Arcadium est une Bd bien vendue par sa couverture qui est magnifique et intrigante, par son pitch accrocheur et les multiples références mises en avant (Cronenberg, Carpenter, Lovecraft,...). La lecture des 4-5 premières planches lance bien l'intrigue et pousse à l'achat.
Une fois la BD lue le constat est un peu plus mitigé. Si l'histoire se lit bien et que la conclusion apporte des rebondissements le dernier tiers de l'album est un peu confus avec de multiples références, des pistes et des clins d’œil qui noient à mon sens l'intrigue.
Le dessin réaliste est assez sombre et l'ambiance est soignée avec des moments assez gores et poisseux à ne pas mettre entre toutes les mains.
La BD est belle et réussie mais j'avoue avoir été un poil déçu au sortir de la lecture et qu'un récit un peu plus ramassé aurait été peut-être plus efficace. L'auteur le reconnait lui même il surfe sur la nostalgie des années 80 étant lui même amateur de cette décennie.
J'avais envie de lire la BD surtout pour le dessin de couverture (que j'aime beaucoup) et le travail de l'auteure sur les planches visibles en galerie, qui m'ont attiré l'œil. Par contre, à la lecture j'ai été beaucoup moins enthousiaste.
C'est clairement un roman aux ficelles assez grosses pour servir de câbles à un pont en acier. L'originalité est que le personnage principal est une jeune veuve, dont le mari et la fille sont morts dans un accident de la route. Mais pour le reste, l'histoire aurait tout aussi bien pu être écrite autour d'une jeune femme fraichement divorcée par exemple. Très peu de scènes marquent vraiment la douleur du deuil, et c'est à mon avis un défaut imputable à l'adaptation.
L'histoire est basique lorsqu'on enlève la question du deuil : une jeune femme déprimée, elle part en Irlande dans un trou paumé, elle rencontre des vieux sympas et leur fils fermé et au caractère de cochon, avec sa sœur exubérante qui adore la nouvelle venue. Soyons honnête, je n'ai eu aucune surprise au niveau du déroulé, qui m'a semblé d'un linéaire complet. J'avais une cartographie des relations entre personnages en deux minutes, et je ne parle pas de certains clichés qui m'énervent ! (le meilleur ami gay, très extraverti et à la sexualité débridée, bien sûr !) D'autant que certains détails me font maintenant tiquer dans ce type d'histoire : l'héroïne est libraire mais n'a aucun souci à laisser son commerce sans elle pendant plusieurs mois. Ça paye mieux que dans mes souvenirs, libraire !
Mais la trame classique n'est pas suffisamment rédhibitoire à mes yeux, j'ai déjà apprécié des BD qui ont une trame archi-convenue mais bien exploitée. Ce qui m'a vraiment manqué ici, c'est la question de l'adaptation. L'histoire était avant tout un livre, il y a eu un travail pour le retranscrire en BD, et c'est ce travail que je trouve le plus critiquable. De nombreux éléments sont textuellement repris du livre et ça se sent. Notamment dans les questions de ressentis personnels ou les monologues internes de la protagoniste, parfois apparaissant sous forme de bulle et parfois en texte off. J'aurais apprécié que ces pensées soient moins présentes en tant que bulle, qui soulignent vraiment l'importance du texte par rapport au dessin. Et on est en BD, ce qui est important doit être montré, pas décrit.
D'autre part, les moments vraiment importants pour la protagoniste sont souvent décrits textuellement sur une image fixe. C'est ce qui m'a le plus bloqué vis-à-vis de l'empathie pour celle-ci : une utilisation judicieuse du dessin et de la narration par l'image m'aurait bien plus convenu. C'est dommage, parce que je suis certain qu'une meilleure adaptation m'aurait plus touché et donc plus intéressé. Il manque ce qui fait l'intérêt d'une BD en tant que telle.
Ma critique est longue, mais parce que je voulais souligner ce point important. Pour le reste, la BD n'est pas mauvaise et saura sans doute toucher d'autres personnes que moi. Pour ma part, j'ai apprécié le dessin, qui n'est pas régulier en terme de qualité mais propose plusieurs fois de très belles planches. J'ai bien envie de voir la suite de l'autrice ! Pour le reste, je pense que la BD manque un truc dans la forme, ce qui impacte le ressenti que j'ai pour le fond, classique et sans surprises.
