Les derniers avis (49232 avis)

Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Timebomb teacher
Timebomb teacher

Le résumé fait tout de suite penser à la série Breaking Bad, une prof de chimie qui fricote avec le milieu du crime organisé. Sauf que dans ce manga la chimiste ne fabrique pas de drogue. Cela se passe à Tokyo et c'est une héroïne, un peu énervante à toujours se lamenter de son manque de confiance en elle et sa carrière ratée, qui se lance à la recherche de sa soeur. Cette dernière travaillait dans un bar à hôtesses. Il s'avère que Azusa n'est pas la seule à chercher la jeune femme, elle découvre que plusieurs clans de yakuzas la pistent aussi car un client offre une forte prime pour la retrouver (une invraisemblance de plus). Toujours est-il que Azusa se présente benoitement auprès de ce milieu mais elle est venue avec quelques grenades fabriquées maison dans sa poche qu'elle n'hésite pas à utiliser pour se faire entendre. Par ses compétences, elle est donc vue comme un atout à utiliser. Plus tard elle mettra au point un gaz pour endormir des yakuzas d'un clan adverse. La chimie est un prétexte et n'est pas le fond du sujet. Cela reste de la "classique" baston entre bandes criminelles. En fin de premier tome, on a eu quelques flash-backs sur l'enfance des 2 soeurs mais on ne sait toujours pas pourquoi l'une a disparu. Pour autant je n'ai pas l'intention de lire la suite. Je surnote un peu compte tenu du public ado qui est visé par ce shonen. 2.5/5.

07/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Capablanca
Capablanca

Je n’ai lu que les trois premiers tomes, que l’éditeur BD Must présentait comme un cycle complet. Malheureusement pour moi, de cycle il n’est pas vraiment question puisque la fin du tome 3 ne débouche sur aucunes conclusions. Au contraire, serais-je presque tenté de d’écrire tant j’ai le sentiment que l’histoire peut enfin commencer ! Oui mais voilà ! Quand un éditeur me prend pour un con, je n’ai pas trop envie de lui donner raison ! Du coup, bah, s’il y avait eu moyen de louer les trois derniers albums, je l’aurais fait avec plaisir mais comme je ne les ai pas trouvé disponibles en location, ma lecture s’arrêtera là ! Pourtant cette série recèle de véritables atouts. Son cadre, d’abord puisqu’il est rare qu’une série de ce type, principalement axée sur l’aventure mais inscrite dans un contexte historique solide, se déroule en Catalogne au début du XVIIème siècle. Son traitement graphique ensuite, avec un trait classique agréable à lire et un réel travail sur la mise en page (le début du deuxième tome, avec sa pièce de théâtre, en est un bel exemple). L’histoire qui nous est contée, enfin, a beau être très convenue, elle n’en demeure pas moins efficace, avec des personnages capables de porter le récit et une intrigue régulièrement relancée. Au final, je dirais sur seule base des trois premiers tomes, que c’est plutôt pas mal. Mais je ne peux pas vous garantir que la série se maintient à ce bon niveau sur la longueur ni même que le tome 6 nous offre une réelle conclusion au récit.

07/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Révolutionnaires !
Révolutionnaires !

