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Par Gaston
Note: 4/5
Couverture de la série C'est pas du Van Gogh mais ça aurait pu...
C'est pas du Van Gogh mais ça aurait pu...

3.5 Cet album est la suite de J'ai pas tué de Gaulle, mais il est présenté comme un one-shot et hormis une allusion au précédent album, cela peut se lire comme une aventure indépendante. Je ne connaissais pas cet auteur et je vais voir si je peux trouver d'autres albums de lui parce que j'ai vraiment bien aimé. Le dessin est le genre de style que j'aime bien et les couleurs sont très bien choisies. L'histoire est captivante bien que parfois certaines scènes me semblaient un peu exagérées et cela enlevait de la crédibilité au récit, mais ce n'est pas bien grave et je pense que l'auteur voulait faire un polar un peu naïf. Enfin, c'est l'impression que j'ai parce qu'au vu du dessin je ne pense pas qu'il voulait faire un truc réaliste. En tout cas, cela ne se prend jamais au sérieux et cela donne une lecture agréable.

22/10/2012 (modifier)
Couverture de la série Un printemps à Tchernobyl
Un printemps à Tchernobyl

Les éloges lues sur ce site rendent l’œuvre fort attrayante. Je ne suis pas fan des reportages mais apprécie le dessin de Lepage, l’avis de Sejy me poussa à franchir le gué. Et j’avoue ne pas avoir été enchanté par le début du récit. Me retrouver embarqué dans des groupes anti-nucléaires pour traiter du sujet ne présageait rien de bon. Fort heureusement l’auteur ne tombe jamais dans le dogmatisme et bien au contraire ne se reconnait pas dans le discours que ceux qui partagent le projet. Le voyage restera un témoignage d’un homme et non de la propagande anti-atomistes. Le lecteur se retrouve plongé dans le quotidien de l’auteur, ses doutes, ses réactions face à ce qui se présente à lui, une double histoire s’ouvre alors en parallèle, celle d’un lieu avec ses habitants et ses fantômes mais aussi celle d’un homme qui reçoit l’information, la retraite et doit donner un ressenti. Cette seconde beaucoup plus intérieure forme la partie la plus intéressante car le dessin se trouve intimement lié. Rappelez-vous comme l’auteur de Muchacho ou Névé dessinait. Et constatez ici les différences de style au sein du récit… Le dessin porte l’évolution intérieure de l’auteur face à ce qui lui est donné de voir, et cela c’est magique. Il ne faudra pas chercher dans cet album une perfection graphique pourtant familière de l’auteur, mais bien un cahier de ressenti, un témoignage d’une expérience personnelle transcrite d’un point de vue artistique. En cela la partie longuette du début décrivant la naissance et le pourquoi du projet trouve un sens à postériori. Ce témoignage présente un fort intérêt car il vient du cœur de l’auteur et ne contient pas une narration pseudo-objective ou un plaidoyer propagandiste. La distance prise par l’auteur face à ses commanditaires est salvatrice, car elle permet de se positionner face aux autochtones de manière patiente et réellement observatrice. L’univers des gens rencontrés est passionnant dans le récit, non dans la description d’un passé terrible mais bien dans la tentative de compréhensions des nouvelles valeurs fondatrices de cette société humaine vivant si près des erreurs de l’Humanité. La Beauté s'offre un peu partout alors que l'horreur est omniprésente. Cette juxtaposition malsaine s'offre pour tous les acteurs au long du récit et forme le lit que chacun appréhendera pour trouver son équilibre. Chez certains ce sera l’insouciance, chez d'autres la négation de la réalité, certains préféreront affronter leurs peurs pour jouer avec le danger, et enfin d'autres préféreront se rassurer devant certains cadres de peur de se retrouver face au néant d'une situation totalement incontrôlée. Cette palette de profils prend vie sous la plume de l'auteur avec grand talent. L’album fut un véritable plaisir de lecture, un chouette voyage. Et pourtant j’ai quelques doutes sur l’achat, j’appréhende la potentielle fadeur d’une relecture, ou disons le gap de plaisir dans les relectures futures. Un emprunt me semble mieux adapté à ce récit.

22/10/2012 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série La Survie de l'Espèce
La Survie de l'Espèce

Je ne sais jamais s’il faut rire ou pleurer avec ce genre d’ouvrage. Le message est édifiant et déprimant au possible, mais le ton léger et humoristique. Le résumé de l’éditeur explique que « cyniquement, ironiquement et avec beaucoup d'humour (noir), [les auteurs] décortiquent l'invention du travail, le partage des richesses, le management, la Bourse ou encore l'ultra libéralisme. » Et pour être cynique, ça l’est ! Alors attention, rien de nouveau, le ton est très altermondialiste, très critique du capitalisme, de l’appât du gain etc. Mais le ton humoristique ajoute vraiment un plus et permet une vulgarisation de concept assez compliqués sans en diluer la portée. J’ai appris pas mal de choses, même si certains passages m’ont moins intéressé que d’autres (ça reste assez pointu par moment) La mise en image est adaptée. Pas de prouesses graphiques, certes, mais le dessin de Grégory Maklès (connu pour ses albums fantasy/humour) sert parfaitement le propos, et contribue grandement à l’humour ambiant. Certaines petites trouvailles ajoutent du cachet à l’ensemble (les personnages lego par exemple). Une lecture enrichissante.

