Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire.

Modeste et Pompon

Note: 3.04/5
(3.04/5 pour 24 avis)

Modeste et Ponpon sont deux amis. Il y a aussi Félix, qui tente toujours de vendre tout et n'importe quoi à Modeste, le voisin : prototype du gros chieur pas méchant et les 3 neveux...


Best of 1950-1959 Franquin Goscinny Greg Journal Tintin Les chieurs

Modeste et Ponpon sont deux amis. Il y a aussi Félix, qui tente toujours de vendre tout et n'importe quoi à Modeste, le voisin : prototype du gros chieur pas méchant et les 3 neveux... .

Scénaristes
Dessinateurs
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Octobre 1958
Statut histoire Strips - gags 8 tomes parus
Couverture de la série Modeste et Pompon
Les notes (24)
Cliquez pour lire les avis

09/01/2002 | toce
Modifier


Par Josq
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Josq

Difficile de savoir ce qu'on évalue, quand on doit attribuer une note à Modeste et Pompon : est-ce qu'on doit mettre une note à toute la saga, ou est-ce qu'en fait, on ne note que la période Franquin, la principale et sans doute celle que tout le monde a lu sans forcément aller plus loin ? Pour ma part, même si j'ai lu un peu la période Attanasio et quelques gags de Godard, c'est très essentiellement à la période Franquin que j'attribue cette note, ne connaissant pas assez la suite pour savoir ce que j'en pense vraiment. Il faut dire que cette ère se suffit à elle-même, tant le futur créateur de Gaston Lagaffe y démontre déjà toute l'étendue de son talent comique. Comme on l'a déjà beaucoup dit avant moi, Modeste et Pompon incarne le stéréotype même de la bande dessinée comique des années 50-60. On y trouve tous les ingrédients des classiques de l'époque, de Boule et Bill à Achille Talon : un couple principal, lui impulsif et facilement sujet à la colère, elle spectatrice attendrie et amusée des déboires de son compagnon ; trois petits garçons qui ne ratent pas une occasion de faire un mauvais coup ; un voisin envahissant et un ami représentant de commerce qui se croit tout permis. Bref, de quoi faire un sacré cocktail ! Et de fait, Modeste et Pompon est un régal de tous les instants, en tous cas sous le règne de Franquin (auquel un certain Greg et un certain Goscinny viennent parfois prêter main forte). Les gags suscitent chez moi, presque à chaque page, une irrépressible hilarité, tant la chute parvient à être originale et assez souvent surprenante (certes pas toujours). Certes, on peut trouver que les personnages ne sont pas des plus attachants, mais je trouve que ça n'est pas le plus important pour une BD qui repose sur des gags d'une page. En revanche, l'alchimie entre tous ces personnages fonctionne à merveille, et crée des situations comiques imparables. Témoin d'une époque, Modeste et Pompon survit tout de même bien à son âge, et n'a pas vieilli comme d'autres séries des années 50 peuvent l'avoir fait. Elle tient toujours la route grâce au talent comique de Franquin, qui rôde évidemment ici les codes qu'il réemploiera par la suite dans son oeuvre phare, le cultissime Gaston Lagaffe. Mais pour autant, ce serait une erreur de juger Modeste et Pompon à l'ombre de Gaston Lagaffe, car même si, bien sûr, la saga est un (petit) cran en-dessous, elle développe quand même sa propre personnalité et son propre ton qui en font, non pas un brouillon de la plus grande saga de Franquin, mais une petite pépite tout-à-fait indépendante, qui se goûte pour ce qu'elle est : une série humoristique légère et bon enfant, qui atteint son but à merveille. Détendre et faire rire.

17/06/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Si j'avais dû aviser cette série il y a quelques années nul doute que j'aurais mis une note supérieure, mais le temps a passé et il faut bien avouer qu'à la relecture tout cela est un peu désuet. Franquin, notamment dans Gaston, atteindra un sommet dans l'art du gag hilarant. Une bande sympa mais dont je doute qu'elle puisse avoir un écho chez les jeunes lecteurs d'aujourd'hui. Pour autant elle n'est pas à négliger et en posséder un exemplaire ou deux dans sa bibliothèque n'est pas idiot.

29/03/2015 (modifier)
Par pasukare
Note: 3/5
L'avatar du posteur pasukare

"Modeste et Pompon", j'ai lu ça quand j'étais jeune (il y a longtemps quoi...) et ma foi, j'aimais bien ça ! Le style graphique de Franquin reste toujours efficace, avec le souci du détail et un talent incontestable pour croquer des attitudes ou une situation particulière. Côté humour, comme toujours il y avait des des hauts et des bas avec un petit côté Gaston Lagaffe / Spirou et Fantasio pas déplaisant tout de même. Si un tome me retombait sous la main, j'y jetterai certainement un oeil par nostalgie, mais si je devais choisir une série à relire, ce serait plus certainement Gaston Lagaffe.

