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Couverture de la série Artemis Fowl
Artemis Fowl

Je ne suis pas le cœur de cible, l’album devant plutôt viser les adolescents (en tout cas c’est vers ce genre de lectorat que vont mes conseils d’achat), mais l’adulte que je suis a trouvé cette histoire plutôt plaisante, agréable à suivre. Il y a des fées, des nains, et autres créatures de fantasy, de la magie, mais l’utilisation de ces ingrédients est assez originale. Ça ne surjoue pas du tout cet univers d’ailleurs, au point qu’on pourrait presque trouver dans cette histoire des allures de polars, une sorte de casse du siècle réalisé par un gamin surdoué, sans effusion de sang, la police étant ici remplacée par les fées pour ce qui est des forces de « l’ordre » ridiculisées. La narration est simple et fluide, et les personnages, tous assez typés (le gamin surdoué, la fée un peu rebelle et gentille, la brute garde du corps, et les bisbilles entre services spéciaux des fées – mention spéciale pour l’Arsène Lupin des sous-sols). Leurs personnalités ne sont pas très développées (quelques pages de présentation entre chaque chapitre distillent quelques infos tout de même), mais l’ensemble a tout pour plaire aux ados je pense. J’ai bien aimé le dessin (moins la colorisation, du travail informatique sans âme hélas). Mais l’ensemble est très lisible. Il y a juste le format, relativement petit, et la police de caractères itou, qui rendaient certaines bulles un peu plus dures à lire, mais bon, ne chipotons pas, ça fait très bien le boulot.

20/09/2023 (modifier)
Par Cleck
Note: 3/5
Couverture de la série Les Chimères de Vénus
Les Chimères de Vénus

Assez déçu par cette série. Je n'ai pas lu Le Château des étoiles, série jeunesse a priori de qualité, mais me suis lancé dans le tome 1 de cette série dérivée, attiré par le nom d'Ayroles. Et j'ai envie de le dédouaner du relatif échec du scénario. Je pense que le problème originel provient du cahier des charges, de l'idée même : on imagine l'envie de mêler du spectaculaire, du coloré, du rythme, etc. à une intrigue steampunk très grand public et accessible aux plus jeunes. Si l'on était malhonnête, l'on devinerait un désir mercantile de refaire un De Cape et de Crocs, rognant un peu sur l'ambition littéraire et poétique, au profit d'un spectaculaire plus assumé, volontiers référencé. Alors, il y a certes du dinosaure, de l'aventure, des couleurs (un peu tape-à-l’œil), des illustrations modernes (légèrement vulgaires), des mises en pages complexes (certes souvent assez gratuites, mais élégantes et plutôt réussies) et des intrigues parallèles dynamisant le récit ! Mais il n'y a guère de magie, de poésie, le clinquant a remplacé le savoureux. Les jeunes s'y retrouveront peut-être davantage, pour ma part c'est un amer regret.

20/09/2023 (modifier)
Couverture de la série Les Loups
Les Loups

Un album qui semble être passé sous pas mal de radars et qui est semble-t-il oublié. Injustement selon moi. Certes, le rythme est assez lent, c’est assez contemplatif, mais ça se laisse lire très agréablement. L’histoire et le dessin font penser à ce que faisaient Servais et/ou Comès, avec une prégnance de la nature, de beaux paysages, et une humanité pas si éloignée de la sauvagerie (l’intrigue se déroule dans un moyen-âge indéfini dans sa localisation ou sa temporalité). Je pensais que le fantastique allait s’inviter avec ces loups qui menacent le village et ses habitants, mais en fait non, Riu n’a pas besoin de cet artifice pour développer son histoire, simple mais agréable, avec des thématiques chères à l’auteur (solitude/isolement ; vie des campagnes ; frontière entre nature et « civilisation »). Histoire et dessin sont peut-être datés, mais en fait pas tant que ça, c’est vraiment du beau travail. Un album à redécouvrir (surtout pour les amateurs des auteurs cités plus haut).

