Les derniers avis (48441 avis)

Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Goût du Japon
Le Goût du Japon

J'avais abandonné le kimono et son chat avec l'album It's not a Piece of Cake parce que je n'étais pas vraiment sous le charme et aussi parce que j'étais un peu perdu avec cette série qui n'en est pas tout à fait une. J'y reviens avec Le Goût du Japon par curiosité, parce que nos héros s'y retrouvent dans le Japon traditionnel qui sait me séduire et aussi beaucoup parce que je réalise à quel point Nancy Peña a su affiner son trait depuis l'album Le Chat du kimono. Les planches sont ici très belles, avec de superbes décors japonais de nature et de villes. L'autrice y ajoute son sens de la mise en page, de l'esthétique notamment avec son jeu sur les rouge et noir, et cela donne un très joli album. La recherche visuelle n'affecte en outre pas la lecture qui reste très fluide. On y retrouve donc nos héros rencontrés dans Tea Party puis rejoints par d'autres dans It's not a Piece of Cake. Et... j'avoue en ressortir avec le même ressenti que j'avais éprouvé à la lecture des précédents albums. Il y a de belles choses, de jolies idées, un sens de la fable et du mystère envoutant... mais je n'arrive pas à me laisser emporter, à tomber sous le charme. Et à nouveau, j'ai trouvé le personnage d'Alice peu attachant, limite antipathique, lui préférant nettement plus le brave Victor Neville et l'humour qui l'accompagne. Quant à la conclusion de cette saga, elle me laisse mi-figue mi-raisin. J'y ai apprécié sa part de poésie mais n'ai pas aimé l'artificialité de la dernière action du capitaine et de ses conséquences. Cela m'est apparu assez cousu de fil blanc. De même, je n'ai pas été sensible à la conclusion lyrique autour du kimono et de ce qu'il va advenir de lui par la suite. Mon cœur est donc indécis. J'ai l'impression que j'aurais pu être transporté par cette BD et par toute la saga du chat du kimono, et pourtant j'y suis malheureusement resté en partie hermétique malgré sa beauté et sa belle part d'originalité et de poésie.

16/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Carmen
Carmen

Très soft, cette BD ! Si Pichard s'en tient à son style habituel de femme et qu'il a tendance à les dévoiler un peu trop souvent à mon gout (ça glisse parfois dans le voyeurisme gratuit), je trouve que la BD est assez soft, sans doute que le récit ne permettait pas trop de s'épancher. Et encore, quelques scènes auraient pu être plus "épicée". Je ne connaissais pas le récit de Mérimée, n'ayant lu que Colomba, dont je retrouve quelques éléments d'intrigue notamment dans la représentation féminine, qui fait tourner la tête des hommes. Le récit se place en Espagne, et raconte comment un soldat ordinaire tombe sous le charme de la bohémienne Carmen. Cet amour va le mener à la suivre sans cesse, au détriment de tout, devenant bandit et meurtrier pour les beaux yeux de celle qui lui brule le coeur. Si le récit est assez long, je dois dire que j'y ai vu quelques longueurs. Pichard fait parfois des choix étranges dans la narration, notamment l'ordre de lecture pas franchement clair dans chaque page ou le fait que certain passages soient narrés en voix off alors qu'ils auraient gagné (à mon sens) à être dessinées et d'autres sont parfois inutilement dessinés tout du long. Je n'ai pas bien compris certains choix d'adaptation, sans doute est-ce pour cela que j'ai eu l'impression de sentir trop fréquemment le texte d'origine au lieu d'avoir un véritable récit adapté. En soi, ce n'est pas une mauvaise BD et je n'ai pas eu de déplaisir à la lecture mais je pense que l'adaptation n'est pas parfaite. Carmen est un récit intéressant, pas renversant non plus et je pense qu'il s'adapte mieux à d'autre styles, dont le fameux opéra si reconnu. Mais pour cette BD, je reste trop sur ma faim. Intéressant, pas renversant, un peu trop oubliable.

