Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire - Commander en ligne : pourquoi BDfugue ?

Le Dieu vagabond

Note: 3.92/5
(3.92/5 pour 12 avis)

Une plongée envoûtante dans le monde des mythologies antiques


Les prix lecteurs BDTheque 2019 Mythologie One-shots, le best-of

Dernier de sa lignée divine, Eustis le satyre mène une vie oisive et solitaire dans le monde moderne. Lorsqu’il découvre que d’autres dieux ont survécu, il part à la recherche de son ami Pan, curieux disparu qui semble cristalliser l’attention de tout le nouveau panthéon de l’« Hôtel Olympus ». Mais Eustis n’est qu’une divinité mineure, et peut-être vient-il de mettre le doigt dans un engrenage dangereux…

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 02 Janvier 2019
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Le Dieu vagabond

23/03/2019 | Blue Boy
Modifier


L'avatar du posteur ThePatrick

Une surprise que cet album ! Très peu attiré par la couverture et le graphisme des premières pages où l'on découvre les abords campagnards d'une banlieue (par définition pas très glamour), deux personnages assez laids, des prostituées assez vulgaires, et Eustis notre héros qui quand il apparaît avec sa bouteille de rouge à la bouche est affublé de toutes ces qualités (pas très glamour, laid et vulgaire), c'est à la page 14 que j'ai compris que tout pouvait changer. On s'y retrouve en effet plongé dans un autre univers, où Eustis est un satyre (au sens mythologique du terme, bien sûr), et visuellement je me suis pris une pure claque ! Du coup, en retournant sur les pages précédents, l'évidence de leur qualité graphique saute au yeux, même si ce qu'elles représentent n'est pas forcément beau. Le reste de l'album sera bien sûr à la hauteur. Le style graphique changera souvent, pour des scènes entières ou quelques cases, et les emprunts artistiques seront nombreux. Parmi ceux que j'ai reconnus ou cru reconnaître il y a la représentation des morts au Mexique lors de la fête des morts, des représentations grecques, du Van Gogh, un peu de Monet, de Roy Lichtenstein, de Mucha, etc. Et même sans connaître ces références, visuellement on en prendra plein les yeux, sans esbrouffe, et toujours à bon escient. L'histoire, elle, est une quête. Une pure quête. Eustis, dont on aura eu connaissance de l'histoire dans les quelques premiers chapitres, exilé de son monde divin, cherche à y retourner. Et pour cela, contexte mythologique oblige, il doit accomplir une quête, qui le fera passer par tout un nombre d'étapes qu'il ne connaît pas encore. Bien que n'affectionnant pas ce genre de scénario, je me suis volontiers laissé emporter par celle-ci, bercé par le graphisme magnifique et les touches d'humour assez nombreuses, graphiques ou textuelles. Il y a des choses qu'il faut faire d'une certaine manière, Professeur... On ne peut pas arriver aux Enfers en bus ! Et il faut avouer qu'on n'a pas le temps de s'ennuyer. Tout cela est mené tambour battant, et chaque étape est l'occasion de découvrir des aspects souvent peu connus de la mythologie. L'ensemble n'est pas du tout inquiétant mais plutôt bon enfant, même les passages qui avaient un potentiel anxiogène élevé. Seul le passage où Eustis le satyre est puni par Artémis l'est un peu. Quelle idée aussi, que de contrarier une déesse... Au final cet album s'est révélé un pur régal pour les yeux, une lecture fort agréable, et même assez drôle. Je ne sais pas si je le relirai, mais ç'a été un vrai plaisir que de le découvrir.

29/05/2021 (modifier)

Une très belle bd. Etonnament la série oscille entre plusieurs tons : onirique, ancrage dans le réel, quête, angoisses, relecture des mythes, thèmes fondamentaux (la mort, la recherche de soi...) et même cartoon !! (je pense notamment à Ares qui sort de sa caravane avec un graphisme de toon !) Et pourtant l'ensemble fonctionne ! C'est ça qui est assez étonnant et un vrai tour de force. J'ai adoré.

24/02/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Calimeranne

J'ai hésité un moment avant de me lancer dans la lecture du Dieu Vagabond. Si je trouvais la couverture très attirante (l’illustration, magnifique, est bien mise en valeur par l’ajout de vernis sélectif), l'intérieur m'intimidait un peu : certes le dessin à l’intérieur était à la hauteur de la couverture, mais j'avais le sentiment que l’histoire partait dans tous les sens et que je n'allais pas réussir à entrer dans l'univers. Lorsque j'ai fini par me lancer dans la lecture, j'ai été surprise car le récit m’a paru finalement plutôt clair et je ne me suis pas sentie perdue en route… mais c’est peut-être justement là le problème. Avec le recul, j’aurais peut-être préféré un récit plus touffu, exigeant, qui m’aurait laissé le sentiment que des éléments m’échappaient ; en l’occurrence je n’ai pas l’impression d’avoir vraiment raté quelque chose, mais je n’ai pas été charmée. Je ne me suis pas sentie happée par le récit, et malgré quelques passages oniriques qui ont réussi à m'embarquer un instant l'histoire principale de ce Dieu abandonné sur Terre m'est tombée des mains. J'ai refermé l'album sans rien en penser, ni de positif ni de franchement négatif. C'est typiquement le genre d'album dont je pourrais complètement oublier l'existence... Ce n'est pas une mauvaise BD, je ne dois juste pas être le bon public. Peut-être suis-je tout simplement passée à côté, et pour la qualité du graphisme je lui concède 3 étoiles, mais sans grande conviction.

