Aâma

Note: 3.89/5
(3.89/5 pour 18 avis)

Angoulême 2013 : Prix de la série pour le tome 2 Dans un futur lointain… Verloc Nim se réveille amnésique au milieu de nulle part. Grâce à son journal, qu'un singe-robot nommé Churchill lui remet, il se plonge dans son passé. Verloc y apprend qu'il mène une vie misérable, qu'il a perdu travail, famille et amis depuis qu'il a décidé de vivre en marge d'un monde hypertechnologique. Jusqu'à ce que son frère Conrad l'emmène sur une autre planète pour y récupérer une mystérieuse substance nommée aâma…


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Dans un futur lointain… Verloc Nim se réveille amnésique au milieu de nulle part. Grâce à son journal, qu'un singe-robot nommé Churchill lui remet, il se plonge dans son passé. Verloc y apprend qu'il mène une vie misérable, qu'il a perdu travail, famille et amis depuis qu'il a décidé de vivre en marge d'un monde hypertechnologique. Jusqu'à ce que son frère Conrad l'emmène sur une autre planète pour y récupérer une mystérieuse substance nommée aâma…

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 27 Octobre 2011
Statut histoire Série terminée 4 tomes parus
Couverture de la série Aâma
Les notes (18)
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10/01/2012 | cac
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L'avatar du posteur Noirdésir

Frédérik Peeters est un auteur original, très éclectique – et qui réussit à surprendre dans à peu près tous les genres auxquels il touche. Pour ce qui est de la Science-Fiction (puisque c’est le cas avec cette série), il avait déjà à son actif le très beau Lupus, assez planant. Avec « aâma », on est dans une veine SF peut-être plus classique, mais là aussi c’est vraiment très bon – et très beau ! Avec quelques détours vers la chronique sentimentale (pas gnangnan, et qui vers la fin en plus se rattache à l’intrigue quasi thriller qui va envahir le côté purement SF), Peeters bâtit ici une histoire à la fois dense et aérée, voire aérienne. On est accroché petit à petit, puis vissé à cette intrigue (qui va nous questionner sur la relation entre homme et robot, sur la naissance de la vie, etc.), mais aussi et surtout à son traitement. En effet, j’ai trouvé superbe le travail graphique de Peeters, que ce soit le dessin ou la colorisation. On y retrouve des tons (dégradés de violets par exemple) déjà dominants dans Pachyderme, mais aussi très présents dans son dernier album, Saccage. Ces couleurs habillent un dessin parfois psychédélique, avec quelques planches qui m’ont fait penser à certains tableaux de Salvador Dali, voire aux paysages minéraux d’Yves Tanguy, dans une veine très surréaliste donc. Un dessin souvent épuré, mais qui fait la part belle à l’imagination, créant un bestiaire proche de celui imaginé par Léo dans ces séries SF, mais en plus poétique. Un monde beau et dangereux, une planète mêlant rêves et cauchemars. Les 4 albums, pourtant relativement épais (près de 90 pages chacun !) se laissent lire rapidement, et très agréablement. C’est une série pleine de poésie, d’une richesse graphique et scénaristique telle qu’il serait vraiment dommage de passer à côté.

02/09/2019 (modifier)
Par Alix
Note: 2/5
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Ma déception de l’année… Pourtant j’avais adoré Lupus, du même auteur. J’ai beaucoup aimé les 2 premiers tomes, cette planète dépaysante, ces créatures bizarroïdes, et ces personnages intéressants aux personnalités bien campées. Un genre de Aldébaran pour les grands, si je peux me permettre (je ne crache pas sur les BDs de Léo, j’aime beaucoup aussi, voir mes avis). Et puis page 29 du tome 3, patatras. L’histoire « part en vrille » et change soudainement de genre. On passe à la science-fiction métaphysique psychédélique, les grand discours, le héros devenu quasi dieu, bref, pas du tout ma tasse de thé. Ce renversement soudain m’a un peu rappelé celui de La Saison de la Couloeuvre. A ce titre je me retrouve beaucoup dans l’avis de Canarde (je ne comprends d’ailleurs pas trop son 4/5). Alors certes, la mise en image est des plus réussies, et représente parfaitement les différentes transformations et autres délires psychédéliques. Mais ce n’est pas assez pour sauver cette série à mes yeux. Je me suis forcé à la finir. Je mets quand même 2/5 parce que j’ai beaucoup aimé les 2 premiers tomes.

