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Le Dieu vagabond

Note: 4/5
(4/5 pour 8 avis)

Une plongée envoûtante dans le monde des mythologies antiques


Futurs immanquables Les petits éditeurs indépendants Les prix lecteurs BDTheque 2019 Mythologie One-shots, le best-of

Dernier de sa lignée divine, Eustis le satyre mène une vie oisive et solitaire dans le monde moderne. Lorsqu’il découvre que d’autres dieux ont survécu, il part à la recherche de son ami Pan, curieux disparu qui semble cristalliser l’attention de tout le nouveau panthéon de l’« Hôtel Olympus ». Mais Eustis n’est qu’une divinité mineure, et peut-être vient-il de mettre le doigt dans un engrenage dangereux…

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 02 Janvier 2019
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Le Dieu vagabond
Les notes (8)
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23/03/2019 | Blue Boy
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Par iannick
Note: 4/5
L'avatar du posteur iannick

Sans mes amis bédéphiles, il est clair que je n’aurais jamais feuilleté le « Dieu vagabond » parce que la couverture et son contenu ne m’attiraient pas du tout. D’ailleurs, je tiens à remercier un de mes potes de m’avoir involontairement prêté son exemplaire. Alors oui, le traitement graphique du « Dieu vagabond » ne me plaisait pas des masses. A première vue, je le trouvais figé, j’avais du mal avec la représentation des visages… et puis, au fil des pages, je me suis mis à l’apprécier… D’ailleurs, certaines planches me sont apparues vraiment très belles. L’auteur, Fabrizio Dori, n’hésite pas à varier son style, plus précisément sa mise en couleurs, ce qui rend au final cette bande dessinée très agréable à contempler et vivante. La narration est, à mon avis, très correcte. Là-aussi, Fabrizio Dori, nous présente un découpage varié et original par moments qui contribue à rendre son récit animé. Original, c’est aussi le ressenti que j’ai eu à la fin de cette lecture. L’auteur nous invite à suivre les péripéties d’un homme, Eustis, qui se dit « satyre » et renvoyé des dieux… Afin de retrouver son monde et les siens, cet homme va suivre une quête où il rencontrera des gens et des créatures aussi loufoques que lui… Mine de rien, ce scénario peut paraître gringalet mais l’auteur le parsème de références mythologiques et d’une ambiance poétique (je parle bien d’« ambiance poétique» et non de « poèmes ») qu’il est difficile de ne pas être charmé par les aventures d’Eustis. Bien que je sois resté indifférent au devenir d’Eustis, j’ai eu un ressenti d’apaisement au cours de la lecture, comme si j’avais été transporté par son atmosphère de rêverie et par le graphisme particulier de Fabrizio Dori. Au final, Le « Dieu vagabond » m’est apparu comme un album très agréable à lire. Le coup de patte de Fabrizio Dori contribue au charme de cette bande dessinée qui m’a fait rêver et revisiter d’une façon apaisante la mythologie grecque. Certainement, une des bandes dessinées les plus originales que j’ai pu lire ces dernières années.

10/02/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur PAco

Avec "Le Dieu vagabond" Fabrizio Dori nous propose de suivre la quête d'Eustis, satyre banni de l'Olympe pour avoir courtisé une nymphe. Sdf de son état, nous le retrouvons en périphérie de Milan aujourd'hui où cette espèce de dandy des temps moderne, survit grâce aux divinations qu'il procure en échange d'une bonne bouteille. En tant qu'adepte de Pan et de sa cours, on ne se refait pas ! Mais s'il se contente de peu, notre ami Eustis compte bien retrouver sa cour olympienne et va nous entrainer au fil des pages dans une aventure avec un compère inattendu afin de relever le défi qui lui est proposé par Hécate pour lever la malédiction qui pèse sur lui. Sans rien renier de la mythologie grecque et en lui restant fidèle, Fabrizio Dori réussi le pari un peu fou d'y mêler avec énormément de talent des influences graphiques du XIXe et XXe siècle pour le plus grand plaisir de nos yeux. Surtout que tout cela n'est pas gratuit mais composé intelligemment autour d'un scénario un brin loufoque (voire drôle) mais à la narration impeccable. Alors laissez vous porter par cet ovni aux qualités graphiques majestueuses et aux références mythologiques et artistiques astucieusement agencées !

