Les derniers avis (32326 avis)

Par Alix
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série La Maison dans les blés
La Maison dans les blés

Que c’est beau ! Quel plaisir de découvrir une histoire qui semble avoir été écrite pour soi. Qui semble entrer en résonance avec nos propres doutes, nos questions les plus intimes, nos douleurs les plus cachées… Ca a été le cas pour moi lors de ma lecture de « La Maison dans les blés ». L’histoire de ce gars qui a tout ce dont on peut rêver (famille, argent, gloire) mais qui malgré tout peine à trouver le bonheur m’a beaucoup touché, et je pense que toute personne ayant atteint l’âge de se poser des questions existentielles sur sa vie devrait savoir de quoi je parle. Alors c’est sûr, il faut jouer le jeu. Déjà ce genre de questions existentielles n’est pas la tasse de thé de tout le monde. Ensuite, tout semble trop parfait dans cette rencontre passionnée : le mec est beau, riche et musclé, la jeune fille a un corps de rêve et une mentalité libertine (j’ai transpiré sur certaines scènes très chaudes !), elle est animée d’une sagesse bien improbable pour son âge, elle est très philosophique, le coin est superbe (les amoureux de la nature vont être servis). Bref, on se rapproche plus du conte de fée où tout est parfait que d’une histoire d’amour réaliste je trouve (les animaux dotés de parole renforcent d’ailleurs cette impression). Mais alors si on accroche, quel voyage ! La poésie est omniprésente, les textes sont beaux, le dessin est en parfaite adéquation avec le ton de l’histoire. Il a même quelques touches d’humour de très bon goût (ralala, j’ai littéralement explosé de rire sur la scène du marché). Voilà, une œuvre de toute évidente très personnelle, qui m’a tout simplement bouleversé. Le résumé du site de l’éditeur parle d’ « un ouvrage personnel qui devrait séduire tous ceux qui aiment les histoires d’amour et de désir… » Et là tout est dit. Un grand bravo à l’auteur !

25/06/2008 (modifier)
Couverture de la série Lord
Lord

Les deux auteurs de Sanctuary et Heat nous livrent ici l'adaptation du roman le plus populaire en Chine, Les Trois Royaumes, basés sur des faits historiques. Cette mouture est une adaptation très libre : le héros est par exemple un japonais de l'époque qui décide de conquérir la Chine pour les yeux de sa douce. On y retrouve tout ce qui fait à mes yeux le charme des autres œuvres du duo d'auteurs : aventures, érotisme latent, bravoure et émotion. J'ai eu un peu de mal les 50 premières pages, appréciant nettement plus le Japon moderne que la Chine ancienne. Mais le talent de conteur de Buronson et le trait délicat de Ikegami m'ont vite fait plongé dans l'histoire (et les deux premiers tomes ont été lus d'un seul coup). En bref, ça se dévore, et la fin d'un tome se finit toujours avec un beau cliffhanger. Note sur les deux premiers volumes : entre 4 et 4,5/5 + coup de cœur. Si ça continue comme ça, cela risque même de devenir un 5/5.

25/06/2008 (modifier)
Par fonch001
Note: 4/5
Couverture de la série Garulfo
Garulfo

Bon, pour pas faire comme tout le monde, moi c'est le premier cycle (tomes 1 et 2) que j'ai préféré. En effet le second cycle (tomes 3 à 6) est d'une trame trop classique et manque d'originalité à mon goût, les trop nombreux clins d'œil aux classiques de Grimm ou Perrault n'ont d'ailleurs fait que renforcer ce sentiment à mon sens. Le premier cycle m'a paru tellement plus drôle, plus inattendu et plus captivant, il aurait mérité 5 étoiles, mais seulement 3 pour le second cycle, bien plus ennuyeux et prévisible. Garulfo est un conte (2 contes même car les 2 cycles sont assez indépendants) et, de fait, les adultes qui ont perdu la faculté d'aimer ce genre ne trouveront probablement pas leur bonheur à la lecture de Garulfo. Les plus jeunes enfants auront également du mal à accrocher je pense, rebutés par un langage trop châtié pour eux. Les autres, dont je fais partie, seront comblés par une histoire emplie d'aventure, de poésie et d'humour. Le tout est servi par un graphisme chatoyant et très travaillé. Très agréable et sans défaut notable. Je finirai donc par une citation d'une incantation de la fée/sorcière : "Eriés ettec zetehca : lani milbus egassem" ;)