Voilà un album qui inaugure de façon plaisante une nouvelle série, dans laquelle Hautière reprend un peu la recette qui lui a souri dans La Guerre des Lulus, à savoir une bande de gamins pris dans la grande Histoire et pas mal de petites, qui cherchent à vivre malgré tout, dans un monde d’adultes en proie à la guerre. Ici l’action se situe dans le cœur de la Révolution française (durant cette année 1792 charnière), dans la région nantaise. On le voit l’ancrage chronologique et géographique est quelque peu différent, un chouia décalé par rapport aux séries se déroulant durant la Révolution française. Toujours est-il que l’intrigue – pas forcément hyper surprenante – est rythmée, on s’attache aux gamins – comme on déteste rapidement les méchants (ici un aristocrate vénal et ses sbires). Les personnages sont manichéens, mais cette histoire tout public s’adresse avant tout à de jeunes adolescents je pense, et elle va leur plaire. Le dessin de Fourquemin est lui aussi dynamique et réussi et conviendra aux lecteurs visés. Il est efficace en tout cas. A noter qu’un dossier historique de plusieurs pages reprend les grands moments de la Révolution, et resitue dans son contexte l’intrigue développée ici (ce dossier est bien fait pour le public cible). Bref, une bonne introduction, même si le « vieux » lecteur que je suis (qui plus est amateur de cette période historique) n’a pas trouvé grand-chose de nouveau ou surprenant dans l’intrigue. Mais je recommande cette lecture aux plus jeunes. ******************************** Le deuxième tome poursuit l'intrigue et se révèle de même niveau que le précédent. Utilisant toujours en arrière-plan l'Histoire de la Révolution (aspect toujours bien détaillé dans un dossier final très adapté à un lectorat adolescent), l'intrigue est toujours dynamique, avec nos jeunes gens qui se débattent face à des bandits, les sbires d'un aristocrates cherchant à mettre la main sur un héritage (ces deux groupes entrant ouvertement en conflit dans ce tome). il n'y a pas de temps morts, et les personnages sont attachants. Le dessin de Fourquemin est lui aussi clair et dynamique. Je recommande encore la lecture de cette série qui, sur un canevas pas forcément original, se révèle bien fichue. Elle utilise aussi très bien le décor historique, la Révolution étant ici vue de province, puisque l'intrigue se déroule à Nantes.

18/04/2023 (MAJ le 07/10/2023) (modifier)
Par cac
Note: 3/5
Couverture de la série Le Loup et l'agnelle
Le Loup et l'agnelle

Une fable revisitée façon porno avec un dessin noir et blanc plutôt correct. Il y a de l'humour aussi et quelques caricatures comme Hitler ou Jeanne d'Arc. Le héros est un homme devenu loup par un coup du sort. Il vagabonde auprès d'une rivière et dans les bois avec une jeune femme sans vêtements. Il va voir Lady Commandement (oui il y a aussi des jeux de mots foireux) pour redevenir humain car il a des chasseurs à ses trousses mais pour cela il doit passer par toutes sortes de jeux sexuels dont une cascade de pipi qui ne l'enchante guère. D'un point de vue purement émoustillant, cela ne va pas bien loin. Gros braquemarts, énormes seins. Rien d'extraordinaire.

06/10/2023 (modifier)
Par Hervé
Note: 3/5
Couverture de la série Tuskegee Ghost
Tuskegee Ghost

Tome 1 J'ai acheté cet album pour deux raisons. D'une part car il est signé par Benjamin Von Eckartsberg, scénariste de Gung Ho, série que j'avais bien appréciée, et d'autre part cette aventure est prévue en seulement 2 volumes. Mais en feuilletant cette bd, j'ai été très surpris de voir que le dessinateur, Olivier Dauger, s'est rapproché étrangement du style de Thomas Von Kummant, dessinateur de Gung Ho Et j'avoue avoir très apprécié ce style. En retraçant le racisme dans le sud des Etats Unis dans les années 40, pendant la seconde guerre mondiale, et le racisme persistant malgré le vote du Civil Rights Act, à la fin des années 60, toujours en Alabama, à travers l'histoire d'un père et d'un fils, tous deux très en avance sur leur temps, les auteurs nous offrent une aventure certes pas très originale, mais en tout cas très plaisante à lire. Et, j'ai hâte de connaitre la fin de cette histoire. Tome 2 Second volet d'un diptyque, ce volume met encore plus en lumière la ségrégation raciale dans les années 70, tout en retraçant le parcours de Robert Hoffman (le père) pendant la seconde guerre mondiale. Ce qui m'a attiré d'emblée dans cette série, c'est le dessin d'Olivier Dauger, un dessin net, clair, précis bref efficace. Le scénario de Benjamin Von Eckartsberg exploite avec habileté le parcours de deux hommes, Robert et son fils, confrontés tout deux au racisme, au Ku Klux Klan, à la guerre (la seconde guerre mondiale pour l'un, celle du Vietnam pour l'autre) sur deux périodes distinctes. Les éditions Paquet nous ont habitué à des séries d'aviation "pures", mais ici les auteurs plongent les lecteurs dans une Amérique profonde pas si éloignée de cela de notre époque. Cet album fait la part belle à une communauté à qui les États Unis doivent beaucoup. En lisant cette bande dessinée, j'ai fait le rapprochement avec Cinq branches de coton noir, ce qui n'est pas un mince compliment.

