Une belle explosion d’absurde en format strip. À première vue, les deux sœurs semblent tout droit sorties d’une série humoristique pour enfants, mais ne vous y trompez pas : leur univers est un joyeux chaos déjanté où l’absurdité règne en maître. J'ai la même collection que Noir Desir et je trouve que le format à l’italienne, se prête parfaitement à ce genre de strips.
Kinky et Cosy, évoluent dans un univers où la bêtise est reine, entourées de personnages loufoques. Le dessin rappelle l’underground américain, et l’absurde omniprésent pousse les situations au-delà du politiquement correct. Les frangines, avec leurs grands yeux et leurs sourires innocents, sont les parfaits véhicules de ce comique décalé, jouant souvent avec des thématiques adultes de manière subtilement provocatrice.
L’absurde est partout, et c’est là que réside toute la force de cette BD. Les gags ne sont pas là pour faire de simples blagues : ils remettent en question la logique même du quotidien, de la société, de l’autorité. Le côté trash n’est jamais gratuit, et même si certaines situations semblent basiques ou provocantes, elles sont toujours traitées avec un second degré assumé, ce qui évite de tomber dans la vulgarité gratuite.
Il est certain que cet humour très particulier ne plaira pas à tout le monde. Certains trouveront peut-être que la répétition des gags finit par s’essouffler, ou que le côté absurde va parfois trop loin. Mais pour ceux qui adhèrent, Kinky et Cosy est une belle réussite d’humour noir et de second degré. Une BD qui ose et qui sait rester fidèle à son propre univers.
Voici un album qui mérite clairement d'être beaucoup plus connu qu'il ne l'est. Un album qui frappe dès la première page par son audace et sa maîtrise graphique. Le noir et blanc est d’une précision remarquable, chaque trait de bic délimite avec finesse un Paris en pleine ébullition, et les jeux de lumière, particulièrement sur les visages d’animaux anthropomorphes, sont d’une grande beauté. Le choix d’un style animalier rappelle les classiques du genre, mais ici Lozes réussit à s’approprier ce registre avec une originalité certaine. J'ai été vraiment bluffé par le niveau de détail et c'est en comprenant après que Lozes y a passé 10 ans que je comprends mieux !
Le concept des deux récits en miroir est vraiment intéressant : on choisit son point d’entrée dans l’histoire, chaque chemin mène à une enquête bien ficelée. Néanmoins, après avoir exploré les deux voies, je trouve que le scénario fonctionne mieux dans un sens que dans l’autre. Un des récits s’impose avec plus de fluidité et d’impact, tandis que l’autre paraît moins évident. On se prend au jeu de vouloir comprendre comment les deux récits se lient, et le procédé n’a rien d’un simple gadget : c’est une véritable expérience de lecture. Il y a des scènes où l’on sent clairement la connexion entre les deux histoires, mais cette mécanique n’est pas toujours maintenue avec la même force tout au long du livre.
Malgré ces qualités indéniables, j’ai ressenti quelques bémols qui m’ont empêché de lui attribuer une note parfaite (la barre est haute pour un 5). D’abord, certains mouvements des personnages semblent un peu étranges. Le dessin est certes exceptionnel dans les détails et les expressions, mais il y a parfois une certaine rigidité dans les mouvements.
Ensuite, l’évolution des époques révolutionnaires m’a un peu perdu. On passe d’une époque à l’autre (Mai 68, la Commune, l’Occupation…), mais sans que cela soit véritablement justifié par le récit. L’effet est visuellement intéressant, il renforce l’idée d’un Paris toujours en lutte, toujours en révolte, mais je n’ai pas vraiment compris ce que cela apportait à l’histoire elle-même (en dehors de ce côté lutte qui est important). Ce choix semble plus esthétique qu’intrinsèquement lié à l’intrigue, ce qui laisse un léger sentiment de confusion.
Cela dit je chipote, il faut bien quand on lit les avis précédents. L’Orfèvre reste un album marquant. Le polar noir, oppressant, la construction narrative en miroir, et l’audace graphique font de cette première BD une belle prouesse. Il y a un talent indéniable chez Lozes, notamment dans la manière dont il gère ses personnages et l’atmosphère d’un Paris en proie à la violence. C’est un coup de cœur pour moi, mais ce flou sur les sauts temporels et quelques maladresses dans l’animation des personnages me poussent à lui donner un solide 4 étoiles plutôt qu’un 5. On est proche de la perfection, mais il manque un petit quelque chose pour franchir ce dernier cap.