09/09/2016 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 5/5
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Après lecture du dernier tome, je ne peux mettre que la note maximale pour cette œuvre hors-norme, pas forcément des plus accessibles (avec un premier tome un rien fastidieux), mais qui quelque part peut être qualifiée d’ultime dans le genre. ------------------------------------------------- C’est avec plaisir que j’ai retrouvé l’univers unique de cet auteur que j’avais découvert avec Lupus, mélange de récit introspectif et de SF poétique. Mais cette fois, Frederik Peeters est passé à la couleur, et ça ne lui va pas si mal, même si la tonalité littéraire de l’histoire pouvait supporter largement le noir et blanc. Le trait a gagné en précision, mais se fait en même temps plus conventionnel. Un peu comme une version grand public de « Lupus », avec les mêmes obsessions de l’auteur mais davantage en mode aventure : la perte de l’être aimé, la maladie silencieuse (le personnage principal Verloc est victime d’une maladie de peau, le lupus en est une également), la marginalité au sein d’un monde normatif et étouffant, les paradis artificiels, l’incommunicabilité, l’étrangeté du monde et la difficulté à trouver sa place dans l’univers. L’histoire bénéficie d’un scénario assez complexe, avec moult flashbacks, où il faut parfois faire preuve d’attention, mais reste cohérent. Les personnages sont bien campés, et la relation entre Verloc et Myo évoque immanquablement celle entre Lupus et Saana. Pour les textes, l’auteur s’est basé sur le carnet de bord du personnage principal, conférant ainsi une couleur littéraire et une profondeur au récit. Avec cette série atypique, l’auteur nous donne à voir toute sa puissance créatrice. On en prend alors plein les yeux, pénétrant un monde entièrement inconnu, un monde où grouillent plantes et autres créatures mi-organiques mi-synthétiques, aussi bizarroïdes que monstrueuses. On est littéralement subjugué par ce déferlement visuel prodigieux. A l’état plus ou moins latent dans « Lupus », cette obsession de Peeters pour les formes de vie invisibles, mystérieuses et grouillantes, explose à pleine puissance ici. On est à la fois saisi d’effroi et émerveillé, alors que de multiples questions assaillent l’esprit, sous l’effet d’un vertige métaphysique. Cette BD unique en son genre, mélange d’aventure et de science-fiction aux accents très « psy », pose donc beaucoup de questions et appartient de par sa créativité aux œuvres supportant aisément plusieurs lectures, tant en nombre qu’en grilles… A l’heure où les apprentis sorciers de la Silicon Valley se prennent pour des démiurges et rêvent d’inventer une nouvelle humanité guidée par la technoscience, Peeters prouve avec cette série son talent de visionnaire, avec cette question en toile de fond : quel sera le seuil de progrès à partir duquel nous perdrons définitivement notre humanité, celle qui fait de nous des êtres en proie au doute, avec leurs faiblesses et leur imperfections ? L’histoire se révèle être aussi une touchante déclaration d’amour d’un père à sa fille. Et au-delà des réflexions sur la technoscience et l’avenir de l’humanité que peut susciter cette histoire, l’auteur nous invite parallèlement à embrasser la vie, à l’aimer, à en vivre chaque instant intensément. A condition d’être réceptif, son jeu de piste nous guidera vers la fusion, l’UNI-versel, nous amènera à revivre notre état originel d’Adam végétal où nous tous, foules individualistes, ne faisions qu’un. « Aâma » s’impose ainsi comme une rencontre au sommet du 9ème art entre philosophie et science-fiction. Et dans ces hauteurs, les questionnements métaphysiques effectuent une folle sarabande avec les délirants songes graphiques de Frédérik Peeters, un auteur qui, avec cette série, renforce décidément sa présence au panthéon des auteurs de BD. T1 – L'odeur de la poussière chaude T2 – La multitude invisible T3 – Le désert des miroirs T4 – Tu seras merveilleuse, ma fille

