Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire.

Le Tueur de la Green River (Green River Killer)

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 2 avis)

Will Eisner Award 2012 : Best Reality-Based Work. L'histoire du plus grand tueur en série de l'histoire des Etats-Unis.


1961 - 1989 : Jusqu'à la fin de la Guerre Froide Serial killers Will Eisner Awards [USA] - Côte Ouest

Dans les années 1980, la priorité de la police de Seattle était l’appréhension du « tueur de la Green River », surnom du meurtrier de douzaines de femmes. Mais en 1990, alors que le nombre de crimes s’était élevé à au moins quarante-huit, l’affaire a été remise aux mains d’un seul détective, Tom Jensen. Après vingt ans, Gary Leon Ridgway finalement confondu grâce à une recherche ADN est interrogé par Jensen pendant 180 jours...

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 10 Mai 2012
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Le Tueur de la Green River
Les notes (2)
Cliquez pour lire les avis

15/05/2012 | Spooky
Modifier


Par fab11
Note: 4/5

Honte à moi car le nom de Gary Leon Ridgway ne me disait absolument rien avant de lire ce one shot. Pourtant il est considéré comme le plus grand tueur des Etats-Unis d'Amérique et ce n'est quand même par rien comme distinction. J'avais entendu parler de Ted Bundy , de Berkowitz ( plus connu sous le surnom de Fils de Sam ) ou encore d'Ed Gein mais par contre le tueur de la Green River m'était totalement inconnu. C'est sans doute pour cela que cette BD m'a tellement plu car j'ai découvert l'intégralité de cette histoire . Mais parlons-en de l'histoire de cet album, elle est très originale car on suit l'enquête effectuée par le détective chargé de l'enquête pendant plus de vint ans. Vu que cette histoire est vraie (c'est le fils de l'enquêteur qui scénarise ce one-shot) on n'a pas du tout l'impression d'être mené en bateau. On suit cette enquête comme un documentaire , avec des passages qui nous décrivent des scènes de la vie privée de Tom Jensen, même si c'est quand même l'enquête de sa carrière qui prédomine dans ce pavé de plus de 230 pages. De plus le scénariste n'oublie pas de s'attarder sur l'interrogatoire de ce tueur hors norme pour notre plus grand plaisir. J'ai trouvé cette partie de l'histoire très intéressante, car on a l'impression de participer à cet interrogatoire . Par contre on s'aperçoit qu'une enquête policière ne ressemble en rien à ce que l'on peut voir dans les films américains où les flics passent leur temps à courir ,à tirer sur les "méchants" et à s'engueuler avec leurs collègues. Ici il n'y a quasiment pas d'action , on suit juste une enquête criminelle sur les scènes de crime ou dans les bureaux d'un poste de police. Cette histoire est d'un réalisme effrayant et c'est pour cela qu'elle m'a plu à ce point. Le dessin est simple mais très réussi. Le noir et blanc s'accorde à merveille avec ce récit policier tiré d'une histoire vraie. Si comme moi vous ne connaissiez pas ce sérial killer , n'hésitez pas à lire ce one shot car vous découvrirez des personnages hors du commun , que ce soit le tueur ou bien celui qui finira par l'arrêter. Même ceux qui connaissaient son nom ne regretteront sans doute pas de s'être lancé à la poursuite du tueur de la Green River.

14/11/2013 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5
L'avatar du posteur Spooky

Intéressante cette reconstitution de l'enquête de police sur le plus grand tueur en série de l'histoire des Etats-Unis. Ce n'est pas vraiment l'histoire du monstre qui est décortiquée, mais plutôt la façon dont a été conduite l'enquête, en particulier par un détective qui s'est retrouve à un moment presque seul sur le dossier. Il s'agit en fait du père du scénariste, lequel a voulu rendre hommage à cet homme qui a passé près de 20 ans (autant dire l'essentiel de sa carrière d'inspecteur, enfin, de détective) sur cette affaire. On passe donc des débuts de Jensen, dans les années 1990, jusqu'à sa retraite, après avoir interrogé pendant 188 jours (six mois, au jour près) celui que l'on a appelé le Tueur de la Green River. Un homme qui avoua le meurtre de plus de 70 femmes, toutes des prostituées professionnelles ou occasionnelles, qui accepta, après sa capture, de collaborer avec les services de police pour retrouver les corps de ses victimes. mais les années passant, sa mémoire s'est émoussée, et seuls les deux tiers des restes ont pu être trouvés... L'ampleur du phénomène fut tel qu'un autre tueur en série, Ted Bundy, offrit même ses services aux autorités pour le coincer. Gary Leon Ridgway était pourtant un homme paisible, rangé, marié, père de famille (d'un petit garçon qui lui permettait parfois, sans le savoir, d'amadouer ses futures victimes...). Le détective Jensen essaya de le comprendre, essayant de ne pas se laisser attendrir par cet homme un peu pataud, coopératif. L'hommage à son père par Jeff Jensen est assez réussi, on sent l'homme parfois déchiré par ses convictions profondes, son dégoût pour le monstre qu'il côtoie (pour des raisons de sécurité, Ridgway sera installé dans le poste de police pendant son interrogatoire). Le récit fait sans cesse des aller-retours sur plusieurs périodes d'enquête, ne jouant absolument pas la carte du voyeurisme morbide, malgré quelques cadavres par-ci par-là. Il y a très peu d'action, l'essentiel du récit étant constitué des conversations entre les flics et le tueur. On ne peut s'empêcher de penser à l'excellent film de David Fincher Zodiac, tant la démarche, centrée sur un enquêteur, est similaire.

15/05/2012 (modifier)