Surprenante adaptation de Vingt mille lieues sous les mers, qui se désolidarise complètement du roman de Jules Verne à la fin du 2e tome. En effet, et sans révéler l'intrigue, un personnage important trouve la mort au cours de l'histoire alors que dans le roman d'origine, il a une place importante dans la suite des aventures. J'ai par hasard eu l'occasion de lire cette BD quelques temps après avoir lu le roman et c'est fascinant de pouvoir observer l'appropriation que ce fait Brüno de l'univers de Jules Verne. Les 2 premiers albums sont quasiment des adaptations fidèles du roman puis l'auteur se détache de la trame d'origine pour aborder une autre vision du voyage de Nemo et de ses compagnons ... et je dois dire que le résultat n'est pas choquant mais plutôt intéressant (je ne suis pas un puriste en ce qui concerne les adaptations de romans en BD). On sent que l'auteur a pris de la distance par rapport au roman, décidant presque naturellement de réinventer le cours de l'histoire. Ce qui aurait pu être casse-gueule se révèle saisissant et étonnant.
Brüno arrive à restituer l'ambiance oppressante du sous-marin, la solitude des hommes et la beauté des fonds marins. Son trait est particulier mais je le trouve sympathique et lisible. Son coup de pattes lui permet de croquer des expressions et des situations en peu de cases. Il mène parfaitement son récit et le rend attractif.
Un résultat probant !
'Le Complot' n'est pas une bande dessinée ou un comic, c'est un livre d'histoire illustré. En tout cas, c'est comme ça que je le vois. Ici, Eisner nous instruit sur la haine qu'apporte un document dont tout le monde sait qu'il est faux, mais qui continue quand même à être publié partout dans le monde !
J'ai bien aimé ce cours d'histoire, mais il y a néanmoins deux choses que je n'ai pas aimées et qui ont un peu gâché ma lecture. Tout d'abord, le début avec l'auteur français dont on s'est inspiré pour faire le document n'est pas du tout intéressant et traîne un peu en longueur. L'autre chose est qu'Eisner prend une dizaine de pages pour montrer que le Protocole des Sages de Sion a plagié Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu alors qu'on aurait pu n'en faire que deux ou trois pages.
À part ça, c'est un one-shot franchement bien et qui contient beaucoup d'intérêt.
Dans la trilogie du Bronx d'Eisner, 'Dropsie Avenue' est mon préféré. Cela vient du fait que non seulement on rencontre des personnages très humains, mais en plus on voit l'histoire et l'évolution de ce quartier. Je trouve que c'est un bon concept et j'ai adoré voir les différents habitants qui sont la plupart du temps des immigrants qui sont parfois confrontés au racisme comme, par exemple, une famille allemande pendant la seconde guerre mondiale.
Il y a tout de même une chose que je reproche à cet album : on ne s'attache pas aux personnages ! Ils disparaissent souvent quand je commence à les aimer et c'est un peu frustrant.
J'ai adoré cette BD pour son originalité et son graphisme atypique, elle retrace une page importante de l'histoire de l'île de la Réunion. Le ton y est mordant et sans concession ; ayant vécu sur cette île, j'ai eu beaucoup de plaisir à retrouver les différents lieux et ambiances dionysiennes qui sont assez fidèles à la réalité.
J'attends la suite avec impatience...
Malgré un début qui démarre lentement, je trouve ce manga bien dynamique et passionnant. Tezuka accumule les péripéties les unes après les autres et il n'y a aucun temps mort.
L'intrigue est vraiment palpitante et le personnage principal est réellement attachant malgré le fait qu'il soit un peu parfait à la 'Tintin'. Sa petite amie n'est pas mal non plus. En revanche, le Prince Norman ne m'a pas vraiment intéressé. Je le trouve trop gamin.
Je n'ai pas décroché des trois tomes car je voulais absolument savoir à la fin. Comme l'auteur est capable de détruire la Lune, j'ai eu une drôle d'impression tout le long de ma lecture. Je me disais 'Va t-il le faire ? La Lune restera t-elle intacte ?'. Bref, il y a beaucoup de suspense dans ce manga et c'est selon moi sa plus grande qualité.
