Les derniers avis (32299 avis)

Par iannick
Note: 4/5
Couverture de la série Okko
Okko

Deux cycles de deux tomes ont été sortis à ce jour, voici mes avis : Le premier cycle consacré à l'élément "eau" comporte deux albums différents dans leur traitement. Dans le premier tome, nos héros voyagent beaucoup alors que le deuxième se passe quasiment dans un huis-clos. Note finale pour "le cycle de l'eau" : 4/5 Avis pour le premier album : Le cycle de l'eau - Tome 1 Mais qui c’est ce prodige du dessin ? D’où vient-il ? Qu’a t-il fait avant cet album ? Purée ! Je n’ai jamais vu un jeune (?) dessinateur maîtriser à ce point-là son coup de crayon ! C’est certainement un des meilleurs premiers albums que j’ai vus de ces 10 dernières années ! Dans cet album, le lecteur a le droit à des cadrages impressionnants, à une palette de couleurs choisie avec pertinence, à un découpage fluide ainsi qu’à des dessins détaillés, dynamiques et matures ! Non seulement Hub assure le dessin, il scénarise lui-même avec brio cette histoire de samouraïs et de créatures de légende digne du médiéval japonais. Je suis resté scotché non seulement sur le dessin mais aussi sur cette histoire qui met en scène des personnages très attachants. Je pense notamment à Noburo, ce guerrier énigmatique sorti je ne sais où ! J’attends la suite et fin de ce premier cycle avec impatience ! Je mets 5 étoiles en espérant que la suite soit du même niveau ! Note finale pour l'album : 5/5 Avis pour le deuxième album : le cycle de l'eau - tome 2 Si le deuxième album du cycle de l'eau est réussi, il m'est apparu tout de même en deça du premier tome. En fait, c'est surtout l'originalité du tome précédent qui fait défaut dans ce récit. Il faut dire que l'auteur nous avait mis plein les mirettes dans le précédent album ! Du coup, quand le lecteur découvre cette bd, il a l'impression -à mon avis- que l'histoire est plus classique et aussi plus lente à se mettre en place à cause du huis-clos et aussi parce que la réflexion y est prédominante. Quant au dessin, là-aussi, pas de surprise à avoir de la part de l'auteur ! Hub possède un trait que j'apprécie énormément. Pour la petite histoire, Hub dessine sur des planches au format A2 (594 x 420 mm) : c'est impressionnant de sa part ! La mise en couleurs, quoiqu'elle utilise des tons sombres qui rendent la lecture difficile par moments, m'est apparue adaptée à l'histoire. En tout cas, par son ambiance choisie, elle donne un cachet personnel à la série. Ce deuxième tome m'est apparu finalement plaisant à lire. Dans l'ensemble, le "cycle de l'eau", à mon avis, a su renouveler le genre aventure-fantastique avec brio. Hub a incorporé dans son histoire un univers original par sa situation dans un Japon médiéval, chose que je n'ai jamais vu, à ma connaissance et à sa parution, chez les autres bd. Une réussite ! Note finale pour l'album : 3,5/5

16/06/2005 (MAJ le 24/02/2008) (modifier)
Par jay
Note: 4/5
Couverture de la série Sir Arthur Benton
Sir Arthur Benton

J'avais envie de lire cette série depuis un moment, mais je n'avais pas encore franchis le pas, j'avais lu les avis posté ici; et puis finalement j'ai plongé dans cette série après mon passage à Angoulême et la rencontre des auteurs. J'ai vraiment "dévoré" cette série, le scénario est très bien ficelé et l'on ressent vraiment un énorme travail de documentation. L'atmosphère est très prenante et les séquences de flash-back et de narration au présent sont facilement identifiable (ce qui n'est pas toujours évident pour ce genre d'histoire). Par contre, 2 petits bémols : la fin qui finalement ne m'a pas énormément surprise, et le dessin qui parfois est un peu "confus" et j'avoue avoir eu parfois un peu de mal pour reconnaître un personnage sur une planche. Très belle série en tout cas, que j'ai pris un grand plaisir à lire.

24/02/2008 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5
Couverture de la série Quetzalcoatl
Quetzalcoatl