il s’agit de la toute nouvelle œuvre de Joe Sacco, un des plus grands auteur de bande dessinée de reportage de notre temps et également un des dessinateurs les plus influents sur la question de la Palestine depuis ses différents travaux au cours des années 90; cette petite BD (32 pages) est un recueil du travail qu’il a fait entre janvier et juillet dernier et publié en ligne sur TCJ quant à sa pensée vis-à-vis des différents évènements à Gaza depuis l’attaque du 7 octobre; plus généralement, c’est une critique de la politique génocidaire de Netanyahou, un regard acerbe sur la politique hypocrite de Biden et de l’Occident, et enfin un regard désespéré sur un monde qui s’effondre physiquement et moralement; il n’y a en soit pas beaucoup d’éléments dans cette oeuvre qui se lit très vite, et pourtant c’est souvent quand l’auteur parle de la Palestine qu’il se trouve être le plus talentueux; j’ai trouvé certaines planches assez drôles et vraiment bien pensées, ses arguments n’ont rien de très uniques mais sont pourtant rares dans le paysage du Septième Art (et les dessins satiriques aux États-Unis d’autant plus !); comme d’habitude j’aime le style de Sacco avec ses dessins grandioses et ses personnages politiques caricaturaux; en petite parenthèse, j’ai malheureusement découvert cette oeuvre après le retrait de Biden aux élections présidentielles ce qui vient ruiner le plaisir de quelques pages ; bref, à lire !
L'histoire biographique de Nin m'a absorbée. Une personnalité complexe, pleine de créativité et d'amour. Mais c'est vrai que certains passages m'ont laissée mal, en particulier quand elle retrouve sont père.
Le dessin et les couleurs sont bien travaillés, il n'y a rien a redire. Son histoire est parfaitement retranscrite.
Au moment où vous lisez ces lignes, des « migrants » sont peut-être en train de quitter le rivage libyen sur des canots pourris, d’autres dérivent au milieu de la Méditerranée dans des conditions critiques, avec probablement rien dans le ventre si ce n’est la peur… Leur objectif ? Rejoindre l’Europe dans l’espoir d’une vie meilleure, fuir avant tout la misère, la guerre ou les persécutions dans des pays en crise. Mais avant qu’ils ne puissent trouver une hypothétique terre d’asile, c’est encore un véritable parcours du combattant auquel ils seront confrontés. La plupart d’entre eux, venus d’Afrique subsaharienne, du Moyen-Orient voire du Bangladesh, convergeront vers la Lybie, un pays « accueillant » faisant office d’entonnoir, où les réseaux mafieux organisent des trafics d’êtres humains dans des conditions ignobles.
Pour témoigner de tout cela, Lucas Vallerie a pris place durant près d’un mois à bord du désormais célèbre Geo Barents, le navire de sauvetage de Médecins sans frontières qui a fait à plusieurs reprises les gros titres de la presse. Un vrai travail journalistique auquel il a imprimé son regard d’auteur-dessinateur, en décrivant le quotidien des sauveteurs de façon saisissante.
Loin d’être un documentaire convenu, « Traversées » parvient contre toute attente à captiver le lecteur de bout en bout. Vallerie ne se contente pas de décrire froidement ce qu’il a vécu, mais transforme son témoignage en aventure palpitante, en s’impliquant avec une sincérité très touchante et un réalisme qui nous absorbe littéralement. En côtoyant ces sauveteurs, qui font figure de héros des temps modernes (près de la moitié étant des femmes), l’auteur nous fait vivre des opérations parfois périlleuses qui nous font prendre conscience du désespoir de ces gens, un désespoir si profond qu’il les pousse à risquer leur vie pour traverser une Méditerranée souvent tumultueuse et imprévisible. A ce titre, on retiendra la scène terrible du naufrage page 63, qui provoquera la noyade de 30% des cent passagers d’un frêle esquif gonflable…
Autre point fort du récit, Lucas Vallerie donne un visage à ces personnes vues souvent par les médias comme des cohortes anonymes, voire par certaines publications extrémistes comme des envahisseurs cautionnant la théorie si chère à certains politiciens démagogues : le fameux « grand remplacement ». Ce faisant, il décrit leur parcours semé d’embuches, le plus tragique étant celui de la camerounaise Jeannette et sa fille Ina
L’auteur possède un trait simple et abouti, tout à fait sympathique, avec un sens du détail équilibré pour restituer la réalité de son séjour à bord du navire mais aussi pour aussi pour retranscrire les témoignages de plusieurs réfugiés. Les portraits qu’il nous donne à voir des sauveteurs ne sont rien de moins que des hommages mérités. Mais les autres qu’il a fait des personnes secourues, bien plus nombreux, provoquent une émotion irrépressible, sans pathos inutile. J’ai moi-même été bouleversé à plusieurs reprises, c’est dire à quel point ce récit comporte une puissance immersive.
