Baru ? C’est un auteur que j’apprécie beaucoup. Ce dessinateur présente un coup de crayon très personnel. Disons que c’est surtout au niveau de la représentation des personnages que je reconnais tout de suite son style à mi-chemin entre la caricature et le réalisme.
Pour ce nouvel album, Baru s’est « contenté » d’adapter un roman de Pierre Pelot.
En fait, « Pauvres zhéros » fait partie de « Rivages », la nouvelle collection de Casterman dont l’objectif est de proposer aux auteurs une adaptation d’un de leurs romans policiers préférés.
L’histoire se passe dans un village paumé en France. Lors d’une promenade, un des enfants dont Yvette a la charge disparaît. La particularité de ce gosse est d’être un enfant handicapé mental issu d’un hospice. Cette disparition va transformer le quotidien des habitants de ce village dont certains vont vouloir en profiter pour faire la une des journaux et dont un des protagonistes va commencer à pointer la lâcheté des résidents…
« Pauvres zhéros » comporte des scènes assez fortes, je pense notamment à la scène du début, aux séquences où un des « pauvres types » rend visite à une vieille femme passionnée de chats et celles où deux des personnages principaux se chamaillent au sujet de la méthode à employer pour rechercher l’enfant.
Ce qui est fort avec Baru, c’est que dans certaines séquences, on ne sait pas trop s’il faut se marrer ou se sentir écœuré car d’un coté, les expressions des personnages et les dialogues sont irrésistiblement drôles et, d’un autre côté, le comportement de la plupart des protagonistes est haïssable.
Quant au scénario proprement dit, l’histoire ne m’a pas totalement convaincu même si les auteurs avouent s’être inspirés de faits réels pour réaliser cet album. Le dénouement, par exemple, m’est apparu très déplacé surtout venant d’un des protagonistes qui n’a a priori rien à se reprocher…
En lisant « Pauvres zhéros », l’enchaînement des séquences m’a semblé tellement fluide que je n’ai pas eu l’impression que cette histoire était adaptée d’un roman. Par comparaison, Rouge est ma couleur, la bd dessinée par Chauzy et issue elle-aussi d’un roman, est narrativement plus difficile à suivre.
Graphiquement, le dessin de Baru m’est apparu très plaisant à contempler : les personnages sont très facilement reconnaissables, la mise en couleurs encrée et faite à l'aquarelle est très agréable et apporte une ambiance appropriée à l’histoire, les décors sont suffisamment détaillés… bref, au niveau du dessin, c’est un vrai régal !
Après m'avoir un peu déçu avec "L’enragé", Baru a réussi à me captiver avec « pauvres zhéros ». Même si le dénouement ne m’est pas apparu convaincant, l’histoire est suffisamment accrocheuse pour que vous y passiez un bon moment de lecture d’autant plus que les dialogues font mouches et que certaines séquences sont teintées d’un humour noir qui, à mon avis, vous déconcertera agréablement !
Et puis, il y a ce fameux coup de patte de Baru : inimitable, fascinant, expressif… bref, beau quoi !
J'ai pu lire tous les tomes parus pour le moment et leur lecture fut très agréable.
Effectivement Le Scorpion est prétentieux, chanceux... mais ce n'est qu'au début que ces traits de caractère qui peuvent énerver sont présents, en effet dés que l'on s'enfonce dans l'histoire il perd un peu de cette arrogance et de cette chance inouïe. Le deuxième cycle s'avère d'ailleurs plus sombre et encore mieux que le premier.
Bref un lecteur content (je ne me soucie pas des erreurs historiques, une BD me parait faite pour être agréable à la lecture).
Ps : un dessin assez appliqué et très agréable.
J'ai beaucoup aimé l'univers néo-futuriste vietnamien qui ressort peu à peu lors de la lecture, c'est frais, ça change, et c'est étonnant !
Les personnages sont originalement illustrés, même si au début on est surpris par l'arrivée des mutants, qui n'ont a priori pas leur place dans un tel univers.
