Les derniers avis (32078 avis)

Par Superjé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Passeur d'Âmes
Le Passeur d'Âmes

4.5/5 Ca c'est vraiment une excellente surprise (car je ne m'attendais pas à grand chose en ouvrant cet album). Le genre de surprise qui vous divertit, vous amuse et vous fait vraiment aimer la BD. "Le passeur d'âmes" est un récit qui prend pour cadre la mythologie grecque, mais où on trouverait de la technologie d'aujourd'hui. Chouette, car moi, j'adore la mythologie grecque, et ça a donné par le passé d'excellentes BD (Socrate le demi-chien pour n'en citer qu'une). Et ce qu'on remarque dès le début, c'est l'humour qui se dégage de cette BD : elle est très drôle. Entre les jeux de mots, les scénettes rigolotes glissées subtilement dans les dessins, le détournement de la mythologie, les gags de cet album sont toujours très fins mais très réussis (et pourtant, je suis quelqu'un d'assez difficile question humour). Alors non, on ne rit jamais à gorge déployée, mais à chaque page, un détail nous fait esquisser un sourire où on émet un petit gloussement (en tout cas, cette BD est beaucoup plus efficace question humour qu'une tripotée de BD à gags, beaucoup moins subtiles). Alors par contre, pour bien saisir toutes les subtilités de cette BD, il vous faudra être un minimum calé en mythologie grecque. De plus, l'histoire, quoique pas forcément très originale, est franchement réussie, accrocheuse, très prenante, bien rythmée, avec quelques effets de narration (vision du futur, retour dans le temps, etc...). Elle possède une fin très réussie et peut se lire aussi facilement par les petits comme par les grands. Et je finis sur le point sur lequel j'avais le plus de doutes avant d'entamer ma lecture : le dessin de Ced... Qui est finalement une très grande réussite et colle parfaitement à l'histoire : frais, coloré, avec un petit côté cartoon mais résolument moderne, expressif, dynamique, avec des cadrages osés et des personnages aux apparences réussies. Bref, tout dans cette BD est une réussite (et c'est dommage qu'elle soit passée un peu inaperçue lors de sa sortie) ; j'ai passé un excellent moment à la lire et je vous la recommande. Un coup de cœur comme je n'en ai pas eu depuis longtemps.

09/02/2013 (modifier)
Par Miguel
Note: 4/5
Couverture de la série Superman - Red Son
Superman - Red Son