04/10/2022 (MAJ le 06/10/2023) (modifier)
Par Patoun
Note: 3/5
Couverture de la série Entre les lignes (Mermoux)
Entre les lignes (Mermoux)

L'alchimie des émotions n'a pas pris avec moi pour cette BD. Je reste persuadé que c'est ce qui est censé faire la force d'un tel récit : la succession de deux guerres mondiales étant pourtant l'ingrédient parfait à la construction d'une histoire autant tragique que romantique (inspirée de faits réels d'ailleurs). C'est cette narration en 'parallèle' qui m'a posé problème : d'un côté, le présent avec un père qui cherche à retracer la vie de son paternel par l'intermédiaire de son propre fils, donc du petit-fils, et de l'autre, le passé du grand-père progressivement amené via des lettres découvertes post-mortem (je vous ai perdu ?). Cette seconde narration qui occupe une grande partie de l'histoire est heureusement celle qui m'a le plus plu. Je me serais très bien passé de la première où le fils (le petit-fils de la famille donc) joue à un jeu quasi-continuel de poker menteur à son père de peur de le blesser davantage dans son deuil et dans son ego... Un peu tiré par les cheveux quand on le lit. Quant au dessin : rien de bien fou, à chacun ses goûts. Le travail de colorisation pour les passages correspondants aux lettres est plus remarquable. Je ressors donc déçu de cette lecture. J'aurais sans doute plus accroché au roman. Note réelle 2.5 / 5

06/10/2023 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Hors cadre
Hors cadre

Le format de cette BD est hybride : on a des gags en fin de pages, mais pas de rupture entre celles-ci. L'ensemble forme en effet une longue histoire, découpée en plusieurs séquences, présentées dans un ordre chronologique. Le ton est franchement absurde, décalé, ça ressemble à du Fabcaro, référence assumée par l'éditeur, et ça ne peut que me plaire, car c'est plutôt réussi la plupart du temps. Ainsi une tête naturalisée (ou construite) de lion dans les toilettes occasionne un rêve de combat homérique entre le photographe et le fauve. Ainsi des mannequins utilisés pour un shooting se voient affublés de toute une histoire, et ainsi de suite. C'est mature, et je valide. Le style graphique de Simon Roure est assez particulier, les personnages sont à dessein un peu déformés, mais totalement inexpressifs, permettant au lectorat de se concentrer sur les dialogues qui sont assez drôles. j'ai bien aimé le gag répétitif au sujet du prénom de Dimitri. Non Joakim. Ah c'est quoi son prénom déjà ? bref, même si ça se lit assez vite, il y a tout de même 80 pages. Je recommande si vous aimez l'humour absurde.

06/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Joyeux Noël, May !
Joyeux Noël, May !