Et hop !… un très grand bond dans le temps. Je me suis retrouvé dans l’antique Babylone dirigée d’une main de fer par la reine Sémiramis. Pas de chance, son scribe de justice : mort suite à la piqûre d’un scorpion. Le remplacer ?.. ce sera par Talya, fille d’un sculpteur sur ivoire. Mais Talya a un problème : elle n’accepte pas les supplices divers et les sentences de mort qu’elle doit notifier. Qui plus est elle est menacée, car la place qui lui a été dévolue par Sémiramis est traditionnellement réservée à un homme…
Pas mal. Alain Paris est déjà auteur d’une quarantaine de livre et il sait comment écrire une histoire. Une bonne histoire d’ailleurs, dans un contexte historique rarement utilisé en BD. Le postulat, simple quand même au départ, enfle au fur et à mesure de ses développements et offre une belle page d’histoire dans laquelle vont se débattre, s’aimer, se déchirer, se haïr divers personnages. Le scénario est solide, bien structuré MAIS est surtout réellement mis en valeur par le graphisme de Simon Dupuis.
Bien documenté, Simon fait revivre ici les ors et fastes, le modus vivendi de cette mégapole d’antan. Son dessin au trait réaliste joue également sur des ambiances, fait ressortir les caractères des intervenants, fait participer le lecteur à l’action par une mise en scène aux cadrages parfois cinématographiques. Plans larges, courts, zooms, plongées, contre-plongées, panoramiques… m’ont fait apprécier ce qui s’annonce comme une future bonne série. Scénario solide, beau graphisme, déroulement d’intrigue attrayant… un bien bon et beau début que cette « nuit ».
Un album curieux. Et on en a pour son argent.
L’histoire et le roman sont quasi mondialement connus et ont fait l’objet de diverses adaptations cinématographiques. Ici, l’éditeur Adonis propose l’album dans une série qui sera composée d’une cinquantaine de titres à la fin de la décennie. Et pour le prix (qui tourne autour de 15 Euro) vous avez : l’album + un dossier de 16 pages consacré à l’auteur + un CD-Rom contenant le texte original en numérique + une version audio en format MP3. Pas mal, non !?… De quoi VRAIMENT passer son temps ainsi qu’un bon moment.
L’album ?… 64 pages de bonne facture pour une histoire basée sur celle écrite par H.G. Wells. Lecture agréable pour une action qui se passe voici plus d’une centaine d’années et où le dessinateur s’est plu a recréer personnages, costumes et modus vivendi d’antan. Bon travail de recherche, de documentation qui m’a permis de me (re)plonger « en ce temps-là » sous un graphisme –un rien académique peut-être- bien rendu par une ligne réaliste claire, précise, nette.
Tout comme dans le roman, le lien de l’action est relié à un homme qui, empêtré dans cette véritable guerre, en essayant d’y survivre, est le fil conducteur de l’histoire. Un album « complet » qui relie la BD « sur papier » aux nouveaux médias. Pas mal fait.
Un curieux album dans sa globalité. C’est d’abord un format carré : rare. Une certaine épaisseur aussi : 110 pages. Et puis, c’est la surprise : une BD d’origine finlandaise : plutôt rare dans le paysage « bédéesque » actuel.
La conception de la mise en pages étonne également : les sujets traités le sont en double-page ; l’une est consacrée au narratif, l’autre au dessin. Et quel dessin ! Bardaf !… j’ai cru être replongé quelques dizaines d’années dans le temps un découvrant un graphisme que n’aurait pas renié E. P. Jacobs et son « Blake et Mortimer ». Le trait réaliste est fait d’un tel style, la façon de traiter personnages et décors « façon années 50 » est telle qu’un réel humour se dégage de l’anachronisme fait entre narratif et dessin.
« Leçons de choses » ?… curieux, très curieux même. Un humour assez déjanté, souvent absurde, des personnages vraiment décalés par rapport au textuel… une sorte de voyage initiatique en pleine absurdie dans lequel je me suis quelques fois vraiment marré. Ca vient de Finlande, c’est très bien traduit et ça mérite d’être connu
Curieuse et « méchante » histoire que celle-ci, parue en 1984 – maintenant rééditée- et qui n’a rien perdu de sa force. Odile ?… une sorte d’ange exterminateur -référence au titre du film de Bunuel- qui hurle sa rage –à sa façon- dans une zone urbaine.
Problème quand même : peut-on se faire justice en commettant des actes plus que délictueux ?… Grande question à laquelle il est –je pense- impossible de répondre. On n’est quand même pas ici dans la série des films «un justicier dans la ville » avec Charles Bronson où les gens se sont pris d’une réelle sympathie pour ce « tueur urbain ». Ici, Odile a souffert dans sa chair et veut –par son comportement- crier aux gens, au Pouvoir, qu’elle DOIT en passer par cette sorte de transformation psychologique pour se « nettoyer ».
