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Blondie

Note: 3.33/5
(3.33/5 pour 3 avis)

La vie d'une famille américaine, vue avec humour, et qui démarre dans les années 30...


1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale King Features Syndicate Les Pionniers de la BD Strips

Blondie, une jolie blonde, exerce le métier de secrétaire. Dagwood Bumstead, un jeune fils de millionnaire, un peu hurluberlu, en tombe follement amoureux. Sa flamme déclarée, il décide de la présenter à son père. Mais ce dernier à d'autres projets de "haut" mariage pour son fils et ne veut pas s'en laisser compter par cette "simple employée". Il va donc tout faire pour mener la vie difficile à cette brave Blondie pour qu'elle se décide à rompre avec son amoureux... Mais Dagwood est quelqu'un de sentimental... et surtout d'obstiné. Il se fera déshériter, et même se retrouver miséreux s'il le faut, pour pouvoir garder celle qu'il a choisie.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Septembre 1982
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Blondie

10/11/2006 | L'Ymagier
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L'avatar du posteur Noirdésir

J’ai lu l’album publié par Futuropolis (qui reprend une sélection de strips parmi les premiers publiés, en 1931-1932), avec, comme d’habitude dans cette collection de qualité, un bon dossier de présentation en introduction. Si je ne sais pas si j’y retournerais, et si certains gags m’ont quand même parus un peu surannés, je dois reconnaître que cette série ne fait pas forcément son – grand – âge. En effet, un certain nombre de strips sont amusants, le gag final n’étant pas trop « old school », en tout cas fonctionnant encore. Blondie, jeune femme un peu nunuche et naïve, son soupirant Dagwood (riche héritier prêt à braver son père pour épouser celle qu’il aime), mais aussi la mère de Blondie et surtout les parents de Dagwood (qui acceptaient Blondie tant que ce n’était qu’un flirt, mais qui lui font la guerre lorsqu’elle devient un obstacle à un « beau » mariage de leur fils), voici les principaux protagonistes de cette série de strips qui se laisse lire. Mais c’est à lire à petite dose, car cela se répète un peu au niveau des gags et des sujets. De plus – mais c’est là peut-être une affaire de goût, je trouve que l’humour aurait pu être plus incisif, noir (mais là je suis sans doute victime d’anachronisme, puisque les journaux américains des années 1930 n’ont les mêmes critères qu’aujourd’hui). A noter que si Futuropolis ne publie que les premiers strips du début des années 1930, cette série a eu une longévité très importante, sur plusieurs dizaines d’années, ce qui implique des modifications (amélioration du dessin) et des développements (Blondie et Dagwood se marieront – ce dernier rompant les ponts avec ses parents). Mais je ne connais pas ce pan de la série (qui a en plus été adaptée à la radio et au cinéma).

30/08/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

En 1930, le public des family strips trouve enfin son produit idéal, le lecteur américain se régale avec ce couple farfelu de Blondie et Dagwood (en France Dagobert) Bumstead ; c'est l'americain way of life dans tout son optimisme et parfois ses tracas, au sein d'une banlieue résidentielle américaine que l'on voit aujourd'hui dans beaucoup de séries TV, le strip ne vieillit donc pas. Enfin si, un peu, les péripéties comiques de ces ahuris sont focalisées sur des préoccupations de son époque, les années 30, puis 40, donc ça peut créer un décalage générationnel. De plus, même si ces aléas de la vie quotidienne sont universels, compris par tous les pays, et ne comportant que peu d'allusions au mode de vie américain, d'où sa facilité à l'exportation, ça sonne quand même un peu ricain il faut bien l'avouer. Reste que les personnages très typés et rigolos dans leurs frasques burlesques peuvent séduire un public de nostalgiques, et tous les défauts de ces personnages sont exposés sans méchanceté. Le strip est quand même axé sur les problèmes conjugaux et utilise un comique de répétition qui peut ennuyer à la longue (on ressert les mêmes gags légèrement transformés). Le dessin est l'atout de cette bande ; la planche présentée en galerie n'est pas terrible, c'est l'une des premières, le graphisme de Chic Young s'est bien amélioré dans les années 50, et le comique était accentué par la drôlerie des attitudes et des physionomies. C'est vrai qu'en France, on l'a peu vue, personnellement, je n'ai pu en lire que dans l'album édité par Futuropolis, mais ça ne m'a pas chaviré. Je lui préférais largement les versions franco-belges qui s'approchaient du concept de family strip, comme Modeste et Pompon. Aussi, je préconise l'essai en bibliothèque avant achat potentiel.

30/08/2013 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 4/5 Coups de coeur expiré

Blondie ?... Une des plus longues séries... et qui paraît encore. L'héroïne américaine la plus connue dans le monde mais qui -curieusement- ne sera pas éditée en France. Elle démarre sa -très- longue carrière sous forme de strips dans divers quotidiens américains ; et ce dès le 8 Septembre 1930. Très vite, la série devient un énorme succès. Les familles américaines se passionnent littéralement pour ce conte de fées moderne : une petite secrétaire courtisée par le fils d'un milliardaire !... Pas de grandes histoires, oh non !... Ce sont plutôt les aléas de la vie quotidienne qui sont -subtilement- décrits et décortiqués avec force humour par Chic Young. Et ça, ça va plaire à toutes les classes sociales de la société de l'époque. Ces petites histoires vont créer un véritablement attachant à ce qui va devenir une des plus longues sagas de la BD. L'idée de génie de Young : ses personnages ne vont pas vieillir (ils ont toujours l'air d'avoir la jeune trentaine), vont se marier (officiellement le 17 Février 1933), s'installer dans une coquette maison de banlieue, adopter une chienne, avoir des enfants (Alexander et Cookie)... bref, vivre une vie de famille comme des millions d'américains qui vont grandir avec eux. Cette véritable "family-opera" va obliger Young à s'entourer d'assistants. A sa mort, en 1973, "Blondie" continuera -de toujours aussi belle et bonne manière- sous la plume et le pinceau de son fils Dean ; puis d'autres, et d'autres encore. Et le succès ne se démentira toujours pas ! Il est estimé -à l'heure actuelle- que Blondie est encore publiée dans quelque 1500 quotidiens et magazines de par le monde. Fou, non ?... Le dessin ?... J'adore !... Inimitable. Young possède un véritable sens inné du gag, de la dérision, qu'il met en scène par un trait simple, bien lisible, efficace ; faisant d'une simple esquisse un nez, d'un trait un peu plus gras une bouche pulpeuse. Qui plus est, il n'a pas son pareil pour dessiner mimiques et gesticulations. C'est tout bon !... Les albums : Il y en a partout sauf... en France ! Blondie ne paraîtra que dans le "Journal de Mickey", dès 1936, et sous le nom de "Coco" (j'aurais aimé -mais c'est un peu tard- connaître l'imbécile qui a "pondu" ce pseudo !). Fin des années 40, la série paraîtra dans le quotidien "l"Aurore" et dans le magazine féminin "Confidences". Personnellement, je l'ai découverte -en Belgique- dans des hebdos télé des années 60 et quotidiens divers. J'en découpais d'ailleurs les strips que je collais dans un cahier ! Il faudra attendre 1982 pour en voir un album édité chez Futuropolis. Et encore, cette "intégrale" ne reprend que les années 1931-1932. Mais c'est du Chic Young, c'est-à-dire : tout bon !... A mentionner aussi : une parution chez "J'ai Lu" (Pocket) en 1988.

10/11/2006 (modifier)