Je ressors malheureux sur la même impression mitigée que Ro.
J’avais beaucoup aimé les 2 premiers tomes de cette série, mais le dernier en date (It's not a Piece of Cake) m’avait moins enthousiasmé. 12 ans plus tard (bigre), ce voyage au Japon m’a enchanté voire émerveillé sur la première moitié, mais je me suis lassé des méandres oniriques vaguement loufoques des aventures de nos protagonistes. Le récit est original et poétique, certes, mais j’ai fini par décrocher et me désintéresser des évènements, des personnages… Du coup la fin ne m’a pas du tout touché.
C’est finalement le dessin qui m’a porté sur la deuxième moitié du récit. De ce coté là rien à redire, c’est vraiment magnifique. Le trait est précis et maitrisé, les compositions font preuve d’une inventivité incroyable, et les touches de rouge donne vraiment du cachet à l’album. Les longs passages muets montrant la campagne japonaise sont un délice pour les yeux.
Une lecture agréable et originale, mais trop longue et qui n’a pas réussi à me toucher ou me captiver sur la longueur. Dommage.
C'est avec beaucoup d'envie que je me suis acheté l'intégrale de ce Black Hills de Swolfs et Marc-Renier.
Il faut dire que mes dernières lectures en matière de BD western m'ont vraiment emballées. Après une petite quinzaine d'années à ne plus trop acheter de BDs, j'ai, en partie grâce aux avis ajoutés sur Bdtheque (;-)), merci encore à eux !, trouvé toute une série de Bds qui étaient de vraies réussites, voire certaines qui ont parfois fait une entrée fracassante dans mon top personnel. Je pense à des choses comme Jusqu'au dernier / Sykes / L'étoile du désert , etc, et, dans une moindre mesure à des choses comme Stern, ou Jesse James, Wyoming Doll.
Bref, je suis dans un bon mood western, stetsons et cowboys mal rasés ces derniers temps !
D'autre part, j'ai vraiment beaucoup apprécié, non sang..euh pardon, non sans une certaine surprise (le sujet étant déjà achi vu-revu-et re-revu) la lecture des 6 premiers tomes du Prince de la nuit, aussi dessiné par Swolfs, précisément parce que j'ai trouvé le dessin à la fois doux et agréable. Le premier adjectif surprendra peut-être mais, oui, il y avait quelque chose de confortable, de cosy, dans le dessin proposé pour cette série.
Si on ajoute à cela quelques vieux souvenirs de Durango..., bref, comme disent les djeuns aujourd'hui (ohhh, ben papy....) : j'étais (bien) chaud pour lire ce Black Hills.
Malheureusement, les choses ne se sont pas du tout passées comme je l'avais pensé.
Tout d'abord, grosse erreur de ma part (mais peut-être que ça servira aux autres de lire mes bêtises), j'ai acheté l'intégrale de la série sur un célèbre site d'occaz en ligne, SANS DEMANDER QUELLE ÉTAIT LA TAILLE du volume lui-même. Et du coup, je me suis retrouvé avec un 'mini-BD' de 18,5 X 24,5 cm, ce qui n'est pas optimal, surtout pour ce genre d'histoires. Déjà, urrgh, blood 'n guts, grosse déception à l'ouverture du colis !
Et puis, surtout, de manière un petit peu incompréhensible (puisque c'est quand même la même personne qui crayonne), j'ai trouvé le dessin peu convaincant. Avec ces jaunes qui envahissent littéralement certaines planches (un peu comme dans Comanche d'ailleurs où la même chose m'avait déjà un peu posé problème avec le dessin d'Hermann).
Je trouve les visages parfois pas super bien réussis, assez peu expressifs, y compris sur certaines pages, celui du héros, ce qui est quand même un peu problématique (!). Seul le personnage de Frenchie, peut-être au fond le vrai héros de la série, a un visage vraiment parlant, avec toute une palette d'expressions, de mimiques, ou de rictus.
La mise en scène est...'très sage', avec systématiquement, entre 5 et 7 cases bien rangées à leur place dans le gaufrier pour chaque page. Pas vraiment de grandes plaines qui envahiraient toute la page ou presque, ou, a contrario, des visages, des expressions faciales, mises en évidence, enfermées dans de petites cases, sauf à quelques rares reprises lors de scènes de combat.