23/11/2013 (MAJ le 05/09/2015) (modifier)
Par Jetjet
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Jetjet

Lupus devait autant à Star Wars que David Guetta à Mozart dans un tout autre registre et après avoir grandement apprécié cette œuvre (celle de Peeters et pas du maître de la clé USB !), j’ai enchaîné directement mes lectures avec Aâma dont le début m’a déconcerté avec une couleur et des lignes de dialogue soutenus soit tout l’inverse de l’œuvre précédente. A première vue, l’histoire aurait pu se passer dans le même univers que Lupus mais Peeters brouille rapidement les cartes par un premier tome d’exposition assez surprenant, voire même déstabilisant en usant de flashbacks et sans donner une ligne directrice bien définie. Pourtant à l’issue du quatrième tome et après avoir refermé la dernière page, je ne peux que m’incliner devant une telle narration qui aurait rendu en son temps Moebius fou de jalousie… Verloc Nim est un loser, un marginal refusant toute forme de « progrès » technologique. Après avoir perdu son commerce (une librairie remplie de vieux livres désuets) et sa famille (la mère de son unique enfant s’est barrée pour un autre et l’interdit de voir sa fille), c’est par le plus grand des hasards que son frère et Churchill, singe robot fumant le cigare, vont l’entrainer pour le distraire sur la planète Ona(ji) pour une mission sans grande envergure. La planète va se révéler inhospitalière et offrir des rebondissements plutôt inattendus pour Verloc qui n’en reviendra pas indemne. Frederik Peeters est un magicien, si la science-fiction l’intéresse moins que les personnages haut en couleurs qu’il met en scène avec leurs états d’âme, il n’en oublie pas pour autant l’aventure et le rêve. Chaque tome est complètement différent du précédent et les dessins gagnent en détails, en mouvements jusqu’au feu d’artifice final renvoyant tout autant à 2001, l’Odyssée de l’Espace qu’à Akira dans une conclusion surprenante. À la fois terriblement éloigné de Lupus comme finalement très proche, Aâma est unique en son genre. Il s’agit de la dernière preuve en date que Frederik Peeters est surement un des meilleurs auteurs de sa génération quelque soit le sujet abordé. Tout simplement incontournable.

03/08/2015 (modifier)
Par Canarde
Note: 4/5
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Eh bien, je mettrais carrément culte pour le premier tome, et juste pas mal pour l'ensemble. Le héros est vraiment très séduisant, technophobe dans un monde hyper technologique, libraire dans un monde virtuel, myope et sensible aux odeurs, assez beau, mais dans le genre mal rasé. La situation de départ avec ce héros amnésique qui lit son passé dans un carnet qu'il a lui-même écrit et qui est conduit par un orang-outang/robot appelé Churchill qui fume le cigare... vraiment tout m'a enthousiasmé au plus haut point. Je suis passée par dessus un dessin et des couleurs un peu plates (ni habiles ni maladroites mais légèrement trop fixes) à pieds joints, sans barguigner. Mais les tomes suivants passent dans le domaine de la science-fiction métaphysique, et ça a tendance à me gonfler, l'Homme nouveau et patati et patata, non merci, très peu pour moi. Les modifications génétiques auto-inventées par des organismes mi-robots, mi-organiques, en symbiose, dans des formes et des couleurs inspirées des papiers peints psychédéliques, ça ne m'excite pas du tout. Mais achetez le premier tome, il a de quoi faire rêver à lui tout seul!