Comme plat d’entrée aujourd'hui je vous ai mitonné un petit superman qui est très très bien au niveau de l’histoire et accessible. On a tous entendu au moins une fois dans sa vie de quoi retourne l'histoire de Superman, un mec qui vient de la planète Krypton où la mode là-bas est de s'habiller avec des collants bas-résilles moule-bite sur-jonché d'un slip rouge du plus bel effet sans oublier la cape assortie parce que là-bas on est « fashion » et tendance ou on ne l'est pas ! Christopher Reeves avait déjà immortalisé ce personnage iconique US au cinéma... Ici on a un retournement à 360° de l'histoire en posant comme hypothèse : et si le Supermec au lieu d'atterrir aux USA aurait atterri genre 12h plus tard en Russie ? Comment évoluerait le monde et les conflits politique et économique en sachant que Superman vantait les mérites du communisme ? Et s'il prenait la place de Staline après sa mort ? Ça en fait des questions pour vos petites têtetes hein ? Ben pas de chance pour vous, ça c'était le pitch du Red Son (le fils rouge) scénarisé par Mark Millar qui nous avait déjà sorti le très bon Superior et père du fameux Kick-Ass sorti au cinéma il n'y a pas très longtemps et dont le 2 est prévu pour mi-2013. Au niveau dessin nous avons Dave Johnson grand adorateur des couvertures et lauréat de pas mal de prix graphiques et Kilian Plunket qui est très associé à l'univers Starwars. Soyons clair de suite, Superman c’est un super-héros super chiant tellement il est lisse à mon goût mais ici j’ai trouvé cette relecture intéressante car il faut bien le dire … ça va chier ! Sur ce, mettez la musique des Cœurs de l’Armée rouge en fond sonore et давай. Le super bébé, au lieu d’atterrir dans la petite ville de Smallville, va s’écraser dans un kolkhoze en Ukraine et être recueilli par une famille de paysans du coin. Elevé au biberon et au bon grain de la propagande de l’époque, il va devenir le fer de lance de Staline et du communisme en arborant fièrement sur son torse, non pas le célèbre « S » de Superman mais la Fourche et le Marteau car Superman n’est pas le super-homme, il est le communisme personnifié. Grâce à Superman, l’URSS va devenir une puissance dominante et écrasante pour les Etats-Unis. Il rencontrera la belle Wonder-Woman qui sera amoureuse du beau musclé en chaussette et surtout, prendra la place de Staline à sa mort alors que cela ne l’intéressait pas. Philanthrope à l’extrême à la recherche de la perfection il va diriger son monde avec une main de fer et s’empressera de transformer le monde à son image : lisse comme les fesses d’un bébé. Et comme il est trop beau et fort, il fait tout pour sauver le monde, les maladies, la pluie, le beau temps, le café et presque comme Mme Irma qu’il peut prévenir l’avenir mais à quel prix ? Il refoulera son côté humain et imposera SA loi. C’est sans compter son (poids et)alter-ego ennemi juré, le malicieux à la limite de l’honnêteté j’ai nommé le chauve Lex Luthor qui est la plus grande intelligence de la Terre (et peut-être même plus) qui n’acceptera pas l’aberration qu’est Superman et fera tout pour montrer sa supériorité intellectuelle et le terrasser, même à devenir président des Etats-Unis qu’il remettra aux goûts du jour au grand dam de l’URSS. On retrouve Green Lantern, les monstres ralliés à la cause des USA, le Bat-mec et même Wonder Woman qui aura retourné son string et qui ralliera la cause américaine pour lutter contre la dictature imposée par Superman; et n’oublions surtout pas l’un des fils de Staline qui est l’un des éléments clé au début de l’histoire et qui donnera une touche plus humaine, en dehors de toute cette lutte entre super-humains/homme, à l’histoire. Sujet déjà reluqué partiellement quant au niveau du fond (pas la forme) par des auteurs tels que Moore avec son Vendetta, ou Neil Gaiman, on a ici une belle relecture du mythe Superman à travers le prisme de l’autoritarisme, l’obéissance citoyenne, de la dystopie etc… On nous présente l'animal à travers les traits de caractère peu exploités tels que sa morale sans concession, sa rigidité d’opinions, et ses dérives pour au final se poser les bonnes questions : qui sont vraiment les méchants dans l’histoire ? Le bouquin fait 250 pages, ça à l’air beaucoup mais c’est juste le bon nombre de pages pour couvrir cette histoire qui se déroule sur une 50aine et un chouia d’années. Graphiquement c’est pas mal mais sans plus sauf pour certaines belles planches, c’est du dessin style « comics US » mais ce n’est pas vraiment l’important car ici c’est l’histoire qui prime et qu'on retiendra en tournant la dernière page avec son twist final. Pour finir, on a donc une belle intrigue avec un vrai travail de recherche scénaristique, un joli dessin, une histoire qui fuse et en prime un joli cahier de croquis avec des travaux/ébauches ayant servi aux dessins. C’est du bon, c’est sympa et intéressant et un bouquin parfait pour (re)découvrir le Supermec. Et comme dis l’autre : « spasiba camarade »

09/02/2013 (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5
Couverture de la série Debout l'humanité !
Debout l'humanité !