05/02/2015 (modifier)

Je n'ai jamais adhéré à cette série...même plus jeune et alors sans doute moins exigeant, je la trouvais poussive, mollassonne, bref, pas drôle. A l'heure actuelle, c'est encore pire, les gags sont vraiment d'un niveau bien en dessous de ceux auxquels Franquin nous avait habitué dans Gaston Lagaffe, ou Spirou et Fantasio. Même le dessin est moins bon dans cette série, beaucoup moins recherché et détaillé de mon point de vue. Enfin, les personnages ne sont pas attachants pour un sou, difficile donc pour cette série de rivaliser avec les autres monstres pondus par leur auteur... (251)

16/08/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

J'ai bien souvent ri avec cette charmante série de gags parfois dévastateurs qui annoncent ceux de Gaston Lagaffe, mais je l'ai découverte sous le crayon de Dino Attanasio, qui avec la période Franquin reste la meilleure ; celle de Franquin, je l'ai lue alors que j'étais déja plus âgé, et je ne la trouve pas si exceptionnelle que ça. D'abord graphiquement, elle était très moyenne, et il suffit de se rappeler les premières apparitions de Gaston qui elles aussi n'étaient pas au point, car n'oublions pas que "Modeste et Pompon" a été créée 2 ans avant. Le mérite de Franquin est d'avoir mis en place un univers qu'il a ensuite transmis à Attanasio. Cet univers lui a permis d'essayer des idées et des gimmicks qui lui serviront ensuite pour Gaston. Modeste et son ami Félix forment une fois de plus un duo dissemblable comme il y en a tant dans la BD, et qui sont en fait, les vrais héros de la bande, Pompon n'apparaissant qu'épisodiquement. 1ème idée à roder : Modeste est un employé de bureau, dont le directeur Mr Rugisson ressemble beaucoup au De Mesmaeker de Gaston (un type sérieux qui ne rit jamais). 2ème idée à roder : Modeste vit (ou plutôt pourrait vivre) paisiblement dans un petit pavillon de banlieue bien propret entouré d'un jardinet mitoyen avec celui de l'irascible Ducrin ; on a là le thème du voisin pénible qui sera exploité dans Achille Talon ou Marc Lebut et son voisin, mais ici, Ducrin est un petit vieux amer, rabougri et d'une méchanceté déprimante qui fait penser à ces ronds de cuir besogneux des administrations d'antan. 3ème idée à roder : les neveux de Modeste qui viennent troubler de leur espièglerie la tranquillité de Modeste ; ils seront remplacés chez Gaston par une ménagerie instable. 4ème idée à roder : il y a aussi un agent de police étrangement vêtu d'un uniforme à l'américaine ; une idée à creuser pour créer Lontarin chez Gaston. 5ème idée à roder : Pompon a un rôle secondaire, comparable à celui de M'oiselle Jeanne 6 ème idée à roder, et non la moindre : Félix qui s'apparente à Prunelle, sauf que les rôles seront inversés dans Gaston (le calme et gaffeur Gaston est suggéré par Félix, le vindicatif Prunelle est suggéré par Modeste). Mais Modeste n'est pas si méchant que ça, il est victime d'un prototype de casse-pied infernal aussi crispant que peut l'être le Séraphin Lampion de "Tintin" ; il est harcelé par Félix qui tente de lui fourguer des produits de mauvaise qualité qui générent des catastrophes. C'est bien-sûr cette opposition qui est la plupart du temps source de gags, bien que Franquin se concentre plus sur le couple Modeste/Pompon, où Félix est souvent absent. En 1961, Attanasio prend le relais et s'en sort fort bien en continuant dans la même veine, en utilisant certains rouages mis en place par Franquin, mais en concentrant les gags plutôt sur les 2 compères Modeste/Félix, et en offrant également comme l'a fait son prédécesseur une vision du design des années 50-60, surtout flagrante dans le mobilier. Graphiquement, il prouve qu'il est vraiment à l'aise dans la bande humoristique, son dessin est enlevé et bien mieux que dans ses bandes réalistes ; n'oublions pas qu'il a aussi crée Spaghetti. La plupart des gags, publiés généralement en dos de couverture du journal Tintin, étaient écrits par Lucien Meys ; je me souviens que c'était la première bande que je lisais avant d'ouvrir le journal. La série aurait pu perdre de sa qualité lorsqu'en 1968, elle arrive sous le crayon de Mitteï, mais elle connaît encore de bons moments, avec l'aide de Foal pour les décors et de Godard sur certains gags. Mais pour moi, ça n'a plus la même saveur, car on sent que Mitteï était plus à l'aise avec ses propres créations comme L'Indésirable Désiré. Après 1975, la bande est reprise par d'autres dessinateurs, elle s'étiole et c'en est fini. Voici donc une Bd qui se rapproche du family-strip bien qu'il s'agisse d'une fausse famille, et qui figure parmi les meilleures séries humoristiques du journal Tintin, à condition d'accepter le fait qu'elle est représentative d'une époque, celle des années 50 et 60. Mais aujourd'hui, elle n'est peut-être pas assez "mordante" pour les générations nouvelles. A tester donc pour les non-convaincus.

