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Okko

Note: 3.77/5
(3.77/5 pour 64 avis)

An 1108 du calendrier officiel de l'empire du Pajan.


Japan-Fantasy Les meilleures séries terminées en 2015 Les prix lecteurs BDTheque 2005 Samourai Terres de Légendes

An 1108 du calendrier officiel de l'empire du Pajan. En cette période tumultueuse, communément appelée l'ère Asagiri ou l'ère de la brume, les clans majeurs s'entre-déchirent depuis des décennies pour s'emparer du pouvoir. Loin des champs de bataille, Okko, le rônin sans maître, est à la tête d'un petit groupe de chasseurs de démons et arpente ainsi les terres de l'empire. Il est accompagné de Noburo, singulier géant qui cache son identité derrière un masque rouge, et du moine Noshin, bonze fantasque et grand amateur de saké. Ce dernier a la faculté d'invoquer et de communiquer avec les forces de la nature. Tikku, jeune pêcheur, va faire appel à Okko pour retrouver Petite Carpe, sa soeur enlevée par une horde de pirates. Mais une telle mission a un prix. Elle entraînera les quatre aventuriers bien plus loin qu'ils ne l'avaient imaginé.

Scénariste
Hub
Dessinateur
Hub
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 2005
Statut histoire Série terminée (cycles de 2 tomes) 10 tomes parus
Couverture de la série Okko
Les notes (64)
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12/01/2005 | ArzaK
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Par gruizzli
Note: 2/5
L'avatar du posteur gruizzli

Je ne pensais pas me démarquer autant sur ma note, mais c'est le reflet de ma déception à la lecture de l'intégralité des dix tomes. Parce que je comprends ce qu'en ont pensé les autres lecteurs, mais personnellement les défauts ont pris le pas sur les qualités de la BD. Rétablissons tout de suite la vérité : je ne me suis pas ennuyé à la lecture, et je reconnais l'originalité du récit, ainsi que son atmosphère unique. Le dessin contient lui aussi des grandes qualités, avec des belles planches et un rendu très japonais dans les décors. C'est bien évidemment le principe de l'histoire, mais avec un très bon rendu. Cela dit, le reste pêche beaucoup selon moi. Déjà, les histoires en cycles de deux tomes ne m'ont pas beaucoup convenus. trop rapide dans leurs récits et leurs résolutions, l'intrigue étant souvent conclue très vite dans le deuxième tome, et le récit ne peut pas prendre le temps de souffler et proposer quelque chose de plus dense. Il y a bien une intrigue à travers les différents cycles, mais elle n'est pas très épaisse et pas passionnante non plus. Les personnages également m'ont paru fade. Si le moine est assez bien campé, malgré sa tendance à un rôle uniquement comique pour les trois quarts du temps, les autres m'ont paru très insipides. J'ai eu peu d'empathie pour Tikku et pour Okko (le comble pour un personnage principal). Noburo est plus intéressant avec son aura mystérieuse, mais au final il n'impacte pas autant que ça l'histoire. D'ailleurs c'est un peu le problème de tout les personnages : ils sont cloisonnés dans un rôle et n'en changent quasiment pas. Et au final, bien qu'on sache pourquoi chacun suit Okko, je me suis demandé à chaque nouveau cycle pourquoi ils restaient. Le personnage d'Okko n'est ni intéressant ni charismatique. Bref, une série dont j'ai suivi les tenants et aboutissants sans grande conviction, freiné dans ma lecture par les scénarios que je n'ai vraiment pas trouvés fameux. Et j'ajouterais que le dessin a beau être de qualité, la lisibilité n'est pas le point fort de l’œuvre, avec de nombreuses pages surchargées qui ne sont pas très claires. C'est dommage, il y a du potentiel et je comprends l'intérêt de la plupart des gens pour cette BD, mais je suis passé à côté. Je crois que c'est plus lié à moi qu'a l’œuvre, alors si vous tombez dessus jetez un œil, mais pour ma part je n'ai vraiment pas adhéré.