Cosey est un auteur que je découvre petit à petit, après son remarqué Le Voyage en Italie, et je commence surtout à comprendre et appréhender son style. C'est une touche d'intimisme, de pudeur retenue, de tranche de vie mais aussi une patte mélancolique qui imprègne l'ensemble. Si ses BD semble bien souvent se terminer sur un appel à vivre sa vie et surtout à aimer, je trouve qu'il reste toujours une note amère de mélancolie. Un questionnement sur l'humain, notre place et notre rôle, ce que nous sommes … Bref, Cosey me parler pas mal via ses BD, mais je dois dire que celle-ci est plus anecdotique que les autres. L'histoire d'une jeune femme qui en rencontre une autre et de cette redécouverte du passé est touchante, mais pas autant que je l'aurais pensé. La faute, selon moi, au rythme rapide des pages qui ne laissent pas l'habituelle place aux moments de pur silence, de contemplations et de paysages que Cosey aime bien afficher. Ici, les évènements semblent aller plutôt rapidement et malheureusement les personnages m'ont semblés bien moins attachants. C'est un trio de femmes qui forme le cœur du récit, mais en dehors des dernières pages plus proches d'elles, j'étais surtout en train de suivre leurs histoires sans m'y intéresser. C'est une BD mineure, à mes yeux. Pas inintéressante, juste moins intéressante que bien d'autres. C'est le genre que je conseille de lire seulement si vous n'avez plus rien et que vous êtes un grand amateur de Cosey (de toute façon, les fans l'ont déjà lu).

06/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Le Marsupilami de Frank Pé et Zidrou - La Bête
Le Marsupilami de Frank Pé et Zidrou - La Bête

Je sors assez déçu de ma lecture. Pourtant j'avais bien aimé l'opus de Spirou qui reprend une partie de la même thématique sur les animaux. Les auteurs y ajoutent un hommage appuyé à Franquin, une ribambelle de références au monde Bruxellois un peu obscure pour un non initié et une histoire de "tondue" stigmatisée dans une ambiance sombre et réaliste d'après-guerre. L'exercice est périlleux puisqu'il revisite le personnage du Marsupilami sans Spirou et Fantasio et avec une image éloignée du personnage créé par Franquin. En effet c'est le côté invulnérable du Marsu qui fait son charme à mes yeux. Pour moi il est l'image d'une nature forte et triomphante malgré la bêtise humaine alors qu'ici il est devenu un animal sauvage et vulnérable qui se laisse prendre à tous les pièges et qui a besoin d'aides pour s'en sortir. De plus j'ai trouvé le traitement de l'ambiance rance à l'encontre de la maman de Franz/François assez caricatural et avec un point de vue anachronique. Le graphisme de Franck Pé est vraiment saisissant. Il nous plonge immédiatement dans une ambiante froide, humide et sombre des années 50 que la présence de Franquin/Bonniface n'a pas encore réussi à ensoleiller. Malgré des qualités (surtout graphiques) évidentes, je n'ai pas été très séduit par cette atmosphère déprimante et cette image du Marsupilami.

06/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Ils ont tué Leo Frank
Ils ont tué Leo Frank

Une histoire vraie – hélas – comme le confirment les documents du dossier final. Une histoire tristement banale du Sud raciste, au début du XXème siècle. La seule nouveauté, c’est que ce n’est pas un Noir qui a été lynché après une parodie de procès raciste, mais un juif (des « nègres » ont même vu leur témoignage pris en compte, y compris lorsque l’un d’entre eux était le coupable réel, du moment que cela confortait l’accusation). L’emballement médiatique (des torchons rivalisant de rumeurs et autres accusations fantaisistes pour gagner des lecteurs et du fric), des notables antisémites, et donc une erreur judiciaire, aucun de ceux qui ont ouvertement commis ce « crime » (faux témoignages, procès biaisé, lynchage expéditif assorti de violence sur le cadavre) n’ayant jamais été poursuivi. La narration est fluide, le sujet intéressant, l’antisémitisme remplaçant ici le racisme anti noir. Les documents placés en fin d’album, certaines déclarations de Trump montrent que le feu couve encore et que le racisme n’est pas mort – dans cette région moins qu’ailleurs. Le sujet n’est hélas pas nouveau, mais je ne connaissais pas cette affaire. La lecture est très recommandable.

06/10/2023 (modifier)