Pas mal du tout. J’avais découvert Mitton par sa série « Attila… mon amour ». Et c’est tout aussi bien. Cette série se déroule en 7 tomes. Le premier, une sorte de mise en route, m’a permis de faire connaissance avec les principaux intervenants de ce qui s’annonce comme une véritable saga faite de sang et d’horreur. J’ai ainsi fait la connaissance, avant son supplice par les Espagnols, de Maïana, une jeune Mixtèque d’une vingtaine d’années. A coups de flash-back, j’ai suivi sa vie « débutée » à l’âge de 15 ans. Amoureuse de son compagnon Tochli, elle a pu s’échapper de l’attaque de son village grâce au sacrifice du jeune garçon. Par la suite elle deviendra la maître de l’empereur aztèque Montezuma ainsi que la « putain » officielle de Hernan Cortès, commandant espagnol. Un bien bonne série tome qui donne un aperçu assez pointu de l’hégémonie des conquérants au Nouveau Mexique, ce dans le premier quart du 16ème siècle. Le dessin ?… vraiment bien apprécié. Mitton y va d’une sacrée « patte » qui mêle un trait réaliste, précis, vif, bien enlevé, à de bonnes scènes d’ambiances. Même si le découpage des planches est assez « standard », j’ai apprécié cette mise en scène graphique qui « sent » l’époque. A noter (pour ceux qui connaissent la série « Attila… » : une ressemblance assez frappante entre Maïana et « La Lupa » (héroïne de l’autre série). Voulu ?… peut-être… comme une sorte de trait d’union entre ces deux femmes ; lesquelles vont vivre -chacune à leur façon- des événements tragiques assez semblables, même si « Attila » se passe mille ans plus tôt. In fine : une série vraiment agréable, tant au narratif qu’au graphisme ; didactique dans son propos, mais qui laisse la part belle à « l’aventure »… même si cette dernière est parfois nauséeuse. Mais c’était comme ça en ce temps-là…

24/02/2008 (modifier)
Par sky doll
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Carême
Carême

L'histoire est très émouvante entre les deux personnages principaux (sans oublier Ferdinand : l'ami fidèle à quatre pattes). 3 tomes étaient le juste dosage pour qu'on ne se lasse pas de cette série. Un petit bijou à acquérir pour cette bd tout en simplicité mais tellement efficace. Cela nous rappelle encore une fois que la discrimination des gens hors norme est à bannir !!

24/02/2008 (MAJ le 24/02/2008) (modifier)
Par yOyO
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Welcome to Hope
Welcome to Hope

Attention aux lecteurs en fines herbes, "Welcome to Hope" est une BD particulièrement violente. C'est suite à ma rencontre avec les auteurs que j'ai décidé de l'achat de cette BD. Il règne quelque chose de malsain dans cet album, qui se ressent de plus en plus au fil des pages. A noter la dernière scène qui est très dure et très violente (à ne pas lire avant de s'endormir comme j'ai fait). Coté scénario, rien à dire. Les dessins sont plaisants, j'aime beaucoup les décors qui rendent bien l'ambiance des villes perdus des Etats-Unis (maison en bois, champs jaunes maïs à perte de vue, "road" droite et longue) Tome 2 : bonne suite qui ne perd pas de souffle, une fin sympa qui prévoit un tome 3 avec beaucoup de rebondissement, je garde la note

19/02/2008 (MAJ le 24/02/2008) (modifier)
Par popi
Note: 4/5
Couverture de la série XXe ciel.com
XXe ciel.com

C'est beau, très beau même. Et l'histoire, qui est dure à suivre au milieu de cette sorte de résumé du 20ème siècle, invite finalement à la relecture et à profiter à nouveau de ces magnifiques dessins d'Yslaire. Attention cependant : on est entre poésie, philosophie et horrible réalité de ce 20ème siècle. Le rythme est lent, voire très lent ^^ ; mais c'est pour mieux prendre le temps d'apprécier les dessins ^^.

23/02/2008 (MAJ le 23/02/2008) (modifier)
Par popi
Note: 4/5
Couverture de la série Professeur Bell
Professeur Bell

J'ai pris beaucoup de plaisir à lire Professeur Bell. Sfar est un scénariste de talent qui peut se permettre de partir dans des histoires toujours plus loufoques les unes que les autres pour finalement retomber magistralement sur ses pattes et donner des fins d'albums en apothéose. Personnellement j'ai beaucoup apprécié l'humour noir et le défaitisme qui règnent sur les différents albums, c'est toujours fait intelligemment et on en redemande !! Pour les dessins, c'est particulier : sombres, pas très beaux ni soignés de prime abord, ils collent en fait parfaitement à l'histoire et on y adhère sans même s'en rendre compte.

23/02/2008 (MAJ le 23/02/2008) (modifier)
Par Endo
Note: 4/5
Couverture de la série La Tour sombre
La Tour sombre

Une vraie surprise ! Ayant lu les romans je me suis régalé avec ce premier tome, riche tant au niveau du scénario et d'une véritable ambiance (très) adaptée pour le dessin. Stephen King plane derrière tout ce projet ambitieux et sûrement complexe à mettre en page, le casting qui entoure ce petit bijou est de grande qualité ! J'attends la suite avec impatience, toutefois j'ai cru comprendre qu'il n'y aurait que trois tomes, ce qui me paraît peu pour l'ampleur du récit. Ma note aurait pu être de 5/5 si cela n'avait été mon premier avis sur BDtheque. Amicalement, Endo.

