La Légende des nuées écarlates

Note: 3.78/5
(3.78/5 pour 37 avis)

Raido, le rônin amnésique voyage en quête de son passé jusqu'au jour où il arrive dans la ville qui parle au ciel. Il y fait la connaissance de la troublante Meiki, gracieuse marionnettiste et conteuse de charme. A l'époque où les esprits de la nature règnent encore, Tenuta nous invite dans un monde onirique japonais. A voir aussi : - Les Nuées écarlates - Le Masque de Fudo - La Légende des nuées écarlates - Izunas


Amnésie Auteurs Italiens BDs à offrir Japan-Fantasy Les Humanoïdes Associés Les meilleures séries terminées en 2011 Les prix lecteurs BDTheque 2006 Samourai

Les samourais n'acceptent pas les instruments de bambou pour leur entraînement. Seules, les vraies lames parce qu'elles sont mortelles peuvent atteindre la vérité. Et l'enseignement guerrier est basé sur la recherche d'un instant crucial, cette étincelle fugitive qui au combat décide de la vie et de la mort. Le coup d'épée unique et foudroyant qui fait s'écouler le sang à terre et emporte la vie dans sa pluie écarlate. Peu importe qui sera le vainqueur et qui sera le vaincu. Seul compte ce moment décisif. Raido, le rônin amnésique voyage en quête de son passé jusqu'au jour où il arrive dans la ville qui parle au ciel. Il y fait la connaissance de la troublante Meiki, gracieuse marionnettiste et conteuse de charme. A l'époque où les esprits de la nature règnent encore, Tenuta nous invite dans un monde onirique japonais.

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Septembre 2006
Statut histoire Série terminée 4 tomes parus
Couverture de la série La Légende des nuées écarlates
Les notes (37)
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03/10/2006 | Ro
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Par Gaston
Note: 2/5
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Une autre série que pleins de lecteurs aiment et qui ne m'a pas trop accroché. Je me reconnais dans l'avis de Le Grand A quoique les couleurs ne m'ont pas trop dérangé. C'est surtout les visages la plupart du temps figés des personnages qui ont fait en sortes que je trouve le dessin froid et sans vie. Je n'ai rien contre les décors en revanche. Si j'avais aimé le dessin, j'aurais peut-être mieux accroché à ce scénario que je trouve peu original et les personnages ne m'ont pas du tout intéressé. Il faut dire que les samourais ne sont pas ce que je préfère et si j'aime bien le folklore japonais, j'ai déjà vu pleins d'animes et lu pleins de mangas qui utilisent bien mieux ce folklore. Bref, j'ai lu cette série dans une indifférence générale.

20/03/2018 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
L'avatar du posteur gruizzli

Je rejoindrais l'avis de Noirdésir, en ce sens que la BD est très bien, mais je n'ai pas trouvé cela particulièrement époustouflant. Le dessin est le gros point fort de cette BD, avec de superbes illustrations et une façon d'organiser les couleurs très propre. Ça donne envie de voir d'autres œuvres du même auteur, et le dessinateur a quelque chose qui donne une dynamique à son trait. Par contre, j'ai été beaucoup moins convaincu par l'histoire, qui est certes très correcte, mais qui ne va jamais vraiment au-delà. C'est très bien mis en scène, il y a des petites touches originales, mais dans l'ensemble je n'ai pas été grandement surpris par quoi que ce soit. C'est peut-être moi qui devient trop exigeant, mais là je n'ai pas été transporté. Bref, une BD qui est très bonne, mais à laquelle je ne donne qu'un 3*, parce que je n'ai pas particulièrement aimé. C'est un avis bien personnel, mais je vous recommande toutefois la lecture.

11/10/2017 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Le premier tome nous plonge brutalement dans ce qui fait la force et la faiblesse de cette série. A savoir un dessin très beau et clair, et une intrigue qui est, elle, plus qu’opaque. En effet, j’avoue avoir eu pas mal de mal à entrer dans cette histoire, ne saisissant pas facilement les tenants et aboutissants d’une histoire amenée de manière trop détournée je trouve (même si Miyazaki m’a familiarisé avec une partie de l’imaginaire japonais – les loups Izunas par exemple (qui ont donné lieu à une série dérivée). Par la suite l’intrigue est plus simple à suivre, même si j’avoue ne pas avoir tout compris dans le dernier tome (où les couleurs sont plus brillantes, le rouge et le blanc étant moins omniprésents). Le dessin, jouant le plus souvent sur les oppositions entre le blanc immaculé, cristallin, et un rouge sang, affiche une signature graphique originale et très forte. Le coup de crayon et la palette graphique sont d’entrée captivants. Même si ce dessin peut paraître paradoxalement trop léché, trop froid (ce n’est pas mon préféré, malgré tout le talent que je reconnais à Tenuta (dont c’est le premier travail que je découvre). En tout cas, le dessin renforce les contrastes du récit, finalement très violent, alors même que l’ambiance générale est souvent au grand calme, à la lenteur qu’engendre le froid, le grand blanc recouvrant les paysages et les êtres vivants. On meurt dans un univers poétique, les gouttes de sang maculant le manteau neigeux comme des points de suspension trainant derrière la lecture d’un haïku. Au final, c’est un avis mitigé, et en tout cas plus nuancé que la plupart de mes prédécesseurs. Si j’ai bien aimé les partis pris graphiques (dessin et colorisation), j’ai été moins accroché par l’histoire. Cela reste tout de même une série très recommandable.