Bref, je ne m'explique pas du tout la chose. Comment peut-on aimer à ce point le travail d'un artiste sur une série, et se sentir 'en dehors', spectateur éloigné, parfois presque un peu agacé par le même artiste sur une autre série ?
Quelques mots rapides du scénar qui est plutôt correct, sans être renversant. Encore une fois, je trouve que le personnage de Frenchie est le plus réussi, c'est lui qui va en fait nous servir de guide dans ce monde que l'on croit connaître sans vraiment le connaître (le parallèle avec le lecteur est évident...). On aurait pu l'affubler d'une autre nationalité que la nôtre, et surtout éviter le patronyme 'LeBon' (ok, message reçu, n'en jetez plus !) mais bon, tout ça reste de l'ordre du détail.
Ce qui l'est moins par contre, c'est le côté un peu lourdingue dans la manière dont le message est transmis. L'ensemble est très 'pro-indiens' (ce qui ne me pose aucun problème, entendons-nous bien, bien au contraire. J'ai toujours eu plus de tendresse pour 'les fils de Cochise' que pour la cavalerie qui arrive toujours à temps, si vous voyez ce que je veux dire....), mais on ne fait pas dans la finesse, quoi. A part quelques Blancs un peu à l'écoute des souffrances indiennes, ou révoltés par les injustices subies par ces derniers, le héros ayant lui-même de la famille chez les Sioux, les autres sont quand même un ramassis de goujats racistes, ultra-violents, corrompus, etc... qui donne un peu un côté gros gâteau à la crème bourré de sucre à l'ensemble. On a intérêt de prévoir de l'eau à bulles pour la digestion !
Bon voilà, pour tout dire, j'ai même un peu de mal à finir mon intégrale. Clairement, je ne suis pas vraiment dedans, rien à faire, je n'adhère que par moments.
Du coup, je mets un 2,5, arrondi à trois par respect pour le travail d'ensemble, les recherches historiques, et aussi parce que je sais que la série a plu à bcp de gens. Après tout, c'est p'être moi qui suis trop exigeant, ou de mauvais poil... ?
Un album de fiction-documentaire (on suit des personnages fictifs tout en apprenant des choses sur la Chine) qui représente bien les problèmes que je rencontre souvent avec ce genre de BD publié par des éditeurs comme Sarbacane et autre Futuropolis.
Donc le sujet du livre m'intéresse même si je savais déjà des choses sur la société chinoise comme le manque de filles à cause de la politique de l'enfant unique et que je n'ai pas été surpris par plusieurs informations que j'ai apprise vu que c'est connu que la Chine est un pays totalitaire. Le problème est que même si le propos est intéressant, le coté fiction l'est beaucoup moins. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages et à avoir de l'empathie lorsqu'ils se retrouvent emprisonner. Heureusement, je ne me suis pas ennuyé durant ma lecture, mais la plupart du temps je ne trouvais pas cela très passionnant à lire.
Dommage parce que j'aime bien le dessin.
2.5
Un polar qui se laisse lire sans plus.
Le scénario se laisse lire et il y a des bonnes idées, mais j'ai trouvé que le rythme était un peu poussif par moment. En plus, l'héroïne n'est pas très attachante et comme l'écrit pol son caractère n'est pas trop cohérent vu qu'elle est censé être dépressif et que cela ne se voit pas du tout dans son comportement. L'énigme sur les vraies causes de la mort de la voisine de l'héroïne est un peu passionnante mais comme c'est le cas avec les polars qui ne m'ont pas paru mémorable, maintenant que je sais la solution il y a rien qui me donne envie de relire l'album un jour.
Le point faible est le dessin que j'ai trouvé vraiment moyen. Je trouve même que les personnages sont souvent laids et ça manque vraiment de dynamisme dans la mise en scène. Je pense que j'aurais mieux accroché au scénario avec un meilleur dessin, mais sans toutefois que cela dépasse le stade du 'sympa à lire sans plus' vu que le scénario a lui aussi des défauts.
Je ne connaissais Joseph Kessel que par ma lecture de son roman Le Lion à l'école et j'ignorais qu'il s'agissait d'un romancier-aventurier au même titre qu'un Jack London, Joseph Conrad, Henry de Monfreid (que Kessel a d'ailleurs côtoyé dans ses aventures dans la corne de l'Afrique) ou dans une moindre mesure Robert-Louis Stevenson. Ce sont ses nombreux périples et ce qui a formé son univers littéraire qui nous sont racontés dans cette BD qui semble être un one-shot mais qui se termine par un "à suivre" laissant entendre qu'un second tome pourrait bien venir raconter la deuxième partie de sa vie.
