Debout l'humanité ! (Ningen domo Atsumare!)

Note: 3.2/5
(3.2/5 pour 5 avis)

Debout l'humanité, récit épique dans la veine d'Avaler la terre ou d'Ayako, conte l'ahurissante histoire de Tenka Taihei, maigre petit homme, bonne pâte mais facilement manipulable, dont les spermatozoïdes possèdent deux queues et donnent naissance à un troisième genre humain : ni mâle, ni femelle, mais neutre, asexué. Ces humains du troisième sexe, nés dans des éprouvettes et produits en série par millions, sont naturellement dociles et obéissants. Ils vont être utilisés à des fins serviles, comme objets sexuels pour humains dépravés, ou comme chair à canon dans les guerres partout sur la planète. Mais l'heure de la révolution finit toujours par sonner et debout, l'humanité !


Seinen Tezuka Tezuka productions

Debout l'humanité, récit épique dans la veine d'Avaler la terre ou d'Ayako, conte l'ahurissante histoire de Tenka Taihei, maigre petit homme, bonne pâte mais facilement manipulable, dont les spermatozoïdes possèdent deux queues et donnent naissance à un troisième genre humain : ni mâle, ni femelle, mais neutre, asexué. Ces humains du troisième sexe, nés dans des éprouvettes et produits en série par millions, sont naturellement dociles et obéissants. Ils vont être utilisés à des fins serviles, comme objets sexuels pour humains dépravés, ou comme chair à canon dans les guerres partout sur la planète. Mais l'heure de la révolution finit toujours par sonner et debout, l'humanité !

Scénariste
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 19 Mai 2011
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Debout l'humanité !
Les notes (5)
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20/08/2011 | cac
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Par Yannis
Note: 3/5
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Debout l'humanité est une oeuvre singulière. Portant un regard critique plutôt sérieux sur le clonage, les expériences scientifiques, la guerre et le fascisme, c'est en même temps une oeuvre pleine d'humour parfois simpliste. On suit agréablement l'histoire mais je l'ai trouvée un peu longue. Le dessin, c'est du Tezuka et on reconnaît tout de suite la patte du maître. A lire mais pas le meilleur manga du maître

15/04/2013 (modifier)
Par Spooky
Note: 2/5
L'avatar du posteur Spooky

Au travers de son récit, Osamu Tezuka pose de nombreuses questions : celle de l'eugénisme, du racisme, de la guerre à outrance... Une riche ambition, dans un récit fleuve (428 pages) qui se perd par moments dans des passages assez faibles. Pourtant il y a de la matière, avec cet homme ordinaire, que se retrouve à engendrer une nouvelle humanité contre son plein gré. Une humanité qui va servir à tout et n'importe quoi : chair à canons, esclaves sexuels, bonnes à tout faire... L'idée de départ est bonne, mais très vite le récit, trop bavard, verse dans le n'importe quoi... Il reste tout de même quelques questionnements, qui sont encore d'actualité 45 ans plus tard. Le dessin est du Tezuka "rapide" ; parfois peu travaillé, quelques silhouettes sur certains plans, mais tout de même une foule de personnages (bon ok, ce sont des clones...) et de jolis cadrages. Un Tezuka mineur.

20/02/2013 (modifier)
Par Superjé
Note: 4/5

3.5/5 Je n'ai qu'un regret sur ce manga : son dessin. En effet, je ne sais pas où se situe cette œuvre dans la vie de Tezuka (auteur très prolifique qui inventa le manga moderne, son surnom révélateur est "Dieu du manga"), par rapport à "La vie de Bouddha", Ayako ou encore L'histoire des 3 Adolf (ses chefs-d’œuvre), mais à mon avis, vu que son trait n'est pas encore parfaitement maitrisé ici (quoique les dernières pages sont plus jolies que les premières), je pense que cet album est une œuvre de début de carrière [EDIT : en fait non, Tezuka avait déjà 20 ans de carrière lorsqu'il réalisa cet album]. De plus, comme Tezuka utilise un style plus "dessin de presse"/humoristique, son trait est beaucoup moins détaillé, plus vide et moins joli que dans ses autres œuvres (on dirait plus le dessin d'un mec qui essayerait de dessiner comme Tezuka mais qui n'a pas son talent). Mais par contre le scénario est réussi. Si le début n'est pas exceptionnel, et paraît bien maigre, il faut s'accrocher. Cette histoire s'inscrit dans ce que Tezuka a pu faire de meilleur : très glauque et malsain, voire dérangeant si le dessin n'était pas si enfantin et si l'humour (plutôt réussi au demeurant) ne nous rappelait pas de temps en temps que ceci n'est qu'une grosse farce (qui traite quand même d'inceste, de nazisme -même si ce n'est que quelques petites allusions, c'est pourquoi je regrette que cet album ait cette couverture racoleuse-, de création d'humains à la chaîne pour les envoyer au combat, d'éthique scientifique, de combats dans des arènes, etc...) Bref, si le dessin n'est pas top, on prend beaucoup de plaisir à lire cette longue saga s'étalant sur 20 ans, au scénario malsain, dense, profond mais néanmoins drôle (et assez léger).