19/04/2015 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

Aâma fait partie de ces séries dont je reconnais la qualité et je comprends que plusieurs adorent, mais je ne peux pas mettre plus que 3 étoiles. Il manque quelque chose pour que je trouve le scénario passionnant. Tout le long de la série je passais mon temps à penser que telle idée était géniale et telle scène était bien faite, mais je n'avais pas une envie folle de lire la suite et je pouvais sans problème arrêter la lecture d'un tome pendant quelques minutes. Et puis je dois dire que je trouve le premier tome un peu moyen. Je préfère ce qui va suivre. Malgré mon manque d'enthousiasme par rapport aux autres posteurs, je trouve tout de même que c'est une bonne série de science-fiction délirante avec des passages philosophiques intéressants. C'est juste que je ne trouve pas que c'est un immanquable à lire absolument. Le dessin de Peeters est toujours aussi bon. J'aime ses couleurs.

18/04/2015 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

Voici peut-être la série la plus délirante dans le genre sf philosophique et à laquelle j’ai adhéré. Comprenons-nous bien : il y a certainement plus délirant comme série (celle-ci est même très cohérente quand j’y repense) et c’est loin d’être la seule série de science-fiction que j’ai appréciée, MAIS c’est celle qui a le plus flirté avec mes limites d’acceptation. Avec « Le Cycle de Cyann », elle représente ce que, pour moi, doit être un récit de science-fiction : elle soulève des questions, divertit et emmène dans un autre univers. J’ai beaucoup apprécié le profil du personnage principal, anti-héros dans toute sa splendeur, avançant dans le récit tel un boxeur groggy, ne tenant plus sur ses quilles que pour emmerder ceux qui veulent le voir tomber. Les nombreux autres personnages sont dans l’ensemble eux aussi intéressants. Aucun ne présente qu’une face, chacun a ses failles et ses forces. Tous font montre d’humanité (même s’ils ne sont pas tous humains, ni même organiques). L’univers visité est dépaysant. J’ai apprécié la forme des véhicules, qui nous sort de nos habitudes, mais aussi la faune et la flore très riches qui servent de cadre au récit. De plus, ce retour aux origines de l’évolution est représenté d’une manière que je trouve intelligente. A certains moments, j’ai pensé à « Alpha... directions » pour la manière dont Frédéric Peeters nous présente cet univers à l’aube d’un développement anarchique, semblable à la Terre des premiers temps et à l’évolution incontrôlable, reflet de nos sociétés dans lesquels tout se démode de plus en plus vite, où tout devient obsolète avant d’avoir été. Le thème même du récit, cette intrigue aux multiples fils qui finissent par s’unir, cette expérience d’apprentis sorciers, lève des questions philosophiques auxquelles l’auteur se garde bien de répondre. Il nous emmène en voyage, nous invite à nous questionner mais nous laisse juger par nous-mêmes. Son véhicule, c’est le personnage central, auquel je me suis facilement attaché. Ses faiblesses et son ignorance (devenu amnésique, il découvre son propre passé grâce à un livre écrit de sa main) en font un personnage vierge de repères, idéal pour nous présenter et l’univers et l’intrigue. Petit bémol sur la cohérence du « piège » dans lequel tombe notre anti-héros. Un piège qui m’est quand même apparu très tordu, voire visionnaire par certains aspects. Il n’empêche que nous avons là un récit de sf qui se lit avec passion. J’ai enchainé les quatre tomes pour une relecture globale en une après-midi, sans ressentir la moindre lassitude (mais en devant m’accrocher à certains moments). Je ne peux que vous le recommander. Peut-être que « franchement bien » est un peu flatteur mais un simple « pas mal » me semblerait a contrario réducteur.

08/04/2015 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Science fiction certes mais nous sommes ici bien loin du space opéra, en fait de tout ce que l'on connait par ailleurs. Oui c'est de la SF mais en dehors de tous les canons habituels. Ici j'ai l'impression que ce ne sont pas tant les lieux qui importent, le décor, les moyens de locomotions, mais plutôt la psychologie des personnages. A cet égard on ne peut que s'extasier devant tant de maestria pour nous décrire les affres par lesquels les uns ou les autres passent. J'avoue qu'assez rapidement je n'ai plus vu cet aspect SF des choses tant l'on est concentré sur l'histoire banalement humaine des héros. Seul ce vieux Churchill, son cigare et ses aptitudes au combat nous replonge dans le bain. Alors au final si le background est futuriste, ce sont les rapports humains qui sont mis en avant. L'intrigue est bien menée, les personnages se dévoilent peu à peu. Certains dans leurs avis ont évoqué Moebius, personnellement je n'ai pas vu cet angle là. Il y a des pages agréables mais pas transcendantes et si le trait est maitrisé je ne le trouve pas à proprement parler joli. Il se prête au propos.

