Bon, j'hésite entre 3/5 et 4/5, mais comme c'est une BD récente et de qualité, je vais la soutenir.
Déjà l'esthétisme et le dessin sont bons : c'est une BD qu'on a plaisir à posséder et à feuilleter.
Ensuite, les scénarios des petites histoires sont originaux et très bien construits et on se prend au jeu d'essayer de deviner la fin des histoires car à chaque fois il y a une révélation ou un retournement de situation bien sympa.
Bref, ça se lit très bien et c'est bien agréable de voir des scénarios de cette qualité.
Néanmoins, le souci avec ce genre de BD "à révélation en fin d'histoire", c'est que quand on connaît la fin, on n'a pas tellement envie de la relire. Ca se lit donc une fois avec plaisir, mais seulement une fois, à moins d'avoir tout oublié entretemps...
Excellent. Très bon scénario où s’entremêlent plusieurs voyages temporels d’un même individu (enfin je suppose que c’est le même !). Le scénario est bien cadré et l’on sent que les auteurs ont déjà tracé les grandes lignes du début à la fin (13 volumes prévus). La mise en couleur ainsi que le dessin sont superbes (couleurs vives et trait précis). J’aime beaucoup le fait que l’histoire se déroule en France, pour un coup que ce n’est pas les USA !
Un calendrier des sorties pour les albums suivants est établi et c’est agréable de savoir que l’on n’attendra pas 10 ans avant d’en connaître le bout !
Bravo. Achat recommandé pour tous ceux qui aiment la SF avec voyages dans le temps.
Très bonne réalisation avec un style graphique impressionnant. Quel dessin ! Bravo.
Scénario à la W.E.S.T ou à la Fog je dirais. A la vue des 2 premiers albums, ça serait bien si le prochain cycle se déroulait en Europe. Envisageable, non ?
En tous les cas superbe histoire ! Achat recommandé.
Moi, je crois aux ovnis et aux extraterrestres et j'aime lire des bouquins sur ce sujet. Quand j'ai vu cette bande dessinée au marché aux puces je n'ai pas résisté une seule seconde et j'ai acheté les deux premiers tomes. Je n'ai pas du tout regretté cet achat qui mélange deux de mes passions : le paranormal et la BD.
Les différentes histoires présentes dans les deux tomes nous montrent des événements liés aux créatures venues de l'espace. J'en connais quelques uns dont l'observation de Kenneth Arnold et le chef-scout qui se fait attaquer par un ovni, mais j'ai aussi découvert des témoignages que je ne connaissais pas et cela fut très intéressant.
Il y a tout de même une chose que je reproche aux auteurs, c'est de trop se fier à des livres. Il faut faire très attention à ce genre d'ouvrage car il y a malheureusement des gens qui écrivent n'importe quoi dans le seul but de faire de l'argent. D'ailleurs, ils font référence à un moment à un récit qui raconte que des soldats de la première guerre mondiale ont été enlevés par un mystérieux nuage. Or, j'ai lu dans un livre faisant partie d'une collection très sérieuse sur le paranormal que ce récit n'était peut-être pas vrai. En plus, les auteurs gaspillent des pages sur ce gros menteur George Adamski alors qu'il y a des témoignages plus intéressants que celui de ce type qui ne mérite que le mépris.
Futuropolis a l’art pour nous servir de très bons livres : c’est encore une fois le cas ici. Il s’agit d’une autobiographie écrite à deux afin de célébrer l’amitié des scénaristes Kris et Eric T (Kris semble, d’ailleurs, prendre goût au genre après son excellent Coupures irlandaises). Le récit est, de ce fait, raconté alternativement par l’un et par l’autre ; le tout découpé en séquences plus ou moins longues (on trouve aussi des passages d’anticipation inquiétants en ce qui concerne l’avenir d’Eric).
Ce livre est donc la première partie d’une histoire dédiée à l’amitié entre les deux garçons : les premiers amours, les premières déceptions aussi (l’un ne va souvent pas sans l’autre, hélas…), la différence de milieu social (Kris vit dans une famille aisée, Eric dans une famille plus modeste et son père est très malade). Cette histoire oscille souvent entre les passages émouvants voire éprouvants et les moments plus heureux. Au final, une très bonne première partie bien servie par le dessin de Nicolas Kokydü, alias Nicobi. Et on attend la suite car la fin est assez angoissante...