On ne trouvera rien qui puisse jouer en défaveur de ce très beau documentaire empreint d’humanité, auquel Lucas Vallerie a même su glisser une touche d’humour, qui contrebalance à bon escient l’âpreté du propos et ne diminue en rien sa force. Aux réfractaires qui argumenteront probablement que l’on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, précisons que « Traversées » se situe à l’écart de tout discours politique. En effet, les équipes du Geo Barents n’ont pour seul rôle d’agir comme tout humain digne de ce nom se devrait de le faire : sauver des vies, point barre. S’opposer à cela ne reviendrait-il pas à promouvoir la non-assistance à personne en danger ?
Comme ils l’ont déjà fait à plusieurs reprises récemment, les éditions Graph Zeppelin et Tabou publient cette série en parallèle, les premiers dans une version soft (signée Trifogli, voir Thrace), les seconds dans une version enrichie d’une quinzaine de pages plus érotiques (signée Trif comme pour toutes ses séries érotiques).
J’avais lu il y a peu la version Graph Zeppelin, que j’avais plutôt appréciée, et je n’ai donc pas eu de surprise en lisant l’histoire.
Dans l’Italie du Ier siècle, nous suivons l’existence de deux jeunes gens de condition différente, mais élevés ensemble (et unis par des liens d’amour forts), Adriana la patricienne et Cleio l’esclave gaulois.
Le père d’Adriana décédant, celle-ci se trouve obligée de rejoindre Rome et un oncle (le salaud de l’histoire), qui la marie après lui avoir fait croire en mentant à la mort de Cléio. Bien évidemment les routes des deux jeunes gens sont appelées à se recroiser. En attendant, Adriana intègre la haute société romaine, alors que Cleio devient gladiateur.
Comme pour la version Graph Zeppelin, j’ai trouvé la narration fluide, Trif prend le temps d’exposer intrigue et personnages. Les scènes érotiques (rien de véritablement hard ici, Trif est resté très soft) s’intègrent bien à l’histoire d’origine, et n’alourdissent pas le récit, qui reste très agréable.
Et ce d’autant plus que le dessin de Trif et la colorisation de Celestini sont vraiment chouettes.
Voilà en tout cas une série historique mâtinée d’érotisme très plaisante et recommandable !
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Je l’avais déjà dit pour la version « soft » publiée par Graph Zeppelin, et cette version de Tabou le confirme, c’est une très belle série, qui utilise très bien l’arrière-plan (Rome et ses intrigues) et développe une histoire intéressante.
Ce deuxième tome nous permet encore de suivre Cleio et d’Adriana, dont l’histoire d'amour contrariée prend de l'ampleur, en même temps qu'elle se fragilise un peu, lorsque Cleio commence à s'enivrer de la gloire conquise dans les arènes. Et Adriana louvoie entre les complots qui secouent les hautes sphères romaines, et le machiavélisme de son oncle (et de la maîtresse de l'Empereur).
Dans cette version Tabou, Trif montre davantage de scènes de sexe, mais sans jamais en abuser, et en plus sans même qu’elles soient spécialement « hot ». En tout cas elles s’insèrent très bien dans la narration, qui reste agréable.
D’autant plus que son dessin est vraiment très bon (que ce soit pour les personnages et les décors), et pas seulement pour les scènes « lascives ». La colorisation de Celestini, très lumineuse, est, elle aussi, très réussie.
Ne reste plus qu’à attendre, avec impatience mais confiance, le tome suivant, qui doit conclure cette série.
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Et voilà, la conclusion est arrivée, et, même si ce tome est peut-être un peu moins dense que les précédents, il confirme en tout cas la haute tenue de cette série. Comme pour sa petite soeur plus soft chez Graph Zeppelin, on a là une chouette histoire, une belle histoire d'amour, et une belle reconstitution de la Rome antique.
Et le dessin de Trif est très bon pour les décors et les personnages, en donnant ici une plus grande sensualité. Car c'est de l'érotisme presque soft pour cet auteur. Mais la douzaine de pages ajoutées à la version de Graph Zeppelin ne sont pas du remplissage artificiel, ça s'intègre bien dans le récit.
Une série définitivement recommandable donc, j'ai bien aimé les deux versions de cette histoire de Trif/Trifogli.
Plusieurs pages peuvent être découpées (mais ça serait vraiment dommage de gâcher ce livre si vous avez l’insigne chance de tomber dessus !), les consignes pour monter son « décor/maquette » occupant elles-mêmes plusieurs pages de BD.
