerné à cette série m'ont convaincu de passer à l'acte. Et grand bien m'en a pris. C'est excellent. L'histoire dans la grande tradition des polars "noirs" est vraiment captivante, les dialogues et les voix off sont très réussis et le dessin, même si je le trouve pas non plus totalement incroyable, fait son effet. Amateurs de polars, foncez ! Mise à jour après la lecture des tome 2, 3 & 4 en VO Toujours aussi bon, foncez !
Seules contre tous
Un récit sur la vie durant la seconde guerre mondiale, la fuite face aux nazis d'une mère juive et sa fille. Ce n'est certes pas le premier ouvrage sur le thème mais le même contexte que celui du célèbre Maus de Spiegelman et ce sujet est propice à un "bon" récit, poignant. L'auteur Miriam Katin est la petite fille qui s'illustre dans ce récit fort même si elle ne parle pas à la première personne et a changé les noms des protagonistes. On sent qu'elle admire sa mère, le courage dont elle a fait preuve et pose différentes questions à travers son imaginaire de petite fille. Par exemple comment croire et vivre sa religion après avoir vécu de telles épreuves ? Le dessin crayonné est très agréable, principalement en noir et blanc, avec quelques touches de couleur sur certaines planches à l'image de la couverture. L'ouvrage de format carré est plutôt de bonne facture, j'ai été étonné de la découpe assez grossière du contour des pages, je ne sais pas si c'est fait exprès par l'éditeur ou si le massicot avait du mal. En tout cas un très beau bouquin, à lire, d'autant que comme précisé en quatrième de couverture, c'est le récit direct d'une rescapée qui réalise cette bande dessinée à 63 ans. Ce n'est pas un récit reporté, ni vraiment témoignage, il s'agit plus des faits sans parti pris et sans haine.
Corpus Hermeticum
Après 3 tomes sortis on peut l'affirmer, Corpus hermeticum est avant tout une série "d'ambiance(s)". L'intérêt réside moins dans le déroulement ou le dénouement des diverses intrigues mais sur la forme sous laquelle est décliné le thème de la confrontation entre l'Homme (armé de son savoir, sa raison & ses convictions) et des phénomènes qui le dépassent. Chaque tome reprend ce schéma en modifiant le contexte: changement de lieu, d'époque, de personnages...et par la même occasion, changement d'auteurs. L'idée est belle mais comporte un risque: la redondance, chaque histoire reprenant peu ou prou la même structure scénaristique que les précédentes. Il va donc falloir trouver des ambiances suffisamment différentes et singulières pour que le lecteur ressente le moins possible l'impression de "déjà vu". Pour le moment ça fonctionne... T.1: Savant mélange de réalisme & de fantastique, Opération Gremikha est un one-shot de qualité. Misant sur l'ambiance avant tout en convoquant de nombreuses références cinématographiques les auteurs parviennent à nous accrocher et même à nous rapprocher de certains personnages en peu de temps. On peut voir cet album comme une alternative à la série Zéro Absolu, moins complexe, plus accessible mais tout aussi réussie. 3,5/5 T.2: Délaissant l'aridité glaciale du 1er tome, cette nouvelle histoire de Corpus Hermeticum nous emmène à l'époque de la grande Rome. Et très franchement, je trouve que cette déclinaison est une totale réussite. Le motif est simple: AMBIANCE de folie, mystique, sombre, inquiétante, oppressante... Le scénario n'est point novateur mais comporte assez de mystère pour accrocher et les dialogues sont très justes ce qui maintient une tension permanente. Niveau dessin malgré des imperfections (quelques visages ou arrières plans) le résultat est plus que satisfaisant avec un usage habile du hors champ, un décor boueux et menaçant qui fait naître la peur chez les légionnaires romains comme chez le lecteur, des gueules burinés que Giraud ne renieraient pas et une colorisation en osmose avec l'atmosphère générale de plus en plus pesantes. Je suis venu, j'ai vu et j'ai été conquis ! 4/5
Lanfeust de Troy
Je me suis vraiment mis à la bande dessinée avec la sortie du tome 8 de Lanfeust de Troy, il y a 7 ans de cela donc. Je ne vais pas cracher dans la soupe, mais j'ai cessé de m'extasier devant. Je rejoins les derniers avis, car c'est pour moi aussi une série plutôt destinée aux ados. C'est de l'héroïc-fantasy gentillet et parfait pour débuter, et je la conseillerai même vivement à tout jeune bédéphile et même moins jeune, si celui-ci est vraiment adepte du genre, mais ça n'ira pas plus loin... Cette série a fait ses preuves et trouvée son public, et j'en suis le premier ravi. Je ne sais pas si Arleston avait déjà prévu 8 tomes au départ, mais c'est vrai que ça devient un peu redondant sur la fin, et j'imagine que la fibre commerciale du scénariste n'y est pas pour rien, même si c'est du pipi de chat à côté de ce qu'il nous a fait avec Lanfeust des Etoiles...
