Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire.

Pilules bleues

Note: 4.13/5
(4.13/5 pour 46 avis)

L'aventure au quotidien d'un jeune auteur de bande dessinée, amoureux d'une jeune fille séropositive, mère d'un petit garçon séropositif lui aussi.


Atrabile Auteurs complets Auteurs suisses Autobiographie BD adaptées en séries télévisées live BDs à offrir Best of 2000-2009 Douleurs intimes Frederik Peeters Les petits éditeurs indépendants Love Stories Maladies et épidémies One-shots, le best-of Suisse

A travers une histoire simple et des thèmes universels (l'amour, la mort) et avec un brio qui nous laisse encore pantois, Peeters nous envoie une bonne claque à travers le nez. Il nous parle de sa rencontre et de son histoire avec son amie, de ce maudit virus qui va bouleverser la donne, et de toutes les émotions les plus contradictoires qu'il va devoir apprendre à gérer: compassion, pitié, ou amour pur et inaltérable ? Plus frais et positif que noir et fataliste, "Pilules Bleues" nous invite, sans sensationnalisme, à regarder sous un angle jamais abordé le quotidien de la maladie, tout en nous balançant quelques vérités surprenantes sur le sujet. Malgré la gravité du thème, "Pilules Bleues" se présente comme une oeuvre remplie de fraîcheur et d'humour qui ne devrait laisser personne de marbre.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Novembre 2001
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Pilules bleues
Les notes (46)
Cliquez pour lire les avis

22/05/2002 | ArzaK
Modifier


L'avatar du posteur Calimeranne

J’avais lu cet album il y a une dizaine d’années, motivée par les avis très positifs à son sujet. Le moins que je puisse dire, c’est que j’avais été très déçue par ma lecture. Je me suis toujours dit qu’il faudrait que je lui donne une seconde chance, ce que je me suis enfin décidée à faire. L’attente étant moins grande pour cette seconde lecture, je l’ai davantage appréciée, mais pour autant j’ai du mal à comprendre l’engouement suscité par cette BD. Si elle se lit sans déplaisir, elle ne m’a pas touchée particulièrement, et je pense qu’elle ne me laissera pas un grand souvenir. Je ne saurais pas dire exactement à quoi cela tient ; peut-être au trait de Frederik Peeters qui ne me plait pas spécialement, ou peut-être à la manière dont l’histoire est racontée. Je crois que j’ai eu parfois du mal à comprendre ce que l’auteur voulait transmettre comme idée ou émotion, l’exemple le plus flagrant étant le passage avec le mammouth qui m’a ennuyée. Je reconnais cependant que l’album est intéressant dans son traitement de la séropositivité, sans voyeurisme ni pathos. En fin de compte j’ai l’impression d’être passée – pour la deuxième fois – à côté de cet album.

08/04/2020 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
L'avatar du posteur Blue boy

Il y a près de vingt ans, paraissait « Pilules bleues », l’ouvrage qui a fait connaître Frederik Peeters. Celui-ci y raconte sa rencontre avec Cati, cette jeune femme atteinte du SIDA et mère d’un enfant également séropositif depuis sa naissance. Une histoire d’amour touchante autour d’une maladie qui à l’époque était encore souvent mortelle… De sa propre expérience, Frederik Peeters nous livrait ici une œuvre intimiste, dans laquelle il évoque son histoire d’amour avec cette jeune maman séropositive. Sans faux semblants, l’auteur se livre avec une rare sincérité, sur ses doutes et ses craintes d’être contaminé à son tour. Et pourtant, combien d’autres à sa place auraient pris leurs jambes à leur cou ? Frederik, lui, est resté car il aimait cette fille, tout simplement, « la plus douée pour la vie » de toues les personnes qu’il connaissait, faisant ainsi passer la maladie au second plan. Une liaison qui a sans nul doute aidé sa compagne à surmonter les affres d’une trithérapie difficile, sans garantie de guérison. Mais pas question pour lui de se glorifier. Excluant tout pathos et tout héroïsme, Peeters se contente d’évoquer leur histoire avec modestie, au plus près de la réalité : les discussions après l’amour, les visites chez le médecin, les petites chamailleries avec le fiston, bref, les anecdotes d’un quotidien somme toute assez ordinaire (mais tellement bien racontées), allégeant ainsi la chape de plomb créée par ce terrible virus à l’aide d’un humour plein de tendresse. Déjà en 2001, Frederik Peeters possédait déjà ce style si reconnaissable, entre semi-réalisme et minimalisme, avec ce trait un peu gras et ces cadrages audacieux, ainsi qu’un talent unique pour représenter les expressions des personnages. De même, la qualité littéraire de l’écriture est indéniable, s’accordant bien avec le dessin. De nombreuses cases donnent lieu à un dialogue entre la voix off du narrateur et l’image, souvent en décalage, insufflant du dynamisme à la narration. Lors de sa réédition treize ans plus tard, la version de cet album a été augmentée par des mini-entretiens avec les protagonistes : la mère, le fils, toujours en vie et en bonne santé (et la fille qui n’était pas née à l’époque) ! Les séquelles psychologiques demeurent mais le traitement a marché, et même s’il continue, il a été considérablement allégé. Avec « Pilules bleues », l’auteur de Lupus a su trouvé le ton juste pour décrire une expérience personnelle hors normes, parvenant à dédramatiser une maladie qui faisait encore très peur à l’époque, battant en brèche les préjugés en faisant de ce roman graphique morbifuge une formidable ode à la vie.