Le graphisme de Jörg Maillet a ici des petits airs de Hugo Pratt et de José Muñoz. Il se marie bien avec l'ambiance d'aventure exotique de la première moitié du 20e siècle qui est le cadre de cet album. Toutefois la maîtrise du trait reste assez hésitante et je ne peux pas dire que je sois particulièrement charmé par son dessin.
La narration est structurée d'une manière particulière : elle alterne différents épisodes de la vie de Kessel tout en revenant toujours un chapitre sur deux sur son passage en Sibérie après la fin de la première guerre mondiale, celui-ci étant finalement présenté comme le déclencheur des envies d'aventure et de voyage de l'auteur même s'il avait déjà pas mal bourlingué depuis son enfance. Cette alternance et ces sauts dans le temps empêchent de s'attacher réellement au personnage ou à son entourage. Outre son côté exubérant et alcoolique qui le rend un peu antipathique, il a aussi fréquenté énormément de noms célèbres de son époque et si on ne les connait pas déjà, on peut être perdu pour savoir qui ils sont et quels sont leurs rapports avec lui.
De cet album, je retiens surtout le récit de son passage dans la Corne de l'Afrique qui est le plus intense et édifiant, même si j'ai bien aimé aussi son petit périple aérien avec l'aéropostale.
Instructif mais pas toujours évident à suivre dans sa narration ni très attachant en terme de personnages et de lecture. Ce n'est pas une biographie qui m'a vraiment séduit mais elle m'aura permis de découvrir à quel point Kessel aura eu une vie mouvementée et aventureuse.
Tiens, un Comès avec des couleurs, ça n’est pas si courant. Avec une ambiance et une colorisation, souvent psychédéliques qui plus est, très éloignées du fantastique « rural » et naturaliste de beaucoup de ses séries. Et de la SF relativement classique, là-aussi éloignée de ce qu’il fait d’habitude.
Si la série est composée de deux albums, ceux-ci sont totalement différents – et indépendants – l’un de l’autre, si ce n’est le personnage d’Ergün qui est présent dans les deux.
L’album « Le dieu vivant » propose une histoire complète, très classique et datée dans son déroulé (et surtout sa narration). Datant de 1970-71, ce récit est un peu simple et naïf par endroits, mais se laisse lire. De la SF années 70 avec un héros échoué sur une planète inconnue, où vivent des peuples étranges, un dieu mystérieux visiblement lié à d’anciens Terriens. Un canevas pas mal vu ailleurs (avant et après), l’originalité venant des femmes-fleurs et des hommes-papillons (seuls détails évoquant la nature qui innervera les séries ultérieures de Comès).
Le second album est totalement différent, et sans réel lien avec le précédent. Il n’y a pas vraiment d’histoire structurée non plus. C’est une sorte de gros délire vaguement psychédélique, puisant à pas mal de sources (Lovecraft, l’enfer chrétien, la Mesnie Hellequin, Bosch, et un certain surréalisme pictural). Paul Kirchner ne renierait pas certaines planches non plus (ce second récit de Comès date de 1975, date où Kirchner travaillait sur "Dope Rider"). Certaines logorrhées verbales sont parfois pénibles (j’en ai sauté une ou deux), et c’est plus un poème lyrique et noir visuel (mâtiné d’une cosmogonie délirante) qu’autre chose.
Pour la notation je ne sais trop quoi penser. J’opte pour une note moyenne. Mais il faut feuilleter ces albums avant de les acheter. Et on peut accrocher à l’un et être repoussé par l’autre. C’est en tout cas deux albums à lire si vous êtes fan de cet auteur, car on découvre ici un pan peu connu et très différent (au niveau visuel et narratif) de ce qu’il fera ailleurs. Une lecture intéressante (pour les raisons que je viens d'évoquer), mais qui m'a laissé sur ma faim.
Note réelle 2,5/5.
Une des dernières séries publiées avant le rachat de la franchise par Disney, on est donc dans l’univers Légendes (càd non canonique).