20/09/2023 (modifier)
Couverture de la série Cyrrus / Mil
Cyrrus / Mil

La ventilation des notes montre bien que cette série est des plus déroutantes. Et il faut dire que je ne recommande pas d’entrer dans l’univers de cet auteur allemand via cette œuvre. Qui m’a aussi laissé perplexe. J’ai dû m’accrocher pour ne pas abandonner ma lecture, tant j’étais perdu en conjonctures et peinais à suivre l’histoire, et les liens unissant – ou pas – les protagonistes. Ça semblait partir vers quelque chose à la Lovecraft, mais en fait non. Et j’avoue qu’une fois finie cette lecture, il me reste pas mal de zones d’ombre, une bonne partie de l’intrigue m’a échappé (c’est le début en plus qui est le plus ardu, le moins simple à appréhender !). Si je me suis quand même accroché, c’est parce que cet auteur m’attire (sans que j’en sois vraiment fan), que presque toujours je trouve chez lui une originalité qui titille ma curiosité. Et puis il y a surtout son dessin et sa mise en page, aisément reconnaissables. Un découpage déstructuré, avec de grandes cases verticales (parfois en diagonale) coupant la page comme du verre brisé, un beau Noir et Blanc un peu statique et froid, jouant sur des hachures. Et puis, le second tome, Mil, part vers quelque chose de plus épuré et joue sur un fantastique différent. Bref, une notation au doigt mouillé, plus au ressenti général, que je ne saurais pas forcément expliquer.

20/09/2023 (modifier)
Couverture de la série La Résistance du sanglier
La Résistance du sanglier

Je ressors avec un avis mitigé de cette lecture (mais un avis globalement positif quand même !). L’auteur évoque avec cet album la sinistre période de l’occupation et le rôle qu’y a joué son grand-père. Graphiquement – comme toujours avec cet auteur, c’est très beau, et son trait convient bien au ton employé pour traiter d’une histoire douloureuse, et permet de le faire de façon très pudique. Mais par contre, revers de la médaille, j’ai trouvé l’histoire un peu creuse, manquant de densité – et parfois même de tension. Joli, intéressant, mais pas aussi captivant que je ne l’espérais hélas.

20/09/2023 (modifier)
Couverture de la série Le Silence de nos amis
Le Silence de nos amis

Le sujet est difficile, mais assez souvent traité : les luttes des afro-américains contre les discriminations durant les années 1960 (l’histoire se déroule en 1967), et les provocations de la police de l’époque. L’auteur évoque l’histoire de son père, journaliste blanc qui se lie d’amitié avec un professeur activiste noir, et se retrouve impliqué dans un procès où de jeunes Noirs sont menacés de la peine de mort suite à des bavures policières. Le sujet est traité de façon fluide (remarque valable pour la narration et le dessin, très lisible), et la lecture est agréable – et donc recommandée.

20/09/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Pour l'amour de Dieu, Marie !
Pour l'amour de Dieu, Marie !

Tout pareil que l'avis de Mac Arthur. Je suis assez surpris de découvrir cette BD qui semble avoir été assez oubliée globalement, mais qui a quelques bonnes choses à proposer. C'est une étrange histoire, au dessin mêlé de manga (très clairement) mais restant dans une tonalité plus comics américain, avec un jeu sur les couleurs plutôt sympa. Je suis assez surpris par le ton que l'auteure donne au récit et surtout à son personnage de Marie. Je ne sais pas exactement quel est la part de personnel qu'elle a glissé dans son personnage (et je doute que dans les années 60 une jeune fille issue de famille catho-tradi comme elle puisse si facilement se libérer) mais le récit semble vouloir faire la part belle à la libéralisation des mœurs et à l'amour détaché de considération. Un point positif est autour de la question religieuse, qui n'est rejetée en bloc ici avec la rupture familiale, mais conservée avec une interprétation toute personnelle du message "aimez vous les uns les autres". Dans l'ensemble, le récit brasse pas mal de sujets et thématiques, pas forcément toujours pertinente et parfois avec quelques détails qui m'ont semblés de trop ou un peu superflu quant à l'histoire de Marie, mais globalement c'est plaisant à lire. D'ailleurs peut-être un poil trop vite lu par rapport au ratio de pages, mais c'est du pinaillage. En tout cas, j'ai apprécié la liberté sexuelle que propose l'histoire, le portrait de Marie qui reste assez bien fichue et pour laquelle on sent que l'auteure à un réel attachement. C'est une histoire qui se passe globalement bien et c'est déjà une très bonne chose. Je recommande la lecture, ca fait du bien de temps en temps de lire des choses simples comme celle-ci !