21/10/2012 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5
Couverture de la série Versailles
Versailles

Didier Convard et Eric Adam signent ici un excellent scénario, suspense et clarté sont au rendez-vous mais c’est surtout par son originalité que j’ai été séduit. La couverture ainsi que les premières pages laissent à penser que le récit se déroule à l’époque de Louis XIV, mais le scénario dévie assez vite vers le fantastique ensuite vers la science-fiction. Le récit surprend et ne laisse pas indifférent, l’orientation de la fin de cette première partie me laisse un peu perplexe. Néanmoins j’espère une suite simple et de même qualité. Le dessin est d’un très haut niveau, certaines cases sont sublimes. Seul bémol : le dessin semble surchargé vers la fin.

21/10/2012 (modifier)
Par jurin
Note: 4/5
Couverture de la série Niourk
Niourk

Les éditions Ankama publient les adaptations BD des principaux romans de Pierre Pairault alias Stefan Wul Cet auteur, véritable étoile filante de le SF, a publié ses romans dans la seconde partie des années cinquante. Pour cette première adaptation de la série, Niourk l’enfant noir, c’est Olivier Vatine qui se charge de mettre en image cette superbe histoire. C’est avec grand plaisir que j’ai lu ce premier tome, un scénario très original et impeccable, la fin fantastique de ce premier tome laisse présager pas mal de soucis pour Niourk et sa tribu. Le dessin est magnifique, dynamique et précis, Olivier Vatine recherche planche après planche les meilleurs décors sous les meilleurs angles, superbe. Un récit post apocalyptique de la meilleure veine.

21/10/2012 (modifier)
Par Seb94
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Batman - Année Un (Year One)
Batman - Année Un (Year One)

Cela fait maintenant de nombreuses années que je ne lis plus de comics de super héros, en fait depuis les « Strange » de mon adolescence. Toutefois, j’ai toujours gardé une affection particulière pour Batman, surement parce que justement il ne possède pas de pouvoir particulier, et qu’il est peut-être le plus humain des héros costumés. Je dois dire aussi que la trilogie cinématographique de Nolan a beaucoup aidé dans mon regain d’intérêt pour ce personnage. La belle réédition de Urban comics à un prix raisonnable, a fini de me convaincre d’acheter cette genèse de Batman, scénarisé par Frank Miller. Et je dois dire que les premières pages m’ont littéralement happé, grâce à une narration d’une fluidité et d’une sobriété redoutable. La force du récit captive rapidement, le parallèle entre le retour de Bruce Wayne et les premiers pas de Gordon dans la ville tentaculaire de Gotham City est parfaitement scénarisé. Les doutes et questionnements de ces deux personnages charismatiques, leurs rencontres et leurs évolutions donnent une force incroyable à ce récit, difficile de décrocher une fois lancé dans ses pages. On découvre également les premiers pas d’une certaine Catwoman, qui se révèle d’ailleurs assez surprenante. Thriller psychologique noir et haletant, ce récit initiatique est une petite pépite qui donne envie de se pencher davantage sur les aventures du chevalier noir.

21/10/2012 (modifier)
Par Chéreau
Note: 4/5
Couverture de la série Olivier Rameau
Olivier Rameau

Bon. Comment expliquer que cette BD un peu sexiste, qui fait une apologie à peine masquée des paradis artificiels, m'a offert tant d'heures de lecture merveilleuse ? Poète et primesautier, le jeune Olivier Rameau est un clerc de notaire manifestement totalement inapte à son métier. A la faveur d'un déplacement professionnel, il se retrouve un beau jour transporté, avec son jovial collègue M. Pertinent, à Hallucinaville (!), capitale du pays enchanté de Rêverose, auquel ne peuvent accéder que les gens bons et joyeux. Ses vénérables dirigeants, les trois Ziroboudons, ont en effet décidé de lui en octroyer la citoyenneté sans lui demander son avis, dans l'espoir qu'il les débarasse du monstre qui les terrifie. Olivier Rameau y rencontrera la ravissante Colombe Tiredaile -Dany sait décidément très bien dessiner les femmes-, blondinette effarouchée dont la longueur de la jupe est inversement proportionnelle à la propension à se faire enlever par toutes les crapules et les vilaines bêtes qui rôdent autour de ce petit paradis. Raconté comme ça, on pourrait croire que cette série parvient à conjuguer la fumette et les bisounours. C'est un peu ça. Et en même temps, le sens du rythme et du scénario du grand Greg, le dessin magnifique et très bien colorisé de Dany, les mille et une trouvailles qui font de Rêverose un univers aussi riche que le Poudlard d'Harry Potter, parviennent à emporter le lecteur, surtout s'il est encore en culottes courtes. J'ai dévoré chaque tome de cette excellente série. Même celui où Olivier Rameau part chercher les graines d'une plante extraordinaire que tous les habitants de Rêverose doivent consommer, au risque de sombrer dans une déprime noire (sic !). Et je ne suis pas devenu junkie. Le plus étonnant, ce que Michel Greg n'était pas, à ce que je sache, un hippie en sandales partisan des expériences hallucinogènes les plus audacieuses. Au contraire ! Il est pour autant un pur produit de son époque, les années 60 et 70, où une certaine permissivité se mêlait encore à une grande naïveté.