29/11/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Voilà une série qui se positionne comme l’un des musts du genre, sans pour autant user d’artifices improbables. En effet, l’histoire en elle-même n’est pas basée sur quelque chose d’incroyable, et ne s’appuie pas non plus sur des rebondissements successifs. Il n’y a pas non plus recours à un fantastique qui bien souvent vient pallier le manque d’imagination des scénaristes pour tenter de dynamiser une intrigue poussive. En tout cas, le fantastique utilisé l'est plutôt à dose homéopathique. Alors, quelles sont les raisons du succès de cette série ? Ils sont multiples, à commencer par le dessin d’Hub, à la fois simple et efficace, qui rend très fluide la lecture. Avec une colorisation très tranchée, vive, elle aussi réussie. L’histoire en elle-même est plutôt bien bâtie et bien menée. La série est construite sur une succession de cinq diptyques, chacun tournant autour d’un des quatre éléments (eau, terre, feu, vent), le dernier concluant autour du « vide ». Chaque diptyque présente une aventure complète, et peut presque se lire indépendamment des autres. Même si, en fait, chacune de ces histoires nous fait avancer dans une intrigue globale, mais surtout dans la connaissance des personnages principaux. D’Okko et de ses compagnons, nous ne connaissons presque rien au début, et ce n’est qu’au fur et à mesure que l’intrigue se développe qu’Hub nous glisse quelques informations, sur leur passé, leur personnalité. Et chacun de ces personnages possède à la fois des traits particuliers (physiques et psychologiques), mais aussi sa part de mystère, qui n’est qu’en partie révélée (aucun d’entre eux n’est en tout cas monolithique). Ca castagne, ça massacre et conspire, les héros sortant victorieux de complots divers, dans un Japon médiéval à la fois imaginaire et magnifié par le dessin d’Hub, mais aussi par les innombrables formules – parfois répétitives et propres à certains personnages – qui rendent plus « authentiques » et ludiques ces aventures asiatiques. A cela s’ajoutent quelques petites touches de fantastique (les prières adressées aux forces de la nature par le moine Noshin, les « extensions » mécaniques des armures de certains guerriers, les « esprits » et autres créatures plus ou moins inspirées de l’imaginaire populaire japonais), et d’humour (Noshin et Tikku jouant là à plein le rôle d’agitateurs). C’est le dernier cycle de deux albums qui m’a un peu déçu. Il est à la fois important – puisqu’il clôt la série et livre les clés de l’histoire d’Okko et de certains de ses compagnons (ce sont essentiellement des flash-backs), mais il ne se passe pas grand-chose, c’est plus lent, et, si j’étais méchant, c’est proche du titre du cycle, consacré au vide. Mais ne boudons pas notre plaisir, cette série mérite vraiment le détour, car elle procure une lecture agréable, même si sans esbroufe.

29/04/2017 (modifier)
Par Tolllo
Note: 5/5 Coups de coeur expiré

J'ai commencé cette série sans rien en attendre, n'étant pas un grand fan du médiéval fantastique "asiatique". La première lecture fut laborieuse du fait du fantastique trop présent à mon goût. Je suis tombé par hasard sur la série complète à un prix défiant toute concurrence, et en ai fait l'acquisition, au cas où j'aurais loupé quelques chose. Et bien oui ! j'avais loupé une grande bd avec des personnages hauts en couleurs. Les 4 premiers diptyques, sur des thèmes à chaque fois différents sont prenants. Ils développent une solide histoire, et laissent les personnages évoluer au fil des tomes. Car oui les personnes évoluent, autant que notre vision des choses en en apprenant plus sur eux. Le dernier diptyque clôt magistralement la série. Tout nous est conté. D'où ils viennent, ce qu'il sont, et pourquoi. Je ne me posais pas particulièrement de questions à leur sujet et malgré tout les réponses sont là. Le scénariste ne s'est pas fichu de nous. Il nous a pondu une fin aux petits oignons. Bref une série magistrale, 5 grosses histoires réparties sur 10 tomes, qui forment un ensemble du tonnerre ! 18/20