23/02/2008 (modifier)
Par ArzaK
Note: 4/5
Couverture de la série Les Voyages de Kaël
Les Voyages de Kaël

Cet album n’est pas sans reproches : tout comme Kael, je n’aime pas trop cette mise en couleur un peu trop « guimauve ». Mais pour le reste, je suis entièrement séduit. Ce jeune auteur frappe fort dès son premier album. Autant vous prévenir de suite, comme toutes les oeuvres qui ont de la personnalité, ce premier tome divisera les lecteurs. Il se dégage de cette bd une atmosphère étrange, irréelle, carrément onirique. Tout contribue à indiquer au lecteur qu’il n’est pas devant la réalité mais face à une vision subjective proprement allégorique. Comment expliquer sans être confus… En fait, derrière ce récit se cache une autre réalité plus prosaïque, plus quotidienne, nous n’avons accès qu’à la version symbolique de l’histoire. Du coup, cela demande un certain effort de la part du lecteur pour interpréter cette histoire, accepter qu’entre deux cases un personnage change d’endroit comme par enchantement, accepter qu’un personnage surgisse de nulle part parce qu’il émerge brutalement de la réalité pour entrer dans le monde subjectif du personnage principal… Raphaël Drommelschlager mélange les niveaux de réalités et c’est plutôt troublant… Rien de bien mystérieux, rassurez-vous, on n’est pas non plus devant le David Lynch le plus tordu ou les récits les plus mystérieux d’Andréas… mais il faut néanmoins être prêt à jouer le jeu, sinon le risque est grand de passer complètement à côté de l’essentiel… Au-delà de ce caractère onirique, cet album n’est pas sans rappeler « Candélabres » pour son caractère intimiste et fantastique, tout d’abord, mais aussi pour la nature des sentiments décrits. Y’a un côté « fleur bleue » qu’il faut également accepter et qui repoussera aussi certains. Je pense aussi à Candélabres pour le caractère dépouillé du dessin. Tout comme Algésiras, Drommelschlager évite de charger ses décors pour accorder une vraie importance aux personnages. Son trait est fin, son découpage très étudié. Certaines planches m’ont carrément bleufés par leur mise en page. Ce premier album est, à mon sens, l’une des bds les plus originales et les plus intéressantes de cette rentrée ! A essayer ! A vos risques et périls… Entre ceux qui l’adoreront et ceux qui la détesteront, il y aura peu de demi-mesure, je pense…

22/09/2004 (MAJ le 23/02/2008) (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
Couverture de la série La Ligne de fuite
La Ligne de fuite

Nous avons là une jolie ballade très poétique. Normal : la poésie constitue le socle même de ce récit tiré d'une réalité historique dans un Paris artistique à la recherche de son messie. Le décadent était un journal qui a voulu constituer un mouvement se réclamant du poète Arthur Rimbaud porté disparu dans les milieux artistiques de la capitale. La revue, sous l'impulsion de Baju son directeur de publication, envoie alors un jeune homme, Adrien, à la recherche du mystérieux poète qui a cessé d'écrire à l'âge de 21 ans à la suite de sa rupture mouvementée avec Verlaine. Il va partir alors en Afrique entre Aden et Harar sur les traces de l'écrivain. Adrien est en réalité fasciné par ce poète. Il a produit des faux de Rimbaud pour la revue. La honte du scandale qui a suivi ces publications l'oblige à prendre une ligne de fuite... Les dessins et les couleurs sont un véritable régal pour les yeux. Des décors somptueux à couper le souffle, des cadrages intelligents, des ambiances subtiles et enchanteresses, des couleurs réalisées à l'aquarelle ! Bref, j'ai éprouvé une véritable fascination visuelle devant l'intensité et l'incroyable beauté du trait avec une ambiance fin XIXème siècle parfaitement rendue. Je suis sidéré d'apprendre que c'est l'une des premières bd de ce dessinateur talentueux. Pour couronner le tout, nous avons droit à la fin de l'ouvrage à un dossier très instructif sur les personnages évoquées, sur le scandale de la revue et sur les décadents; bref une petite remise en perspective agrémentée de croquis. Pour autant, nous sommes entraînés dans une sorte de voyage aux confins de la folie dans les méandres d'un esprit halluciné. Il faut s'accrocher ! J'avais peur d'une fin un peu banale mais il n'en n'est rien. Tout ce récit un peu initiatique pour le jeune Adrien va prendre un sens. La ligne de fuite est un merveilleux voyage intime sur la recherche de soi. Qui aurait pu prévoir que c'est dans la fuite qu'on peut trouver une sorte de salut et de rédemption de l'être ? Nous avons là une oeuvre originale loin de toutes facilités ! Plongez dans cette atmosphère onirique bardée de poésie et de rêves poétiques !

22/02/2008 (MAJ le 23/02/2008) (modifier)