20/09/2023 (modifier)
Couverture de la série Coronado
Coronado

Je suis sorti mi-figue mi-raisin de ma lecture de cette série. Loustal nous propose une adaptation d'un roman noir américain de Denis Lehane. Loustal choisit une concision qui correspond à la brièveté temporelle du récit. Une balade de 48h entre deux trous infernaux. Tout est centré sur une relation père-fils mortifère. Loustal réduit le récit au maximum ce qui donne une série construite avec deux cadres par planche sans beaucoup de texte. Cela se lit en 30 minutes. Par contre j'ai trouvé le graphisme sympa. J'ai bien aimé les prises de vues et les plans tout en regards qui ouvrent sur des vides insondables. Même si je trouve le dessin de Loustal très figé, il porte une originalité intéressante. La série présente des faiblesses mais j'ai bien aimé l'ambiance proposée par Loustal dans ce récit noir.

20/09/2023 (modifier)
Couverture de la série Nephilims
Nephilims

Nephilims est un récit à la croisée des genres. Western pour son cadre, puisque nous sommes au cœur de la guerre de Sécession en plein territoire indien. Aventure fantastique avec cette expédition archéologique en quête de preuves de l’existence de géants disparus. Récit de type « survival » puisqu’on se doute que, rapidement, l’objectif de cette expédition va être de s’en sortir vivant (et ce ne sera très certainement pas le cas de tous les participants). Voilà un cocktail prometteur si on est amateur de série B. Il faut cependant accepter les clichés du genre et les personnages bien typés (l’officier autoritaire mais juste, l’archéologue passionné, la guide au caractère bien affirmé, les indiens discrets et efficaces, les rebs racistes et brutaux, etc…) Le chemin est balisé et ce premier tome est sans réelles surprises. La mise en place est bien réalisée avec une grosse attention portée à ce bataillon uniquement composé de soldats noirs victimes de racisme dans leur propre camp. Les objectifs de l’expédition et les menaces qui planent sur celle-ci sont eux aussi bien exposés. Seule la jolie guide garde jusqu’à présent une grande part de mystère puisqu’on ignore quasiment tout d’elle. Mais l'énigme centrale concerne la nature de ce peuple de géants dont on retrouve déjà des traces dès ce premier tome, et son lien avec une tribu indienne occupant le territoire concerné. A tous points de vue, ce premier tome est clairement introductif et se termine sur une image forte qui semble nous dire : « cette fois, c’est parti ! » La partie graphique, signée Créty (Stéphane et Juliette), officie dans un excellent style semi-réaliste de type Franco-Belge classique. Il plaira à un large public mais les auteurs ne prennent pas de gros risques (notamment au niveau de la mise en page). C’est facile à lire, avec des personnages bien singularisés et des éclairages conformes à cette ambiance angoissante que les auteurs veulent créer. Si ce premier tome n’est pas déplaisant à lire, il ronronne un peu trop à mon goût, d’où cette simple note de 3/5. A voir si la suite va réussir à sortir des clichés du genre (ou au moins à les accommoder d’une manière assez originale) pour me satisfaire. Sinon, je crains qu’on ait une bande dessinée bien faite mais peu marquante.

20/09/2023 (modifier)
Couverture de la série Araucaria - Carnets du Chili
Araucaria - Carnets du Chili

J’ai lu l’album d’origine, publié dans la collection Mimolette (je ne sais pas ce qui a été ajouté dans la plus récente réédition chez le même éditeur). Pas désagréable à lire, l’album n’est pas non plus très accrocheur. Le dessin de Baudoin est agréable (j’aime bien son travail de toute façon), même si son trait est souvent plus fin qu’à l’accoutumée, il use ici moins souvent de son trait gras et charbonneux habituel. C’est une suite de « notes », de petites réflexions, autour d’un voyage au chili vécu en 2003 (seule une longue anecdote en fin d’album n’y est pas du tout liée). Mais il manque dans ces réflexions, dans lesquelles Baudoin décrit impressions, rencontres, quelque chose pour les « relever ». Des digressions, de la poésie, je ne sais pas, mais j’ai trouvé l’ensemble un peu trop retenu, trop « personnel » dans le ressenti et l’expression pour captiver suffisamment le lecteur extérieur. Note réelle 2,5/5.

19/09/2023 (modifier)