Apocalypse selon Lola (Lola Cordova)
Avec cette bédé, nous plongeons en plein récit de science-fiction. L'héroïsme est une prostituée qui a été enlevée par des extra-terrestres, elle va ensuite "savamment" utiliser son joli popotin pour essayer de s'arracher aux mains de ces pervers... A lire mon résumé, je comprendrais si jamais vous avez une crainte de lire un album érotique... "Lola Cordova" est plutôt un savant mélange de X-Files, de space-opéra et d'ironie. L'utilisation de couleurs "trashs" ou "flashs", si elle s'avère rebutante lorsqu'on feuillette à la va vite l'album, est pourtant pertinente par rapport à l'histoire et ne dérange pas une fois que la lecture est commencée. Personnellement, j'aurais tendance à féliciter l'auteur d'avoir proposé ce genre de dessin. La mise en page est fouillée mais paradoxalement, le lecteur ne se sent pas perdu devant cette débauche d'originalité graphique. Au contraire, cela apporte une patte, un style personnel qui sied au récit et à l'univers dans lequel évolue l'héroïne. Le scénario est assez tiré par les cheveux, à l'image de la mise en page, ça part dans les sens. Je considère "Lola Cordova" comme un des albums qui m'a le plus marqué graphiquement ces 3 dernières années. Les flash-backs sont nombreux et plusieurs situations se déroulent pratiquement en même temps. Et pourtant, la sauce prend son effet et j'avoue avoir passé un excellent moment de lecture. Le seul hic, à mon sens, vient peut-être sur le fait que je ne sais pas ce que l'auteur a voulu faire passer comme message dans cette histoire disjonctée. La fin est d'ailleurs très ouverte... N'empêche que je vous conseille vivement la lecture de cet album même si les dialogues sont assez crus et le fait que Lola soit une prostituée peut rebuter certain(e)s...
Le Décalogue
Voilà certainement le plus beau cadeau BD qu’il m’a été fait (c’est là que l’on mesure que l’on coute cher à nos proches ^^) tant pour l’Objet coffret que pour le contenu magique de ce décalogue. Le fait de savoir qu’il s’agit d’une série fixe (bon OK il y a un onzième et une suite mais bon…) est quelque part rassurant qu’en on commence la série. Le scénar est vraiment génial et bien pensé. Pourtant je n’ai pas fini de tout lire, je suis resté planté au 7ème… Et oui, en fait j’ai sous estimé la complexité de l’histoire au début et là j’ai du coup du mal à vraiment tout mettre en lien et en forme… Et la flemme de tout reprendre. Le fait d’avoir choisi cette chronologie inverse vous demande sans cesse de vous souvenir des éléments fournis dans les livres précédents, et vu la quantité d’infos, il faut s’accrocher. Mais tant mieux, on est tellement habitué à consommer nos BD que là on a l’agréable surprise d’avoir à réfléchir et vraiment s’imprégner de l’histoire. je lierais, relierais et ainsi de suite jusqu'à avoir tous les éléments, au moins, elle ne prendra pas la poussière ! C’est donc vraiment du lourd, du très lourd qui mériterait d’être culte si seulement il n’y avait eu qu’un dessinateur… C’est vraiment mon seul regret, certes chaque album est de ce fait unique de part sa signature graphique, mais je n’ai pas adhéré à ce choix par les trop grands écarts de styles, dont certains qui ont un peu gâché mon plaisir. C’est donc une série à acheter les yeux fermés pour qui veut y passer du temps (et de l’argent…) car l’intrigue est digne des meilleurs romans du genre, mais petit conseil : isolez vous dans un chalet perdu dans une montagne déserte à l’écart des enfants et autres bruits !
Zeke raconte des histoires
Je dirai plutôt "franchement à découvrir". Une façon bien originale de mettre en histoire une vie et ses ruptures. Impossible d'entrer dans les détails sans en gâcher la lecture aux prochains lecteurs. Disons qu'il y a différents degrés d'interprétation. Poésie pure pour certains, science fiction de série B chez d'autres, abus de substances divagatoires pour les plus sérieux, phantasme érotique pour les libidineux... A vous de vous approprier le sens de cette histoire et de l'apprécier selon votre sensibilité. Bon, le dessin cela reste du Cosey, c'est carré et grossièrement dessiné... Mais comme souvent avec cet auteur, c'est l'histoire qui porte la BD. Mon seul reproche sérieux est le dénouement final trop prévisible.
Le Testament du Docteur Weiss (Georg Weiss)
Bon, pour cette BD, il fallait que je prenne le temps d’écrire une critique. Je dois l’avouer, j’ai eu immédiatement un vrai coup de foudre à la lecture du « Testament du Docteur Weiss ». Tout d’abord, le scénario de Clod est vraiment bon. L’histoire de prime abord peut sembler simple : Georg hérite de l’île de son oncle. Mais ça vire rapidement à la chasse à l’assassin entre science et paranormal. En effet son Oncle n’est pas quelqu’un de très recommandable. L’intrigue est bien menée et des petits indices sont intelligemment distillés tout au long de l’histoire. Le personnage principal est super bien campé, assez mystérieux, ayant souvent la répartie ironique et blasée. D’un autre côté, les dessins torturés de Frébourg sont très bons et permettent de bien retranscrire l’ambiance qu’il règne dans le petit village. Le seul point faible de cet album, c’est que c’est un one shot contrairement à ce qu’on aurait pu penser. Le fait que l’histoire du testament du Docteur Weiss soit basée sur les carnets de Georg Weiss laissait présager toute une série d’albums (basés sur ses écrits). Bien qu’au départ ce fut l’objectif des auteurs, un album une histoire, ce ne sera pas le cas… C’est d’autant plus malheureux que le concept, un carnet une histoire, était vraiment bon. En plus de cela, après la lecture de cet album, la curiosité le lecteur était forcément piquée à vif, notamment sur la lycanthropie potentielle de notre ami Georg… Dernier point, les éditions Petit à Petit n’ont pas lésiné sur les moyens, le papier est de qualité et on a même droit à un petit carnet de croquis à la fin : que du bon dans cet album. J’espère que les incantations Voodoo que je fais chaque jour pour que ce projet renaisse de ces cendres porteront leurs fruits.