Les derniers avis (48441 avis)

Par Jeïrhk
Note: 3/5
Couverture de la série Salto - L'Histoire du marchand de bonbons qui disparut sous la pluie
Salto - L'Histoire du marchand de bonbons qui disparut sous la pluie

3,5/5 Pas mal ! Le dessin, qui paraît très brouillon au premier abord, s'avère finalement bien adapté au scénario. À travers ce trait, on ressent la dure réalité du conflit basque. La dessinatrice maîtrise parfaitement son art, utilisant des jeux de couleurs pour créer différentes ambiances et une imagination débordante pour illustrer les pensées des protagonistes. Je m'attendais à une autre fin, avec un peu plus d'action et une pointe de positivité. Cependant, en y réfléchissant, je pense que cette fin décrit bien l'atmosphère de l'époque. En mettant de côté mes attentes personnelles, je trouve que la conclusion est bien choisie. Il manque tout de même un petit quelque chose pour obtenir une quatrième étoile, mais je recommande quand même cette lecture !

17/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Saboteuses
Saboteuses

La couverture du premier tome est très typée « Paquet », avec, sur un fond bleu grisâtre, une carlingue d’avion. Mais ne nous y trompons pas, l’histoire tourne autour des femmes qui embarquent dans cet avion. En effet, cette nouvelle série présente, de façon « romancée », l’action de quelques femmes, enrôlées dans les services secrets britanniques durant la seconde guerre mondiale, et parachutées en France pour y mener des actions de sabotages, en liaison avec la résistance française. Un premier cycle de deux tomes est d’ores et déjà conclu (un deuxième semble déjà bouclé et annoncé, et il y a matière à poursuivre, si chacun développe l’histoire d’une des quelques quarante femmes impliquées dans ce service action très spécial), ce premier cycle tournant autour de deux femmes, Aiguille et Mouche. Le rythme est assez soutenu, on ne s’ennuie pas. On s’attache à cette « Aiguille », assez impulsive et fofolle – en devinant que ces défauts vont être incompatibles avec certaines missions. Après quelques semaines de formation au combat et à l’utilisation d’explosifs, voilà Aiguille et deux de ses coéquipières parachutées en France, où les ennuis commencent. Ennuis que l’on nous dévoile en partie dès la première page du premier tome, la suite étant un long flash-back ramenant à ces premières cases, pour les éclairer, mais aussi pour introduire un cliffhanger – un peu gros, mais bon, on a envie de savoir ce qui va se passer ensuite ! Suite qui est plus classique, les actions de résistance étant presque trop peu mises en avant parfois, au détriment de quelques passages romanesques sans doute un peu trop longs. La cohabitation entre Aiguille, un peu fofolle et inconsciente et Mouche, plus mûre et "fiable", donne un peu de piment à l'histoire, les deux femmes n'étant pas loin à un moment de saborder leur opération, faute d'avoir pu "s'accorder". Le dessin de de Caju est très classique et globalement réussi (un peu dans la lignée de Gibrat), et nos espionnes/saboteuses sont vraiment craquantes. La colorisation est elle aussi globalement réussie, assez claire (peut-être lisse-t-elle un peu trop les visages, mais bon…). Une énième série sur la seconde guerre mondiale et la résistance, mais qui nous les montre sous un angle original et peu traité. A voir ce que ça va donner par la suite, mais c’est un premier cycle très honnête, même s'il n'est pas très original.

10/11/2022 (MAJ le 17/10/2023) (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Pornostars
Pornostars

Note : 2,5/5 L'avantage de cette BD porno c'est qu'elle offre de vraies histoires et que si elles comprennent effectivement du sexe, elles ne sont pas juste de simples prétextes à des séances de baise sans rien derrière. Certaines histoires partent même d'idées originales et intéressantes. Le dessin est également de belle qualité... en tout cas en ce qui concerne les femmes qui sont charmantes et pulpeuses... et très poilues aussi ce qui n'est pas plus mal. A noter d'ailleurs que l'auteur semble s'être basée sur une véritable modèle puisqu'on la voit notamment en véritable photo au détour d'une case et qu'elle ressemble vraiment bien à sa version dessinée. Ses décors par contre sont bien plus basiques, et surtout je trouve que ses hommes sont moches : ils brisent l'aspect émoustillant de la lecture. Et puis surtout, autant j'ai trouvée intéressantes les 4 premières histoires de l'album, autant les 2 dernières m'ont ennuyé, ce qui est dommageable car elles sont également assez longues. Bref, il y a du bon et du moins bon dans cet album mais je préfère en retenir la part plutôt positive.