L’histoire prend place juste après l’épisode IV, les rebelles ont remporté une première grande victoire avec la destruction de l’étoile noire mais la galaxie reste toujours sous la coupe de l’Empire.
Même si rien de novateur, Brian Wood développe un récit plutôt agréable à suivre pour les amateurs de l'univers. On retrouve de nombreux personnages de la franchise : Vador doit reconquérir la confiance de l’Empereur et cherche à identifier le fameux pilote, les rebelles survivent et sont en quête d’un nouveau monde pour accueillir leur base. Plusieurs Time Line se développent autour de nos différents héros.
Honnêtement rien de fou, surtout aujourd’hui où la franchise sous Disney s’engouffre pour combler « officiellement » le moindre trou des trilogies, mais à l’époque de sa sortie j’avais trouvé ça vraiment sympa.
Leia y parait surprenante et bien plus intéressante que dans les films, le scénariste respecte et s’amuse avec les codes qui lient notre trio rebelle à ce moment de l’aventure.
La partie graphique est classique mais accompagne bien le récit, à noter la présence de Stephane Créty au casting (tome 3). Le seul hic est sur la narration du 1er tome, un album assez dense avec pas mal d’éllipses ou transitions maladroites.
Voilà une série dispensable (d’autant que non officielle dans les péripéties) mais qui reste quand même relativement plaisante pour les amateurs.
Cet album vaut avant tout pour son dessin. Giovanna Casotto est une excellente dessinatrice et elle le prouve ici encore. Ses femmes sont superbes mais le reste est réussi également, qu'il s'agisse des hommes ou simplement des décors. Et la mise en scène n'est pas en reste.
A côté de cela, le scénario de ces différentes histoires courtes est inégal. Je dois dire que la majorité ne m'a pas enthousiasmé. Seule l'histoire sur le poker et celle sur le téléphone rose m'ont bien plu : je les ai trouvées toutes les deux bien construites et émoustillantes. Mais les autres par contre m'ont plutôt déçu, voire ennuyé. Heureusement donc qu'il y a le très bon dessin pour compenser.
J'ai lu cette BD dans son édition chez Vents d'Ouest dans la collection Selen. Et contrairement à la majorité des albums de cette collection, celui-ci ne contient pas d'histoires courtes mais une unique histoire. Qui plus est, celle-ci n'est pas spécifiquement pornographique, au plus a-t-on droit à quelques scènes de sexe parfois relativement soft. C'est avant tout une histoire inclassable, qui tient autant du polar que du fantastique et de la science-fiction.
C'est l'histoire d'un homme mystérieux qui envoute les femmes qui tombent sous son charme charnel et s'abandonne à lui, pour ne plus jamais réapparaitre. Un commissaire enquête sur cette affaire et va croiser la route d'un savant constructeur d'androïdes et de cet homme qui tient peut-être du diable, ou du mutant.
L'intrigue est un peu bancale avec des enchainements pas toujours clairs mais elle est soutenue par un dessin intéressant. Celui-ci tient à la fois de Moebius et de Manara, évidemment sans le génie du premier ni la sensualité de l'autre, plus comme un ersatz de ces deux là mais un ersatz plutôt réussi. Cela donne des planches assez élégantes et des scènes érotiques relativement classe même si pas forcément très émoustillantes. Le scénario n'est pas vraiment convaincant et se termine sur une fin cliché, sans donner la moindre explication à son mystère, mais il se laisse lire comme un joli divertissement, avec de jolies femmes aussi.
Six histoires de cul sur le thème du sexe mais pas uniquement sur de bêtes prétextes à la baise : il y a là de vrais scénarios, des histoires variées, pas bêtes et parfois drôles aussi. Le dessin de Giuseppe Manunta n'est pas exceptionnel mais il est bon et il fonctionne bien : il mélange ce côté émoustillant et ce côté humoristique qui donnent le ton de l'album. En fait, c'est même plutôt la partie scénario et humour qui m'ont séduit dans cette BD, même si la partie porno n'est pas mauvaise. J'aime bien le naturel des personnages, aussi bien hommes que femmes.
Ce n'est pas un album indispensable, même dans son domaine bien particulier, mais c'est une lecture honorable, une bonne BD érotique et amusante.
