Quel personnage que ce Hyacinthe de Cavalière ! Naïf, bon cœur, courageux, honnête,… qui va apprendre à souffrir à Antiopolis et de fait changer de personnalité. Donjon Potron-Minet se révèle plus sombre que Donjon Zenith, s’appuyant pour l’instant principalement sur la relation difficile de notre jeune héros et d’Alexandra, jeune femme très libérée ! Hyacinthe, qui va devenir le gardien du donjon, n’est pour l’instant qu’un sous-fifre qui se cherche, une jeune homme qui apprend la vie et découvre les noirs penchants de certaines personnes. Le tome -84 prend une direction plus radicale et développe une intrigue encore plus riche que ce qu’aurait pu laisser entendre les 3 premiers. Décidément, ces Donjons sont surprenants…
Que de trouvailles, de jeux de mots, de petites idées, d’inventivités,… réellement jouissif à la lecture. "La chemise de la nuit", par exemple, qui n’est en fait que la simple idée du justicier, est amenée de façon originale et redore le blason des justiciers masqués. Bref, Sfar et Trondheim ont le génie pour rendre cohérent cette saga.
Potron-Minet détonne également par le dessin de Blain lui aussi plus sombre, mais pour ma part très bien maîtrisé, permettant une identification immédiate de cette série. Je trouve ces plans judicieux, les attitudes des personnages réalistes et les décors réussis.
L’essayer, c’est…
"Mon gras et moi" est une bd qui porte un regard sans tabou sur un problème qui touche de plus en plus de monde : l’obésité. Le sujet est traité sans complaisance, sans moquerie malsaine non plus. L’auteure y dépeint le regard des autres mais pas seulement. Le regard que porte la personne en surpoids sur elle-même est quasi le moteur de ces tranches de vie. On y appréhende (non sans une certaine forme d’humour) les humeurs de l’auteure avec un ton parfois décalé, parfois désabusé, parfois réaliste sur ses kilos en trop. Enfin, les cadrages sont en parfait accord avec les propos et donne l’impression au lecteur d’être dans la peau d’une personne obèse.
Lecture conseillée même si le prix reste rondelet (petit éditeur oblige).
Comme l’a souligné Spooky, cet album présente bien des similitudes avec Marzi, que ce soit dans le traitement graphique (même style mais avec un encrage plus charbonneux), le découpage (en gaufrier), la narration (voix off pour raconter les souvenirs d’enfance de l’auteur), les sujets traités (pays de l’Est).
Cette bd est une porte d’entrée vers les coulisses du cirque. On y apprend comment fonctionne cette petite ville dans la ville. L’album est scindé en chapitres racontant à chaque fois un épisode marquant de la vie du cirque Zimmer. Ces tranches de vies sont douces-amères où les moments de joies côtoient ceux plus tragiques. Cette vie de bohème est fabuleusement contée, laissant au lecteur le souvenir d’un moment de lecture unique.
A lire, vous ne serez pas déçu !
Plageman, la BD à lire coûte que coûte. Voila un anti-héros super héros comme on les aimes. Franchement c’est haut en couleur bien que cela soit en noir et blanc, le dessin de M.Bouzard est vraiment très bien (enfin moi j’ai bien aimé ce style, sobre et caricatural) et le scénario est très bien ficelé avec ces petites histoires courte ou l’on se marre tout le temps.
C’est une excellente BD pour ceux qui sont adepte d’humour noir, bête mais jamais vulgaire.
Critique postée après la lecture des 10 tomes en VF
Difficile de donner une note à ce manga car autant, la première partie (du tome 1 à 6 ou 7 je ne sais plus) est absolument géniale.
Vraiment, c'est rythmé, intelligent, diabolique avec des rebondissements incroyables même pour ceux qui croient avoir tout lu (comme moi par exemple). Les dessins sont très bons, bref, un must !
Autant, pour la seconde partie, je suis plus que réservé. Cela devient extrêmement verbeux et pénible à lire. L'histoire essaye de reproduire le coup de la première partie sans jamais atteindre le niveau. Le dessin garde le rythme et reste très agréable.