08/01/2017 (modifier)

La légende est nuées écarlates est une BD de fantasy vraiment pas mal. Ce qui frappe avant tout, c'est un dessin soigné et surtout une colorisation très appliquée. Je ne dirais cependant pas que c'est culte graphiquement, surtout parce que je ne suis pas fan des visages et que certaines compositions ne sont pas toujours réussies. Ceci dit, d'un point de vue graphique, je suis en train de chipoter pour dire que c'est seulement « franchement bien » et pas « culte », donc bon, on ne va pas se plaindre ! L'histoire, quant à elle, combine des éléments assez classiques, mais l'ensemble possède tout de même une certaine personnalité, notamment avec cette ambiance de froid permanent et le côté très fataliste de l'histoire. C'est donc pas mal du tout. Je ne sais pas si j'aurais acheté la série tome par tome, mais avec l'intégrale très bon marché parue pour les 40 ans des Humanos, ça vaut vraiment le coup !

03/05/2015 (modifier)
Par Thobias
Note: 4/5

C'est beau, c'est bien écrit, les personnages sont réussis, c'est sanglant. Bref tout pour plaire. La méchante est sadique, sublime et assez fascinante, en particulier dans ses délires calligraphiques et la recherche du trait parfait (de loin les plus belles planches de cette bd). Le héros n'est pas neuneu, la femme qu'il aime non plus : ouf. Ca fait plaisir de retrouver un univers médiéval japonais dans autre chose qu'un manga pour pouvoir l'apprécier en grand format et en couleur (une superbe opposition tout au long entre blanc et rouge). Il manque un petit quelque chose que je n'ai pas encore identifié pour que cette série soit un chef d'oeuvre (peut-être davantage de souffle épique), pourtant je ne lui trouve aucun défaut.

14/03/2015 (modifier)
Par emmanuel
Note: 2/5

Certes, les dessins sont biens réalisés mais le tout reste assez indigeste. Les membres coupés que l'ennemi possède ensuite, c'est un peu glauque et l'intrigue reste tout de même assez plate à mon goût. J'ai refourgué le premier cycle pour gagner de ma place.

19/05/2014 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

L’histoire reprend quelques mythes japonais avec les esprits de la forêt représentés par les Izumas, sortes de loups fantastiques, les histoires de samouraïs rônins et autres choses que j’ai oubliées malheureusement (lu la série il y a plusieurs mois de cela). Bon d’accord pour l’histoire, c’est un conte fantastique sans profondeur qui pourrait faire une adaptation sympa dans un long-métrage de dessin animé. Mais en ce qui concerne le dessin, pouah que c’est… je ne vais pas dire « laid » parce que les goûts et les couleurs, hein, mais bon on se comprend. Pas du tout ma came. J’ai rarement vu des dessins aussi figés, ça manque de vie tout ça. Je n’ai pour ainsi dire ressenti aucun plaisir lors de ma lecture, je suis allé au bout de la série histoire de. Et ces couleur font froid dans le dos, on peut très bien représenter l’hiver et la neige sans utiliser des tons aussi ternes. Les visages sont tellement stoïques qu’on a l’impression que les personnages portent un masque. Il y a aussi beaucoup de violence que je trouve souvent inutile. Ce n’est pas forcément mauvais, mais c’est plus réservé à ceux qui aiment les BDs-illustration.

02/11/2013 (modifier)
Par Walran
Note: 3/5

J'ai décidé de lire cette série grâce aux avis positifs et très bien argumentés de ce site. Même si je serais peut-être un peu moins dithyrambique que d'autres posteurs en ce qui concerne le dessin, force est de constater qu'il reste l'un des points forts de cette série, en plus de la mise en couleur. Certaines planches, qui montrent la campagne ou la ville vue de loin, sont remarquables et donnent envie d'aller se perdre dans ce décor enchanteur. S'il est vrai que les visages sont un peu allongés, le trait est globalement clair, colle bien à la narration, et dispose d'une vraie personnalité. La végétation est vraiment superbe et les Izumas sont tout simplement majestueux ! Cependant, la violence du récit m'a beaucoup dérangé. Quitte à passer pour une petite nature, j'ai détesté voir Fudo et ses membres greffés, d'autant plus que l'utilité de cette démarche pour le moins dérangeante n'est jamais explicitée (et que le héros ne semble même pas intéressé par l'idée de récupérer ses "biens", ce qui est plutôt bizarre), j'ai détesté voir les visages sanglants du tome 3 (je n'en dis pas plus afin de ne spoiler personne), certaines scènes de massacre m'ont un peu indisposé aussi, bref... Beaucoup parlent de poésie pour cette série, mais cet aspect est clairement contrebalancé par certaines idées trop violentes pour moi. Semi-déception, donc, je me voyais déjà acquérir cette série, aux dessins superbes et à l'intrigue plutôt bien menée, mais certains "détails", m'ont vraiment dérangé et nuancent mon enthousiasme. Un quatuor d'albums qui se lit bien (si vous avez le coeur accroché et n'êtes pas dégoûtés par les méchants aux physiques de mutants monstrueux), mais que j'aurais bien du mal à considérer comme "culte". Dommage, ça aurait vraiment pu être géant...