16/10/2023 (modifier)
Par Spooky
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Ce que le jour doit à la nuit
Ce que le jour doit à la nuit

L'écrivain Yasmina Khadra a raconté, au travers de son roman, les premières amours d'un personnage. C'est Stella Lory qui s'est chargé de l'adapter en bande dessinée. Il en résulte un récit très émouvant, qui se concentre bien sûr sur le jeune Younès, que sa tante -future mère adoptive- décide d'appeler Jonas. Celui-ci, confié par son père qui se sent partir à la dérive, est élevé à l'européenne, et s'éloigne peu à peu de sa culture de naissance. Ce qui en fait très rapidement le souffre-douleur de ses camarades, avec un contexte grandissant de tension entre les natifs d'Algérie et les Français. On comprend de fait très bien ce qui amène à ce qu'on a qualifié par la suite de Guerre d'Algérie. Pourtant Jonas essaie de construire sa vie, parfois chahutée par des amours contrariées. De prime abord je n'étais pas très convaincu par le dessin de Marion Duclos, qui me semblait manquer de rigueur, de précision. Mais dès que j'ai commencé ma lecture mon avis a évolué : il est léger, aéré, plutôt adapté aux histoires centrées sur les personnages. de fait, les "évènements", comme on les appelait à l'époque, passent au second plan, voire au troisième, sur une poignée de cases. Cela coule bien, le récit est fluide. Un album léger mais intéressant, sans aucun doute.

16/10/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Mobile Suit Gundam - The Origin
Mobile Suit Gundam - The Origin

J'ai lu les 5 premiers tomes et je n'ai pas trop envie de continuer. J'ai vu il y a bien longtemps 2-3 séries tirés de l'univers de Gundam. Ce n'est pas mauvais, mais je ne suis pas un grand fan de mecha et rien de ce que j'ai vu m'avais donné envie de regarder les autres séries (il faut dire qu'il y en a beaucoup !). C'est la même chose qui est arrivé avec ce manga. Le dessin est très bon, j'aime bien ce vieux style rétro. L'intrigue n'est pas dénué d'intérêt, il est plus complexe que 'les terriens affrontent des méchant extraterrestres' comme c'était le cas avec les séries de méchas avant que Gundam révolutionne tout en traitant les robots comme des machines de guerres et en ayant deux groupes d'humains s'affronter entre-eux. Le coté politique est ce qui m'a le plus intéressé. Le principal problème est que je ne suis pas un gros fans de mechas et du coup les scènes de combats ne m'ont pas du tout passionné. Cela aurait pu l'être si j'étais attaché aux personnages et que j'avais peur qu'ils meurent, surtout que Gundam est connu pour avoir aucuns scrupules à tuer des dizaines de personnages, sauf qu'ils me laissent indifférent et du coup je ne ressentais aucune tension lorsqu'ils étaient en danger. C'est pas nul, mais rien ne me donne envie d'en lire plus et je suis trop vieux pour perdre mon temps à continuer à lire des dizaines de tomes d'un manga qui ne me passionne pas trop.

16/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Le Téléscope
Le Téléscope

Une BD Pop-corn, du genre blockbuster qui divertit et sur lequel il ne faut pas trop se pencher, par peur de tomber dans les trous du scénario. Je connais assez peu Van Hamme, même si j'ai lu (sans l'apprécier) les premiers albums de Largo Winch, et je suis assez bon public de ce qu'il a fait ici. C'est un scénario qui part un peu dans le n'importe quoi rapidement, avec ces cinq petits vieux qui ont eut la sensation de rater leurs vies et qui s'amourachent d'une jeune femme qui se vend à des riches. Ca commence gentiment, ça part ensuite sur des intrigues politiques et combines d'entreprises, une direction que Van Hamme semble apprécier. C'est bien mené, faut pas trop être regardant sur les questions de la crédibilité mais si vous acceptez les modalités de l'histoire, ça passe tout seul ! On sent clairement les inspirations de films que Van Hamme utilise, notamment le moment de pause dans le récit pour présenter un personnage (qui rappelle le gimmick dans Arnaque, crime et botanique de Guy Ritchie) ou la construction du récit lors de la préparation du plan. C'est plutôt bien mené, et j'ai apprécié le déroulé jusqu'à un final satisfaisant. La BD n'est pas riche en messages, quelques critiques pointent de ci, de là, on a une vision de la vieillesse qui peut sembler inciter à vivre malgré l'âge, les personnages sont des archétypes pas complètement cliché ... Je pense que la BD est bien, pas fabuleuse, pas mauvaise, mais bien comme un bon film divertissant : c'est attendu, pas révolutionnaire, on en ressort ni changé ni blasé, c'est juste une histoire sympa et des personnages qu'on apprécie de suivre. N'en attendez pas grand chose et vous serez comblé !