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Le Goût du Japon
Je ressors malheureux sur la même impression mitigée que Ro. J’avais beaucoup aimé les 2 premiers tomes de cette série, mais le dernier en date (It's not a Piece of Cake) m’avait moins enthousiasmé. 12 ans plus tard (bigre), ce voyage au Japon m’a enchanté voire émerveillé sur la première moitié, mais je me suis lassé des méandres oniriques vaguement loufoques des aventures de nos protagonistes. Le récit est original et poétique, certes, mais j’ai fini par décrocher et me désintéresser des évènements, des personnages… Du coup la fin ne m’a pas du tout touché. C’est finalement le dessin qui m’a porté sur la deuxième moitié du récit. De ce coté là rien à redire, c’est vraiment magnifique. Le trait est précis et maitrisé, les compositions font preuve d’une inventivité incroyable, et les touches de rouge donne vraiment du cachet à l’album. Les longs passages muets montrant la campagne japonaise sont un délice pour les yeux. Une lecture agréable et originale, mais trop longue et qui n’a pas réussi à me toucher ou me captiver sur la longueur. Dommage.
Black Hills
C'est avec beaucoup d'envie que je me suis acheté l'intégrale de ce Black Hills de Swolfs et Marc-Renier. Il faut dire que mes dernières lectures en matière de BD western m'ont vraiment emballées. Après une petite quinzaine d'années à ne plus trop acheter de BDs, j'ai, en partie grâce aux avis ajoutés sur Bdtheque (;-)), merci encore à eux !, trouvé toute une série de Bds qui étaient de vraies réussites, voire certaines qui ont parfois fait une entrée fracassante dans mon top personnel. Je pense à des choses comme Jusqu'au dernier / Sykes / L'étoile du désert , etc, et, dans une moindre mesure à des choses comme Stern, ou Jesse James, Wyoming Doll. Bref, je suis dans un bon mood western, stetsons et cowboys mal rasés ces derniers temps ! D'autre part, j'ai vraiment beaucoup apprécié, non sang..euh pardon, non sans une certaine surprise (le sujet étant déjà achi vu-revu-et re-revu) la lecture des 6 premiers tomes du Prince de la nuit, aussi dessiné par Swolfs, précisément parce que j'ai trouvé le dessin à la fois doux et agréable. Le premier adjectif surprendra peut-être mais, oui, il y avait quelque chose de confortable, de cosy, dans le dessin proposé pour cette série. Si on ajoute à cela quelques vieux souvenirs de Durango..., bref, comme disent les djeuns aujourd'hui (ohhh, ben papy....) : j'étais (bien) chaud pour lire ce Black Hills. Malheureusement, les choses ne se sont pas du tout passées comme je l'avais pensé. Tout d'abord, grosse erreur de ma part (mais peut-être que ça servira aux autres de lire mes bêtises), j'ai acheté l'intégrale de la série sur un célèbre site d'occaz en ligne, SANS DEMANDER QUELLE ÉTAIT LA TAILLE du volume lui-même. Et du coup, je me suis retrouvé avec un 'mini-BD' de 18,5 X 24,5 cm, ce qui n'est pas optimal, surtout pour ce genre d'histoires. Déjà, urrgh, blood 'n guts, grosse déception à l'ouverture du colis ! Et puis, surtout, de manière un petit peu incompréhensible (puisque c'est quand même la même personne qui crayonne), j'ai trouvé le dessin peu convaincant. Avec ces jaunes qui envahissent littéralement certaines planches (un peu comme dans Comanche d'ailleurs où la même chose m'avait déjà un peu posé problème avec le dessin d'Hermann). Je trouve les visages parfois pas super bien réussis, assez peu expressifs, y compris sur certaines pages, celui du héros, ce qui est quand même un peu problématique (!). Seul le personnage de Frenchie, peut-être au fond le vrai héros de la série, a un visage vraiment parlant, avec toute une palette d'expressions, de mimiques, ou de rictus. La mise en scène est...'très sage', avec systématiquement, entre 5 et 7 cases bien rangées à leur place dans le gaufrier pour chaque page. Pas vraiment de grandes plaines qui envahiraient toute la page ou presque, ou, a contrario, des visages, des expressions faciales, mises en évidence, enfermées dans de