Donc globalement, très bonne série à lire absolument (au moins la première partie).
Je me garde de mettre mon avis à jour pour la fin de la série (fin prévue pour le tome 12)
Moi aussi, je possède quelques volumes de la collection "L’histoire de France en bandes dessinées" que je garde précieusement dans ma bdthèque. En fait, j’espère bien compléter cette série en dénichant des tomes en bon état.
Comme son titre l’indique, cette série a pour objectif de nous conter l’histoire de France de Vercingétorix à nos jours (plus exactement en 1974, année du dernier tome de la série) d’une façon didactique et divertissante. Le lecteur y découvrira tous les faits importants de l’histoire de l’Hexagone, il n’y a aucun temps mort et chaque évènement est explicité d’une manière simple et complète. Pour les fans d’histoire comme moi, c’est un vrai régal de redécouvrir de cette façon l’histoire de France sur son média préféré !
Bon, il est clair que les amateurs de romance s’ennuieront ferme en lisant cette collection car, par exemple, la relation entre Joséphine et Napoléon n’y est même pas abordée au contraire d’une série comme Murena (dessinée par Delaby, scénarisée par Dufaux) qui arrive à concilier l’histoire et les rapports humains.
Le point fort de la bd, c’est d’avoir réussi en un temps record à sortir 24 tomes en deux ans, ceci grâce à la mise en disposition d’un dessinateur différent pour chaque album (ou plus pour certains auteurs). On pourrait croire que l’utilisation de plusieurs dessinateurs nuirait à la cohérence graphique de la série : il n’en est rien car le coup de crayon de chacun est suffisamment proche pour qu’on ait l’impression qu’un seul auteur s’est penché sur chaque tome. Bref, bien avant Le Décalogue ou l’arrivée des mangas en Europe, les éditions Larousse avaient, dès les années 70, publié une série réalisée avec plusieurs auteurs… à méditer !
Je ne peux pas trop vous dire quels albums sont les meilleurs, je possède les tomes de la période napoléonienne, du début du Moyen-Âge et de la renaissance. Cependant, je dois vous avouer qu’aucun ne m’a déçu.
Seule la mise en couleurs est d’un autre temps mais je trouve qu’elle contribue grandement à l’attachement sentimental que j’éprouve pour cette série…
Finalement, « L’histoire de France en bandes dessinées » est une série que je recommande sans problème pour les fans d’histoire comme moi. C’est aussi une bd qui pourrait aider grandement les écoliers à découvrir le passé de leur pays avec divertissement.
Le seul problème vient du fait que les éditions Larousse ont arrêté la publication de ces ouvrages et qu’il est donc assez difficile de trouver des tomes même en occasion.
Un classique du genre !
Avant ma lecture, je ne comprenais pas l’engouement pour cette série : le dessin ne me paraissait pas géant et le tout semblait pauvre en dialogue.
Pour les dialogues, je ne me suis pas trompé, il m’a fallu à peine plus d’1 heure pour me farcir les 3 tomes. Malgré cela, ils (les dialogues) sont très bons, c’est pas encore du Ayroles mais le langage usité est riche et très agréable. Pour les dessins, en revanche, je me suis grandement fourvoyé. Ce n’est pas parfait mais il y a un p’tit kekchose qui s’en dégage, un je ne sais quoi d’apaisant. En tout cas, il n’y a qu’une femme pour dessiner d’aussi jolies femmes sans vulgarité. C’était une lecture rapide mais agréable, l’histoire n’a rien d’extraordinaire ; classique mais qui passe bien.
Alors pourquoi franchement bien ? Et bien juste pour le personnage du marquis ; sa cruauté, sa silhouette, sa laideur. Il est toujours intéressant de voir un personnage comme celui-ci évoluer au point que si vous l’haïssiez au début de la série, finalement il vous attendri et remplace presque le héros dans votre cœur. C’est le principal atout de cette histoire ; rien n’est tout noir, rien n’est tout blanc.