22/03/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Frederik Peeters est vraiment un auteur que j’apprécie beaucoup, et qui produit des œuvres à la fois intéressantes et éclectiques. Cet album épais – mais qui se lit finalement assez vite, est un beau témoignage autobiographique, dans lequel Peeters narre par le menu les interrogations qui naissent à propos du SIDA, sa compagne et son fils étant porteur du virus. Peeters livre ici un récit à la fois intimiste et universel, qui ne donne jamais dans le pathos. Mais c’est aussi et surtout une belle histoire d’amour qu’il nous est donné de suivre, de sa naissance (les différentes étapes de la rencontre de Peeters avec sa compagne) à sa consolidation, malgré et/ou à cause de la présence parfois oppressante – mais finalement pas si longtemps que ça – du SIDA. Un album à découvrir !

02/07/2015 (modifier)
Par Seb94
Note: 3/5

Petite déception pour ma part, j’en attendais peut-être trop. De Peeters, j’ai encore en tête son magnifique « Lupus » et bien que ces deux ouvrages ne soient pas comparables, je n’ai pas retrouvé le même plaisir de lecture. Je conseille néanmoins la lecture de ce récit intimiste et instructif sur le quotidien des gens touchés par le sida. Les peurs, les doutes et les questionnements de ce couple sont vraiment très touchants, et les petits moments de joie qu’ils vivent sont plutôt communicatifs. Cette histoire est donc assez émouvante et on s’attache rapidement aux personnages, toutefois le récit s’avère parfois un peu longuet, certains passages m’ont paru un peu décalés et la fin légèrement décevante. Je suis tout de même satisfait d’avoir lu cette histoire, mais je sais aussi que je ne replongerai jamais dans ces pages, je ne peux donc pas conseiller l’achat.

16/08/2012 (modifier)
Par gruizzli
Note: 4/5
L'avatar du posteur gruizzli

Encore une excellente BD que je ne regrette pas d'avoir acheté les yeux fermés sur les simples conseils de BDthèque (preuve de qualité du site !). On a affaire ici à une BD autobiographique de très grande qualité, d'abord en terme de dessin qui est parfaitement maitrisé et superbe, avec un superbe rendu. Ici, on aborde plusieurs thèmes dans un même roman : la paternité, les couples divorcés, les maladie et la mort, les couples et surtout le SIDA qui réunit tout les autres autour de lui. Ce que j'ai beaucoup apprécié c'est la facilité avec laquelle on rentre dans le récit, pas forcément chronologique mais plutôt thématique, autour de cette relation amoureuse qu'il a avec une personne atteinte du SIDA et de son enfant, infecté aussi. Une relation assez curieuse en fait, et surtout qui sort de l'ordinaire. Je dois dire que c'est la ce que j'ai adoré : sans être une romance, c'est une histoire d'amour peu banale, le genre qu'on ne voit pas souvent (peut-être parce qu'on ne veux pas le montrer ...). Cette BD est une excellente lecture, sortant des sentiers battus et dont on voit l'importance pour l'auteur, qui livre une foule de question et de remarques sur sa nouvelle vie avec cette compagne. On en ressort rempli de question et de réflexion, et ce n'est pas pour me déplaire. Un 4/5 amplement mérité