31/01/2021 (modifier)
L'avatar du posteur carottebio

Belle lecture originale qui nous emmène via un graphisme coloré et atypique dans une quête antique moderne. Un doux vent de couleurs et de fantastique entre les oreilles. C'est bon en ces temps d'enfermement et de morosité.

30/01/2021 (modifier)
Par iannick
Note: 4/5
L'avatar du posteur iannick

Sans mes amis bédéphiles, il est clair que je n’aurais jamais feuilleté le « Dieu vagabond » parce que la couverture et son contenu ne m’attiraient pas du tout. D’ailleurs, je tiens à remercier un de mes potes de m’avoir involontairement prêté son exemplaire. Alors oui, le traitement graphique du « Dieu vagabond » ne me plaisait pas des masses. A première vue, je le trouvais figé, j’avais du mal avec la représentation des visages… et puis, au fil des pages, je me suis mis à l’apprécier… D’ailleurs, certaines planches me sont apparues vraiment très belles. L’auteur, Fabrizio Dori, n’hésite pas à varier son style, plus précisément sa mise en couleurs, ce qui rend au final cette bande dessinée très agréable à contempler et vivante. La narration est, à mon avis, très correcte. Là-aussi, Fabrizio Dori, nous présente un découpage varié et original par moments qui contribue à rendre son récit animé. Original, c’est aussi le ressenti que j’ai eu à la fin de cette lecture. L’auteur nous invite à suivre les péripéties d’un homme, Eustis, qui se dit « satyre » et renvoyé des dieux… Afin de retrouver son monde et les siens, cet homme va suivre une quête où il rencontrera des gens et des créatures aussi loufoques que lui… Mine de rien, ce scénario peut paraître gringalet mais l’auteur le parsème de références mythologiques et d’une ambiance poétique (je parle bien d’« ambiance poétique» et non de « poèmes ») qu’il est difficile de ne pas être charmé par les aventures d’Eustis. Bien que je sois resté indifférent au devenir d’Eustis, j’ai eu un ressenti d’apaisement au cours de la lecture, comme si j’avais été transporté par son atmosphère de rêverie et par le graphisme particulier de Fabrizio Dori. Au final, Le « Dieu vagabond » m’est apparu comme un album très agréable à lire. Le coup de patte de Fabrizio Dori contribue au charme de cette bande dessinée qui m’a fait rêver et revisiter d’une façon apaisante la mythologie grecque. Certainement, une des bandes dessinées les plus originales que j’ai pu lire ces dernières années.

10/02/2020 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur PAco

Avec "Le Dieu vagabond" Fabrizio Dori nous propose de suivre la quête d'Eustis, satyre banni de l'Olympe pour avoir courtisé une nymphe. Sdf de son état, nous le retrouvons en périphérie de Milan aujourd'hui où cette espèce de dandy des temps moderne, survit grâce aux divinations qu'il procure en échange d'une bonne bouteille. En tant qu'adepte de Pan et de sa cours, on ne se refait pas ! Mais s'il se contente de peu, notre ami Eustis compte bien retrouver sa cour olympienne et va nous entrainer au fil des pages dans une aventure avec un compère inattendu afin de relever le défi qui lui est proposé par Hécate pour lever la malédiction qui pèse sur lui. Sans rien renier de la mythologie grecque et en lui restant fidèle, Fabrizio Dori réussi le pari un peu fou d'y mêler avec énormément de talent des influences graphiques du XIXe et XXe siècle pour le plus grand plaisir de nos yeux. Surtout que tout cela n'est pas gratuit mais composé intelligemment autour d'un scénario un brin loufoque (voire drôle) mais à la narration impeccable. Alors laissez vous porter par cet ovni aux qualités graphiques majestueuses et aux références mythologiques et artistiques astucieusement agencées !