petites cases, sauf à quelques rares reprises lors de scènes de combat. Bref, je ne m'explique pas du tout la chose. Comment peut-on aimer à ce point le travail d'un artiste sur une série, et se sentir 'en dehors', spectateur éloigné, parfois presque un peu agacé par le même artiste sur une autre série ? Quelques mots rapides du scénar qui est plutôt correct, sans être renversant. Encore une fois, je trouve que le personnage de Frenchie est le plus réussi, c'est lui qui va en fait nous servir de guide dans ce monde que l'on croit connaître sans vraiment le connaître (le parallèle avec le lecteur est évident...). On aurait pu l'affubler d'une autre nationalité que la nôtre, et surtout éviter le patronyme 'LeBon' (ok, message reçu, n'en jetez plus !) mais bon, tout ça reste de l'ordre du détail. Ce qui l'est moins par contre, c'est le côté un peu lourdingue dans la manière dont le message est transmis. L'ensemble est très 'pro-indiens' (ce qui ne me pose aucun problème, entendons-nous bien, bien au contraire. J'ai toujours eu plus de tendresse pour 'les fils de Cochise' que pour la cavalerie qui arrive toujours à temps, si vous voyez ce que je veux dire....), mais on ne fait pas dans la finesse, quoi. A part quelques Blancs un peu à l'écoute des souffrances indiennes, ou révoltés par les injustices subies par ces derniers, le héros ayant lui-même de la famille chez les Sioux, les autres sont quand même un ramassis de goujats racistes, ultra-violents, corrompus, etc... qui donne un peu un côté gros gâteau à la crème bourré de sucre à l'ensemble. On a intérêt de prévoir de l'eau à bulles pour la digestion ! Bon voilà, pour tout dire, j'ai même un peu de mal à finir mon intégrale. Clairement, je ne suis pas vraiment dedans, rien à faire, je n'adhère que par moments. Du coup, je mets un 2,5, arrondi à trois par respect pour le travail d'ensemble, les recherches historiques, et aussi parce que je sais que la série a plu à bcp de gens. Après tout, c'est p'être moi qui suis trop exigeant, ou de mauvais poil... ?
Les Enfants du rêve chinois
Un album de fiction-documentaire (on suit des personnages fictifs tout en apprenant des choses sur la Chine) qui représente bien les problèmes que je rencontre souvent avec ce genre de BD publié par des éditeurs comme Sarbacane et autre Futuropolis. Donc le sujet du livre m'intéresse même si je savais déjà des choses sur la société chinoise comme le manque de filles à cause de la politique de l'enfant unique et que je n'ai pas été surpris par plusieurs informations que j'ai apprise vu que c'est connu que la Chine est un pays totalitaire. Le problème est que même si le propos est intéressant, le coté fiction l'est beaucoup moins. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages et à avoir de l'empathie lorsqu'ils se retrouvent emprisonner. Heureusement, je ne me suis pas ennuyé durant ma lecture, mais la plupart du temps je ne trouvais pas cela très passionnant à lire. Dommage parce que j'aime bien le dessin.
L'Assassin des petits carreaux
2.5 Un polar qui se laisse lire sans plus. Le scénario se laisse lire et il y a des bonnes idées, mais j'ai trouvé que le rythme était un peu poussif par moment. En plus, l'héroïne n'est pas très attachante et comme l'écrit pol son caractère n'est pas trop cohérent vu qu'elle est censé être dépressif et que cela ne se voit pas du tout dans son comportement. L'énigme sur les vraies causes de la mort de la voisine de l'héroïne est un peu passionnante mais comme c'est le cas avec les polars qui ne m'ont pas paru mémorable, maintenant que je sais la solution il y a rien qui me donne envie de relire l'album un jour. Le point faible est le dessin que j'ai trouvé vraiment moyen. Je trouve même que les personnages sont souvent laids et ça manque vraiment de dynamisme dans la mise en scène. Je pense que j'aurais mieux accroché au scénario avec un meilleur dessin, mais sans toutefois que cela dépasse le stade du 'sympa à lire sans plus' vu que le scénario a lui aussi des défauts.