25/06/2008 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Les yeux d'Edith
Les yeux d'Edith

Le moins que l’on puisse dire c’est que les albums de la nouvelle collection Terres d’origine ne passent pas inaperçus. Vents d’ouest a en effet particulièrement soigné sa maquette. Grand format, couverture attirante et colorée, c’est le genre d’album qui capte l’attention dès le premier regard. Et une fois la BD ouverte, on n’est pas déçu car le dessin et les couleurs sont vraiment très jolis. Cette histoire nous emmène à la fin des années 50, dans la campagne normande et nous fait partager les premiers émois amoureux de 2 frères jumeaux. L’un des deux est bègue et n’ose pas aborder Edith, une nouvelle venue à l’école. L’avenir politique du village se joue également en parallèle. Les parents d’Edith se voient entraînés, un peu malgré eux, dans une course à la municipalité. Le ton est juste, on sent évoluer la relation entre les deux frères. Leur complicité résistera-t-elle à cette histoire ? C’est de plus en plus plaisant à lire au fil des pages, car l’intrigue ne reste pas centrée sur les ébats amoureux des adolescents, mais les enjeux électoraux que l’on entrevoit en toile de fond prennent peu à peu de l’importance. Un très bel album, une histoire plaisante, de bons dessins… une collection à suivre avec intérêt.

24/06/2008 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Les Ensembles contraires
Les Ensembles contraires

Attention ! Prévoyez beaucoup de temps libre devant vous pour lire ce pavé ! Parce qu’une fois la lecture commencée, vous aurez bien du mal à refermer cette bd avant la fin ! « Les ensembles contraires » est une autobiographie de Kris et Eric T.. Le récit met en scène leur rencontre et l’amitié qui va s’en découler (et qui apparemment dure toujours !). L’histoire débute en 1989, Christophe est puni par ses parents car il a passé une mauvaise année scolaire… ceux-ci lui interdisent de jouer au football. Christophe par l’intermédiaire d’un des amis va en compensation s’inscrire à un club de ping-pong. En fait, c’est plus pour draguer les filles que pour réellement jouer que Christophe va apprendre à être pongiste… c’est lors d’un tournoi que notre apprenti joueur va se lier amitié avec Eric… Ce premier tome raconte la période entre la fin de l’adolescence et le début de la vie professionnelle des deux amis. Il y raconte leurs premiers émois amoureux et leurs premières déceptions aussi. Surtout, le récit est un témoignage sur la solidarité entre deux êtres issus de milieux différents : Christophe est né dans une famille aisée alors qu’Eric vient d’une famille à la situation non enviable. Ainsi, tout au long de cette lecture, j’ai partagé la joie et les moments de détresse de ces jeunes gens. A aucun moment, je n’ai ressenti de l’ennui à suivre leurs péripéties, l’album alterne entre les passages festifs, romantiques et… difficiles, sans longueurs inutiles. Que ceux qui n’aiment pas les bds larmoyantes soient rassurés, ce premier tome comporte des scènes très touchantes mais elles ne penchent jamais vers le mélodramatique. Le dénouement est terriblement inquiétant concernant l’avenir d’Eric… Le dessin de Nicoby d’un coup de crayon épais m’est apparu parfaitement adapté à cette histoire. Son découpage est excellent et apparaît original dans certains passages comme lorsqu’Eric raconte à Christophe ce qu’il fait comme études. La mise en scène m’est apparue elle-aussi adaptée à l’histoire avec ses tons qui varient selon le lieu et surtout l’intensité dramatique des séquences. Ce premier tome de « Les ensembles contraires » confirme tout le bien que je pense de Kris : un scénariste sensible qui propose des histoires proches de nous et touchantes, qui s’intéresse au passé (Coupures irlandaises, Un homme est mort) et qui est surtout doué pour la narration ! Le récit met en scène un récit autobiographique sur l’amitié entre deux hommes issus de milieux différents, il comporte une fin qui donne l’envie de connaître impatiemment la suite ! « Les ensembles contraires » est, pour moi, un des albums les plus marquants de ce premier semestre 2008.