29/02/2016 (modifier)
Par Jérem
Note: 5/5

J'ai longtemps boudé Okko, pensant que c'était juste une énième série de fantasy grand public sans grand intérêt. La lecture des dix volumes m'a évidemment permis de réviser ce jugement aussi hâtif qu'injuste. Okko, c'est d'abord un univers japonisant envoûtant au background particulièrement développé. Hub s'est inspiré du Japon médiéval ravagé par les conflits entre seigneurs de la guerre. Il a imaginé un empire nippon alternatif englobant la magie, le folklore et les mythes japonais. L'ensemble, foisonnant et dense, n'est pas sans rappeler le très bon roman de Thomas Day La Voie du Sabre récemment adapté en BD. L'univers graphique est lui-aussi de très, très grande qualité. Les dessins sont juste magnifiques et Hub semble aussi à l'aise avec les extérieurs qu'avec les intérieurs. Tout y est extrêmement soigné et détaillé : costumes, décors ou design des personnages. Les environnements sont variés et habilement liés à chacun des quatre éléments. Rien à redire non plus sur la jolie colorisation. Bref que du tout bon ! Les personnages principaux, Okko en tête, semblent au début vraiment très classiques. Mais plus la saga progresse, plus ils gagnent en profondeur. Hub dévoile par petites touches leur passé, ce qui les rend plus singuliers et plus intéressants. La série fonctionne en diptyque ayant chacun son intrigue plus ou moins autonome. Chaque diptyque est passionnant car l'auteur soigne vraiment son scénario. Le passé d'Okko est simplement effleuré dans les premiers tomes. Mais plus la saga avance, plus ce passé se précise et interfère avec la trame principale et l'on se rend compte que tout est évidemment lié. Hub prend son temps, distille les révélations avec parcimonie jusqu’au diptyque final où tout est dévoilé. Bref une fin à la hauteur de la série. J'ai adoré Okko qui est définitivement une de mes séries préférées. Culte !

19/02/2016 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Fascinant, foisonnant, classique mais hautement dépaysant, divertissant, limpide à lire mais possédant des intrigues suffisamment complexes qui donnent à l'ensemble un intérêt plus qu'évident, Okko est une véritable réussite. Voilà, j'ai attendu la fin de tous les cycles pour donner mon avis et surtout être sur que mon opinion ne serait pas gâché par une fin bâclée, trop ouverte ou gnian gnian, que sais je encore ? Bref une fin qui m'aurait gâté le tout! Alors oui certains iront se plaindre que finalement il n'y a rien d'extraordinaire dans tout cela avec des personnages archétypaux qui avancent de quêtes en quêtes prétextant une chasse aux fantômes, mais ceux qui auront lu la fin savent qu'il y a bien plus que cela. En même temps si cette aventure avait eu lieu avec quatre personnages aux caractères identiques et avançant du même pas avec un même background, nul doute que ça nous auraient fait chier grave. A mon sens c'est bien sur aussi ce qui donne sa force à ces histoires, en effet les caractéristiques des uns ou des autres permettent une relance, une pause, plus ou moins d'action. Je ne m'amuserais pas au petit jeu de savoir si tel ou tel cycle est mieux qu'un autre, ce qui compte pour moi est vraiment l'ensemble, l'univers crée, ce Japon médiéval fantasmé. C'est une lecture longue et exigeante, avant d'écrire ces mots j'ai relu l'ensemble et c'est là qu'il prend toute sa force. Cette lecture est tout ce qu'un adepte de la BD est en droit de découvrir un jour et ne pas l'apprécier à sa juste valeur est à mon sens.."bizarre". Habituellement je suis plus attiré par des dessins du style de R.Recht, A.Brion M. Lauffray et quelques autres bien sur mais vous avez compris le sens. Disons que je suis plus adepte d'un dessin "torturé". Ici ce n'est bien sur pas le cas, mais par les Dieux que c'est beau. Lumineux, clair, plein de mouvement, certains cadrages fabuleux et quel boulot sur les ambiances. Hub est un grand artiste que ce soit dans les scènes de combats,, les paysages, les architectures, les costumes, ou les scènes d'intérieurs plus intimistes qui nous font être dedans. Au final c'est donc face à une lecture plus que recommandable que nous nous trouvons et qui peut convenir à un vaste public. Suis pas près de revendre la série moi!!

20/12/2015 (modifier)
Par Ro
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Ro