J’essaie de brosser large dans mes achats et dans mes lectures ; je me suis donc arrêté, pour la première fois j’avoue, sur un ouvrage de Will Eisner. De ce dernier, je ne connaissais rien et c’est par le présent album que je l’ai découvert, auteur manifestement incontournable dans l’univers BD.
L’auteur nous livre ici une nouvelle dénonciation de la supercherie des « Protocoles des sages de Sion ». Devant l’insécurité sans cesse grandissante et les difficultés économiques d'hier et d'aujourd'hui, comment ne pas se retrancher derrière l’enveloppe protectrice de la nation, d’un texte ou d’une idéologie postulant la facilité de la haine ? Le choix est facile et pourtant tellement préjudiciable. Ce choix, effectué par une large minorité de nos concitoyens, est tellement médiatisé et développé que la panique s’installe. L’actualité est criante d’exemples : une division du mouvement néo-nazi Blood and Honour est démantelée au sein de l’armée belge en 2006, les manifestations à répétition des différents groupuscules nationalistes et radicalistes (belges et autres) sont constatées, la montée et la victoire alarmante de l’extrême-droite aux élections qui est maintenant réelle,… Le complot sioniste, dénoncé par l’auteur, s’inscrit dans cette perspective de haine antisémite et vous l’aurez compris, ce qui nous est proposé ici garde une place concrète dans l’actualité. L’histoire développée, sorte d’enquête journalistique, est bien romancée et très intéressante. Cette BD se lit assez rapidement même si la digestion qui suit se veut plus lente.
J’ai également trouvé le passage de comparaison entre « les protocoles des sages de Sion » et le « Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu » trop longuement développé. D’un autre côté, je comprends facilement que l’auteur ait voulu en faire « de trop », plutôt que « trop peu », au risque de n’établir qu’une vague similitude entre les textes, alors qu’il veut démontrer un plagiat facile, haineux et si lourd de conséquences.
Le dessin en noir et blanc est très beau, personnellement, j’ai vraiment accroché. La mise en page est également bien recherchée, ça « colle » parfaitement à l’histoire.
Bref, j’ai apprécié le premier contact avec Will Eisner. Si cet opus ne m’a pas semblé indispensable, il reste bien construit et très intéressant.
Je connais Marjane Satrapi après avoir lu Persepolis et après être allé le voir au cinéma. J'avais bien sûr adoré (C'était mon premier post sur bdthèque : "Culte!")
Puis j'ai vu "Poulet aux prunes" à la bibliothèque, alors j'ai voulu essayer. En ayant peur d'être déçu.
Et bien, pas du tout. J'ai vraiment trouvé ça bien, l'histoire de cet homme qui a décidé de se laisser mourir. Je me rappelle avoir eu des frissons à la fin de l'album et avoir été ému plusieurs fois par le récit de cet homme à qui on a cassé son tar (sa guitare, quoi). On apprend petit à petit son histoire, ses relations avec ses enfants (il a sa préférée et celui qu'il aime le moins, voir pas du tout), son enfance entourée de sa famille (son frère, sa soeur, sa mère), tout cela sur fond d'histoire iranienne. C'est d'ailleurs un pays et un peuple qui m'intéressent de plus en plus, grâce à Marjane; je déplore beaucoup leur gouvernement actuel tout en le comprenant parfois un peu.
Bref, je conseille vivement la lecture, et je pense que de mon coté, je lirai tout les Satrapi que je trouverai.
Bonne lecture.
Maikeul
Je suis pour ! Moi, ca m'a plu !
Je les ai lus il y a quelques jours et en fait, je les re-ouvre tous les soirs pour confirmer les subtilités des dessins, de la colorisation, des émotions que le dessinateur-coloriste fait passer par ses dessins simples, mais novateurs quand même.
Que deux couleurs sont utilisées: le gris pour la base, le vert pour la planète. Et quelques fois du rouge pour le sang (il n'y a pas d'ambiguïté : si il y a du rouge, c'est qu'il est mort...)
Les personnages principaux sont sympas. Le petit gros relax, la grande noire plutôt sexy (surtout en peignoir...), le doc, et les biotopiens sont spéciaux. Les visages sont tous typés et différents les uns des autres. Cette BD m'a vraiment plut parce qu'elle est nouvelle (une planète composée uniquement de forets), beaucoup de messages sont passés par la couleur (ce qui est plutôt rare), l'histoire est intéressante (un écoterrorisme) et les personnages sont attachants.