3.5/5 Je n'ai qu'un regret sur ce manga : son dessin. En effet, je ne sais pas où se situe cette œuvre dans la vie de Tezuka (auteur très prolifique qui inventa le manga moderne, son surnom révélateur est "Dieu du manga"), par rapport à "La vie de Bouddha", Ayako ou encore L'histoire des 3 Adolf (ses chefs-d’œuvre), mais à mon avis, vu que son trait n'est pas encore parfaitement maitrisé ici (quoique les dernières pages sont plus jolies que les premières), je pense que cet album est une œuvre de début de carrière [EDIT : en fait non, Tezuka avait déjà 20 ans de carrière lorsqu'il réalisa cet album]. De plus, comme Tezuka utilise un style plus "dessin de presse"/humoristique, son trait est beaucoup moins détaillé, plus vide et moins joli que dans ses autres œuvres (on dirait plus le dessin d'un mec qui essayerait de dessiner comme Tezuka mais qui n'a pas son talent). Mais par contre le scénario est réussi. Si le début n'est pas exceptionnel, et paraît bien maigre, il faut s'accrocher. Cette histoire s'inscrit dans ce que Tezuka a pu faire de meilleur : très glauque et malsain, voire dérangeant si le dessin n'était pas si enfantin et si l'humour (plutôt réussi au demeurant) ne nous rappelait pas de temps en temps que ceci n'est qu'une grosse farce (qui traite quand même d'inceste, de nazisme -même si ce n'est que quelques petites allusions, c'est pourquoi je regrette que cet album ait cette couverture racoleuse-, de création d'humains à la chaîne pour les envoyer au combat, d'éthique scientifique, de combats dans des arènes, etc...) Bref, si le dessin n'est pas top, on prend beaucoup de plaisir à lire cette longue saga s'étalant sur 20 ans, au scénario malsain, dense, profond mais néanmoins drôle (et assez léger).

08/02/2013 (modifier)
Par pol
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Mermaid Project
Mermaid Project

Cette série marque la collaboration entre 2 auteurs que j’apprécie particulièrement : d’un côté Léo dont les histoires et les univers ont tendance à me passionner, de l’autre Fred Simon dont le dessin caractéristique me plait énormément. Et je n’ai pas été déçu par le projet Mermaid. Ce monde imaginaire est super bien pensé, et sa découverte fonctionne très bien. Dans un futur proche les rapports entre les pays riches et pauvres se sont inversé. Du coup les rues de Paris sont un peu à l’abandon, c’est sale et ce n’est pas improbable. Cet aspect est bien rendu, les auteurs n’en font pas trop, mais juste ce qu’il faut pour rendre cet univers crédible et intéressant. Là-dessus on a droit à une histoire qui au départ ressemble à une banale enquête de police, mais très rapidement cela va prendre des proportions énormes. Et là aussi ça fonctionne terriblement bien. Peut-être que c’est trop gros pour certains, je le conçois parfaitement. Mais moi quand j’ouvre ce genre de BD ce n’est pas pour lire une histoire banale ou une intrigue policière qui ressemble aux faits divers qu’on lit dans les journaux. Du coup plus le complot qui s’annonce est d’ampleur plus j’ai des chances d’être satisfait, pour peu que le scénario tienne la route. Et c’est tout à fait le cas ici car l’histoire est prenante. On rentre dedans progressivement et plus on avance plus le mystère épaissit et nous tient en haleine. L’intrigue principale me plait donc beaucoup, mais, en plus de cette trame, il y a aussi plein de détails qui fonctionnent bien. L’univers dont j’ai parlé plus haut, mais aussi : le binôme entre la petite flic française et l’agent spécial américain, la manière dont l’intrigue prend tranquillement de l’ampleur, la façon de révéler petit à petit les vraies raisons qui font qu’on s’intéresse à cette affaire, l’apparition en douceur du ‘fantastique’. Bref du tout bon. Et puis, bien sûr, on a aussi le petit évènement final un peu déroutant et inattendu qui conclut le tome et donne irrémédiablement envie de lire le suivant…

08/02/2013 (modifier)
Par yOyO
Note: 4/5
Couverture de la série Pandemonium
Pandemonium

Pandémonium fait partie des récits les plus prenants de Christophe. Une montée en puissance d'un malaise, d'un suspense et de frissons. Sur ce plan-là rien à dire, Bec fait le travail. Il utilise tous les procédés et les clichés du genre qui restent terriblement efficaces. Le contraste des personnages, leurs âges, leurs caractères donnent une puissance au récit qui nous tient en haleine de bout en bout. Le dessin de Raffaele est très bon. Rien à redire de ce côté-là. Les plans très cinématographiques, le découpage, les décors et l'ambiance huis-clos sont un modèle du genre. On regrettera peut-être des visages un peu confondus, une colorisation trop vive. A mon sens les scènes se passant dans les années 1920 auraient du être colorisées de manière plus terne. Une bonne lecture quand même, à ne pas mettre entre n'importe quelles mains.