La série Okko est terminée et je peux désormais la classer au rang de culte. Elle gagne d'autant plus ce droit qu'elle est l'oeuvre d'un unique auteur qui nous offre à la fois des scénarios originaux et très bien menés et un graphisme formidable. Hub a su créer un Japon de fiction, médiéval-fantastique, où samouraïs et bonzes croisent nombre de kamis et autres monstres du folklore japonais. Au cours de chapitres de deux tomes chacun, dont les décors et les intrigues s'inspirent successivement de chacun des quatre éléments naturels puis du passé des héros, on y suit les aventures d'Okko, ronin taciturne et chasseur de démons, et de ses acolytes, une sorte de grand guerrier démoniaque, un moine alcoolique et son jeune disciple. Confrontés à différentes situations originales et complexes, on voit les personnages évoluer et le mystère sur les origines du héros se dévoilent peu à peu. Malgré les trames emplies de fantastique, le ton est réaliste et volontiers sombre par moment. L'auteur n'épargne d'ailleurs pas son héros et n'en fait surtout pas un justicier lumineux et intouchable. Et pourtant il sait faire contraster cette noirceur avec de nombreuses touches de légèreté et d'humour. Le dessin est excellent. Décors et personnages sont soignés, beaux et pleins de personnalité. Les scènes d'action sont superbement représentées. Et certains paysages sont tout simplement envoûtants. Avec Okko, on va voyager de cités flottantes en monastères montagnards, de villages dans le vent en îles japonaises, dans un Japon fantasmé et beau. On découvrira des situations et décors dépaysants et parfaitement ciselés, en compagnie d'une petite bande de personnages fouillés et intéressants. Et quand vient le dernier diptyque et ses révélations sur le passé d'Okko, la série prend une nouvelle profondeur qui ne pousse qu'à vouloir relire l'intégrale, juste pour le plaisir.

03/02/2005 (MAJ le 18/12/2015) (modifier)
Par Erik
Note: 5/5
L'avatar du posteur Erik

C'est l'un des rares achats que j'ai effectués impulsivement grâce à un coup d'oeil sur une couverture réellement magnifique. Et puis, lorsqu'on feuillette ces pages de grandes qualités, on ne peut être que sublimé par un dessin grandiose car précis dans le trait accompagné d'une colorisation sans faille. Bref, la forme est parfaitement maîtrisée. C'est un nouveau venu qui fait ses entrées dans le monde de la bd en nous proposant d'emblée une oeuvre de qualité. Sur le fond, on suit le parcours d'Okko, un rônin sans maître qui est à la tête d'un petit groupe de chasseurs de démons sous l'ère Asagiri troublée par des luttes intestines. Le cadre est totalement dépaysant même si cela rappelle étrangement le Japon. D'ailleurs, l'anagramme de Pajan ne laisse planer aucun doute. L'auteur a voulu vraisemblablement s'affranchir d'un cadre historique contraignant pour laisser libre court à son imagination. Les personnages sont intéressants, voire charismatiques à l'exception de ce Okko justement dont on ne saura vraiment pas grand chose. Il y a tout d'abord ce guerrier gigantesque qui se cache derrière un masque soulevant ainsi de nombreuses interrogations sur son passé. Nous faisons également la connaissance de ce moine un peu fantasque qui a la faculté de communiquer avec les forces de la nature. Et puis, un quatrième membre est admis dans ce petit groupe pas très hétéroclite pour notre plus grand bonheur. Nous allons justement suivre la quête initiatique de ce petit garçon. Cette bd possède l'originalité de se composer de divers cycles comme l’eau, le feu, la terre, l'air et le vide. Chacun des éléments compose un diptyque. Les aventures sur deux tomes créent une dynamique assez cohérente. Voyons ce que cela donne dans le détail des cycles : Le cycle de l'eau : On relèvera d'emblée une mention spéciale pour la narration assez fluide et qui nous fait vite pénétrer dans cet univers. La lecture demeure très agréable avec une belle clarté des plans et du cadrage. Fantastique et magie seront au rendez-vous sur fond de parfum asiatique. On fait ainsi la connaissance des personnages dans un univers asiatique médiéval totalement imaginaire. Les deux premiers tomes semblent augurer de belles aventures en perspective. Cependant, la dernière partie du tome 2 semble donner quelques signes de faiblesse au niveau du scénario un peu trop conventionnel. On aurait aimé un final un peu plus marquant. Le cycle de la terre : Le succès de la série va aller en grandissant. Les lecteurs vont néanmoins rester sur leur faim avec une légère déception en ce qui concerne l'intrigue que compensera des planches d'une qualité indéniable. En effet, le scénario va se montrer assez répétitif. La crainte sera celle que l'auteur ne se ressaisisse pas et fasse ainsi sombrer cette série dans une odyssée désincarnée. C'est déjà arrivé avec des séries qui ont démarré en fanfare avec une barre placée très haut. Bref, ce cycle sera celui de l'incertitude. Le cycle de l'air: Le renouveau va fort heureusement arriver avec le 5ème tome qui marque un véritable tournant dans la série avec un rebondissement étonnant. C’est de loin la meilleure histoire avec un suspense et une intensité dramatique dignes de ce nom. Action et suspense seront au rendez-vous. Ce cycle nous réconcilie avec Okko. Le cycle du feu : Le quatrième cycle, à savoir celui du feu, est également très réussi avec un scénario fort original qui dévoile un peu plus l'organisation politique de ce pays imaginaire avec les 4 familles. Je ne m'attendais pas à un scénario aussi bien travaillé où il va falloir jongler entre les jeux politiques des 4 familles. C'est le cycle de la maturité. Je me dis qu'il va être très difficile de faire mieux. J'ai l'impression d'un nouveau départ avec une richesse de l'univers très impressionnante. Le cycle du vide : C’est rare les séries qui se bonifient avec le temps. Okko, c’est de mieux en mieux et on sent que le final sera grandiose. Le scénariste a su conserver des secrets concernant certains personnages ce qui nous procure désormais du plaisir à les découvrir. C’est également le cycle le plus sombre de la série dans une ambiance noire et sanglante. On découvre un héros qui peut se tromper dans ses choix et qui le fait payer cruellement autour de lui. Est-ce que cela casse le mythe ? Au contraire, cela le renforce magistralement en ce qui me concerne. L’auteur est véritablement au sommet de son art en propulsant Okko dans la légende. Il a beaucoup progressé d’un point de vue scénaristique et cela se ressent à la lecture. Nous avons là le meilleur. Pour la petite anecdote personnelle, j'ai eu le plaisir de rencontrer Hub lors d'un festival. Ce dernier m'a dessiné le personnage masqué de Noburo à l'aquarelle sur mon premier tome. Généralement, je ne suis pas fan de demander des dédicaces de ce type. J'ai réalisé une exception. Merci Hub pour ce talent et pour ces bons moments de lecture ! Cette série a eu du succès et c'est amplement mérité. Je pense qu'il s'agit même de l'une des meilleures de la décennie qui s'est écoulée et je pèse mes mots. Note Dessin : 4.75/5 – Note Scénario : 4.25/5 – Note Globale : 4.5/5