Acriborea réunit plein de bonnes idées que vous avez pu voir dans la bd SF, les romans SF, les films, les jeux vidéo… Les auteurs mixent toutes leurs influences pour nous pondre une série de science-fiction apocalyptique menée tambour battant.
On suit deux personnages complètement différents qui seront confrontés à plusieurs péripéties. Les deux intrigues se rejoignent à partir du 4eme tome pour amorcer un final explosif clôturé par une assez bonne chute. On ne va pas crier au génie, mais c’est une fin intéressante.
Mais bon cette série n’est pas exempte de défauts autrement les 5 étoiles seraient de mise. Le dessin est très bon et s’adapte très bien aux scènes d’action mais comme d’autres, les visages m’ont un peu dérangé. J’avais déjà remarqué ça dans le dernier tome de Sälem la noire ; à trop rentrer dans le détail ( pommettes, sillon nasal… ), il a un peu de mal a donner une identité physique à ses personnages. Mais ça ne gêne pas des masses. Les objets détruits (légions dans cette série) ne m’ont pas trop convaincus non plus ; sorte de pluie d’écharde de métal. Mais bon, tout ça n’est que du détail et puis sortir 5 tomes en 2 ans, on peut excuser certaines imperfections graphiques. En fait ce qui m’a vraiment manquer, ce sont des pauses pour respirer un peu, expliquer les motivations des différents protagonistes, explorer un petit peu leurs personnalités comme dans "UW1" par exemple.
Mais cela reste une très bonne série d’action SF qui ravira les aficionados du genre.
Corpus Crispies c'est avant tout un scénario exceptionnel, mélange de monde apocalyptique et de religion catholique, le tout enrobé de répliques plus savoureuses les unes que les autres, chaque bulle est un régal. En général je suis rebutée par les bds trop informatisées et ici je me demande même si elle ne l'est pas entièrement, mais je passe outre tellement le talent de Lupano est grand dans l'art de nous raconter ses histoires. Cela dit les personnages ont des "gueules" vraiment bien adaptées au récit.
Le postulat de départ a déjà été écrit, un monde détruit peuplé de mutants où quelques humains survivent.
Et voici où cela diffère, un prêtre accompagné de quelques-uns de ses semblables vont sortir de leur cité protégée afin de porter la bonne parole à ceux de l'extérieur et voir s'ils ne trouvent pas d'autres humains pas encore transformés en monstres bavants et suintants. Ils arriveront finalement dans une ancienne cité peuplée de ces êtres dégueulasses, mais pas que...
Les références bibliques sont nombreuses mais toujours détournées avec humour et cynisme, c'est intelligent, cruel, en un mot jouissif. Point de morale débile que de la bonne répartie. En attendant la suite…
Depuis le temps que je suis le travail de Richard Guérineau (une douzaine d'années en gros), je sentais bien qu'il pourrait faire quelque chose de bien dans le western. Son talent pour poser des ambiances, son trait réaliste mais très reconnaissable en font un artiste "typique" du genre. Et cet album est un projet qu'il portait en lui depuis déjà plusieurs années.
Mais il a pris le temps pour le réaliser, le peaufinant, avançant dans sa concrétisation entre deux tomes du Chant des Stryges. C'est son complice d'atelier, Henri Meunier, qui l'aider à achever le scénario.
Oh bien sûr, on ne va pas crier au génie pour un scénario au final assez classique, mais plutôt à l'efficacité. Cette histoire se tient très bien, et l'album forme un tout cohérent. Mais pour moi, c'est vraiment le traitement visuel qui en fait un véritable classique. Guérineau montre une fois de plus son talent de metteur en scène, son art des cadrages, la maîtrise de son trait. C'est Raphaël Hédon, désormais en charge de certains albums de l'univers des Stryges, qui se charge de la mise en couleurs, et visiblement Guérineau et lui sont sur la même longueur d'ondes, puisque le choix des palettes me semble tout à fait judicieux.
Je l'ai déjà dit, c'est un classique.