08/02/2013 (modifier)
Par Alix
Note: 4/5
Couverture de la série Secrets - L'Angélus
Secrets - L'Angélus

Je vois que tout le monde est d’accord pour dire que « Secrets : L'Angélus » est un excellent diptyque, et je ne vais pas faire exception. Giroud est vraiment un de mes scénaristes préférés. Il écrit une quantité incroyable de scénarios, et commence vraiment à maitriser son art. Le scénario est huilé, la narration parfaite, et on se laisse vraiment porter par l’histoire. L’intrigue familiale (thème récurrent dans la collection « Secrets ») n’est certes pas renversante sur le fond, mais elle est rondement menée et m’a tenu en haleine du début à la fin… fin qui a réussi à me surprendre, même si je l’avais partiellement vue venir. Et puis alors niveau dessin Homs s’est surpassé… quel talent ! Je vois que sa seule expérience BD avant L'Angélus est d’avoir été pendant deux ans le dessinateur du personnage Red Sonja (Marvels, USA). Quelle maturité pourtant ! Quel esthétisme dans ses planches, vraiment du beau boulot. Un diptyque passionnant et remarquablement mis en image. A ne pas manquer.

08/02/2013 (modifier)
Par fab11
Note: 4/5
Couverture de la série La Brigade Chimérique
La Brigade Chimérique

Je ne pense pas avoir déjà dit sur BDthèque que je n'étais pas un inconditionnel des comics et surtout des super-héros. Alors n'est-il pas étrange que je donne mon avis sur cette série qui traite de ce type de "héros"pour une fois européens? On peut estimer que oui, mais j'avoue avoir été conseillé par mon libraire attitré . Mais mon achat est aussi en partie dû au fait que l'intégrale de cette série était à un prix abordable et qu'elle comprenait un grand nombre de bonus. C'est pas tout ça mais venons-en aux faits. Cette bande dessinée n'est pas une uchronie, contrairement à ce que l'on pourrait croire, car l'histoire parallèle rejoint notre réalité historique en 1939. L'histoire de celle-ci est assez simple, elle raconte pourquoi et comment tous les super-héros européens ont disparu avec la Seconde Guerre mondiale. Les super-héros dont il est question ici sont nés sur les champs de bataille de 1914-1918 et sont devenus des icônes grâce aux auteurs de romans populaires qui écrivent leurs exploits. Leurs pouvoirs fascinent également les scientifiques qui les étudient. Ce qui m'a particulièrement plu dans cette série c'est qu'elle fait intervenir des personnages historiques (comme Marie Curie, Irène Joliot-Curie et un dont je ne citerai pas le nom mais qui est tristement célèbre en particulier à la fin des années 1930) et surtout des personnages littéraires tels que le docteur Mabuse (créé par Norbert Jacques et popularisé par les films de Fritz Lang), Gregor Samsa alias le Cafard, héros de la Métamorphose de Franz Kafka, Garou-Garou alias le "passe-muraille" ou encore Harry Dickson et j'en passe. Je sais que La Ligue des Gentlemen extraordinaires d'Alan Moore avait utilisé le même principe quelques années plus tôt mais je n'ai jamais lu cette série, je ne suis donc pas bien placé pour faire la comparaison de ces oeuvres. Ce que je trouve également remarquable dans cette étonnante série c'est que les auteurs font revivre un contexte géo-politique fidèle à la situation de l'Europe d'avant guerre. C'est un aspect attirant pour un passionné d'Histoire contemporaine tel que moi. Par contre le défaut majeur de cette série est le dessin, avec lequel je n'accroche pas énormément mais qui réussit quand même à s'adapter au récit. Comme vous l'avez compris j'ai donc apprécié ma lecture et d'ailleurs je compte m'attaquer rapidement à la série "Masqué " qui n'est rien d'autre que le prolongement de la Brigade Chimérique. Comme je l'ai dit plus haut c'est peut-être le fait de ne pas être un spécialiste des super-héros qui m'a permis d'apprécier autant cette série car j'ai très peu de points de comparaison. Alors si vous êtes dans mon cas (ou même si vous adorez ce thème) lancez-vous dans les aventures de cette Brigade Chimérique.