14/02/2007 (MAJ le 18/12/2015) (modifier)
Par loudiere
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Okko, c'est la série écrite par des européens qui a compris par excellence l'esprit de l'Asie. On y retrouve tous les personnages d'un manga habituel, le chef ronin respecté et habile, le guerrier surpuissant sorte de démon aux origines mystérieuses, le moine alcoolique donnant la touche d'humour sans entrer dans la pitrerie (du style jarjar binks de star wars) et le jeune apprenti fougueux. De très belles images et des histoires toujours fouillées donnent une excellente série à posséder sans hésitation

12/03/2014 (modifier)
Par Miranda
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Miranda

J’adore « Okko » et pourtant l’appellation « culte » serait presque un peu excessive car les scénarios ne sont pas intrinsèquement originaux. Le premier cycle table sur les vampires, le second sur les zombies et le troisième surtout sur la magie. Ma préférence, pour l’instant, va au « cycle de l’eau », qui est à mes yeux le plus original et aussi peut-être parce qu’étant le tout premier, on y découvre l’univers « Okko ». Le « cycle de la terre » est plus classique et l’impression de déjà-vu est furieusement présente. Quant au « cycle de l’air », plus surprenant que le précédent, il comporte un peu trop de combats, à mon goût évidemment, mais ce n’est pas gênant car le plaisir visuel prend le relais. Malgré ces « tous petits défauts », à mettre impérativement entre guillemets, il y a une ambiance particulière qui fait que je suis totalement tombée sous le charme de cette série. Charme dû aux personnages attachants et originaux, et à une dose de fantastique bien dosée et présente quasiment à chaque instant du récit. Ce Japon issu d’une autre dimension, ponctué de mots et de titres japonais, malgré son haut niveau de fantastique m’a paru presque réel, et il a été extrêmement jouissif de m’y balader. Le graphisme évidemment y est pour beaucoup, je n’aurai cependant qu’un seul et unique reproche. Dans les premiers tomes la colorisation a tendance à être ton sur ton, les décors et personnages se confondent un peu trop par moments, ce qui n’est plus du tout le cas dans le « cycle de l’air » que je trouve parfait à tous les niveaux. La seule chose qui manque à cette série c’est son édition en Format de Luxe, comme celui sorti pour Long John Silver. J’ai vu et possède même quelques Tirages de Tête en noir et blanc, et bien que le dessin soit très beau, la colorisation lui apporte, à mes yeux, un plus non négligeable, mettant en valeur chaque détail des décors et habillements des personnages, et qui nous propulsent totalement dans ce monde magique et hypnotique. Le cycle du feu Une autre bonne aventure en compagnie d'Okko et de sa troupe, bien que le feu ne soit pas suffisamment présent dans le récit à mon goût, surtout dans le second tome, où il est quasiment absent. En ce qui concerne le dessin, le papier du tome 8 est plus mat et le rendu moins lumineux. Par ailleurs la colorisation est sensiblement différente des tomes précédents, les couleurs ne sont pas tout à fait les mêmes, moins raffinées je dirais, avec l'apport d'un bleu presque désagréable car il détonne trop et devient agaçant. Je laisse ma note maximale, car je suis une inconditionnelle de cet univers, mais j'espère que pour le cycle du vide le visuel sera de même facture que les tomes 1 à 7, car s'il suit la pente du tome 8, je serai forcément un peu déçue.