Je suis même déçu que ce soit déjà la fin de l'histoire au bout du tome 2. J'aurais bien aimé que les auteurs fassent durer le plaisir plus longtemps.
Je conseille donc l'achat... ou plutôt la lecture.
Franchement bien.
A+
Maikeul
Une très belle mise en image des chansons de Gainsbourg et Gainsbar faite en 3 tomes qui retrace à merveille la carrière et l'évolution du travail de ce compositeur de génie !
Le premier opus de ce cycle retrace façon polar, tant graphiquement que par la sélection des chansons, la face sombre de Gainsbourg. Un hommage réussi par une pléiade de grands de la BD !
Le second tome s'attaque lui aux deux albums mythique que sont "Mélodie Nelson" et "L'homme à la tête de choux". Et là, à nouveau, grâce au talent d'une nouvelle pléiade d'auteurs du moment chapeautés par Arleston, le pari est réussi ! L'ambiance et le cynisme de l'auteur distillés dans ses albums ressurgissent des planches qui nous sont servies avec talent.
Je vous parlerais du troisième que j'espère aussi bon, quand mon libraire préféré l'aura reçu ;)
Rumiko Takahashi nous raconte ici, comme elle avait commencé à le faire avec son best seller Maison Ikkoku, la tranche de vie de Japonais "quelconques". C'est attendrissant, mais décousu (du fait qu'il s'agit d'histoires courtes indépendantes). Ce dernier point pourra en rebuter plus d'un, l'auteur(e) ayant plutôt l'habitude de nous fournir des histoires fleuve (et donc plus denses).
J'avoue en tout cas y avoir pris beaucoup de plaisir, bien plus en tout cas que sur son récent Inu Yasha. Les deux autres tomes de la série (Le chien de mon patron et La tragédie de P. sont du même acabit).
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Green Manor
Bon, j'hésite entre 3/5 et 4/5, mais comme c'est une BD récente et de qualité, je vais la soutenir. Déjà l'esthétisme et le dessin sont bons : c'est une BD qu'on a plaisir à posséder et à feuilleter. Ensuite, les scénarios des petites histoires sont originaux et très bien construits et on se prend au jeu d'essayer de deviner la fin des histoires car à chaque fois il y a une révélation ou un retournement de situation bien sympa. Bref, ça se lit très bien et c'est bien agréable de voir des scénarios de cette qualité. Néanmoins, le souci avec ce genre de BD "à révélation en fin d'histoire", c'est que quand on connaît la fin, on n'a pas tellement envie de la relire. Ca se lit donc une fois avec plaisir, mais seulement une fois, à moins d'avoir tout oublié entretemps...
Voyageur
Excellent. Très bon scénario où s’entremêlent plusieurs voyages temporels d’un même individu (enfin je suppose que c’est le même !). Le scénario est bien cadré et l’on sent que les auteurs ont déjà tracé les grandes lignes du début à la fin (13 volumes prévus). La mise en couleur ainsi que le dessin sont superbes (couleurs vives et trait précis). J’aime beaucoup le fait que l’histoire se déroule en France, pour un coup que ce n’est pas les USA ! Un calendrier des sorties pour les albums suivants est établi et c’est agréable de savoir que l’on n’attendra pas 10 ans avant d’en connaître le bout ! Bravo. Achat recommandé pour tous ceux qui aiment la SF avec voyages dans le temps.
Lune d'argent sur Providence
Très bonne réalisation avec un style graphique impressionnant. Quel dessin ! Bravo. Scénario à la W.E.S.T ou à la Fog je dirais. A la vue des 2 premiers albums, ça serait bien si le prochain cycle se déroulait en Europe. Envisageable, non ? En tous les cas superbe histoire ! Achat recommandé.