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Donjon Potron-minet
Quel personnage que ce Hyacinthe de Cavalière ! Naïf, bon cœur, courageux, honnête,… qui va apprendre à souffrir à Antiopolis et de fait changer de personnalité. Donjon Potron-Minet se révèle plus sombre que Donjon Zenith, s’appuyant pour l’instant principalement sur la relation difficile de notre jeune héros et d’Alexandra, jeune femme très libérée ! Hyacinthe, qui va devenir le gardien du donjon, n’est pour l’instant qu’un sous-fifre qui se cherche, une jeune homme qui apprend la vie et découvre les noirs penchants de certaines personnes. Le tome -84 prend une direction plus radicale et développe une intrigue encore plus riche que ce qu’aurait pu laisser entendre les 3 premiers. Décidément, ces Donjons sont surprenants… Que de trouvailles, de jeux de mots, de petites idées, d’inventivités,… réellement jouissif à la lecture. "La chemise de la nuit", par exemple, qui n’est en fait que la simple idée du justicier, est amenée de façon originale et redore le blason des justiciers masqués. Bref, Sfar et Trondheim ont le génie pour rendre cohérent cette saga. Potron-Minet détonne également par le dessin de Blain lui aussi plus sombre, mais pour ma part très bien maîtrisé, permettant une identification immédiate de cette série. Je trouve ces plans judicieux, les attitudes des personnages réalistes et les décors réussis. L’essayer, c’est…
Mon Gras et moi
"Mon gras et moi" est une bd qui porte un regard sans tabou sur un problème qui touche de plus en plus de monde : l’obésité. Le sujet est traité sans complaisance, sans moquerie malsaine non plus. L’auteure y dépeint le regard des autres mais pas seulement. Le regard que porte la personne en surpoids sur elle-même est quasi le moteur de ces tranches de vie. On y appréhende (non sans une certaine forme d’humour) les humeurs de l’auteure avec un ton parfois décalé, parfois désabusé, parfois réaliste sur ses kilos en trop. Enfin, les cadrages sont en parfait accord avec les propos et donne l’impression au lecteur d’être dans la peau d’une personne obèse. Lecture conseillée même si le prix reste rondelet (petit éditeur oblige).
Les Villes d'un jour
Comme l’a souligné Spooky, cet album présente bien des similitudes avec Marzi, que ce soit dans le traitement graphique (même style mais avec un encrage plus charbonneux), le découpage (en gaufrier), la narration (voix off pour raconter les souvenirs d’enfance de l’auteur), les sujets traités (pays de l’Est). Cette bd est une porte d’entrée vers les coulisses du cirque. On y apprend comment fonctionne cette petite ville dans la ville. L’album est scindé en chapitres racontant à chaque fois un épisode marquant de la vie du cirque Zimmer. Ces tranches de vies sont douces-amères où les moments de joies côtoient ceux plus tragiques. Cette vie de bohème est fabuleusement contée, laissant au lecteur le souvenir d’un moment de lecture unique. A lire, vous ne serez pas déçu !
Plageman
Plageman, la BD à lire coûte que coûte. Voila un anti-héros super héros comme on les aimes. Franchement c’est haut en couleur bien que cela soit en noir et blanc, le dessin de M.Bouzard est vraiment très bien (enfin moi j’ai bien aimé ce style, sobre et caricatural) et le scénario est très bien ficelé avec ces petites histoires courte ou l’on se marre tout le temps. C’est une excellente BD pour ceux qui sont adepte d’humour noir, bête mais jamais vulgaire.