Car Tardi donne ici la pleine mesure de son talent, pour décrire l’horreur de la première guerre mondiale – l’horreur de la guerre tout simplement. Le très grand format de cette belle collection permet de découvrir de belles planches aérées.
Les amateurs de Tardi ne seront pas surpris, il a maintes fois dépeint ces tranchées et les pauvres bougres que l’on a envoyé au casse-pipe. Au travers de textes où pointent l’ironie, l’amertume, c’est encore une fois pour Tardi l’occasion de dénoncer la guerre, les officiers planqués, l’absurdité d’une boucherie dont les victimes ont perdu le sens (à l’image de ce soldat corse fusillé pour avoir mal interprété – car mal compris – une consigne).
De « belles images d’Epinal », un triste et beau réquisitoire. Un très bel album, sans doute moins facile à dégotter que C'était la guerre des tranchées, son chef d’œuvre du genre (mais Varlot soldat, ou Putain de guerre ! complètent son travail sur le sujet).
Je vais être très généreux dans ma note (on est bien plus vers du 3,5) mais je vais récompenser le côté addiction et plaisir.
J’ai découvert cette série sur le tard et après bien d’autres Isekai, mais cette déclinaison version slime est vraiment réussie pour le genre, peut être même la meilleure lue.
Avec moi, il y a petit truc qui c’est développé au fil de l’aventure, j’éprouve de l’attachement pour ce petit monde. Je suivrai les aventures des nombreux héros avec plaisir.
Le graphisme est bien formaté pour le style mais très efficace et le character design est plutôt sympa. Mention à Veldra et Millim, j’apprécie chacune de leurs apparitions, mais les personnages sont nombreux et dans l’ensemble tous réussis. Quelques traces d’humour lient dans la bonne humeur le tout.
Alors très honnêtement, il n’y a pas une once de sérieux ou de grande intelligence dans cette série, cependant elle remplit et assume haut la main son côté divertissant.
Si vous n’êtes pas allergique au fond, à savoir un humain qui se réincarne dans un monde Fantasy, bah foncez. Ici un slime et qui va petit à petit gagner en force et puissance jusqu’à fédérer une nation de monstres autour de lui et créer une zone neutre où le commerce, la technologie et autres idées venues de Terre feront le bonheur des habitants.
En fait ça fait très jeux vidéos, entre Sim City, Tekken et autres RPG, ça se perd un peu des fois mais c’est plutôt homogène et bon enfant. Le début de l’aventure est la partie la moins bonne, quelques trucs sont pas super clairs mais après ça déroule.
Ma notation est peut être généreuse mais pour reprendre la remarque de Noirdésir, je suis assez amateur de feel good story.
Pour moi c'est l'exact opposé de l'ambiance proposée par Nos vies prisonnières autre roman graphique intimiste sur la confiance en l'avenir.
A travers tous ces bons sentiments, c'est surtout une plaidoirie pleine d'optimisme sur la confiance en la vie. Gwénola Morizur place la thématique de l'accueil au centre de sa série. Un accueil remplit de risques ( perdre son conjoint, sa tranquillité, sa carrière...) mais riche d'autres potentialités.
Le scénario déborde d'optimisme sans pour autant verser dans la mièvrerie. C'est frais comme un bon bol d'air de montagne.
J'ai simplement une minuscule remarque sur le passage à la "Billy Elliot" qui me paraît peu crédible. En effet pour atteindre ce niveau de danse, Jimmy a du commencer très jeune avec l'accord de ses parents. Un petit détail, mais à vouloir charger dans l'indignation on risque de se décrédibiliser.
J'ai aimé le scénario qui reste toutefois assez simple mais j'ai adoré le graphisme de Marie Duvoisin. Sloane souligne que c'est sa première série! J'y ai trouvé une maîtrise digne des très bons dessinateurs trices chevronné(e)s. C'est un style qui m'a rappelé celui de Gazzotti avec la même profondeur mêlée d'humour.
Les personnages sont expressifs, attachants et très détaillés. Et que dire des décors: l'Auvergne enneigée, la ferme, jusqu'au désordre des chambres. Je me suis régalé visuellement dans un style que j'apprécie particulièrement.
Une lecture très agréable et qui redonne le moral. Une embellie dans la grisaille actuelle ( je sais c'est facile).