17/10/2023 (modifier)
Par Cacal69
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
Couverture de la série Le Naufrage du Wager
Le Naufrage du Wager

Je découvre ce fait historique avec cette BD. Les auteurs, que je découvre aussi, ont réalisé un gros travail de recherche pour croiser les différents témoignages et journaux de l'époque pour être le plus proche de la réalité. Je vais commencer par ce qui saute aux yeux, un dessin, ou plutôt des peintures, que je trouve d'une beauté hallucinante mais qui risquent d'en rebuter plus d'un avec un léger manque de lisibilité mais qui est compensé par l'ambiance sauvage, violente et âpre qu'elles dégagent. Je disais donc des peintures à la texture épaisse, on devine les coups de pinceau et les différentes couches de gouache. Pour l'amoureux du courant Impressionniste que je suis, j'ai pris ma dose de dopamine. Le Wager est un gréement carré doté de 28 canons, il fait partie de la flotte du Commodore Anson affrétée pour combattre les galions espagnols. Il s'échoue sur une île (qui portera son nom) au large du Chili. Un récit qui va suivre le parcours d'Isaac Morris de 1740 à son retour à Londres le 8 juillet 1746. Un périple extraordinaire, de la survie sur les côtes chilienne, puis être fait prisonnier par les tribus amérindiennes pour enfin finir esclave des espagnols. Un récit qui se base sur des faits vérifiés, ce qui provoque un manque de liant entre les différents épisodes du périple. Mais un récit qui permet d'appréhender cette période historique, surtout sur le mode de vie des tribus amérindiennes d'Amérique du Sud, un choc des cultures : "vous êtes vraiment étranges, vous les blancs ! Nous, nous ne laissons personne dormir sous la pluie." Une narration dominée par la voix off d'Isaac avec de nombreux passages sans texte où la partie graphique est reine, contemplative. Une lecture plaisante et instructive. Note réelle : 3,5. Coup de cœur graphique. Quelques mots de Pablo Franco en fin d'album sur cette incroyable histoire. Prix du meilleur roman graphique latino-américain 2021.

17/10/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Hiver à l'opéra
Hiver à l'opéra

Hiver à l'opéra est la suite d'Automne en baie de Somme mais il n'est nul besoin d'avoir lu celui-ci pour lire cet album indépendant. Tout juste faut-il savoir ce qui nous est expliqué dès les premières pages, que le héros est un ancien policier révoqué qui rumine la mort de sa fille. Pour le reste, nous sommes placés dans une intrigue fortement inspirée du Fantôme de l'Opéra, tant dans son contenu que dans son aspect visuel. Et à celle-ci se mélange l'histoire d'un groupe d'extrémistes nationalistes prêts à commettre un attentat, le héros étant impliqué dans les deux affaires en parallèle comme il était aussi à la poursuite de deux proies simultanément dans Automne en baie de Somme. La qualité principale de cette BD est son graphisme. Alexis Chabert s'inspire de l'Art Nouveau de Mucha et des impressionnistes pour offrir de grandes et belles planches d'un Paris enchanteur de la fin du 19e siècle. Les décors de l'opéra Garnier, les bords de Seine, les grands boulevards sous la neige, les pages sont régulièrement superbes, colorées et charmantes. Seuls les personnages pêchent en comparaison, et notamment le héros lui-même avec son visage de brute à l'expression figée dans un rictus permanent. C'est dommage, il atténue l'élégance du cadre dans lequel il évolue. Quant au scénario, il est divertissant mais aussi légèrement convenu et confus. Philippe Pelaez tient à mêler deux intrigues parallèles et elles ne s'apportent que peu de choses l'une à l'autre. Celle autour de la ligue extrémiste est basique et sans grande saveur, si ce n'est l'interrogation de savoir si le héros a mal tourné. Celle autour de l'opéra est trop inspirée du Fantôme de l'Opéra pour être novatrice, et la part de fantastique qu'elle inclut tombe comme un cheveu sur la soupe dans ce cadre historiquement juste. Cela donne des moyens et une motivation bancals à l'antagoniste, ce qui décrédibilise l'affaire, lui donnant une tournure artificielle et un peu cliché. Pas réellement convaincu par cette intrigue donc, et je préfère me contenter des belles planches et de cette plongée romantique et dramatique dans le Paris de la Belle Epoque.

17/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Le Retour de la Bondrée
Le Retour de la Bondrée

Sympathique et agréable lecture, posée mais qui ne décolle pas beaucoup plus que le postulat de base. La BD commence sur un accident de train et poursuit comme une métaphore du deuil, en tout cas c'est comme ça que je l'ai compris. Mais le postulat exploite une seule histoire, la relation qu'il tisse avec la jeune fille qu'il rencontre, et cette histoire m'a semblé trop simple (j'ai vu la fin venir très vite). Je trouve que la BD manque de plusieurs choses, entre autre la question du couple, survolée à mon sens, le lien qu'il entretient avec cette librairie finalement (poids qu'il traine ou cadeau qu'il perd ?). Plusieurs choses sont balayées un peu trop vite à mon gout et j'aurais aimé plus. Mais si j'ai voulu plus, c'est que j'ai accroché à ce qui est proposé. Le parallèle entre les deux accidents, les deuils de plusieurs choses qui interviennent et la mise en dialogue de ses soucis est plutôt bien menée. C'est touchant, certes, mais j'aurais voulu que ça le soit plus. Par contre le dessin m'a beaucoup plu et je n'avais pas noté que j'avais déjà lu des histoires de l'auteur. Il a su faire preuve de renouvellement sur le dessin et ça fait plaisir à lire.