16/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Nephilims
Nephilims

Pas mieux que Mac Arthur, un premier tome plaisant mais qui m’a peu emporté. D’un point de vue graphique, je trouve le trait de Créty un peu impersonnel mais il propose une réalisation solide, une mise en page fluide et classique. Bref pas subjugué mais ça se lit bien. En fait, il en va de même pour l’histoire, j’ai passé un bon moment mais jamais je n’ai eu le whaou. Ce n’est qu’un tome introductif, présentation des personnages et des enjeux mais ces derniers ne m’ont pas interpellés plus que de raison. Le scénariste déroule avec pas mal de stéréotypes dans les caractères, et la fin lorgne ouvertement vers la série B, ce western vire vers le fantastique et le récit de survival. J’avoue que je suis un peu dubitatif sur l’orientation du scénario, j’aime le western et le fantastique mais l’association des genres m’a rarement convaincu, il va falloir le petit plus pour me combler. Je me méfie donc un peu, je sens que ça va pas trop être ma came. Par contre, je ne déconseillerai pas aux amateurs de Lune d’argent sur Providence ou Ulysse 1781.

16/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Les Tableaux de l'ombre
Les Tableaux de l'ombre

Après deux lectures très enthousiasmantes de l'auteur, je n'ai pas hésité à prendre un nouveau tome (Florida est aussi à côté de mon lit) de Jean Dytar. Et la lecture fut clairement moins enthousiaste, pour le coup. La BD est un partenariat avec le musée du Louvre et c'est assez net qu'on veut rester dans le musée tout du long. Le message est sympathique sur les tableaux que personne ne regarde dans un musée déjà bien chargé, mais je trouve que le récit oscille entre plusieurs idées pas forcément suffisamment développées. C'est surtout la question de la célébrité qui est évoquée, avec plusieurs aspects, mais je trouve que ça oscille entre la question d'être visible, le poids de la notoriété, les hasards qui la provoquent et la question de l'art. Sauf que la révolution des tableaux de l'ombre n'a pas lieu, qu'on semble montrer les tableaux célèbres comme une élite fermée qui n'aime pas les nouveaux, le tout dans une sorte de lutte des classes subie. Je n'ai pas réellement compris ce que l'auteur voulait développer et j'ai surtout l'impression qu'il voulait caser pas mal de références picturales, des espaces du musée et des personnages de tableaux célèbres pour explorer ce Louvre. Le reste est plutôt bon, j'ai bien apprécié les discussions et échanges entre tableaux, les références m'ont parlé (mais encore faut-il connaitre tout ces tableaux) et le dessin est un très bel hommage à ces peintures, notamment Arcimboldo qui voit un de ses portraits s'animer, une certaine prouesse visuelle ! La lecture est plaisante et se fait d'une traite, mais je trouve qu'au sortir ça reste moins notable que les autres BD que j'ai lues de l'auteur. Il manque un je-ne-sais-quoi, peut-être plus prononcé et développé sur le fond, pour réussir à vraiment sortir de l'ordinaire. Pour ma part, c'est du moyen.

16/10/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Le Combat du siècle
Le Combat du siècle