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Kinky & Cosy
Une belle explosion d’absurde en format strip. À première vue, les deux sœurs semblent tout droit sorties d’une série humoristique pour enfants, mais ne vous y trompez pas : leur univers est un joyeux chaos déjanté où l’absurdité règne en maître. J'ai la même collection que Noir Desir et je trouve que le format à l’italienne, se prête parfaitement à ce genre de strips. Kinky et Cosy, évoluent dans un univers où la bêtise est reine, entourées de personnages loufoques. Le dessin rappelle l’underground américain, et l’absurde omniprésent pousse les situations au-delà du politiquement correct. Les frangines, avec leurs grands yeux et leurs sourires innocents, sont les parfaits véhicules de ce comique décalé, jouant souvent avec des thématiques adultes de manière subtilement provocatrice. L’absurde est partout, et c’est là que réside toute la force de cette BD. Les gags ne sont pas là pour faire de simples blagues : ils remettent en question la logique même du quotidien, de la société, de l’autorité. Le côté trash n’est jamais gratuit, et même si certaines situations semblent basiques ou provocantes, elles sont toujours traitées avec un second degré assumé, ce qui évite de tomber dans la vulgarité gratuite. Il est certain que cet humour très particulier ne plaira pas à tout le monde. Certains trouveront peut-être que la répétition des gags finit par s’essouffler, ou que le côté absurde va parfois trop loin. Mais pour ceux qui adhèrent, Kinky et Cosy est une belle réussite d’humour noir et de second degré. Une BD qui ose et qui sait rester fidèle à son propre univers.
L'Orfèvre (Lozes)
Voici un album qui mérite clairement d'être beaucoup plus connu qu'il ne l'est. Un album qui frappe dès la première page par son audace et sa maîtrise graphique. Le noir et blanc est d’une précision remarquable, chaque trait de bic délimite avec finesse un Paris en pleine ébullition, et les jeux de lumière, particulièrement sur les visages d’animaux anthropomorphes, sont d’une grande beauté. Le choix d’un style animalier rappelle les classiques du genre, mais ici Lozes réussit à s’approprier ce registre avec une originalité certaine. J'ai été vraiment bluffé par le niveau de détail et c'est en comprenant après que Lozes y a passé 10 ans que je comprends mieux ! Le concept des deux récits en miroir est vraiment intéressant : on choisit son point d’entrée dans l’histoire, chaque chemin mène à une enquête bien ficelée. Néanmoins, après avoir exploré les deux voies, je trouve que le scénario fonctionne mieux dans un sens que dans l’autre. Un des récits s’impose avec plus de fluidité et d’impact, tandis que l’autre paraît moins évident. On se prend au jeu de vouloir comprendre comment les deux récits se lient, et le procédé n’a rien d’un simple gadget : c’est une véritable expérience de lecture. Il y a des scènes où l’on sent clairement la connexion entre les deux histoires, mais cette mécanique n’est pas toujours maintenue avec la même force tout au long du livre. Malgré ces qualités indéniables, j’ai ressenti quelques bémols qui m’ont empêché de lui attribuer une note parfaite (la barre est haute pour un 5). D’abord, certains mouvements des personnages semblent un peu étranges. Le dessin est certes exceptionnel dans les détails et les expressions, mais il y a parfois une certaine rigidité dans les mouvements. Ensuite, l’évolution des époques révolutionnaires m’a un peu perdu. On passe d’une époque à l’autre (Mai 68, la Commune, l’Occupation…), mais sans que cela soit véritablement justifié par le récit. L’effet est visuellement intéressant, il renforce l’idée d’un Paris toujours en lutte, toujours en révolte, mais je n’ai pas vraiment compris ce que cela apportait à l’histoire elle-même (en dehors de ce côté lutte qui est important). Ce choix semble plus esthétique qu’intrinsèquement lié à l’intrigue, ce qui laisse un léger sentiment de confusion. Cela dit je chipote, il faut bien quand on lit les avis précédents. L’Orfèvre reste un album marquant. Le polar noir, oppressant, la construction narrative en miroir, et l’audace graphique font de cette première BD une belle prouesse. Il y a un talent indéniable chez Lozes, notamment dans la manière dont il gère ses personnages et l’atmosphère d’un Paris en proie à la violence. C’est un coup de cœur pour moi, mais ce flou sur les sauts temporels et quelques maladresses dans l’animation des personnages me poussent à lui donner un solide 4 étoiles plutôt qu’un 5. On est proche de la perfection, mais il manque un petit quelque chose pour franchir ce dernier cap.