Les Apparitions - OVNI (Le Dossier des soucoupes volantes)
Moi, je crois aux ovnis et aux extraterrestres et j'aime lire des bouquins sur ce sujet. Quand j'ai vu cette bande dessinée au marché aux puces je n'ai pas résisté une seule seconde et j'ai acheté les deux premiers tomes. Je n'ai pas du tout regretté cet achat qui mélange deux de mes passions : le paranormal et la BD. Les différentes histoires présentes dans les deux tomes nous montrent des événements liés aux créatures venues de l'espace. J'en connais quelques uns dont l'observation de Kenneth Arnold et le chef-scout qui se fait attaquer par un ovni, mais j'ai aussi découvert des témoignages que je ne connaissais pas et cela fut très intéressant. Il y a tout de même une chose que je reproche aux auteurs, c'est de trop se fier à des livres. Il faut faire très attention à ce genre d'ouvrage car il y a malheureusement des gens qui écrivent n'importe quoi dans le seul but de faire de l'argent. D'ailleurs, ils font référence à un moment à un récit qui raconte que des soldats de la première guerre mondiale ont été enlevés par un mystérieux nuage. Or, j'ai lu dans un livre faisant partie d'une collection très sérieuse sur le paranormal que ce récit n'était peut-être pas vrai. En plus, les auteurs gaspillent des pages sur ce gros menteur George Adamski alors qu'il y a des témoignages plus intéressants que celui de ce type qui ne mérite que le mépris.
Les ensembles contraires
Futuropolis a l’art pour nous servir de très bons livres : c’est encore une fois le cas ici. Il s’agit d’une autobiographie écrite à deux afin de célébrer l’amitié des scénaristes Kris et Eric T (Kris semble, d’ailleurs, prendre goût au genre après son excellent Coupures irlandaises). Le récit est, de ce fait, raconté alternativement par l’un et par l’autre ; le tout découpé en séquences plus ou moins longues (on trouve aussi des passages d’anticipation inquiétants en ce qui concerne l’avenir d’Eric). Ce livre est donc la première partie d’une histoire dédiée à l’amitié entre les deux garçons : les premiers amours, les premières déceptions aussi (l’un ne va souvent pas sans l’autre, hélas…), la différence de milieu social (Kris vit dans une famille aisée, Eric dans une famille plus modeste et son père est très malade). Cette histoire oscille souvent entre les passages émouvants voire éprouvants et les moments plus heureux. Au final, une très bonne première partie bien servie par le dessin de Nicolas Kokydü, alias Nicobi. Et on attend la suite car la fin est assez angoissante...
Le Complot
J’essaie de brosser large dans mes achats et dans mes lectures ; je me suis donc arrêté, pour la première fois j’avoue, sur un ouvrage de Will Eisner. De ce dernier, je ne connaissais rien et c’est par le présent album que je l’ai découvert, auteur manifestement incontournable dans l’univers BD. L’auteur nous livre ici une nouvelle dénonciation de la supercherie des « Protocoles des sages de Sion ». Devant l’insécurité sans cesse grandissante et les difficultés économiques d'hier et d'aujourd'hui, comment ne pas se retrancher derrière l’enveloppe protectrice de la nation, d’un texte ou d’une idéologie postulant la facilité de la haine ? Le choix est facile et pourtant tellement préjudiciable. Ce choix, effectué par une large minorité de nos concitoyens, est tellement médiatisé et développé que la panique s’installe. L’actualité est criante d’exemples : une division du mouvement néo-nazi Blood and Honour est démantelée au sein de l’armée belge en 2006, les manifestations à répétition des différents groupuscules nationalistes et radicalistes (belges et autres) sont constatées, la montée et la victoire alarmante de l’extrême-droite aux élections qui est maintenant réelle,… Le complot sioniste, dénoncé par l’auteur, s’inscrit dans cette perspective de haine antisémite et vous l’aurez compris, ce qui nous est proposé ici garde une place concrète dans l’actualité. L’histoire développée, sorte d’enquête journalistique, est bien romancée et très intéressante. Cette BD se lit assez rapidement même si la digestion qui suit se veut plus lente. J’ai également trouvé le passage de comparaison entre « les protocoles des sages de Sion » et le « Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu » trop longuement développé. D’un autre côté, je comprends facilement que l’auteur ait voulu en faire « de trop », plutôt que « trop peu », au risque de n’établir qu’une vague similitude entre les textes, alors qu’il veut démontrer un plagiat facile, haineux et si lourd de conséquences. Le dessin en noir et blanc est très beau, personnellement, j’ai vraiment accroché. La mise en page est également bien recherchée, ça « colle » parfaitement à l’histoire. Bref, j’ai apprécié le premier contact avec Will Eisner. Si cet opus ne m’a pas semblé indispensable, il reste bien construit et très intéressant.