23/06/2008 (modifier)
Par loy
Note: 4/5
Couverture de la série Full Moon Wo Sagashite
Full Moon Wo Sagashite

Le premier volume est très classique voire enfantin. Ce manga est en fait très dramatique ! Mizuki qui a un cancer s'accroche pour réaliser ses rêves ! Malgré ses douze ans, c'est un personnage plutôt mature qui change des héroïnes de shojo niaises à souhait ! Le manga parle de thèmes intéressants comme la mort, la jalousie, le suicide... Les personnages cachent des secrets assez étonnants notamment les shinigamis. On découvre leur vie passée petit à petit et c'est parfois très nostalgique, parfois triste ! Les personnages sont tous très travaillés et sont tous vraiment très attachants avec leurs histoires et leurs blessures ! Un manga à lire si vous aimez les histoires de tranches de vie poétiques et tragiques ! Par contre, je déconseille l'anime que je n'ai vraiment pas aimé, l'histoire y est simplifiée, tout est guimauve, infantilisé au possible ! La psychologie des personnages est totalement différente, très enfantine, surtout Mitsuki par rapport au manga ! Préférez le manga, vraiment très mature à côté ! Les dessins sont superbes, très détaillés. Arina est sûrement une des meilleures dessinatrices de shojo. Son style est assez proche de celui de Kaori Yuki en ce qui concerne la mise en page ou les détails des vêtements... C'est vrai que le manga a un tas d'objets kawai mais les japonaises adorent ça, même adultes. Et puis il ne faut pas se fier aux apparences... Pourtant Fullmoon a été publié dans le Nakayoshi qui est destiné aux gamines de 8/12 ans au japon. Mais beaucoup de jeunes plus âgées le lisent ! Donc ils publient une ou deux séries plus matures pour ce public. Sailor Moon aussi était publié dans ce magazine et ça n'a pas empêché son auteur de mettre du yuri ! Lol Et puis l'anime Higurashi est très kawai jusqu'à ce qu'on voit une des petites héroïnes avec une hache ou un couteau ! L'apparence est trompeuse ! Et puis ça devient tellement dramatique qu'il n'y a plus beaucoup d'humour ! Préparez vos mouchoirs. Enfin ça se finit bien, ouf !

23/06/2008 (modifier)
Par loy
Note: 4/5
Couverture de la série Fushigi Yugi - Un Jeu étrange
Fushigi Yugi - Un Jeu étrange

Ce manga est un des premiers shojo que j'ai lus et je dois dire que je l'apprécie beaucoup. D'ailleurs c'est la seule oeuvre de Yu Watase que j'aime ! A la lecture, on sent que l'auteur a mis beaucoup d'amour à la dessiner contrairement à ses autres oeuvres très commerciales ! Ici elle a su recréer tout un univers inspiré de la Chine ancestrale et de ses légendes. Les costumes sont magnifiques ! En plus de son univers assez charismatique, les personnages sont tous très attachants et on découvre petit à petit leurs histoires parfois dramatiques ! Le manga peut paraître stéréotypé au début, surtout la notion de bien et de mal, mais plus on avance et plus c'est un leurre car le vilain Nakago est loin de l'être autant que ça et son passé tragique au possible peut en surprendre plus d'un ! Contrairement à ses autres oeuvres, dans Fushigi Yuugi les personnages n'ont pas toujours la vie facile. Ils rencontrent pas mal de difficultés qui les font mûrir ! Fushigi Yuugi parle d'amour et d'amitié mais aborde des sujets plus durs comme le viol, la haine, la jalousie de manière plutôt bien traitée ! En plus, l'héroïne, qui est une grosse cruche au début, mûrit au fur et à mesure que l'on s'approche de la fin pour devenir une jeune femme jolie et mature ! Mais contrairement aux autres oeuvres de Yu Watase, Miaka est attachante dès le début car elle a le coeur sur la main et ne vit pas son amour absolu pour Tamaome. Je dirais même que leur amour passe par moment au second plan car il y a des choses plus urgentes à faire ! Bien qu'ils soient un couple dès le début, ce n'est pas pour autant qu'ils oublient leurs devoirs ou leurs amis ! De plus le monde dans lequel évolue le manga est très intéressant avec ses royaumes, ses guerres, sa population… un très bon shojo qui mérite d'être lu pour son univers à la fois beau et dramatique ou joyeux et ses personnages vraiment très attachants voire étonnants pour certains ! Même le méchant est attachant !