Death Note
Critique postée après la lecture des 10 tomes en VF Difficile de donner une note à ce manga car autant, la première partie (du tome 1 à 6 ou 7 je ne sais plus) est absolument géniale. Vraiment, c'est rythmé, intelligent, diabolique avec des rebondissements incroyables même pour ceux qui croient avoir tout lu (comme moi par exemple). Les dessins sont très bons, bref, un must ! Autant, pour la seconde partie, je suis plus que réservé. Cela devient extrêmement verbeux et pénible à lire. L'histoire essaye de reproduire le coup de la première partie sans jamais atteindre le niveau. Le dessin garde le rythme et reste très agréable. Donc globalement, très bonne série à lire absolument (au moins la première partie). Je me garde de mettre mon avis à jour pour la fin de la série (fin prévue pour le tome 12)
Histoire de France en Bandes Dessinées
Moi aussi, je possède quelques volumes de la collection "L’histoire de France en bandes dessinées" que je garde précieusement dans ma bdthèque. En fait, j’espère bien compléter cette série en dénichant des tomes en bon état. Comme son titre l’indique, cette série a pour objectif de nous conter l’histoire de France de Vercingétorix à nos jours (plus exactement en 1974, année du dernier tome de la série) d’une façon didactique et divertissante. Le lecteur y découvrira tous les faits importants de l’histoire de l’Hexagone, il n’y a aucun temps mort et chaque évènement est explicité d’une manière simple et complète. Pour les fans d’histoire comme moi, c’est un vrai régal de redécouvrir de cette façon l’histoire de France sur son média préféré ! Bon, il est clair que les amateurs de romance s’ennuieront ferme en lisant cette collection car, par exemple, la relation entre Joséphine et Napoléon n’y est même pas abordée au contraire d’une série comme Murena (dessinée par Delaby, scénarisée par Dufaux) qui arrive à concilier l’histoire et les rapports humains. Le point fort de la bd, c’est d’avoir réussi en un temps record à sortir 24 tomes en deux ans, ceci grâce à la mise en disposition d’un dessinateur différent pour chaque album (ou plus pour certains auteurs). On pourrait croire que l’utilisation de plusieurs dessinateurs nuirait à la cohérence graphique de la série : il n’en est rien car le coup de crayon de chacun est suffisamment proche pour qu’on ait l’impression qu’un seul auteur s’est penché sur chaque tome. Bref, bien avant Le Décalogue ou l’arrivée des mangas en Europe, les éditions Larousse avaient, dès les années 70, publié une série réalisée avec plusieurs auteurs… à méditer ! Je ne peux pas trop vous dire quels albums sont les meilleurs, je possède les tomes de la période napoléonienne, du début du Moyen-Âge et de la renaissance. Cependant, je dois vous avouer qu’aucun ne m’a déçu. Seule la mise en couleurs est d’un autre temps mais je trouve qu’elle contribue grandement à l’attachement sentimental que j’éprouve pour cette série… Finalement, « L’histoire de France en bandes dessinées » est une série que je recommande sans problème pour les fans d’histoire comme moi. C’est aussi une bd qui pourrait aider grandement les écoliers à découvrir le passé de leur pays avec divertissement. Le seul problème vient du fait que les éditions Larousse ont arrêté la publication de ces ouvrages et qu’il est donc assez difficile de trouver des tomes même en occasion. Un classique du genre !
Le Roi Cyclope
Avant ma lecture, je ne comprenais pas l’engouement pour cette série : le dessin ne me paraissait pas géant et le tout semblait pauvre en dialogue. Pour les dialogues, je ne me suis pas trompé, il m’a fallu à peine plus d’1 heure pour me farcir les 3 tomes. Malgré cela, ils (les dialogues) sont très bons, c’est pas encore du Ayroles mais le langage usité est riche et très agréable. Pour les dessins, en revanche, je me suis grandement fourvoyé. Ce n’est pas parfait mais il y a un p’tit kekchose qui s’en dégage, un je ne sais quoi d’apaisant. En tout cas, il n’y a qu’une femme pour dessiner d’aussi jolies femmes sans vulgarité. C’était une lecture rapide mais agréable, l’histoire n’a rien d’extraordinaire ; classique mais qui passe bien. Alors pourquoi franchement bien ? Et bien juste pour le personnage du marquis ; sa cruauté, sa silhouette, sa laideur. Il est toujours intéressant de voir un personnage comme celui-ci évoluer au point que si vous l’haïssiez au début de la série, finalement il vous attendri et remplace presque le héros dans votre cœur. C’est le principal atout de cette histoire ; rien n’est tout noir, rien n’est tout blanc.