Guerre à Gaza
il s’agit de la toute nouvelle œuvre de Joe Sacco, un des plus grands auteur de bande dessinée de reportage de notre temps et également un des dessinateurs les plus influents sur la question de la Palestine depuis ses différents travaux au cours des années 90; cette petite BD (32 pages) est un recueil du travail qu’il a fait entre janvier et juillet dernier et publié en ligne sur TCJ quant à sa pensée vis-à-vis des différents évènements à Gaza depuis l’attaque du 7 octobre; plus généralement, c’est une critique de la politique génocidaire de Netanyahou, un regard acerbe sur la politique hypocrite de Biden et de l’Occident, et enfin un regard désespéré sur un monde qui s’effondre physiquement et moralement; il n’y a en soit pas beaucoup d’éléments dans cette oeuvre qui se lit très vite, et pourtant c’est souvent quand l’auteur parle de la Palestine qu’il se trouve être le plus talentueux; j’ai trouvé certaines planches assez drôles et vraiment bien pensées, ses arguments n’ont rien de très uniques mais sont pourtant rares dans le paysage du Septième Art (et les dessins satiriques aux États-Unis d’autant plus !); comme d’habitude j’aime le style de Sacco avec ses dessins grandioses et ses personnages politiques caricaturaux; en petite parenthèse, j’ai malheureusement découvert cette oeuvre après le retrait de Biden aux élections présidentielles ce qui vient ruiner le plaisir de quelques pages ; bref, à lire !
Anaïs Nin - Sur la mer des mensonges
L'histoire biographique de Nin m'a absorbée. Une personnalité complexe, pleine de créativité et d'amour. Mais c'est vrai que certains passages m'ont laissée mal, en particulier quand elle retrouve sont père. Le dessin et les couleurs sont bien travaillés, il n'y a rien a redire. Son histoire est parfaitement retranscrite.
La Commode aux tiroirs de couleurs
Quelle belle histoire de femmes. Une commode portant l'héritage de toute ces vies. Vie d'amour, de liberté, de deuil, de force, de résilience.
Traversées - La Route de l'aventure
Au moment où vous lisez ces lignes, des « migrants » sont peut-être en train de quitter le rivage libyen sur des canots pourris, d’autres dérivent au milieu de la Méditerranée dans des conditions critiques, avec probablement rien dans le ventre si ce n’est la peur… Leur objectif ? Rejoindre l’Europe dans l’espoir d’une vie meilleure, fuir avant tout la misère, la guerre ou les persécutions dans des pays en crise. Mais avant qu’ils ne puissent trouver une hypothétique terre d’asile, c’est encore un véritable parcours du combattant auquel ils seront confrontés. La plupart d’entre eux, venus d’Afrique subsaharienne, du Moyen-Orient voire du Bangladesh, convergeront vers la Lybie, un pays « accueillant » faisant office d’entonnoir, où les réseaux mafieux organisent des trafics d’êtres humains dans des conditions ignobles. Pour témoigner de tout cela, Lucas Vallerie a pris place durant près d’un mois à bord du désormais célèbre Geo Barents, le navire de sauvetage de Médecins sans frontières qui a fait à plusieurs reprises les gros titres de la presse. Un vrai travail journalistique auquel il a imprimé son regard d’auteur-dessinateur, en décrivant le quotidien des sauveteurs de façon saisissante. Loin d’être un documentaire convenu, « Traversées » parvient contre toute attente à captiver le lecteur de bout en bout. Vallerie ne se contente pas de décrire froidement ce qu’il a vécu, mais transforme son témoignage en aventure palpitante, en s’impliquant avec une sincérité très touchante et un réalisme qui nous absorbe littéralement. En côtoyant ces sauveteurs, qui font figure de héros des temps modernes (près de la moitié étant des femmes), l’auteur nous fait vivre des opérations parfois périlleuses qui nous font prendre conscience du désespoir de ces gens, un désespoir si profond qu’il les pousse à risquer leur vie pour traverser une Méditerranée souvent tumultueuse et imprévisible. A ce titre, on retiendra la scène terrible du naufrage page 63, qui provoquera la noyade de 30% des cent passagers d’un frêle esquif gonflable… Autre point fort du récit, Lucas Vallerie donne un visage à ces personnes vues souvent par les médias comme des cohortes anonymes, voire par certaines publications extrémistes comme des envahisseurs cautionnant la théorie si chère à certains politiciens démagogues : le fameux « grand remplacement ». Ce faisant, il décrit leur parcours semé d’embuches, le plus tragique étant celui de la camerounaise Jeannette et sa fille Ina L’auteur possède un trait simple et abouti, tout à fait sympathique, avec un sens du détail équilibré pour restituer la réalité de son séjour à bord du navire mais aussi pour aussi pour retranscrire les témoignages de plusieurs réfugiés. Les portraits qu’il nous donne à voir des sauveteurs ne sont rien de moins que des hommages mérités. Mais les autres qu’il a fait des personnes secourues, bien plus nombreux, provoquent une émotion irrépressible, sans pathos inutile. J’ai moi-même été bouleversé à plusieurs reprises, c’est dire à quel point ce récit comporte une puissance immersive. On ne trouvera rien qui puisse jouer en défaveur de ce très beau documentaire empreint d’humanité, auquel Lucas Vallerie a même su glisser une touche d’humour, qui contrebalance à bon escient l’âpreté du propos et ne diminue en rien sa force. Aux réfractaires qui argumenteront probablement que l’on ne peut pas accueillir toute la misère du monde, précisons que « Traversées » se situe à l’écart de tout discours politique. En effet, les équipes du Geo Barents n’ont pour seul rôle d’agir comme tout humain digne de ce nom se devrait de le faire : sauver des vies, point barre. S’opposer à cela ne reviendrait-il pas à promouvoir la non-assistance à personne en danger ?