Le problème principal de cette BD est qu'elle adapte non le chef d’œuvre d'Eco, mais plutôt l’honorable film policier médiéval d'Annaud.
Elle se contente pour le moment essentiellement d'un niveau de lecture, quand le roman les multipliait, et d'évoquer les autres, donc aux entournures oui, il sera question de livres, de langage, de philosophie, d'inquisition, de désir refoulé, etc. Le problème est même inverse : le fait de tenter d'approcher la richesse du roman diminue la clarté et la truculence du registre policier : le suspense et les chausse-trappes sont un peu pâlots pour le moment.
Peut-être le tome 2 permettra-t-il d'affiner la synthèse, de pousser le registre policier tout en ouvrant des voies, des perspectives ?
Côté illustrations, c'est propre et raffiné, avec un jeu ici ou là sur l'imagerie médiévale à la Bosch alternant avec la précision de ces dessins quasi architecturaux de monuments. Mais ce n'est pas particulièrement spectaculaire quand le lecteur était en droit de rêver un vertige devant la bibliothèque labyrinthique, ou un effroi esthétique face aux crimes en des paysages enneigés.
Une petite déception pour cette BD au demeurant belle.
Wayne Family Adventures est à la base un webtoon réalisé en partenariat avec DC Comics. C'est une mise en scène légère de la Bat-family, présentée comme une grande famille de tous les fils et filles de Batman (les différents Robin et Batgirl) et tous leurs proches. Ainsi, entre deux missions ou patrouilles dans les rues de Gotham, les jeunes protégés de Bruce Wayne se retrouvent au manoir Wayne pour des discussions, chicaneries et autres relations de purs frères et sœurs, en partie seulement influencées par leur statut de super-héros et leurs capacités hors du commun. Si beaucoup de ces saynètes sont orientées vers l'humour, d'autres sont plus touchantes, rappelant ce qui fait le sel et la tendresse d'une famille et de bons amis.
Je précise qu'il ne s'agit aucunement d'une parodie, et que rien de tout ce qui raconté ne sort de ce qui pourrait être canon dans l'univers de Batman, mais le ton est juste léger, un peu adolescent et ne se prenant pas au sérieux.
Les auteurs connaissent visiblement l'univers DC de Batman sur le bout des doigts. Car non seulement ils exploitent très bien la personnalité et les aventures passées de chacun des personnages mais surtout ils en intègrent un nombre étonnant dans leur série, dont notamment beaucoup que je ne connaissais pas malgré la quantité significative de comics de Batman que j'ai lus. Effectivement, autant je connaissais évidemment Dick Grayson, Jason Todd, Tim Drake et Damian Wayne en tant que Robin, et Barbara Gordon en tant que Batgirl-Oracle, autant je ne connaissais rien de Stephanie Brown (Batgirl-Spoiler), Luke Fox (Batwing), Kate Kane (Batwoman) ou encore Duke Thomas (Signal, lui aussi jeune partenaire de Batman). Et ce ne sont là que les personnages les plus récurrents de ce webtoon qui en compte beaucoup d'autres.
Le graphisme est celui des comics pour adolescents, avec la mise en page aérée des webtoon. Le trait est bon et l'aspect global de bonne tenue, même si on sent vite quelques limitations techniques de la part du dessinateur, notamment dans la ressemblance trop grande entre la majorité des garçons adolescents ou jeunes adultes. Difficile de différencier Dick, Jason et Tim autrement que par leur coiffure par exemple.
Aussi artificielle que paraisse l'idée, le résultat de cette série se révèle frais et amusant. Grâce à la bonne connaissance des auteurs, les personnages sonnent assez juste et les gags les concernant fonctionnent bien. Tout n'y est pas aussi drôle, mais j'ai ri plusieurs fois. J'ai en particulier bien aimé les gags autour du Damian Wayne ; le contraste entre l'humour déconnant et le caractère taciturne et sociopathe de cet enfant ex-assassin est assez percutant.
Les moments touchants, eux, paraissent un peu plus cucul-la-praline mais certains sont bien trouvés et assez mignons.
J'ai noté toutefois que l'inspiration s'épuisait un peu vite et j'ai davantage rigolé aux premières histoires qu'aux suivantes, même si ça et là il en ressort de nouveau quelques bonnes et bien amusantes.