Les couleurs flashent, les combats sont transcendants, haletants, on en redemande.
Vivement le tome 2, pour savoir ce qui va arriver au pauvre Capitaine galactique Zong Tsihaow !
C'est un univers très sympathique, quelques lacunes mais rappelons nous des premiers Astérix qui étaient loin d'être très drôles. Je conseille cette bd à tous les amoureux de la bonne vieille BD franco belge, amoureux de Gaston, d'Astérix et de Lucky Luke.
Une BD pour les jeunes qui écarte toute vulgarité et tente à sa manière de nous intéresser à la Chine. Voyons le prochain album et surtout si il y a une montée en puissance de l'humour et du scénario. Je la conseille pour soutenir ce projet qui semble très prometteur.
Je l'ai lu d'une traite... quelle formidable petit album... découvert par hasard, en ayant entendu parlé en bien mais ne connaissant pas du tout l'histoire, je fus agréablement surpris lors de ma lecture. Surpris par ce petit bijou qui dresse avec simplicité et justesse le quotidien d'un couple dont l'un des deux partenaires est atteint du sida... Peeters livre donc ses impressions, ses attentes, ses interrogations, ses angoisses,... bref tous les sentiments que l'on peut ressentir.
En une succession de tranches de vie, l'auteur livre des moments de vie tout simplement, rien de plus. Mais cela est traité d'une manière formidable et intéressante. J'ai totalement adhéré à ce récit, assistant en spectateur à ces instants de bonheurs, de doutes ou de plénitudes. Courageux de publier cette sorte de "journal intime", sûrement réalisé pour ce "détacher" de son quotidien.
Et le dessin sert admirablement bien le propos, distillant des indications supplémentaires, retranscrivant à la perfection les attitudes des personnages. Ce trait épais semble bizarre au premier abord, mais il m'a paru rapidement subtil et raisonnant avec la force du récit.
Quel talent !
Elles me faisaient de l’œil depuis un moment ces superbes couvertures ; sobres mais efficaces, sur les deux la partie déchirée est intrigante.
En commençant cette série, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre et j’ai vraiment été soufflé. On trouve ici un scénario dense et intelligent servi par un dessin époustouflant, gros point fort de la série. On suit le parcours semé d’embûches de plusieurs savants de renom qui, aidés par des monstres mythologiques, tentent d’expliquer la dernière mutation de l’homme ; l’apparition des microbes déstabilise les bases de la médecine, une société secrète cherche à les empêcher de comprendre comment soigner ces nouvelles maladies. Bon c’est un peu plus alambiqué que ça mais dans les grandes lignes…
C’est vraiment très agréable à suivre et les choix du scénariste, plutôt surprenants, permettent de ne pas se retrouver devant une aventure basique d’ésotérisme teinté de fantasy : les monstres sont du côté des "gentils" et les héros sont des médecins grabataires. Donc une vraie bonne surprise, je suis juste un peu déçu d’apprendre ici qu’il n y aura que 3 tomes ; dernier tome qui pourrait sans effort remonter la note à 5.
Une longue et excellente saga mettant en vedette un super-héros que je commence à bien aimer : Daredevil ! C'est un peu bavard, mais moi j'aime bien et les longs dialogues sont très intéressants à mes yeux. L'histoire est palpitante du début à la fin avec plusieurs bonne idées : l'identité de Daredevil révélée dans un journal, l'empire du Caid qui tombe, ses rivaux qui veulent prendre sa place, etc. Quand je commence un tome, je ne peux pas arrêter tellement je veux savoir la suite !
Pour ce qui est des dessins, j'avoue ne pas avoir aimé, au début, le dessin de Maleev. Je le trouvais sans aucun charme et les personnages me semblaient figés à certains moments. Heureusement, je me suis habitué au fil des tomes et j'ai même trouvé que quelques scènes étaient vraiment bien dessinées.
On retrouve un scénario bien composé, durant une soixantaine de pages, qui nous emmène dans l'ouest, de l'époque des ranchs à l'utilisation des chemins de fer. Les enquêtes sont un peu répétitives et lies bien souvent les indiens à l'intrigue.