Thrace (Tabou)
Comme ils l’ont déjà fait à plusieurs reprises récemment, les éditions Graph Zeppelin et Tabou publient cette série en parallèle, les premiers dans une version soft (signée Trifogli, voir Thrace), les seconds dans une version enrichie d’une quinzaine de pages plus érotiques (signée Trif comme pour toutes ses séries érotiques). J’avais lu il y a peu la version Graph Zeppelin, que j’avais plutôt appréciée, et je n’ai donc pas eu de surprise en lisant l’histoire. Dans l’Italie du Ier siècle, nous suivons l’existence de deux jeunes gens de condition différente, mais élevés ensemble (et unis par des liens d’amour forts), Adriana la patricienne et Cleio l’esclave gaulois. Le père d’Adriana décédant, celle-ci se trouve obligée de rejoindre Rome et un oncle (le salaud de l’histoire), qui la marie après lui avoir fait croire en mentant à la mort de Cléio. Bien évidemment les routes des deux jeunes gens sont appelées à se recroiser. En attendant, Adriana intègre la haute société romaine, alors que Cleio devient gladiateur. Comme pour la version Graph Zeppelin, j’ai trouvé la narration fluide, Trif prend le temps d’exposer intrigue et personnages. Les scènes érotiques (rien de véritablement hard ici, Trif est resté très soft) s’intègrent bien à l’histoire d’origine, et n’alourdissent pas le récit, qui reste très agréable. Et ce d’autant plus que le dessin de Trif et la colorisation de Celestini sont vraiment chouettes. Voilà en tout cas une série historique mâtinée d’érotisme très plaisante et recommandable ! ****************************** Je l’avais déjà dit pour la version « soft » publiée par Graph Zeppelin, et cette version de Tabou le confirme, c’est une très belle série, qui utilise très bien l’arrière-plan (Rome et ses intrigues) et développe une histoire intéressante. Ce deuxième tome nous permet encore de suivre Cleio et d’Adriana, dont l’histoire d'amour contrariée prend de l'ampleur, en même temps qu'elle se fragilise un peu, lorsque Cleio commence à s'enivrer de la gloire conquise dans les arènes. Et Adriana louvoie entre les complots qui secouent les hautes sphères romaines, et le machiavélisme de son oncle (et de la maîtresse de l'Empereur). Dans cette version Tabou, Trif montre davantage de scènes de sexe, mais sans jamais en abuser, et en plus sans même qu’elles soient spécialement « hot ». En tout cas elles s’insèrent très bien dans la narration, qui reste agréable. D’autant plus que son dessin est vraiment très bon (que ce soit pour les personnages et les décors), et pas seulement pour les scènes « lascives ». La colorisation de Celestini, très lumineuse, est, elle aussi, très réussie. Ne reste plus qu’à attendre, avec impatience mais confiance, le tome suivant, qui doit conclure cette série. ************************ Et voilà, la conclusion est arrivée, et, même si ce tome est peut-être un peu moins dense que les précédents, il confirme en tout cas la haute tenue de cette série. Comme pour sa petite soeur plus soft chez Graph Zeppelin, on a là une chouette histoire, une belle histoire d'amour, et une belle reconstitution de la Rome antique. Et le dessin de Trif est très bon pour les décors et les personnages, en donnant ici une plus grande sensualité. Car c'est de l'érotisme presque soft pour cet auteur. Mais la douzaine de pages ajoutées à la version de Graph Zeppelin ne sont pas du remplissage artificiel, ça s'intègre bien dans le récit. Une série définitivement recommandable donc, j'ai bien aimé les deux versions de cette histoire de Trif/Trifogli.