28/01/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur sloane

Quelle bonne et riche idée, novatrice que de faire évoluer les dieux de la mythologie grecque dans un monde moderne. Encore que si l'idée n'est pas complètement nouvelle elle possède ici le mérite d'être foutrement bien fichue. Quel bonheur de voir Eustys satyre de la bande à Pan et consorts devenu une sorte de clochard céleste qui en échange d'un litron de rouge peut vous prédire sinon l'avenir, du moins la voie qui vous conviendrait le mieux. Mais les dieux grecs ont le sens de la tragédie et ils sont pour le moins cyniques, aussi notre brave Eustys va se trouver embarqué dans une quête abracadabrantesque. Dès lors au fil de ses rencontres improbables, magnifique professeur, il va être contraint de prendre des décisions choses qu'il avait oublié de faire du temps de sa vie de SDF. Mes prédécesseurs l'ont dit avant moi mais je ne peux qu'abonder dans leur sens, graphiquement c'est magnifique. A plusieurs reprises je me suis vu contempler les illustrations de cette vieille série "Contes et légendes de.."ou divers récits de pays étrangers étaient mis à l'honneur et l'illustrateur Ezio Anichini y fit un travail remarquable inspiré du classicisme grec, déjà, mais avec des influences de Mucha, grand affichiste. Ceci pour dire que dans cette BD j'ai retrouvé ces influences ce qui n'est pas pour me déplaire bien au contraire. A ce titre les images de la galerie rendent un bel hommage au talent de Fabrizio Dori. Une BD où il faut savoir se laisser embarquer, ce qui n'est d'ailleurs pas très difficile, sans hésiter à prendre son temps pour regarder encore et encore ces très belles planches ou devrais je dire illustrations.

10/11/2019 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Ro

Cet album a vraiment su me parler car il mélange des thèmes que j'apprécie grandement avec un style graphique empreint d'influences qui me plaisent presque toutes. Le thème principal est la mythologie grecque, que j'aime vraiment. Elle en mêle les éléments, dont certains plutôt rares, et les replacent dans un contexte moderne avec brio et un grand respect de l'esprit des divinités de l'époque. L'intrigue elle-même est une quête classique, celle d'un héros qui veut retrouver sa liberté en accomplissant la mission qu'une déesse lui confie et qui pour cela doit traverser bien des péripéties, faire de nombreuses rencontres et voyager de lieux en lieux. Ce héros étant une divinité déchue, la magie est présente à chaque détour et offre une ambiance parfois proche du rêve ou du symbolisme tout en gardant une vraie bonne tenue et une rigueur logique appréciable. Si l'histoire est déjà bonne, le graphisme la sublime de très belle manière. Il est imprégné de l'influence de l'oeuvre de grands artistes tels que Van Gogh en priorité, mais aussi Klimt, Monet ou encore Hokusai parmi d'autres. Que des références que j'aime profondément. C'est beau, varié et certaines cases et planches méritent d'y laisser courir les yeux plus longuement et d'y revenir. Je suis complètement tombé sous le charme de cet album et de son récit dense et prenant dont tous les éléments, tant de l'intrigue que du dessin, me parlent et me touchent. Très bel album !

30/07/2019 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
L'avatar du posteur Gaston

2.5 Je suis vraiment moins enthousiasmé que les autres posteurs. En fait, il y a une partie en moi qui trouve que cet album a des qualités et qui voudrait vraiment l'adorer et il y a une autre partie en moi qui a été totalement indifférente à cet album. Commençons par le dessin, je comprends que plusieurs aiment et moi-même je trouve qu'il est bon, mais je n'aime pas du tout la manière dont la tête des personnages est dessinée. Ensuite, vient le scénario. Il y a plein d'idées dans ce récit et peut-être même un peu trop parce que ça m'a semblé un peu trop décousu par moments. C'est aussi le genre de BD où mon intérêt variait selon les scènes. Il y en avait de très bonnes et d'autres qui m'ont laissé de marbre. Au final, le récit ne m'a pas trop touché et je le considère moyen. Peut-être que je vais mieux rentrer dans l'histoire si je la relis un jour.

30/07/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Voilà un album dont le contenu s’avère très dense, très riche, mais qui se laisse lire très vite (malgré l’importante pagination) et en tout cas très agréablement. L’histoire de ce Satyre, compagnon de Dionysos et qui erre dans notre monde sous les traits d’une sorte de SDF, d’un oracle moderne (qui se fait payer en bouteilles de vin !) est bien fichue et assez savoureuse. Pendant quelque temps, je me suis demandé si ce n’était pas un rêve du bonhomme… Toujours est-il qu’on suit avec plaisir ses aventures, la mission qu’il a acceptée pour retrouver ses anciens compagnons de l’Olympe, mission pour laquelle il va s’entourer de compagnons assez éclectiques et improbables. Si la lecture est fluide, elle le doit aussi au très beau dessin (parfois proche de l’illustration d’ailleurs – avec les inconvénients inhérents à une gestuelle et des visages un peu figés) et une colorisation elle aussi très belle. Ajoutons que Sarbacane a donné un bel écrin à ce bel album (travail soigné – comme souvent pour ce « petit » éditeur, qui pourrait donner des leçons dans ce domaine à de plus gros que lui !). Lecture sympa et belle découverte. Je vous encourage à en faire autant ! Note réelle 3,5/5.

17/07/2019 (modifier)