Bill Jourdan est une vielle BD, avec un dessin quasiment identique aux premiers Jerry Spring dessinés par Jijé, les amateurs de Spring et Blueberry auront généralement plaisir à lire ces aventures.
Les deux premiers tomes ont été publiés par le journal Bayard des années 50, ce sont les éditions du triomphe qui participent aujourd'hui à la publication de la suite des aventures de Bill.
Une très belle série sur les indiens. Derib nous emmène avec lui au cœur des légendes et tribus indiennes. Certes l'histoire est stéréotypée, l'homme blanc qui colonise l'homme rouge mais on déguste littéralement l'histoire de Celui qui est né deux fois.
Les dessins sont magnifiques, et donnent une essence aux indiens. J'ai également l'édition originale avec la description de la vie quotidienne indienne, elle apporte un charme indéniable à la bd.
La suite de la série reprend la vie des indiens de nos jours et le scénario est toujours aussi plaisant. On sent effectivement l'envie de Derib, de nous faire partager son amour pour ce peuple.
J'ai été agréablement surpris en lisant cette bande dessinée. Le thème de la seconde guerre mondiale est bien souvent ennuyeux. Ici, nous avons droit à un scénario intéressant, avec une vision nouvelle sur la participation de la "population" Suisse dans la guerre et sur le sauvetage des Juifs.
Des dessins fidèles, agrémentés de couleurs très bien disposées.
Dommage que la série ne dure que deux tomes.
Par contre, j'ai remarqué un léger plagiat dans le deuxième de couverture, en effet, les commentaires sur le Goéland (avion utilisé dans la bd) sont quasiment repris mots pour mots sur un site internet descriptif de cet avion.
L'édition Luxe a été tirée à 1500 exemplaires, ce qui est également le cas du goéland ;)
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Pauvres zhéros
Baru ? C’est un auteur que j’apprécie beaucoup. Ce dessinateur présente un coup de crayon très personnel. Disons que c’est surtout au niveau de la représentation des personnages que je reconnais tout de suite son style à mi-chemin entre la caricature et le réalisme. Pour ce nouvel album, Baru s’est « contenté » d’adapter un roman de Pierre Pelot. En fait, « Pauvres zhéros » fait partie de « Rivages », la nouvelle collection de Casterman dont l’objectif est de proposer aux auteurs une adaptation d’un de leurs romans policiers préférés. L’histoire se passe dans un village paumé en France. Lors d’une promenade, un des enfants dont Yvette a la charge disparaît. La particularité de ce gosse est d’être un enfant handicapé mental issu d’un hospice. Cette disparition va transformer le quotidien des habitants de ce village dont certains vont vouloir en profiter pour faire la une des journaux et dont un des protagonistes va commencer à pointer la lâcheté des résidents… « Pauvres zhéros » comporte des scènes assez fortes, je pense notamment à la scène du début, aux séquences où un des « pauvres types » rend visite à une vieille femme passionnée de chats et celles où deux des personnages principaux se chamaillent au sujet de la méthode à employer pour rechercher l’enfant. Ce qui est fort avec Baru, c’est que dans certaines séquences, on ne sait pas trop s’il faut se marrer ou se sentir écœuré car d’un coté, les expressions des personnages et les dialogues sont irrésistiblement drôles et, d’un autre côté, le comportement de la plupart des protagonistes est haïssable. Quant au scénario proprement dit, l’histoire ne m’a pas totalement convaincu même si les auteurs avouent s’être inspirés de faits réels pour réaliser cet album. Le dénouement, par exemple, m’est apparu très déplacé surtout venant d’un des protagonistes qui n’a a priori rien à se reprocher… En lisant « Pauvres zhéros », l’enchaînement des séquences m’a semblé tellement fluide que je n’ai pas eu l’impression que cette histoire était adaptée d’un roman. Par comparaison, Rouge est ma couleur, la bd dessinée par Chauzy et issue elle-aussi d’un roman, est narrativement plus difficile à suivre. Graphiquement, le dessin de Baru m’est apparu très plaisant à contempler : les personnages sont très facilement reconnaissables, la mise en couleurs encrée et faite à l'aquarelle est très agréable et apporte une ambiance appropriée à l’histoire, les décors sont suffisamment détaillés… bref, au niveau du dessin, c’est un vrai régal ! Après m'avoir un peu déçu avec "L’enragé", Baru a réussi à me captiver avec « pauvres zhéros ». Même si le dénouement ne m’est pas apparu convaincant, l’histoire est suffisamment accrocheuse pour que vous y passiez un bon moment de lecture d’autant plus que les dialogues font mouches et que certaines séquences sont teintées d’un humour noir qui, à mon avis, vous déconcertera agréablement ! Et puis, il y a ce fameux coup de patte de Baru : inimitable, fascinant, expressif… bref, beau quoi !