Le Trou d'obus
Plusieurs pages peuvent être découpées (mais ça serait vraiment dommage de gâcher ce livre si vous avez l’insigne chance de tomber dessus !), les consignes pour monter son « décor/maquette » occupant elles-mêmes plusieurs pages de BD. Car Tardi donne ici la pleine mesure de son talent, pour décrire l’horreur de la première guerre mondiale – l’horreur de la guerre tout simplement. Le très grand format de cette belle collection permet de découvrir de belles planches aérées. Les amateurs de Tardi ne seront pas surpris, il a maintes fois dépeint ces tranchées et les pauvres bougres que l’on a envoyé au casse-pipe. Au travers de textes où pointent l’ironie, l’amertume, c’est encore une fois pour Tardi l’occasion de dénoncer la guerre, les officiers planqués, l’absurdité d’une boucherie dont les victimes ont perdu le sens (à l’image de ce soldat corse fusillé pour avoir mal interprété – car mal compris – une consigne). De « belles images d’Epinal », un triste et beau réquisitoire. Un très bel album, sans doute moins facile à dégotter que C'était la guerre des tranchées, son chef d’œuvre du genre (mais Varlot soldat, ou Putain de guerre ! complètent son travail sur le sujet).
Moi, quand je me réincarne en Slime
Je vais être très généreux dans ma note (on est bien plus vers du 3,5) mais je vais récompenser le côté addiction et plaisir. J’ai découvert cette série sur le tard et après bien d’autres Isekai, mais cette déclinaison version slime est vraiment réussie pour le genre, peut être même la meilleure lue. Avec moi, il y a petit truc qui c’est développé au fil de l’aventure, j’éprouve de l’attachement pour ce petit monde. Je suivrai les aventures des nombreux héros avec plaisir. Le graphisme est bien formaté pour le style mais très efficace et le character design est plutôt sympa. Mention à Veldra et Millim, j’apprécie chacune de leurs apparitions, mais les personnages sont nombreux et dans l’ensemble tous réussis. Quelques traces d’humour lient dans la bonne humeur le tout. Alors très honnêtement, il n’y a pas une once de sérieux ou de grande intelligence dans cette série, cependant elle remplit et assume haut la main son côté divertissant. Si vous n’êtes pas allergique au fond, à savoir un humain qui se réincarne dans un monde Fantasy, bah foncez. Ici un slime et qui va petit à petit gagner en force et puissance jusqu’à fédérer une nation de monstres autour de lui et créer une zone neutre où le commerce, la technologie et autres idées venues de Terre feront le bonheur des habitants. En fait ça fait très jeux vidéos, entre Sim City, Tekken et autres RPG, ça se perd un peu des fois mais c’est plutôt homogène et bon enfant. Le début de l’aventure est la partie la moins bonne, quelques trucs sont pas super clairs mais après ça déroule.
Nos embellies
Ma notation est peut être généreuse mais pour reprendre la remarque de Noirdésir, je suis assez amateur de feel good story. Pour moi c'est l'exact opposé de l'ambiance proposée par Nos vies prisonnières autre roman graphique intimiste sur la confiance en l'avenir. A travers tous ces bons sentiments, c'est surtout une plaidoirie pleine d'optimisme sur la confiance en la vie. Gwénola Morizur place la thématique de l'accueil au centre de sa série. Un accueil remplit de risques ( perdre son conjoint, sa tranquillité, sa carrière...) mais riche d'autres potentialités. Le scénario déborde d'optimisme sans pour autant verser dans la mièvrerie. C'est frais comme un bon bol d'air de montagne. J'ai simplement une minuscule remarque sur le passage à la "Billy Elliot" qui me paraît peu crédible. En effet pour atteindre ce niveau de danse, Jimmy a du commencer très jeune avec l'accord de ses parents. Un petit détail, mais à vouloir charger dans l'indignation on risque de se décrédibiliser. J'ai aimé le scénario qui reste toutefois assez simple mais j'ai adoré le graphisme de Marie Duvoisin. Sloane souligne que c'est sa première série! J'y ai trouvé une maîtrise digne des très bons dessinateurs trices chevronné(e)s. C'est un style qui m'a rappelé celui de Gazzotti avec la même profondeur mêlée d'humour. Les personnages sont expressifs, attachants et très détaillés. Et que dire des décors: l'Auvergne enneigée, la ferme, jusqu'au désordre des chambres. Je me suis régalé visuellement dans un style que j'apprécie particulièrement. Une lecture très agréable et qui redonne le moral. Une embellie dans la grisaille actuelle ( je sais c'est facile).