16/10/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Attraction
Attraction

Centrée sur une rencontre entre les humains et une race extraterrestre, cette histoire a d'étranges parfums de SF de gare à l'ancienne. J'y ai apprécié plusieurs choses. Déjà le fait que ce soit de la SF débridée, qui ose imaginer une civilisation extraterrestre aux capacités incroyables et qui raconte pour de bon la découverte de celle-ci par les humains. Beaucoup d'auteurs de SF trouvent trop kitsch une telle idée et préfèrent rester dans le mystère et la surfaces des choses, laissant aux lecteurs le soin d'imaginer par eux-mêmes ce qu'il pourrait en être ; ce n'est pas le cas ici. Et autre qualité que j'ai appréciée avec cet album, c'est qu'en une grosse centaine de pages, il offre une histoire complète et assez dense, ne créant pas la frustration d'une histoire à suivre dont la conclusion pourrait se faire autant attendre que décevoir. Par contre, j'ai été rebuté par le manichéisme appuyé de la mise en scène. Racisme, xénophobie, harcèlement viril de celui qui n'est pas dans la norme, l'intrigue insiste trop sur la bêtise humaine et rend la majorité des personnages secondaires humains purement détestables. Quant à la romance qui se noue dans cette histoire, elle parait aussi abrupte que peu crédible. Elle va trop vite, elle est difficile à croire et on la sent cousue de fil blanc. Et au final, j'ai moi aussi ressenti l'aspect kitsch de cette histoire de rencontre du troisième type et d'amour interracial. Même si sa conclusion n'est pas mauvaise, ce n'est pas de la grande science-fiction malheureusement.

16/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Lutte majeure
Lutte majeure

C’est une lecture intéressante, plutôt agréable, mais qui me laisse un goût de trop peu au final. L’intrigue se déroule à Leningrad, durant le terrible siège subi pendant la seconde guerre mondiale (qui fit près de 2 millions de morts, un texte le rappelle au début). Un contexte angoissant, la mort est omniprésente (la quasi-totalité des protagonistes sont des morts en sursis), le rationnement condamne autant que les bombardement nazis la population à une agonie plus ou moins longue. Mais l’histoire met l’accent sur autre chose, un fait réel (j’ai un temps cru à une invention total de Céka), un orchestre a joué sur ordre de Staline une nouvelle symphonie de Chostakovitch, en déployant des trésors de volonté et d’abnégation. Incroyable mais vrai. Un sujet et un contexte intéressants donc. Mais j’ai trouvé l’histoire un peu vite lue, manquant d’aspérité. Et je n’ai pas non plus été convaincu de l’utilité de donner aux personnages des têtes animalières (ça a au départ renforcé mon impression de création originale). Mais bon, ça se laisse lire sans problème et ça m’a appris quelque chose sur ce siège meurtrier. Au passage, cela aurait été une bonne idée de mettre un petit dossier en fin d’album, pour rappeler le contexte et donner des chiffres, un bilan de ce siège, mais aussi pour préciser ce que l’on sait de ce concert et de cette œuvre de Chostakovitch (sans avoir à faire une recherche pour en vérifier l’authenticité).

16/10/2023 (modifier)
Couverture de la série Au bord du monde
Au bord du monde

Je suis resté quelque peu sur ma faim avec cette lecture de ce qui est probablement la première publication de Le Floc’h. Les trois histoires regroupées ici sentent bon la Bretagne profonde (finistérienne en l’occurrence), une Bretagne quasi intemporelle (les trois histoires se déroulent au XXème siècle, mais elles auraient tout aussi bien pu être situées un ou deux siècles avant sans que rien ne soit changé). Les deux premières histoires m’ont clairement laissé sur ma faim. Trop courtes, elles manquent de profondeur, sans être non plus sans intérêt. J’ai davantage apprécié la dernière, qui a quelque chose de René Fallet dans l’univers populaire dépeint. La « dernière tournée » du moribond a un air grotesque intéressant, même si, là aussi, c’est un peu court. Note réelle 2,5/5.

16/10/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Contrôle de peau lisse
Contrôle de peau lisse

Sortons au plus vite cet album de ceux avec un unique avis ! J'avais déjà lu Scandales du même auteur, dans lequel il faisait preuve d'un certain sens de la mise en scène et du scénario pour une BD de ce genre, ici nous sommes plus dans la compilation d'histoires sur le thème du fantasme sexuel, avec des histoires à chutes. Il y a plusieurs chutes amusantes, même si globalement toutes les histoires ne se valent pas. Le dessin est toujours aussi étrange, les corps étant curieusement proportionné. Cependant je trouve que malgré la colorisation informatique, l'ensemble passe plutôt bien. Il n'y a pas de quoi se rincer l'œil, mais ça fait le travail tout a fait correctement. En somme, comme pas mal d'autres lectures de cette collection, c'est du moyen. Moyen plus, peut-être, du genre que je ne peux décemment pas critiquer vertement, mais qui n'a pas non plus grand intérêt. C'est du pas mauvais qui passe bien, sans grand plus. Il m'est assez difficile de critiquer de telles BD, qui sont dans une moyenne sur laquelle il y a peu de choses à dire.

16/10/2023 (modifier)