A lire pour le sourire, même si cela s'adresse en priorité aux bons connaisseurs de l'univers de Batman pour mieux savourer le contenu des gags.
Cette série pose les bases de nombreuses bonnes idées.
Pour commencer, il y a ce cadre d'une Venise plongée dans une situation aussi cauchemardesque que surréaliste. En effet, de sinistres gondoliers venus d'une des îles voisines mystérieusement coupée du monde exigent un impôt terrible aux habitants sous peine de ravager à nouveau la ville à coups d'attentat dont les explosions ont des effets particulièrement étranges. En effet, ceux-ci ont des conséquences aléatoires et surnaturelles, déformant, désintégrant ou fusionnant les corps ou encore altérant les esprits.
Ensuite il y a cette équipe de cinq, un homme et quatre femmes, tous ayant été affectés d'une manière ou d'une autre par ces attentats, et en ayant récupéré des capacités étranges. Deux des femmes ne formeront bientôt plus qu'un seul mental, une autre a son esprit en permanence décalé de quelques instants dans le futur, la quatrième est devenue une formidable guerrière mais cache en son ventre un sombre secret, et l'homme est celui qui les a réunies après que sa main ait littéralement disparu lors d'un attentat : leur motivation commune, se préparer suffisamment pour être en mesure de se rendre sur l'île noire et s'y venger de ce qu'ils ont subi.
Et ce sont donc les aventures de cette sorte de groupe de super-héros meurtris que l'on suit tandis que ils essaient de progresser dans leur enquête pour comprendre qui sont ceux qui terrorisent Venise, cachés derrière des masques de loups au sujet desquels on n'aura pas vraiment d'explication hormis la classe de leur look et le fait qu'ils se considèrent comme une meute.
C'est un chouette pitch, assez dark même si tout ne tient pas bien la route. Il est soutenu par un dessin attirant, entre BD européenne, comics et animation. Ce dernier charme l'œil même s'il n'est pas parfait si on y regarde de près, notamment dans l'inconstance de certains visages et la légère confusion de certaines scènes.
Malheureusement, le soufflé retombe un peu à plat. D'abord, le lecteur peut être surpris par le fait qu'il s'agisse d'un one-shot. En effet, avec tant d'idées, des personnages aussi originaux et une intrigue aussi complexe, l'ouvrage aurait facilement pu s'étaler sur 2 tomes ou plus. Condensé sur 48 pages seulement, cela donne assez vite le sentiment d'un rythme trop rapide, d'ellipses un peu brutales et finalement de frustration d'un scénario qui n'aura pas pu pleinement se développer.
Et puis quand vient la révélation du mystère, celle-ci parait bancale. Tout n'y colle pas bien, comme la raison ayant poussé les antagonistes à agir comme ils l'ont fait, leur comportement changeant quand ils sont confrontés aux héros, et pourquoi leurs demandes ont eu un tel impact sur la ville de Venise quand on voit à quoi elles servaient en fait. Et la résolution par les héros parait trop simple, trop expédiée, avec même une page finale un peu à l'eau de rose. C'est décevant par rapport au concept initial et à l'ambiance d'angoisse, d'action et de suspens que la première moitié de l'album avait su poser.
Gipi ne nous facilite pas la tâche avec cette BD !
Cette histoire de jeunes paumés qui naviguent durant la guerre entre les mafias et milices, nous fait découvrir des personnages sordides que l'auteur ne cherchera nullement à réhabiliter. Ces jeunes ne comprennent pas qu'ils glissent dans la délinquance, dans l'immoral, le contexte de guerre et l'absence des parents ne leur offrira qu'une bien illusoire excuse.
Outre ces personnages peu attachants, Gipi construit son récit sans générer de suspense, de crescendo dramatique, il décrit froidement ces trajectoires que le vide des tristes vies a rendu possible, et peut-être parvient-il alors à rendre sociologiquement compte de ces glissements que les périodes de guerre et exclusions sociales rendent possibles.
Côté illustrations, c'est froid et précis : une ligne claire mal assurée qu'une sobre aquarelle grisâtre se refuse d'égayer.
Un sujet fort et un traitement bien austère. Une BD qui ne cherche pas à plaire, mais marque néanmoins les esprits.
Après avoir fini la série Altor, la première chose qui me vient à l’esprit c’est que Moebius n’est visiblement pas aussi bon scénariste qu’il n’est dessinateur.