Acriboréa
Acriborea réunit plein de bonnes idées que vous avez pu voir dans la bd SF, les romans SF, les films, les jeux vidéo… Les auteurs mixent toutes leurs influences pour nous pondre une série de science-fiction apocalyptique menée tambour battant. On suit deux personnages complètement différents qui seront confrontés à plusieurs péripéties. Les deux intrigues se rejoignent à partir du 4eme tome pour amorcer un final explosif clôturé par une assez bonne chute. On ne va pas crier au génie, mais c’est une fin intéressante. Mais bon cette série n’est pas exempte de défauts autrement les 5 étoiles seraient de mise. Le dessin est très bon et s’adapte très bien aux scènes d’action mais comme d’autres, les visages m’ont un peu dérangé. J’avais déjà remarqué ça dans le dernier tome de Sälem la noire ; à trop rentrer dans le détail ( pommettes, sillon nasal… ), il a un peu de mal a donner une identité physique à ses personnages. Mais ça ne gêne pas des masses. Les objets détruits (légions dans cette série) ne m’ont pas trop convaincus non plus ; sorte de pluie d’écharde de métal. Mais bon, tout ça n’est que du détail et puis sortir 5 tomes en 2 ans, on peut excuser certaines imperfections graphiques. En fait ce qui m’a vraiment manquer, ce sont des pauses pour respirer un peu, expliquer les motivations des différents protagonistes, explorer un petit peu leurs personnalités comme dans "UW1" par exemple. Mais cela reste une très bonne série d’action SF qui ravira les aficionados du genre.
Corpus Crispies
Corpus Crispies c'est avant tout un scénario exceptionnel, mélange de monde apocalyptique et de religion catholique, le tout enrobé de répliques plus savoureuses les unes que les autres, chaque bulle est un régal. En général je suis rebutée par les bds trop informatisées et ici je me demande même si elle ne l'est pas entièrement, mais je passe outre tellement le talent de Lupano est grand dans l'art de nous raconter ses histoires. Cela dit les personnages ont des "gueules" vraiment bien adaptées au récit. Le postulat de départ a déjà été écrit, un monde détruit peuplé de mutants où quelques humains survivent. Et voici où cela diffère, un prêtre accompagné de quelques-uns de ses semblables vont sortir de leur cité protégée afin de porter la bonne parole à ceux de l'extérieur et voir s'ils ne trouvent pas d'autres humains pas encore transformés en monstres bavants et suintants. Ils arriveront finalement dans une ancienne cité peuplée de ces êtres dégueulasses, mais pas que... Les références bibliques sont nombreuses mais toujours détournées avec humour et cynisme, c'est intelligent, cruel, en un mot jouissif. Point de morale débile que de la bonne répartie. En attendant la suite…
Après la nuit
Depuis le temps que je suis le travail de Richard Guérineau (une douzaine d'années en gros), je sentais bien qu'il pourrait faire quelque chose de bien dans le western. Son talent pour poser des ambiances, son trait réaliste mais très reconnaissable en font un artiste "typique" du genre. Et cet album est un projet qu'il portait en lui depuis déjà plusieurs années. Mais il a pris le temps pour le réaliser, le peaufinant, avançant dans sa concrétisation entre deux tomes du Chant des Stryges. C'est son complice d'atelier, Henri Meunier, qui l'aider à achever le scénario. Oh bien sûr, on ne va pas crier au génie pour un scénario au final assez classique, mais plutôt à l'efficacité. Cette histoire se tient très bien, et l'album forme un tout cohérent. Mais pour moi, c'est vraiment le traitement visuel qui en fait un véritable classique. Guérineau montre une fois de plus son talent de metteur en scène, son art des cadrages, la maîtrise de son trait. C'est Raphaël Hédon, désormais en charge de certains albums de l'univers des Stryges, qui se charge de la mise en couleurs, et visiblement Guérineau et lui sont sur la même longueur d'ondes, puisque le choix des palettes me semble tout à fait judicieux. Je l'ai déjà dit, c'est un classique.