28/01/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
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Quelle bonne et riche idée, novatrice que de faire évoluer les dieux de la mythologie grecque dans un monde moderne. Encore que si l'idée n'est pas complètement nouvelle elle possède ici le mérite d'être foutrement bien fichue. Quel bonheur de voir Eustys satyre de la bande à Pan et consorts devenu une sorte de clochard céleste qui en échange d'un litron de rouge peut vous prédire sinon l'avenir, du moins la voie qui vous conviendrait le mieux. Mais les dieux grecs ont le sens de la tragédie et ils sont pour le moins cyniques, aussi notre brave Eustys va se trouver embarqué dans une quête abracadabrantesque. Dès lors au fil de ses rencontres improbables, magnifique professeur, il va être contraint de prendre des décisions choses qu'il avait oublié de faire du temps de sa vie de SDF. Mes prédécesseurs l'ont dit avant moi mais je ne peux qu'abonder dans leur sens, graphiquement c'est magnifique. A plusieurs reprises je me suis vu contempler les illustrations de cette vieille série "Contes et légendes de.."ou divers récits de pays étrangers étaient mis à l'honneur et l'illustrateur Ezio Anichini y fit un travail remarquable inspiré du classicisme grec, déjà, mais avec des influences de Mucha, grand affichiste. Ceci pour dire que dans cette BD j'ai retrouvé ces influences ce qui n'est pas pour me déplaire bien au contraire. A ce titre les images de la galerie rendent un bel hommage au talent de Fabrizio Dori. Une BD où il faut savoir se laisser embarquer, ce qui n'est d'ailleurs pas très difficile, sans hésiter à prendre son temps pour regarder encore et encore ces très belles planches ou devrais je dire illustrations.

10/11/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Ro

Cet album a vraiment su me parler car il mélange des thèmes que j'apprécie grandement avec un style graphique empreint d'influences qui me plaisent presque toutes. Le thème principal est la mythologie grecque, que j'aime vraiment. Elle en mêle les éléments, dont certains plutôt rares, et les replacent dans un contexte moderne avec brio et un grand respect de l'esprit des divinités de l'époque. L'intrigue elle-même est une quête classique, celle d'un héros qui veut retrouver sa liberté en accomplissant la mission qu'une déesse lui confie et qui pour cela doit traverser bien des péripéties, faire de nombreuses rencontres et voyager de lieux en lieux. Ce héros étant une divinité déchue, la magie est présente à chaque détour et offre une ambiance parfois proche du rêve ou du symbolisme tout en gardant une vraie bonne tenue et une rigueur logique appréciable. Si l'histoire est déjà bonne, le graphisme la sublime de très belle manière. Il est imprégné de l'influence de l'oeuvre de grands artistes tels que Van Gogh en priorité, mais aussi Klimt, Monet ou encore Hokusai parmi d'autres. Que des références que j'aime profondément. C'est beau, varié et certaines cases et planches méritent d'y laisser courir les yeux plus longuement et d'y revenir. Je suis complètement tombé sous le charme de cet album et de son récit dense et prenant dont tous les éléments, tant de l'intrigue que du dessin, me parlent et me touchent. Très bel album !

30/07/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 Je suis vraiment moins enthousiasmé que les autres posteurs. En fait, il y a une partie en moi qui trouve que cet album a des qualités et qui voudrait vraiment l'adorer et il y a une autre partie en moi qui a été totalement indifférente à cet album. Commençons par le dessin, je comprends que plusieurs aiment et moi-même je trouve qu'il est bon, mais je n'aime pas du tout la manière dont la tête des personnages est dessinée. Ensuite, vient le scénario. Il y a plein d'idées dans ce récit et peut-être même un peu trop parce que ça m'a semblé un peu trop décousu par moments. C'est aussi le genre de BD où mon intérêt variait selon les scènes. Il y en avait de très bonnes et d'autres qui m'ont laissé de marbre. Au final, le récit ne m'a pas trop touché et je le considère moyen. Peut-être que je vais mieux rentrer dans l'histoire si je la relis un jour.

30/07/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Voilà un album dont le contenu s’avère très dense, très riche, mais qui se laisse lire très vite (malgré l’importante pagination) et en tout cas très agréablement. L’histoire de ce Satyre, compagnon de Dionysos et qui erre dans notre monde sous les traits d’une sorte de SDF, d’un oracle moderne (qui se fait payer en bouteilles de vin !) est bien fichue et assez savoureuse. Pendant quelque temps, je me suis demandé si ce n’était pas un rêve du bonhomme… Toujours est-il qu’on suit avec plaisir ses aventures, la mission qu’il a acceptée pour retrouver ses anciens compagnons de l’Olympe, mission pour laquelle il va s’entourer de compagnons assez éclectiques et improbables. Si la lecture est fluide, elle le doit aussi au très beau dessin (parfois proche de l’illustration d’ailleurs – avec les inconvénients inhérents à une gestuelle et des visages un peu figés) et une colorisation elle aussi très belle. Ajoutons que Sarbacane a donné un bel écrin à ce bel album (travail soigné – comme souvent pour ce « petit » éditeur, qui pourrait donner des leçons dans ce domaine à de plus gros que lui !). Lecture sympa et belle découverte. Je vous encourage à en faire autant ! Note réelle 3,5/5.