Amoral et assez fascinant dans son conteste, cet album est vraiment à part. L’histoire en elle-même est assez simple, mais ses développements en font que cet opus pourrait faire l’objet d’études sur fond de psychanalyse.
Je ne connais pas l’œuvre de Montellier mais je dois dire qu’ici j’ai été percuté par cet album. Ai-je pris partie ou non pour Odile ?… ça, c’est mon problème. A vous de voir et de vous forger une idée après lecture de cette BD que je recommande.
Une série de Léo se situant au début de la guerre froide et dont l’action se passe en Afrique aux abords du fameux Mont Kilimandjaro. Je pense que le dessin aurait pu être bien meilleur avec un tel cadre aussi magnifique. Le récit n’évolue pas toujours comme on le souhaiterait mais il faut respecter le choix scénaristique de l’auteur. Cela se transforme un peu en « bataille de services secrets » pour résoudre une énigme qui se révélait au départ très passionnante.
Quoiqu’il en soit, l’intrigue demeure prenante tout au fil des albums qui se succèdent. Néanmoins, cet ajout permanent de sentimentalisme propre à l’auteur nuit un peu au rythme de l’histoire. Force est de reconnaître que la mécanique de départ fonctionne à merveille suscitant chez le lecteur de nombreuses questions.
Le dernier tome donne un début d'explication sur les phénomènes qui nous intriguent depuis le début. Cependant, les justifications demeurent assez simplistes. On aurait tendance à dire: tout ça pour ça ! Ce qui me désole un peu, c'est l'annonce d'une saison 2 à l'image de ce qui se fait actuellement pour la plupart des séries à succès. Une fois qu’on aura accepté ce principe, on admettra que cette série procure un réel plaisir à la lecture. C’est différent des mondes d’Aldébaran tout en étant assez proche par bien des éléments : c’est tout le charme de Kenya !
Note Dessin : 3.5/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 3.75/5
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Nemo
Surprenante adaptation de Vingt mille lieues sous les mers, qui se désolidarise complètement du roman de Jules Verne à la fin du 2e tome. En effet, et sans révéler l'intrigue, un personnage important trouve la mort au cours de l'histoire alors que dans le roman d'origine, il a une place importante dans la suite des aventures. J'ai par hasard eu l'occasion de lire cette BD quelques temps après avoir lu le roman et c'est fascinant de pouvoir observer l'appropriation que ce fait Brüno de l'univers de Jules Verne. Les 2 premiers albums sont quasiment des adaptations fidèles du roman puis l'auteur se détache de la trame d'origine pour aborder une autre vision du voyage de Nemo et de ses compagnons ... et je dois dire que le résultat n'est pas choquant mais plutôt intéressant (je ne suis pas un puriste en ce qui concerne les adaptations de romans en BD). On sent que l'auteur a pris de la distance par rapport au roman, décidant presque naturellement de réinventer le cours de l'histoire. Ce qui aurait pu être casse-gueule se révèle saisissant et étonnant. Brüno arrive à restituer l'ambiance oppressante du sous-marin, la solitude des hommes et la beauté des fonds marins. Son trait est particulier mais je le trouve sympathique et lisible. Son coup de pattes lui permet de croquer des expressions et des situations en peu de cases. Il mène parfaitement son récit et le rend attractif. Un résultat probant !
Le Complot
'Le Complot' n'est pas une bande dessinée ou un comic, c'est un livre d'histoire illustré. En tout cas, c'est comme ça que je le vois. Ici, Eisner nous instruit sur la haine qu'apporte un document dont tout le monde sait qu'il est faux, mais qui continue quand même à être publié partout dans le monde ! J'ai bien aimé ce cours d'histoire, mais il y a néanmoins deux choses que je n'ai pas aimées et qui ont un peu gâché ma lecture. Tout d'abord, le début avec l'auteur français dont on s'est inspiré pour faire le document n'est pas du tout intéressant et traîne un peu en longueur. L'autre chose est qu'Eisner prend une dizaine de pages pour montrer que le Protocole des Sages de Sion a plagié Dialogue aux enfers entre Machiavel et Montesquieu alors qu'on aurait pu n'en faire que deux ou trois pages. À part ça, c'est un one-shot franchement bien et qui contient beaucoup d'intérêt.