Le Scorpion
J'ai pu lire tous les tomes parus pour le moment et leur lecture fut très agréable. Effectivement Le Scorpion est prétentieux, chanceux... mais ce n'est qu'au début que ces traits de caractère qui peuvent énerver sont présents, en effet dés que l'on s'enfonce dans l'histoire il perd un peu de cette arrogance et de cette chance inouïe. Le deuxième cycle s'avère d'ailleurs plus sombre et encore mieux que le premier. Bref un lecteur content (je ne me soucie pas des erreurs historiques, une BD me parait faite pour être agréable à la lecture). Ps : un dessin assez appliqué et très agréable.
Yin Yan
J'ai beaucoup aimé l'univers néo-futuriste vietnamien qui ressort peu à peu lors de la lecture, c'est frais, ça change, et c'est étonnant ! Les personnages sont originalement illustrés, même si au début on est surpris par l'arrivée des mutants, qui n'ont a priori pas leur place dans un tel univers. Les couleurs flashent, les combats sont transcendants, haletants, on en redemande. Vivement le tome 2, pour savoir ce qui va arriver au pauvre Capitaine galactique Zong Tsihaow !
Yin Yan
C'est un univers très sympathique, quelques lacunes mais rappelons nous des premiers Astérix qui étaient loin d'être très drôles. Je conseille cette bd à tous les amoureux de la bonne vieille BD franco belge, amoureux de Gaston, d'Astérix et de Lucky Luke. Une BD pour les jeunes qui écarte toute vulgarité et tente à sa manière de nous intéresser à la Chine. Voyons le prochain album et surtout si il y a une montée en puissance de l'humour et du scénario. Je la conseille pour soutenir ce projet qui semble très prometteur.
Pilules bleues
Je l'ai lu d'une traite... quelle formidable petit album... découvert par hasard, en ayant entendu parlé en bien mais ne connaissant pas du tout l'histoire, je fus agréablement surpris lors de ma lecture. Surpris par ce petit bijou qui dresse avec simplicité et justesse le quotidien d'un couple dont l'un des deux partenaires est atteint du sida... Peeters livre donc ses impressions, ses attentes, ses interrogations, ses angoisses,... bref tous les sentiments que l'on peut ressentir. En une succession de tranches de vie, l'auteur livre des moments de vie tout simplement, rien de plus. Mais cela est traité d'une manière formidable et intéressante. J'ai totalement adhéré à ce récit, assistant en spectateur à ces instants de bonheurs, de doutes ou de plénitudes. Courageux de publier cette sorte de "journal intime", sûrement réalisé pour ce "détacher" de son quotidien. Et le dessin sert admirablement bien le propos, distillant des indications supplémentaires, retranscrivant à la perfection les attitudes des personnages. Ce trait épais semble bizarre au premier abord, mais il m'a paru rapidement subtil et raisonnant avec la force du récit. Quel talent !