Joe Frazier est un champion de boxe qui, aux yeux du grand public, est resté majoritairement dans l'ombre de Mohamed Ali. Je connaissais son nom sans avoir aucune idée de qui était l'homme. Cette BD nous fait découvrir sa vie de son enfance dans les champs de coton de Caroline du Sud jusqu'à son premier grand combat contre Ali, même si on a aussi quelques pages pour nous indiquer ce qu'il se passe après. On y découvre un homme qui a subi la ségrégation raciale et la domination blanche dans son sud des Etats-Unis natal, un enfant décidé à savoir se battre dès son plus jeune âge, et un jeune homme qui a dû migrer vers le nord des USA et y trouver une place d'abord d'ouvrier avant de se lancer pour de bon dans la boxe. On découvre surtout sa longue et complexe relation avec Mohamed Ali, faite de rivalité, d'une étrange forme de camaraderie, et aussi d'un pur conflit politique, l'un étant la figure de proue d'une position politique musulmane et résolument antiblancs tandis que l'autre se veut champion de tous les américains, blancs comme noirs. Et étonnamment, ce n'est pas le grand champion Mohamed Ali qui a le bon rôle ici mais bien Frazier qui est présenté comme bien plus modéré, plus sage et respectueux. C'est même l'inverse : Mohamed Ali est présenté comme purement insultant et injuste envers son rival. Un vrai connard. Et la BD présente cela de manière assez floue, parfois comme une tactique voulue par les deux boxeurs pour faire monter la pression médiatique et l'enjeu de leur combat, et d'autre fois comme une attaque pleine de haine de la part de Mohamed Ali. Je ne m'y connais pas assez pour savoir ce qu'il en est réellement, mais toujours est-il que l'image de Mohamed Ali est sacrément amochée dans cet album. Tout n'est pas toujours clair dans cette BD. Graphiquement, déjà, les visages sont un peu changeants et il est parfois difficile de reconnaitre Frazier lui-même, notamment dans son passage entre l'adolescence et l'âge adulte où il semble changer assez radicalement. Puis ensuite quand on ne connait pas bien le contexte politique du combat des noirs à l'époque, et notamment l'influence des Black Muslims, c'est assez compliqué de comprendre la mésentente entre les partisans d'Ali et ceux de Frazier. Mais malgré ces menus défauts, cette BD m'a appris pas mal de choses et m'a véritablement fait découvrir le personnage de Joe Frazier que j'ai trouvé intéressant et finalement même assez attachant. Elle donne en tout cas nettement l'envie de le soutenir lors de son premier et plus beau combat contre Mohamed Ali.

16/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Les Cochons dingues
Les Cochons dingues

Je ne suis vraiment pas le public cible pour cette série. Même si j'ai eu un cochon d'Inde dans mon enfance, je suis assez réservé sur les animaux de compagnie. Je les trouve bien plus à leur place dans la nature surtout en appartement. Toutefois Miss Pricky délaisse son abominable Adèle pour un gentil César un peu philosophe sous sa fourrure grise. Le tome 1 pose l'ambiance de cette bande de petits rongeurs dans un petit esprit mythe de la caverne assez original. Si le stéréotype de chaque cobaye de la bande est assez convenu, cela donne tout de même des dialogues d'un bon niveau avec des idées amusantes. Le rythme est bien soutenu et je ne me suis pas ennuyé à suivre les états d'âme de César. Le récit se termine par quelques planches documentaires sur les cobayes assez instructives. De plus il y a un petit potentiel d'éducation pour les enfants afin de montrer qu'un animal vivant n'est pas une peluche. Ce n'est pas exploité dans le T1 mais il serait bon que les autres tomes travaillent cette thématique. Le graphisme de Miss Pricky est assez simple et doit convenir à un jeune lectorat. Toutefois je regrette des décors succincts et une coloration trop basique. Une série qui plaira sûrement aux jeunes propriétaires de ces petits rongeurs.

16/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Ceux qui brûlent
Ceux qui brûlent

Je sors un peu déçu d'une lecture qui m'avait été recommandée par mon bibliothécaire. Je trouve que ce polar est trop déséquilibré vers le côté psy larmoyant de l'équipe d'inspecteur-trice qui mène l'enquête. D'enquête, il n'y en a d'ailleurs pratiquement pas. Un suspect appréhendé par hasard, une séance d'interrogatoire loufoque et une conclusion où le couple de policiers miraculés sont menés à la conclusion par des criminels bien maladroits. On reste dans une atmosphère de déprime du début à la fin et on ne peut même pas dire que c'est vraiment noir avec cette fin en simili happy end. De même je n'ai pas vraiment accroché au graphisme que je trouve très numérique et figé. Les brutes ont tous le même rictus dans une façon assez Comics. Une atmosphère de rue sans personne qui rappelle l'époque Covid et une mise en couleur assez terne ont fini par tuer mon plaisir de lecture. Une lecture moyenne à mon goût. 2.5

16/10/2023 (modifier)