26/01/2012 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Un album que j’ai dévoré malgré un aspect graphique de prime abord peu engageant. J’ai particulièrement apprécié le naturel avec lequel des questions très délicates sont abordées. Le récit se révèle alors aussi touchant qu’instructif. Il m’a en tous les cas ouvert les yeux sur certains aspects de la maladie que j’ignorais totalement malgré toutes les campagnes de prévention auxquelles j’ai eu droit. Graphiquement, comme je l’ai dit, ce n’est pas ma tasse de thé. Je regrette de ne pas avoir toujours su interpréter ce que certains dessins étaient censés représenter. Cela m’est certes arrivé rarement, mais c’est quand même arrivé… et c’est très frustrant ! Pour le reste, ce style très spontané, comme pris sur le fait, convient bien à ce genre de récit. Le propos y est mis en avant tandis que l’aspect esthétique reste en retrait. Au final, pour sa dimension éducative ainsi que pour le côté touchant de cette histoire « qui sent le vécu », je ne peux mettre que « franchement bien ! » Et j’espère vous avoir convaincu de le lire même si, comme moi, le trait de Frederik Peeters vous rebute quelque peu.

02/01/2012 (modifier)
Par Casou
Note: 4/5

Voici une superbe bd touchante, simple et très juste avec un dessin sobre et efficace. Très loin du lourd voire indigeste Black hole où la maladie est traitée de manière métaphorique, Pilules bleues (le titre est d'ailleurs significatif) est en prise directe avec la réalité. Le traitement de la vie de cette petite famille si proche de nous est vraiment réussi et les interrogations qu'il soulève peuvent trouver un écho en chacun de nous sans que l'on soit pour autant séropositif. Le début de la relation notamment est relatée avec justesse et tendresse. Certaines informations sur le Sida sont également une bonne piqûre de rappel. Contrairement à certains lecteurs, j'ai même trouvé le dialogue onirique avec le mammouth très réussi, très pertinent et drôle, il m'a même permis d'alimenter mes interrogations du moment. Vraiment à conseiller. Si vous aimez Blankets, procurez-vous cette bd!!!

23/06/2010 (modifier)
Par Simon
Note: 5/5

Ceci est ma première critique. J'ai lu cette histoire il y a déjà un certain temps et elle m'habite encore. Après avoir lu les autres critiques, je m'aperçois qu'il y a une forte part d'appropriation dans le rapport que l'on a avec "les pilules bleues". L'histoire a déjà été tellement racontée ici que je ne m'y risquerai pas. Toutefois, ce que je retiens, c'est la relation de l'auteur/personnage principal avec l'enfant de son amie, son questionnement sur la paternité, d'autant plus que cela se met en place dans un contexte dramatique. Ce morceau de vie m'a été précieux, et le reste dans mon expérience de la paternité. C'est pour cela que "Les pilules bleues" vont bien au-delà que le roman graphique autobiographique, me semble-t-il.

07/02/2010 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Une BD intéressante qui m'a beaucoup appris sur le sida. J'ai appris, par exemple, qu'il ne suffisait pas d'une relation sexuelle avec une séropositive pour l'avoir. C'est bien plus compliqué que ça. J'ai aussi appris comment était le quotidien d'une personne atteinte du sida et ce n'est pas une vie facile. Malgré tout, je suis un peu déçu par ce one-shot. Alors que j'étais en plein dans l'histoire, l'auteur a détruit tout mon intérêt avec son dernier chapitre qui est une métaphore qui m'a paru longue et peu captivante. Dommage de voir un album comme ça finir en queue de poisson.

02/09/2009 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Pilules bleues est un one shot en ‘noir et blanc’ relatant l’histoire d’un homme simple intégrant une famille composée d’une mère et de son jeune garçon tous deux séropositifs. Nous avons là un véritable roman autobiographique d’une rare sensibilité sans tomber dans la mièvrerie et l’excès. Personnellement, outre le sujet traité réellement bien maîtrisé, je n’ai pas accrocher au premier abord sur le genre de cette BD. C'est peut-être lié au dessin qui est très éloigné des cases couleurs que j’affectionne. Je ne trouve pas également que ce format de poche qui fait un peu «manga» soit très approprié. Par ailleurs, je dois également dire que la dernière partie de ce récit notamment l’apparition du rhinocéros m’a paru totalement incongrue. Cependant, au final, ce récit est bouleversant par sa justesse et la pudeur dans son appréhension de la maladie. Je trouve qu'il faut encourager les auteurs qui traitent dans la bd de sujet aussi délicat. Note Dessin : 3.25/5 – Note Scénario : 4.25/5 – Note Globale : 3.75/5

14/02/2007 (MAJ le 06/05/2009) (modifier)