20/10/2012 (modifier)
Par Pasukare
Note: 4/5
Couverture de la série Le Cycle de Cyann
Le Cycle de Cyann

De Bourgeon je ne connaissais que les Compagnons du Crépuscules, Brunelle et Colin ou les Passagers du Vent et je ne m'attendais pas du tout à cette aventure futuriste d'une enfant gâtée et capricieuse qui se retrouve d'un coup propulsée responsable d'une mission galactique de la plus haute importance, aventure où l’on voit au fil des tomes la maturité des deux héroïnes et surtout de Cyann grimper en flèche, par le poids des responsabilités. Lacroix nous offre ici un scenario riche, béton et très imaginatif. Après la lecture des tomes 1 et 2 je me suis dit : "Ca y est, je la tiens MA série de science fiction culte" ! Tout y était : le dessin majestueux (avec il est vrai des expressions et des visages pas toujours réussis), les couleurs éclatantes, les héros charismatiques, le scénario qui tient la route, l’imagination débordante (bien que parfois un peu compliquée à suivre) et le futurisme crédible. Le T3 m'a laissé une impression bizarre et un peu de frustration : le dessin et les couleurs sont plus modernes mais moins travaillés. L'histoire plus simple mais finalement beaucoup moins dense et riche que pour les deux premiers épisodes. J'ai un peu eu l'impression d'une parenthèse pas forcément constructive. Un voyage improvisé suite à une erreur d'aiguillage mais qui ne cadre pas avec la trajectoire de départ de l'histoire. Le T4 remet un peu les choses en place, la partie "visite d'une nouvelle planète" et compréhension de ses us et coutumes reste limitée dans le scénario et on plonge assez vite dans le retour sur Ohl et les découvertes plus ou moins agréables que Cyann va faire sur place. Du coup, le T3 se justifie un peu plus, comme source par exemple du décalage temporel auquel Cyann se retrouve confrontée. Le dessin me semble beaucoup plus soigné dans cette quatrième partie que dans « Aïeïa d'Aldaal » et j’ai retrouvé avec plaisir le style et les couleurs vives des deux premiers opus du cycle. Le T5 m'a donné l'occasion de relire la série du début et a confirmé sans problème la note de 4/5 pour l'ensemble de la série. Cyann continue ses voyages dans l'espace et le temps, mue par la force des liens familiaux et tout tien admirablement bien la route (sauf peut-être la précision millimétrique du dernier saut, alors que le voyage dans le temps semblait jusque là pour le moins imprévisible...). Le dessin est toujours aussi beau. En espérant que la conclusion du cycle soit à la hauteur du reste de la série et retrouve une certaine cohérence avec le point de départ de l'aventure. Je lui réserverai le 5/5 dans ce cas. La question mystère du jour étant : chez quel éditeur sortira ce 6ème et dernier tome ??? Dans le genre dépareillé, cette série tient le haut du classement ;)

09/01/2009 (MAJ le 20/10/2012) (modifier)
Couverture de la série Les Petits Ruisseaux
Les Petits Ruisseaux

Un beau roman graphique, que j'ai lu d'une traite, ce qui pour moi est un gage indéniable de qualité. L'histoire de ce vieil homme, au crépuscule de sa vie, qui recommence à vivre à partir du moment où son meilleur ami décède est non seulement originale, mais aussi émouvante. Les personnages sont pour la plupart attachants. J'ai un peu moins apprécié le passage chez les babas cool qui tirait un peu sur la longueur, mais, globalement, c'est très plaisant. Côté graphisme, c'est un peu du patte de mouche, mais ça ne m'a pas dérangé le moins du monde. Les couleurs sont douces, pastelles, à la mesure de cette histoire apaisante. Ma deuxième expérience avec une oeuvre de Rabaté, et une deuxième réussite. (170)

20/10/2012 (modifier)
Par Tomeke
Note: 4/5
Couverture de la série Le Singe de Hartlepool
Le Singe de Hartlepool

C’est un album que je n’aurais probablement pas acheté sans les avis positifs de ce site. Bien m’en a pris. Une fois encore, la BD surprend. Elle surprend parce qu’elle présente quelque chose d’inédit et qu’elle le fait – que ce soit dans la forme ou dans le fond – de très bonne manière. Cette légende (certains disent que c’est un fait avéré) fait sourire, plusieurs fois même. Au final, elle interpelle surtout. Chacun en tirera ses propres conclusions, ou ses propres réflexions. J’aime bien être « bousculé » comme ça sans que je ne m’y attende. Et je remarque que ce n’est pas la première fois que la collection « Mirages » de Delcourt me réjouit. Assurément un incontournable de cette année.

19/10/2012 (modifier)