08/02/2013 (modifier)
Par Gaston
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Gaston

J'ai acheté ce manga en même temps que Alabaster, un autre manga de Tezuka publié par le même éditeur. J'ai mis un peu de temps à lire ce one-shot car j'avais peur de trouver un truc moyen et donc d'avoir dépensé mon argent pour rien. Surprise, j'ai finalement plus apprécié 'Debout l'humanité !' que Alabaster ! Pourtant, j'avais trouvé le début franchement moyen, mais à partir du chapitre 4 l'intrigue décolle vraiment. L'auteur exploite l'idée des asexués de façon intelligente même si aujourd'hui certains éléments du récit peuvent faire sourciller (les humains acceptent facilement l'existence des asexués pas exemple). J'imagine que cette naïveté était normale dans les mangas de l'époque. Comme dans tout bon Tezuka, il y a des personnages très bon. J'aime beaucoup Tenka Tahei qui est un pauvre type embarqué malgré lui dans un truc incroyable. Sa relation avec ses millions d'enfants est intéressante et si vous n'aimez pas l'inceste, il serait peut-être mieux de ne pas lire cet album même si les asexués n'ont pas de sexe entre les jambes (le seul truc que Tenka peut faire c'est faire joujou avec leurs seins quand ses enfants sont des femmes). Bien sûr, durant ses 400 pages, les rebondissements sont nombreux, mais au final cela se lit assez bien. Le dessin est différent de ce que faisait habituellement Osamu Tezuka et je l'aime bien.

11/03/2012 (modifier)
Par cac
Note: 3/5

Voilà un nouvel album d'Osamu Tezuka, ça commençait à se faire attendre pourrait-on dire vu comment les éditeurs nous avaient habitués dans les années passées à une déferlante de titres de sa prolifique œuvre. Depuis c'était le calme plat. A noter que les éditions Flblb vont encore éditer 2 albums de Tezuka, si la qualité est égale à celle-ci aucun problème pour s'y pencher. Debout l'humanité est un one-shot d'un peu plus de 400 pages, à l'origine en 2 volumes, écrit en 1967-68. On est encore dans les premiers travaux de l'auteur si on peut dire, c'est vers la fin de l'époque d'Astro Boy. Cela se ressent déjà dans le dessin et la composition des planches, plus simple et moins travaillé. C'est sûrement voulu et cela crée un dessin rapide concentrant le regard sur les personnages. Et en même temps on retrouve beaucoup l'humour potache de l'auteur qui tranche parfois de drôle de façon avec le sérieux de son récit. Le personnage principal Tenka Tahei représenté sur la couverture en un pastiche douteux du Führer est un homme faible et banal mais doté d'une particularité sur ces spermatozoïdes qui va engendrer une 3ème forme d'humains. Tout un business se développe par quelques hommes voyant le potentiel financier de ces humains asexués, tous des "enfants" de Tenka fabriqués en laboratoire. Ils sont considérés comme des robots obéissants qu'on peut tuer librement - on en fera même un spectacle - et mettre au service des différentes nations pour servir de chair à canon. Tezuka dénonce à travers cela la bêtise de la guerre, notamment celle du Vietnam contemporaine de l'écriture, et démonte aussi les régimes totalitaires. Derrière son côté délirant et une histoire qui tient à peine debout au départ, Tezuka réussit à remonter la barre au fil des pages et dénonce une quantité de choses, presque trop, dans un manga qui s'avère très politisé. De plus son thème d'un nouveau genre humain l'amène à parler de sexe de façon frontale à une époque où cela était plus tabou que de nos jours. Les questions d'identité sexuelle mais aussi d'inceste sont abordées. Le soulèvement couve, un vent de révolution souffle dans ce manga...

20/08/2011 (modifier)