07/02/2013 (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5
Couverture de la série Le Tricheur
Le Tricheur

C'est la seconde BD que je lis d'eux, mais je crois que je peux déjà me considérer comme grandement amateur du travail de Ruppert et Mulot. En effet, et même si "Le tricheur" n'est pas aussi bien que la première œuvre que j’avais lue d'eux, Panier de singe (la faute à une narration plus compliquée), cette BD est quand même une grande réussite. On y suit plusieurs personnages, au travers d'un interrogatoire de police pour reconstituer une affaire (qu'on ne connaitra qu'au fil de la lecture) et en parallèle de ces passages, on peut suivre, dans des planches muettes, les actions des personnages, actions décrites dans l'interrogatoire. Et comme ces actions sont elles aussi mises en parallèle avec des (faux) tableaux... euh, bon expliqué comme ça, cette BD paraît bien compliquée, alors je ne vais pas essayer d'expliciter plus l'exercice effectué par les auteurs. Sachez juste que, même si il faut s'accrocher quelques fois pour bien suivre toutes les péripéties, la narration reste très ingénieuse, les dialogues et situations sont bien trouvés, le scénario est intelligemment écrit, ce qui en fait une œuvre bluffante au niveau de l'histoire, qui dépasse les limites du support de la BD. Comme à côté il y a dessin de Ruppert et Mulot, que j'apprécie grandement (même si je conçois que ça ne sera pas le cas pour tout le monde), lâché certes, mais aux proportions indéniablement maîtrisées, (et le fait de ne pas donner de visages aux personnages est aussi une bonne idée), et bien j'ai vraiment passé un excellent moment de lecture, qui m'a plutôt bluffé. Je recommande cette BD, mais attention, je ne pense pas qu'elle plaira à tout le monde.

07/02/2013 (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série L'Encre du Passé
L'Encre du Passé

Voici une BD magnifique, une ode à l'art et à la poésie. Une BD qui nous immerge dans un Japon médiéval, à l'ambiance totalement zen. Une BD qu'on prend du temps à lire tellement les décors réalistes sont d'une beauté envoutante. Une BD qui nous fait voyager, rencontrer des personnages qu'on apprend à apprécier. Une BD qui ne véhicule, finalement, pas que des thèmes heureux (le regret et l'amertume y sont autant évoqués que l'épanouissement de l'art ou encore la sagesse). Vous l'aurez compris, cette BD est magnifique, elle nous fait prendre notre temps et rêver. Certes il ne se passe rien de mémorable dans l'intrigue, mais c'est raconté avec tellement de subtilité et de talent (et grâce à un dessin très joli, aux magnifiques couleurs et à l'encrage hésitant assez particulier), qu’on passe un excellent, agréable et relaxant moment. A lire... Non, à contempler.

06/02/2013 (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5
Couverture de la série Je suis pas petite !!!
Je suis pas petite !!!

Tout d'abord, il y a le dessin chatoyant de Bruno Duhamel. Le style est plutôt dynamique, mignon, moderne, coloré mais tout de même sobre. Parcourir ses pages, c'est un plaisir car il n'y a vraiment aucun problème de lisibilité. Les petites historiettes de cette série sont toutes aussi drôles, fraiches et mignonnes. On ne s’ennuie pas de suivre l'attachante Bibi portant un regard acide sur un monde qu'elle ne connait pas encore. De plus comme Bibi voyage dans différents pays, et même si la série est lisible par tous les publics (même les adultes), comme le public cible sont les enfants, ça leur permet de découvrir de nouvelles cultures. Rien de bien original donc (un enfant espiègle, on a déjà vu ça dans la BD, comme l'excellent Pico Bogue) mais une belle découverte dans l'univers de la BD jeunesse.

06/02/2013 (modifier)