Kessel - La Naissance du lion
Je ne connaissais Joseph Kessel que par ma lecture de son roman Le Lion à l'école et j'ignorais qu'il s'agissait d'un romancier-aventurier au même titre qu'un Jack London, Joseph Conrad, Henry de Monfreid (que Kessel a d'ailleurs côtoyé dans ses aventures dans la corne de l'Afrique) ou dans une moindre mesure Robert-Louis Stevenson. Ce sont ses nombreux périples et ce qui a formé son univers littéraire qui nous sont racontés dans cette BD qui semble être un one-shot mais qui se termine par un "à suivre" laissant entendre qu'un second tome pourrait bien venir raconter la deuxième partie de sa vie. Le graphisme de Jörg Maillet a ici des petits airs de Hugo Pratt et de José Muñoz. Il se marie bien avec l'ambiance d'aventure exotique de la première moitié du 20e siècle qui est le cadre de cet album. Toutefois la maîtrise du trait reste assez hésitante et je ne peux pas dire que je sois particulièrement charmé par son dessin. La narration est structurée d'une manière particulière : elle alterne différents épisodes de la vie de Kessel tout en revenant toujours un chapitre sur deux sur son passage en Sibérie après la fin de la première guerre mondiale, celui-ci étant finalement présenté comme le déclencheur des envies d'aventure et de voyage de l'auteur même s'il avait déjà pas mal bourlingué depuis son enfance. Cette alternance et ces sauts dans le temps empêchent de s'attacher réellement au personnage ou à son entourage. Outre son côté exubérant et alcoolique qui le rend un peu antipathique, il a aussi fréquenté énormément de noms célèbres de son époque et si on ne les connait pas déjà, on peut être perdu pour savoir qui ils sont et quels sont leurs rapports avec lui. De cet album, je retiens surtout le récit de son passage dans la Corne de l'Afrique qui est le plus intense et édifiant, même si j'ai bien aimé aussi son petit périple aérien avec l'aéropostale. Instructif mais pas toujours évident à suivre dans sa narration ni très attachant en terme de personnages et de lecture. Ce n'est pas une biographie qui m'a vraiment séduit mais elle m'aura permis de découvrir à quel point Kessel aura eu une vie mouvementée et aventureuse.
Ergün l'errant
Tiens, un Comès avec des couleurs, ça n’est pas si courant. Avec une ambiance et une colorisation, souvent psychédéliques qui plus est, très éloignées du fantastique « rural » et naturaliste de beaucoup de ses séries. Et de la SF relativement classique, là-aussi éloignée de ce qu’il fait d’habitude. Si la série est composée de deux albums, ceux-ci sont totalement différents – et indépendants – l’un de l’autre, si ce n’est le personnage d’Ergün qui est présent dans les deux. L’album « Le dieu vivant » propose une histoire complète, très classique et datée dans son déroulé (et surtout sa narration). Datant de 1970-71, ce récit est un peu simple et naïf par endroits, mais se laisse lire. De la SF années 70 avec un héros échoué sur une planète inconnue, où vivent des peuples étranges, un dieu mystérieux visiblement lié à d’anciens Terriens. Un canevas pas mal vu ailleurs (avant et après), l’originalité venant des femmes-fleurs et des hommes-papillons (seuls détails évoquant la nature qui innervera les séries ultérieures de Comès). Le second album est totalement différent, et sans réel lien avec le précédent. Il n’y a pas vraiment d’histoire structurée non plus. C’est une sorte de gros délire vaguement psychédélique, puisant à pas mal de sources (Lovecraft, l’enfer chrétien, la Mesnie Hellequin, Bosch, et un certain surréalisme pictural). Paul Kirchner ne renierait pas certaines planches non plus (ce second récit de Comès date de 1975, date où Kirchner travaillait sur "Dope Rider"). Certaines logorrhées verbales sont parfois pénibles (j’en ai sauté une ou deux), et c’est plus un poème lyrique et noir visuel (mâtiné d’une cosmogonie délirante) qu’autre chose. Pour la notation je ne sais trop quoi penser. J’opte pour une note moyenne. Mais il faut feuilleter ces albums avant de les acheter. Et on peut accrocher à l’un et être repoussé par l’autre. C’est en tout cas deux albums à lire si vous êtes fan de cet auteur, car on découvre ici un pan peu connu et très différent (au niveau visuel et narratif) de ce qu’il fera ailleurs. Une lecture intéressante (pour les raisons que je viens d'évoquer), mais qui m'a laissé sur ma faim. Note réelle 2,5/5.