14/12/2014 (modifier)

Moi qui pensais que le filon du "space opera" (ou plutôt "planet opera" en l'occurence) avait été usé jusqu’à la corde et ne pouvait plus se renouveler, et bien cette série m'a prouvé que je me trompais du tout au tout. Dans un futur plus ou moins éloigné, un homme se réveille soudainement et se rend compte qu'il a perdu la mémoire. C'est alors qu'une sorte de primate "anthropo-robotique", clope au bec, lui donne un carnet où l'amnésique (qui s'appelle Verloc Nim) avait consigné ses pensées journalières. L'aventure débute alors par une immense analepse qui remonte aux origines de toute l'histoire, la rencontre entre Verloc Nim et son frère, le projet Âama de la Muy-Tang Corporation, le voyage interstellaire en direction de la planète Ona(ji), et l'exploration de cette dernière, rythmée par toute une cavalcade de péripéties. J'ai trouvé qu'il y avait de fortes ressemblances avec L'Incal de Jodorowski et Moebius. A commencer par le héros lui-même, ou devrais-je dire anti-héros, au profil commun, sans talent qui sort de l'ordinaire, un peu paumé, qui mène une vie piteuse, avant qu'un concours de circonstances en fasse l'épicentre de l'intrigue qui se noue autour de lui. Un genre de John Difool en moins libidineux. Et puis il y a d'autres analogies à faire : Radiant/la Cité Puit (organisées en niveau de classe sociale), la même esthétique space opéra, etc...la grande divergence c'est qu'Âama est moins psychédélique et ne s'égare pas dans des délires mystico-abracadabrantesques comme c'est le cas dans l'Incal. En tout les cas ces trois premiers tomes (il me semble que la série est censée devenir une quadrilogie) sont vraiment excellents, on se retrouve immédiatement absorbés par cette intrigue complexe, intelligente, servie par un dessin simple mais efficace.

24/09/2014 (modifier)
Par Spooky
Note: 4/5
L'avatar du posteur Spooky

Je n'ai encore lu que très peu des albums de Frederik Peeters, mais je dois avouer que ce qu'il fait ne me laisse pas insensible, même si je n'ai pas forcément été convaincu par tout. Comme le souligne PAco, c'est dans son exploration de l'âme humaine qu'il semble faire ses histoires, et là encore, avec Aâma, il propose un récit de très haut niveau. Dans Lupus il donnait plutôt l'impression de ne pas y toucher, mais dans cette nouvelle série la science-fiction, et plus précisément la planet fantasy, sert de cadre à sa réflexion. Déployant une faune et une flore réellement enchanteresses, il nous propose donc un voyage aux confins de la galaxie et de l'âme humaine. Avec cette dimension sociale et cette exploration des peurs et des sentiments les plus intimes, il y a là de quoi faire une oeuvre incontournable. Et force est de dire qu'après deux tomes, le contrat est rempli, ou du moins en passe de l'être. Les personnages gardent un peu leur part d'ombre, le voyage est dépaysant et excitant, et l'Helvète se révèle diabolique dans sa manipulation. La fin du second tome me laisse terriblement frustré. La lecture du troisième apporte des réponses aux questions, mais il semble être un tome de transition, sans grande avancée dans l'intrigue principale. Son dessin ne cesse de progresser, il atteint ici un niveau de finesse, de pureté et d'efficacité qui lui font approcher certains maîtres. Jacobs n'est pas loin, et Moebius non plus.

22/04/2013 (MAJ le 15/07/2014) (modifier)