Poulet aux Prunes
Je connais Marjane Satrapi après avoir lu Persepolis et après être allé le voir au cinéma. J'avais bien sûr adoré (C'était mon premier post sur bdthèque : "Culte!") Puis j'ai vu "Poulet aux prunes" à la bibliothèque, alors j'ai voulu essayer. En ayant peur d'être déçu. Et bien, pas du tout. J'ai vraiment trouvé ça bien, l'histoire de cet homme qui a décidé de se laisser mourir. Je me rappelle avoir eu des frissons à la fin de l'album et avoir été ému plusieurs fois par le récit de cet homme à qui on a cassé son tar (sa guitare, quoi). On apprend petit à petit son histoire, ses relations avec ses enfants (il a sa préférée et celui qu'il aime le moins, voir pas du tout), son enfance entourée de sa famille (son frère, sa soeur, sa mère), tout cela sur fond d'histoire iranienne. C'est d'ailleurs un pays et un peuple qui m'intéressent de plus en plus, grâce à Marjane; je déplore beaucoup leur gouvernement actuel tout en le comprenant parfois un peu. Bref, je conseille vivement la lecture, et je pense que de mon coté, je lirai tout les Satrapi que je trouverai. Bonne lecture. Maikeul
Biotope
Je suis pour ! Moi, ca m'a plu ! Je les ai lus il y a quelques jours et en fait, je les re-ouvre tous les soirs pour confirmer les subtilités des dessins, de la colorisation, des émotions que le dessinateur-coloriste fait passer par ses dessins simples, mais novateurs quand même. Que deux couleurs sont utilisées: le gris pour la base, le vert pour la planète. Et quelques fois du rouge pour le sang (il n'y a pas d'ambiguïté : si il y a du rouge, c'est qu'il est mort...) Les personnages principaux sont sympas. Le petit gros relax, la grande noire plutôt sexy (surtout en peignoir...), le doc, et les biotopiens sont spéciaux. Les visages sont tous typés et différents les uns des autres. Cette BD m'a vraiment plut parce qu'elle est nouvelle (une planète composée uniquement de forets), beaucoup de messages sont passés par la couleur (ce qui est plutôt rare), l'histoire est intéressante (un écoterrorisme) et les personnages sont attachants. Je suis même déçu que ce soit déjà la fin de l'histoire au bout du tome 2. J'aurais bien aimé que les auteurs fassent durer le plaisir plus longtemps. Je conseille donc l'achat... ou plutôt la lecture. Franchement bien. A+ Maikeul
Les Chansons de Gainsbourg
Une très belle mise en image des chansons de Gainsbourg et Gainsbar faite en 3 tomes qui retrace à merveille la carrière et l'évolution du travail de ce compositeur de génie ! Le premier opus de ce cycle retrace façon polar, tant graphiquement que par la sélection des chansons, la face sombre de Gainsbourg. Un hommage réussi par une pléiade de grands de la BD ! Le second tome s'attaque lui aux deux albums mythique que sont "Mélodie Nelson" et "L'homme à la tête de choux". Et là, à nouveau, grâce au talent d'une nouvelle pléiade d'auteurs du moment chapeautés par Arleston, le pari est réussi ! L'ambiance et le cynisme de l'auteur distillés dans ses albums ressurgissent des planches qui nous sont servies avec talent. Je vous parlerais du troisième que j'espère aussi bon, quand mon libraire préféré l'aura reçu ;)
Un Bouquet de fleurs rouges
Rumiko Takahashi nous raconte ici, comme elle avait commencé à le faire avec son best seller Maison Ikkoku, la tranche de vie de Japonais "quelconques". C'est attendrissant, mais décousu (du fait qu'il s'agit d'histoires courtes indépendantes). Ce dernier point pourra en rebuter plus d'un, l'auteur(e) ayant plutôt l'habitude de nous fournir des histoires fleuve (et donc plus denses). J'avoue en tout cas y avoir pris beaucoup de plaisir, bien plus en tout cas que sur son récent Inu Yasha. Les deux autres tomes de la série (Le chien de mon patron et La tragédie de P. sont du même acabit).