05/04/2013 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
L'avatar du posteur Alix

Ah, je vois qu’un autre posteur a aussi trouvé la fin un peu brouillonne. Personnellement j’ai du la relire deux fois pour tout comprendre… et c’est bien là le seul reproche que je ferai à cette superbe aventure. Certes, il y a une certaine impression de déjà-vu, mais en ce qui me concerne ce n’est absolument pas un défaut. Quand je lis une histoire « fantasy » classée dans le thème « samouraïs », je sais à quoi m’attendre ! Et de ce coté, pas de souci, je fus servi : une grande quête mystérieuse, une galerie de personnages variée, des méchants, des combats etc. La narration est la plupart du temps maitrisée, et parvient à divulguer les détails de l’intrigue à coup de saut dans le temps, sans pour autant perdre le lecteur. Le dessin est magnifique, même si on pourra toujours lui reprocher des tons blanchâtres monotones, rendus nécessaires par l’hiver eternel de l’univers mis en place. Voila, un scenario pas forcément original mais efficace, un dessin sublime et une histoire terminée en 4 tomes (regroupés dans une superbe intégrale)… que demander de plus ?

04/01/2012 (modifier)
Par Jetjet
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Jetjet

La vie, la mort, les remords, les regrets, la vengeance... Tels sont les thèmes abordés dans cette oeuvre majestueuse qui trouve un souffle épique dans les pinceaux de l'artiste Tenuta qui considère chaque case comme une peinture unique d'un vaste tableau éclaté en guise de mosaïque. L'histoire n'est guère complexe mais n'est pas simpliste pour autant et revêt de multiples couches de lecture selon la sensibilité de chacun. Le pari est simple mais très honnête : proposer un véritable melting-pot européen sur les légendes asiatiques tout en conservant une identité unique. Cette légende rassemble les atouts des chambaras japonais sans en ressembler toutefois à un seul spécifiquement. On pense une fois de plus à la légende du sabreur manchot en ronin solitaire magnifié par l'insurmontable "The Blade" de Tsui Hark mais aussi et surtout par son utilisation de la faune et de la flore à Princesse Mononoke. Outre le fait d'utiliser des dominantes blanche et rouge pour symboliser par évidence la vie et la mort, Tenuta découpe son histoire de façon fort intelligente avec des combats sanglants et rapides (Je n'avais vu découpage aussi fluide et réussi y compris dans Okko) à une narration ponctuée de scènes d'action d'anthologie (la traque par les loups des premières pages pourrait servir de storyboard) à des flashbacks plus tempérés se greffant au fur et à mesure à l'histoire principale. Cette quête de mémoire par un ronin mutilé et amnésique ne s'accompagne d'aucune scène inutile. On ressent le désespoir de chacun des personnages qui, au delà de gloire et de pouvoir, a faim de rédemption et d'attention. J'ai également beaucoup apprécié comme les éléments fantastiques à peine effleurés et sans explication se greffent sans encombres à l'ambiance principale. Qu'il s'agisse de l'évolution physique de l'impératrice ou de son bras droit invulnérable , le lecteur ne sera pas pris par la main pour en deviner leurs origines et ne se sentira jamais pour autant perdu. La force d'un tel récit ne serait rien sans la maitrise évidente d'un auteur sorti de nulle part et maitrisant les estampes japonaises et leur animation. Car les êtres comme les animaux bougent et se mouvent comme des ombres sans être écrasés par des décors omniprésents. Le plaisir fut tel que les 4 tomes ont été lus à la suite, peut être trop rapidement et sans temps morts mais avec le sentiment équivoque d'y retourner vite et prochainement. Une claque ébouriffante sur un terrain parallèle et dissociable d'Okko. La récente parution du magnifique coffret ou de l'intégrale devraient achever de vous convaincre de l'utilité publique d'une telle œuvre dans votre bibliothèque. Je regrette juste de ne pas avoir pris le temps de l'avoir lue plus tôt mais pour des raisons personnelles les Nuées Écarlates sont arrivées à point nommé dans mon évolution pour autant de réflexion comme de distraction...

25/12/2011 (modifier)