23/06/2008 (modifier)
Par loy
Note: 4/5
Couverture de la série Elle et Lui - Kare Kano
Elle et Lui - Kare Kano

Ce manga guimauve ? C'est vrai que l'humour ne vole pas haut mais comme pour Fruits Basket, je pense qu'il ne faut pas se fier au premier volume ! Car, derrière cette facette de bonne humeur, ce manga est très émouvant. On a des passages de vie vraiment très touchants ou des flash-back sur le passé de certains personnages. On ne peut qu'être ému notamment par l'enfance du père de Yukino, d'une beauté et d'une intensité étonnante ! En plus le manga traite là aussi de sujets loin d'être faciles à travers Arima qui a subi toutes sortes de choses horribles et qui a peur de devenir horrible à son tour ! Ce personnage est très torturé et très attachant ! Hideaki Anno a su voir juste en adaptant Kare Kano car ce manga traite de philosophie et de psychologie... sujet très maîtrisé par Anno et qu'il adore visiblement ! A lire si vous aimez les sujets de société et les personnages torturés. Mais bon, Kare Kano c'est aussi beaucoup de poésie sur l'amour, très positif, sur comment se sortir d'un drame et revivre, accompagné de pas mal d'humour avec son héroïne déjantée ! Le manga traite aussi du sujet des apparences et des qu'en-dira-t-on ! Un régal !

23/06/2008 (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Balade au bout du monde
Balade au bout du monde

Balade au bout du monde… voilà un titre poétique et mystérieux qui donne vraiment envie d’ouvrir cette BD. Mais le dessin n’est pas trop ma tasse de thé, et j’ai souvent remis à plus tard ma lecture. Erreur ! J’ai vraiment été passionné par les 2 premiers tomes. L’histoire est originale et terriblement prenante. Pourquoi ces gens sont ils emprisonnés de cette façon ? Vont-ils arriver à sortir de là ? Qu’est ce que c’est que ce monde moyenâgeux dans lequel ils se retrouvent ?? Je peux dire que je n’ai pas décroché, ça fait un peu le même effet que certaines séries télé type Lost : on veut vraiment savoir la suite… En refermant le 4e tome (à peine moins bien que les 3 premiers) je me suis posé la question suivante : Comment ont-ils pu faire une suite après ça ? Maintenant que l’on connaît le fin mot, comment est possible de faire une suite intéressante ? Et à vrai dire je n’ai absolument pas envie de le savoir car je doute que cela puisse être autant prenant et surprenant que ce premier cycle. Les avis unanimes ci dessous me le confirmant totalement, je m’arrêterais donc au premier cycle.

26/02/2007 (MAJ le 23/06/2008) (modifier)
Par pol
Note: 4/5
Couverture de la série Et si...
Et si...

Terres d’origine, voilà une nouvelle collection chez Vent d’ouest qui devrait rapidement trouver son public. Soulignons en premier lieu la qualité graphique de l’album. Une maquette splendide, un dessin clair et agréable, de belles couleurs, à commencer par une couverture qui donne vraiment envie d’ouvrir l’album, mais également une 4ème de couverture originale et particulièrement jolie. "Et si…" raconte une tranche de vie dans un petit village des coteaux du Lyonnais. Celle de 2 gamins amoureux l’un de l’autre qui gambadent dans la campagne au rythme des vendanges. Nos 2 tourtereaux en culottes courtes se retrouvent curieusement confrontés à un mur de silence lorsqu’ils essayent de comprendre pourquoi leurs grands-parents respectifs refusent catégoriquement de s’adresser la parole. Ils vont donc tout faire pour comprendre. Le début est calme, l’histoire se met lentement en place, l’auteure prend soin de nous faire découvrir les personnages et leur cadre de vie avant de se lancer dans la quête de ce secret. Tout ça pour nous emmener vers une belle histoire dont le dénouement devrait toucher plus d’un lecteur… Un bon 3,5/5.

23/06/2008 (modifier)