02/09/2011 (MAJ le 13/12/2012) (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

Okko est une série qui reprend les codes de l’heroic fantasy mais réussit avec brio à les retransmettre dans le japon médiéval. En cela, on a un groupe homogène d’aventuriers constitué d’Okko le rônin, Noburo un puissant guerrier immortel à moitié démoniaque, Noshin le moine capable d’invoquer les divinités, et le jeune Tikku qui fait office « d’écuyer » d’Okko et que l’on voit à chaque début et fin de cycle dans la peau d’un vieux maître racontant les exploits de ce groupe. Je suis vraiment tombé sous le charme de cette série car j’aime les histoires de samouraïs, les romans d’Eiji Yoshikawa, mais à part Dragon Ball je ne suis pas spécialement féru de manga. Je trouve les séries souvent trop longues, destinées pour les trois quart à un public adolescent, et le noir et blanc fini par me lasser. Alors même si la construction des personnages et l’histoire sont assez classiques de prime abord, Hub réussit le pari de marier un dessin à l’occidental on va dire, tout en respectant la mentalité et la culture nippone (on a même des sous-titres pour certains termes pas toujours évidents), donc pour ça chapeau ! Alors le dessin me plaît beaucoup et est d’une grande maîtrise technique, précis, les expressions faciales sont toujours justes, les combats au sabre sont dynamique, les décors et paysages changent au fur et à mesure qu’on change de cycle. Imaginez une aventure de 120 pages se déroulant dans un monde entièrement constitué d’eau et d’îlots puis un deuxième qui change radicalement avec des forêts noires et des montagnes titanesques (un cycle très lent j’avoue) et enfin un troisième cycle ayant pour thème l’air (mon préféré). Mais si le dessin est grandiose, la vrai claque est venu du coloriage, juste exceptionnel ! Des couleurs vraiment éblouissantes sans exagérer, très variées. C’est ça que j’attends d’un récit d’aventure, qu’on m’en mette plein la tronche avec des changements géographiques, de cultures, un bestiaire de créatures mythologiques… Bon petit bémol tout de même, Hub distille au compte goutte les informations sur le passé de nos héros, ce qui fait qu’au tome 8 (10 de prévus) on ne sait toujours pas grand-chose sur leur passé et il a fallu attendre le cycle de l’air pour en savoir un peu. Et j’ai l’impression qu’Hub va nous laisser dans le flou jusqu’à la fin mais peut être que je me trompe. Un dernier point concernant l’achat : Okko étant un véritable phénomène, il existe plusieurs éditions parues et à différents prix. Il y a l’édition normale de 2 tomes par cycle qu’on trouve chez tous les vendeurs ; celle en coffret comprenant les 2 tomes où le prix augmente radicalement alors que bon, c’est juste un beau coffret. Pour ma part je compte acheter les éditions en intégrale, un tome par cycle, un prix correct (18,99e neuf) pour une bd qui dépasse la centaine de pages et est plus pratique. Après il existe aussi les tirages de têtes qui sont vraiment réservés aux collectionneurs mais qui ne sont pas des intégrales. De plus, je ne les conseils pas car déjà, c’est en noir et blanc (or la couleur est le gros point fort de la série) et pour quasiment le même prix on peut se payer l’édition vraiment ultime que je kifferai de m’offrir si j’étais pété de tune : les éditions sorties chez Bruno Graff. Celles-ci sont des versions en intégrale de luxe (tranche toilé) ET en couleurs ET fournies avec des ex-libris.

06/11/2012 (modifier)