09/07/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

C’est vrai qu’il y a un peu de Fantasio ou du Gaston dans ces personnages. Franquin n’avait pas coupé les ponts avec son univers de chez Dupuis. On y voit aussi quelques voitures sportives comme il adorait en dessiner pour Spirou et Fantasio ou pour le Journal de Spirou. Greg participant à l’aventure, il y a aussi un peu insufflé un air d’ Achille Talon. C’est globalement sympa, parfois drôle. Mais pas toujours, et pas suffisamment pour que je m’enthousiasme pour ce qui est à mes yeux une œuvre mineure du grand Franquin. On y reconnaît tout de même son coup de crayon, déjà très bon ! Au niveau du scénario, ça a moins bien vieilli que l’humour doux dingue de Gaston Lagaffe ou de Spirou et Fantasio par exemple, et les personnages ont souvent une personnalité terne, fadasse (Pompon est ici représentative de la vision de la femme à l’époque, et particulièrement dans la bande dessinée des années 50-60 !). A lire quand même. En tout cas les albums dirigés par Franquin (je suis moins curieux de ceux d’Attanasio, que je n’ai pas lus). Et puis vite passer à Spirou ou Gaston, ce qui nous ôte tout regret concernant l’abandon de cette série par Franquin.

06/01/2013 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Une série des années 50 qui préfigurait le personnage de Gaston Lagaffe. Encore une fois, les gags sont sympas et très gentillets pour le contexte de l'époque. Aujourd'hui, c'est un peu dépassé mais les nostalgiques de Franquin s'y retrouveront aisément. Il en faut pour tout les goûts. J'avoue que ce n'est pas mon genre de lecture. Il est d'ailleurs à remarquer que le personnage féminin de Pompon est un peu insipide, naïve et obéissante dans le style des femmes des années 50 avant la libération des moeurs. Fort heureusement, l'image de la femme a changé. Cette série bon enfant a perdu de sa fraîcheur. Les reprises par la suite par différents auteurs auront fini par achever totalement celle-ci.

14/10/2012 (modifier)
Par Chéreau
Note: 4/5

Il y a du Donald chez ce personnage de Modeste, à la fois coeur d'artichaut et râleur impénitent, gaffeur maladroit et oncle de trois loustics sautillants, qui aimerait faire croire qu'il maîtrise la situation en adulte responsable. Son cousin Félix, inventeur calamiteux, démarcheur crampon, tappeur sans gêne et blagueur accablant, est l'élément perturbateur de la série, par qui la catastrophe arrive. J'avoue que j'ai beaucoup ri, enfant, en lisant cette série sans temps morts et pleine d'imagination, malgré des personnages en apparence un peu clichés (surtout Pompon, comparse un peu effacée et souvent trop sage, comme trop d'héroïnes d'avant 68 ). En y repensant, je crois que j'appréciais aussi l'ambiance un peu "Fantasio" de ces intérieurs années 60, meublés de formica, de plastique criards et de formes ultramodernes. Oeuvre mineure de Franquin, fruit d'une escapade chez le concurrent Tintin, cette très bonne série pour enfants et jeunes ados reste marquée de la patte du maître, même si bien d'autres mains l'ont reprise ensuite.

16/09/2012 (modifier)

Dans le style de héros familiaux prêchant d’une certaine façon les bonnes manières et le savoir vivre, Franquin arrive à créer et sortir d’un académisme figé. Certes Modeste et pompon ne me feront pas crier au génie, mais du moins ne formeront ils pas l’un de ces couples agaçant, remplis de bons sentiments et de morale de bas étage qui fourmillent dans le style de la comédie familiale. A quoi cela tient-il ? Car nos personnages jouent le rôle du ennuyant-ennuyé si courant dont l’une des plus grandes réussites restera Achille Talon. Mais il se trouve un je ne sais quoi de dynamisme dans le trait qui supprime un côté plaqué énervant pour que le lecteur s’approprie la scène quand bien même elle ne serait pas extraordinaire. Il n’y a qu’à voir combien la reprise fonctionne moins bien que la partie faite par Franquin. Il y a donc du brouillon d’œuvres ultérieures pour Franquin, mais déjà un je ne sais quoi rendant une situation banale en situation amusante. Entre le bof et le pas mal, il m’est difficile de choisir, mais j’opterai pour la vision positive en raison de la curiosité : je n’arrive pas à comprendre ce qui fait que la même chose écrite par un autre que Franquin finirait de façon certaine en « je n’aime pas » ou « bof » sans hésitation. En revanche l’achat me semble inutile.

24/05/2012 (modifier)
Par js
Note: 3/5

Cela faisait un moment que je voulais découvrir cette autre série de Franquin. C'est donc chose faite et j'avoue ne pas avoir été déçu, même si nous sommes très loin d'un Gaston Lagaffe ! Il n'y a rien à dire, j'adore les dessins de Franquin ! Ils sont précis, drôles, expressifs ! Les gags sont bons pour la grande majorité et, bien que les chutes soient souvent prévisibles, on en rigole tout de même ! Franquin nous montre dans cette BD que son talent était déjà présent quelques années avant la sortie de Gaston Lagaffe !

28/04/2011 (modifier)