Dropsie Avenue
Dans la trilogie du Bronx d'Eisner, 'Dropsie Avenue' est mon préféré. Cela vient du fait que non seulement on rencontre des personnages très humains, mais en plus on voit l'histoire et l'évolution de ce quartier. Je trouve que c'est un bon concept et j'ai adoré voir les différents habitants qui sont la plupart du temps des immigrants qui sont parfois confrontés au racisme comme, par exemple, une famille allemande pendant la seconde guerre mondiale. Il y a tout de même une chose que je reproche à cet album : on ne s'attache pas aux personnages ! Ils disparaissent souvent quand je commence à les aimer et c'est un peu frustrant.
La Grippe Coloniale
J'ai adoré cette BD pour son originalité et son graphisme atypique, elle retrace une page importante de l'histoire de l'île de la Réunion. Le ton y est mordant et sans concession ; ayant vécu sur cette île, j'ai eu beaucoup de plaisir à retrouver les différents lieux et ambiances dionysiennes qui sont assez fidèles à la réalité. J'attends la suite avec impatience...
Prince Norman
Malgré un début qui démarre lentement, je trouve ce manga bien dynamique et passionnant. Tezuka accumule les péripéties les unes après les autres et il n'y a aucun temps mort. L'intrigue est vraiment palpitante et le personnage principal est réellement attachant malgré le fait qu'il soit un peu parfait à la 'Tintin'. Sa petite amie n'est pas mal non plus. En revanche, le Prince Norman ne m'a pas vraiment intéressé. Je le trouve trop gamin. Je n'ai pas décroché des trois tomes car je voulais absolument savoir à la fin. Comme l'auteur est capable de détruire la Lune, j'ai eu une drôle d'impression tout le long de ma lecture. Je me disais 'Va t-il le faire ? La Lune restera t-elle intacte ?'. Bref, il y a beaucoup de suspense dans ce manga et c'est selon moi sa plus grande qualité.
La Porte d'Ishtar
Et hop !… un très grand bond dans le temps. Je me suis retrouvé dans l’antique Babylone dirigée d’une main de fer par la reine Sémiramis. Pas de chance, son scribe de justice : mort suite à la piqûre d’un scorpion. Le remplacer ?.. ce sera par Talya, fille d’un sculpteur sur ivoire. Mais Talya a un problème : elle n’accepte pas les supplices divers et les sentences de mort qu’elle doit notifier. Qui plus est elle est menacée, car la place qui lui a été dévolue par Sémiramis est traditionnellement réservée à un homme… Pas mal. Alain Paris est déjà auteur d’une quarantaine de livre et il sait comment écrire une histoire. Une bonne histoire d’ailleurs, dans un contexte historique rarement utilisé en BD. Le postulat, simple quand même au départ, enfle au fur et à mesure de ses développements et offre une belle page d’histoire dans laquelle vont se débattre, s’aimer, se déchirer, se haïr divers personnages. Le scénario est solide, bien structuré MAIS est surtout réellement mis en valeur par le graphisme de Simon Dupuis. Bien documenté, Simon fait revivre ici les ors et fastes, le modus vivendi de cette mégapole d’antan. Son dessin au trait réaliste joue également sur des ambiances, fait ressortir les caractères des intervenants, fait participer le lecteur à l’action par une mise en scène aux cadrages parfois cinématographiques. Plans larges, courts, zooms, plongées, contre-plongées, panoramiques… m’ont fait apprécier ce qui s’annonce comme une future bonne série. Scénario solide, beau graphisme, déroulement d’intrigue attrayant… un bien bon et beau début que cette « nuit ».
La Guerre des Mondes (Zibel)
Un album curieux. Et on en a pour son argent. L’histoire et le roman sont quasi mondialement connus et ont fait l’objet de diverses adaptations cinématographiques. Ici, l’éditeur Adonis propose l’album dans une série qui sera composée d’une cinquantaine de titres à la fin de la décennie. Et pour le prix (qui tourne autour de 15 Euro) vous avez : l’album + un dossier de 16 pages consacré à l’auteur + un CD-Rom contenant le texte original en numérique + une version audio en format MP3. Pas mal, non !?… De quoi VRAIMENT passer son temps ainsi qu’un bon moment. L’album ?… 64 pages de bonne facture pour une histoire basée sur celle écrite par H.G. Wells. Lecture agréable pour une action qui se passe voici plus d’une centaine d’années et où le dessinateur s’est plu a recréer personnages, costumes et modus vivendi d’antan. Bon travail de recherche, de documentation qui m’a permis de me (re)plonger « en ce temps-là » sous un graphisme –un rien académique peut-être- bien rendu par une ligne réaliste claire, précise, nette. Tout comme dans le roman, le lien de l’action est relié à un homme qui, empêtré dans cette véritable guerre, en essayant d’y survivre, est le fil conducteur de l’histoire. Un album « complet » qui relie la BD « sur papier » aux nouveaux médias. Pas mal fait.