Star Wars (2013)
Une des dernières séries publiées avant le rachat de la franchise par Disney, on est donc dans l’univers Légendes (càd non canonique). L’histoire prend place juste après l’épisode IV, les rebelles ont remporté une première grande victoire avec la destruction de l’étoile noire mais la galaxie reste toujours sous la coupe de l’Empire. Même si rien de novateur, Brian Wood développe un récit plutôt agréable à suivre pour les amateurs de l'univers. On retrouve de nombreux personnages de la franchise : Vador doit reconquérir la confiance de l’Empereur et cherche à identifier le fameux pilote, les rebelles survivent et sont en quête d’un nouveau monde pour accueillir leur base. Plusieurs Time Line se développent autour de nos différents héros. Honnêtement rien de fou, surtout aujourd’hui où la franchise sous Disney s’engouffre pour combler « officiellement » le moindre trou des trilogies, mais à l’époque de sa sortie j’avais trouvé ça vraiment sympa. Leia y parait surprenante et bien plus intéressante que dans les films, le scénariste respecte et s’amuse avec les codes qui lient notre trio rebelle à ce moment de l’aventure. La partie graphique est classique mais accompagne bien le récit, à noter la présence de Stephane Créty au casting (tome 3). Le seul hic est sur la narration du 1er tome, un album assez dense avec pas mal d’éllipses ou transitions maladroites. Voilà une série dispensable (d’autant que non officielle dans les péripéties) mais qui reste quand même relativement plaisante pour les amateurs.
Chambre 179
Cet album vaut avant tout pour son dessin. Giovanna Casotto est une excellente dessinatrice et elle le prouve ici encore. Ses femmes sont superbes mais le reste est réussi également, qu'il s'agisse des hommes ou simplement des décors. Et la mise en scène n'est pas en reste. A côté de cela, le scénario de ces différentes histoires courtes est inégal. Je dois dire que la majorité ne m'a pas enthousiasmé. Seule l'histoire sur le poker et celle sur le téléphone rose m'ont bien plu : je les ai trouvées toutes les deux bien construites et émoustillantes. Mais les autres par contre m'ont plutôt déçu, voire ennuyé. Heureusement donc qu'il y a le très bon dessin pour compenser.
Les Délices du Démon (Démons et délices)
J'ai lu cette BD dans son édition chez Vents d'Ouest dans la collection Selen. Et contrairement à la majorité des albums de cette collection, celui-ci ne contient pas d'histoires courtes mais une unique histoire. Qui plus est, celle-ci n'est pas spécifiquement pornographique, au plus a-t-on droit à quelques scènes de sexe parfois relativement soft. C'est avant tout une histoire inclassable, qui tient autant du polar que du fantastique et de la science-fiction. C'est l'histoire d'un homme mystérieux qui envoute les femmes qui tombent sous son charme charnel et s'abandonne à lui, pour ne plus jamais réapparaitre. Un commissaire enquête sur cette affaire et va croiser la route d'un savant constructeur d'androïdes et de cet homme qui tient peut-être du diable, ou du mutant. L'intrigue est un peu bancale avec des enchainements pas toujours clairs mais elle est soutenue par un dessin intéressant. Celui-ci tient à la fois de Moebius et de Manara, évidemment sans le génie du premier ni la sensualité de l'autre, plus comme un ersatz de ces deux là mais un ersatz plutôt réussi. Cela donne des planches assez élégantes et des scènes érotiques relativement classe même si pas forcément très émoustillantes. Le scénario n'est pas vraiment convaincant et se termine sur une fin cliché, sans donner la moindre explication à son mystère, mais il se laisse lire comme un joli divertissement, avec de jolies femmes aussi.
Les Butineuses
Six histoires de cul sur le thème du sexe mais pas uniquement sur de bêtes prétextes à la baise : il y a là de vrais scénarios, des histoires variées, pas bêtes et parfois drôles aussi. Le dessin de Giuseppe Manunta n'est pas exceptionnel mais il est bon et il fonctionne bien : il mélange ce côté émoustillant et ce côté humoristique qui donnent le ton de l'album. En fait, c'est même plutôt la partie scénario et humour qui m'ont séduit dans cette BD, même si la partie porno n'est pas mauvaise. J'aime bien le naturel des personnages, aussi bien hommes que femmes. Ce n'est pas un album indispensable, même dans son domaine bien particulier, mais c'est une lecture honorable, une bonne BD érotique et amusante.