La Licorne
Elles me faisaient de l’œil depuis un moment ces superbes couvertures ; sobres mais efficaces, sur les deux la partie déchirée est intrigante. En commençant cette série, je ne savais pas du tout à quoi m’attendre et j’ai vraiment été soufflé. On trouve ici un scénario dense et intelligent servi par un dessin époustouflant, gros point fort de la série. On suit le parcours semé d’embûches de plusieurs savants de renom qui, aidés par des monstres mythologiques, tentent d’expliquer la dernière mutation de l’homme ; l’apparition des microbes déstabilise les bases de la médecine, une société secrète cherche à les empêcher de comprendre comment soigner ces nouvelles maladies. Bon c’est un peu plus alambiqué que ça mais dans les grandes lignes… C’est vraiment très agréable à suivre et les choix du scénariste, plutôt surprenants, permettent de ne pas se retrouver devant une aventure basique d’ésotérisme teinté de fantasy : les monstres sont du côté des "gentils" et les héros sont des médecins grabataires. Donc une vraie bonne surprise, je suis juste un peu déçu d’apprendre ici qu’il n y aura que 3 tomes ; dernier tome qui pourrait sans effort remonter la note à 5.
Daredevil - L'homme sans peur (Cycle de Bendis et Maleev)
Une longue et excellente saga mettant en vedette un super-héros que je commence à bien aimer : Daredevil ! C'est un peu bavard, mais moi j'aime bien et les longs dialogues sont très intéressants à mes yeux. L'histoire est palpitante du début à la fin avec plusieurs bonne idées : l'identité de Daredevil révélée dans un journal, l'empire du Caid qui tombe, ses rivaux qui veulent prendre sa place, etc. Quand je commence un tome, je ne peux pas arrêter tellement je veux savoir la suite ! Pour ce qui est des dessins, j'avoue ne pas avoir aimé, au début, le dessin de Maleev. Je le trouvais sans aucun charme et les personnages me semblaient figés à certains moments. Heureusement, je me suis habitué au fil des tomes et j'ai même trouvé que quelques scènes étaient vraiment bien dessinées.
Bill Jourdan (Les aventures de)
On retrouve un scénario bien composé, durant une soixantaine de pages, qui nous emmène dans l'ouest, de l'époque des ranchs à l'utilisation des chemins de fer. Les enquêtes sont un peu répétitives et lies bien souvent les indiens à l'intrigue. Bill Jourdan est une vielle BD, avec un dessin quasiment identique aux premiers Jerry Spring dessinés par Jijé, les amateurs de Spring et Blueberry auront généralement plaisir à lire ces aventures. Les deux premiers tomes ont été publiés par le journal Bayard des années 50, ce sont les éditions du triomphe qui participent aujourd'hui à la publication de la suite des aventures de Bill.
Celui qui est né deux fois
Une très belle série sur les indiens. Derib nous emmène avec lui au cœur des légendes et tribus indiennes. Certes l'histoire est stéréotypée, l'homme blanc qui colonise l'homme rouge mais on déguste littéralement l'histoire de Celui qui est né deux fois. Les dessins sont magnifiques, et donnent une essence aux indiens. J'ai également l'édition originale avec la description de la vie quotidienne indienne, elle apporte un charme indéniable à la bd. La suite de la série reprend la vie des indiens de nos jours et le scénario est toujours aussi plaisant. On sent effectivement l'envie de Derib, de nous faire partager son amour pour ce peuple.
Le Passeur
J'ai été agréablement surpris en lisant cette bande dessinée. Le thème de la seconde guerre mondiale est bien souvent ennuyeux. Ici, nous avons droit à un scénario intéressant, avec une vision nouvelle sur la participation de la "population" Suisse dans la guerre et sur le sauvetage des Juifs. Des dessins fidèles, agrémentés de couleurs très bien disposées. Dommage que la série ne dure que deux tomes. Par contre, j'ai remarqué un léger plagiat dans le deuxième de couverture, en effet, les commentaires sur le Goéland (avion utilisé dans la bd) sont quasiment repris mots pour mots sur un site internet descriptif de cet avion. L'édition Luxe a été tirée à 1500 exemplaires, ce qui est également le cas du goéland ;)