La Femme
Un curieux album dans sa globalité. C’est d’abord un format carré : rare. Une certaine épaisseur aussi : 110 pages. Et puis, c’est la surprise : une BD d’origine finlandaise : plutôt rare dans le paysage « bédéesque » actuel. La conception de la mise en pages étonne également : les sujets traités le sont en double-page ; l’une est consacrée au narratif, l’autre au dessin. Et quel dessin ! Bardaf !… j’ai cru être replongé quelques dizaines d’années dans le temps un découvrant un graphisme que n’aurait pas renié E. P. Jacobs et son « Blake et Mortimer ». Le trait réaliste est fait d’un tel style, la façon de traiter personnages et décors « façon années 50 » est telle qu’un réel humour se dégage de l’anachronisme fait entre narratif et dessin. « Leçons de choses » ?… curieux, très curieux même. Un humour assez déjanté, souvent absurde, des personnages vraiment décalés par rapport au textuel… une sorte de voyage initiatique en pleine absurdie dans lequel je me suis quelques fois vraiment marré. Ca vient de Finlande, c’est très bien traduit et ça mérite d’être connu
Odile et les crocodiles
Curieuse et « méchante » histoire que celle-ci, parue en 1984 – maintenant rééditée- et qui n’a rien perdu de sa force. Odile ?… une sorte d’ange exterminateur -référence au titre du film de Bunuel- qui hurle sa rage –à sa façon- dans une zone urbaine. Problème quand même : peut-on se faire justice en commettant des actes plus que délictueux ?… Grande question à laquelle il est –je pense- impossible de répondre. On n’est quand même pas ici dans la série des films «un justicier dans la ville » avec Charles Bronson où les gens se sont pris d’une réelle sympathie pour ce « tueur urbain ». Ici, Odile a souffert dans sa chair et veut –par son comportement- crier aux gens, au Pouvoir, qu’elle DOIT en passer par cette sorte de transformation psychologique pour se « nettoyer ». Amoral et assez fascinant dans son conteste, cet album est vraiment à part. L’histoire en elle-même est assez simple, mais ses développements en font que cet opus pourrait faire l’objet d’études sur fond de psychanalyse. Je ne connais pas l’œuvre de Montellier mais je dois dire qu’ici j’ai été percuté par cet album. Ai-je pris partie ou non pour Odile ?… ça, c’est mon problème. A vous de voir et de vous forger une idée après lecture de cette BD que je recommande.
Kenya
Une série de Léo se situant au début de la guerre froide et dont l’action se passe en Afrique aux abords du fameux Mont Kilimandjaro. Je pense que le dessin aurait pu être bien meilleur avec un tel cadre aussi magnifique. Le récit n’évolue pas toujours comme on le souhaiterait mais il faut respecter le choix scénaristique de l’auteur. Cela se transforme un peu en « bataille de services secrets » pour résoudre une énigme qui se révélait au départ très passionnante. Quoiqu’il en soit, l’intrigue demeure prenante tout au fil des albums qui se succèdent. Néanmoins, cet ajout permanent de sentimentalisme propre à l’auteur nuit un peu au rythme de l’histoire. Force est de reconnaître que la mécanique de départ fonctionne à merveille suscitant chez le lecteur de nombreuses questions. Le dernier tome donne un début d'explication sur les phénomènes qui nous intriguent depuis le début. Cependant, les justifications demeurent assez simplistes. On aurait tendance à dire: tout ça pour ça ! Ce qui me désole un peu, c'est l'annonce d'une saison 2 à l'image de ce qui se fait actuellement pour la plupart des séries à succès. Une fois qu’on aura accepté ce principe, on admettra que cette série procure un réel plaisir à la lecture. C’est différent des mondes d’Aldébaran tout en étant assez proche par bien des éléments : c’est tout le charme de Kenya ! Note Dessin : 3.5/5 – Note Scénario : 4/5 – Note Globale : 3.75/5