17/07/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Je trouve que le titre est assez bien trouvé bien qu'il ne s'agisse pas vraiment d'un Dieu mais d'un satyre immortel victime d'une malédiction par une déesse grecque mal lunée. Ce qui est étonnant avec cette oeuvre, c'est son adaptation tout à fait moderne avec de nouvelles trouvailles scénaristiques. L'auteur a su réellement faire preuve d'originalité et d'astuce tout en restant subtil. Au niveau du graphisme, c'est de toute beauté pour provoquer l'émerveillement avec une touche de magie et d'onirisme. Même les couleurs sont savamment choisies. On croisera d'ailleurs Van Gogh dans sa période provençale avec les fameux tournesols. En guise de conclusion, un très beau conte qui trouvera peut-être son public.

16/06/2019 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Blue Boy

Avec cette nouvelle publication des éditions Sarbacane, préparez-vous à en prendre plein les mirettes ! De très belle facture avec dos toilé et vernis sélectif (ce qui n’est pas surprenant quand on sait que l’éditeur est autant attaché au contenu qu’à la forme), doté d’une couverture splendide, cet album très personnel de l’italien Fabrizio Dori est à la croisée de l’art et de la littérature. « Le Dieu vagabond », c’est une sorte de road trip mystique, où l’on suit la quête d’un satyre échoué dans le monde des humains, après avoir été puni par la déesse Artémis pour avoir pénétré dans son royaume en pourchassant une nymphe. Désormais alcoolique et à la rue, Eustis, ce dieu « inférieur », désormais simple clochard céleste, doit partager le triste quotidien des humains, dépourvu de la magie qui régnait jadis sur le monde avant que les dieux de l’Olympe ne soient remplacés par le nouveau dieu unique. Bientôt, il va se voir confier une mission par Hécate, la sœur d’Artémis. Cette mission pour le moins délicate consistera à sceller les retrouvailles de Séléné et de Pan, ce dernier étant mort trop tôt pour faire ses adieux à la déesse, sœur d’Artémis et d’Hécate. La récompense promise s’il réussit : se retrouver lui-même tel qu’il était et mettre ainsi fin à son long exil. C’est ainsi qu’équipé de son baluchon, il va prendre la route en compagnie d’un vieux professeur très myope. Graphiquement, c’est une pure merveille. Fabrizio Dori nous enchante littéralement en jouant avec les styles et les couleurs, au risque de paraître trop disparate. Il y a pourtant un vrai parti pris, mais qui fonctionne parfaitement bien car en symbiose totale avec le récit, à savoir que ce que l’auteur a produit ici n’est rien de moins qu’une ode à la vie, à la beauté et à l’amour. Le lecteur pourra ainsi se délecter de ces illustrations extraordinaires qui sont, au-delà du style contemporain propre à Dori, tout autant de références à Van Gogh, Klimt et aux peintres romantiques du XIXe siècle. Ainsi, l’auteur italien – dans le cas présent on doit pouvoir dire l’artiste – nous propose, avec ce très beau conte pour lequel il a puisé à pleines mains dans la mythologie grecque, de réenchanter le monde, notre triste monde auquel même Dori parvient à trouver une certaine poésie, quand il représente une banlieue hérissée de tours et de pylônes électriques géants… La couverture à elle seule, parfaite allégorie de notre époque, résume parfaitement le propos : assis devant sa tente Quechua, Eustis, l’ancien dieu-satyre devenu SDF, contemple l’air hagard, une boutanche de gros rouge à la main, l’immensité du ciel étoilé, souvenir résiduel de l’ancien monde, celui de la magie, de la beauté et de l’hédonisme. Ainsi, nous sentons-nous interpelés. Et si les clochards sur lesquels nous, clochards potentiels, préférons détourner le regard, étaient tout simplement des dieux déchus ? Et si pour eux le vin était juste le moyen d’oublier et d’embellir un tant soit peu la laideur qui nous environne et que nous ne voyons plus, ou que nous ne voulons plus voir ? « Le Dieu vagabond » dégage une vraie beauté malgré quelques tout petits défauts - des regards pas toujours très expressifs par exemple ou des postures un peu balourdes, guère normées « BD » parce que sans doute, cela relève davantage de l’art pictural – Fabrizio expose dans des galeries de peinture… Mais ces « maladresses » sont d’autant plus touchantes qu’on a envie de les oublier, car qui dit œuvre poétique, dit albatros aux ailes trop grandes pour se mouvoir sur une Terre trop ferme, trop fermée. D’autant que le scénario est très bien construit, reste fluide, et que l’humour est aussi là pour empêcher à quiconque toute velléité de tomber dans le sérieux comme on tomberait dans le panneau. Laissez vous emmener par ce petit chef d’œuvre, laissez infuser les merveilleuses images et la poésie de Fabrizio dans votre subconscient, des images inouïes qui pourraient bien vous aider à étoiler votre vie intérieure et vous accorder la légèreté – tout dépend évidemment de votre capacité à affronter le quotidien, à lutter contre sa pesanteur si puissante qui cloue nombre d’entre nous au sol sans que l’on en soit réellement conscient. « Les mythes sont faits pour être racontés, sans ça, le monde s’appauvrit et meurt. » Cette phrase d’Eustis synthétise à merveille la teneur du projet. Magique, je vous dis !

23/03/2019 (modifier)