La série se divise clairement en deux parties.
La première, un cycle de trois albums, orienté Fantasy, que je pensais préférer, m’a été le plus indigeste à lire. Long et verbeux. J’avais hâte de finir. La quête d’un elfe tout ce qu’il y a de plus classique pour ce genre de série. Avec en morale de l’humanisme, de la paix, de l’amour, de la fraternité, de l’écologie… non pas que j’ai quelque chose contre cela, bien au contraire, mais trop c’est trop. Et ça en détruit tous les messages que l’auteur aurait voulu faire passer.
Le dessin de Bâti lui est débutant mais assez agréable à regarder, comme dit plus bas dans une autre critique, on dirait du sous Moebius, et c’est exactement ça. Il manque de personnalité.
Autant dire qu’arrivé à la fin du premier cycle, j’ai hésité à poursuivre la lecture, mais comme j’aime lire intégralement les séries que je commence, je me suis forcé à aller au bout.
La seconde partie de la série, elle, est composée de quatre albums avec chacun une histoire indépendante, et orientée science fiction.
Mon constat est que l’album que j’ai le plus apprécié est le cinquième tome, qui est celui scénarisé et dessiné par Bati seul… Moebius ayant écrit les trois autres.
Alors je les ai préférés mais ce n’est pas non plus du grand art. On voit notre elfe dans une confédération galactique qui réunit tous les peuples de l’univers pacifiques, et qui fait face à des problèmes avec des planètes, sociétés non pacifiques. On y retrouve le voyage dans le temps et autres ficelles du genre avec toujours les mêmes discours bien pensants et un peu mièvres en fond. Mais la variété des histoires m’a fait passer un bon moment.
Le dessin de Bati, lui, s’améliore d’album en album mais n’égalisera pas le maître.
Je me pose la question du public visé, clairement pas jeunesse, mais je me demande si c’est visé adulte. J’aurais dis un entre deux, début de l’adolescence. En tout cas je n’avais pas l’impression d’être la cible.
C’est donc une série montrant certains défauts, et certaines qualités, et qui s’améliore au fur et à mesure du temps, ce qui est appréciable.
J’ai passé un demi bon moment de lecture, et je ne regrette pas de m’être accroché à poursuivre après le premier cycle.
Mais c’est une série clairement dispensable.
Un documentaire intéressant sur les dons d'organes, mais qui ne m'a pas marqué plus que ça.
La faute au dessin qui est le genre de style réaliste que je n'aime pas. Je trouve que c'est un peu moche, parfois un peu trop sombre sur certaines cases et aussi totalement froid. Alix a raison lorsqu'il écrit que l'auteur ne tombe pas dans le pathos facile. C'est une qualité sauf qu'en plus à aucun moment le dessin n'a réussit à me communiquer des émotions.
En gros, je me suis retrouvé avec une BD qui avait des bonnes scènes, mais je n'ai rien ressenti en lisant la vie des ses gens. C'est dommage parce que le sujet est bon et c'est intéressant de voir comment la meurt d'une réfugiée à permis à d'autres de vivre, mais je suis passé un peu à coté parce que je n'ai pas du tout aimé le dessin.
J’ai renseigné tous publics mais ça s’adresse clairement à un jeune lectorat, vous allez vous emmerder sinon.
Je connaissais les 2 héroïnes de Crisse, enfin surtout leur début - grâce à Lanfeust Mag. Même si je n’en suis pas fan, je leur reconnais tout de même quelques qualités, de la BD pop corn sans grande prétention autre que de divertir.
Explorer la jeunesse d’Atalante laisse présager d’un but plutôt bien mercantile, mais ressortir pour l’occasion le personnage d’Ishanti et je trouve, une assez bonne idée du scénariste. On sent son attachement pour cette dernière, ça lui permet de lui redonner une seconde vie (sa propre série n’ayant pas eu de suite) et ainsi de faire côtoyer l’univers grecque avec celui de l’Égypte.
Les histoires sont très convenues et plein de bons sentiments mais si on n’est pas trop regardant, elles se laissent lire. Dans le premier tome, c’est l’Égypte qui s’invite en Grèce; pour le second ça sera l’inverse. A noter qu’à chaque fois Seth aura le mauvais rôle.
La partie graphique est confiée à Evana, on retrouve quelques tics à la Crisse, mais ça se révèle coloré et dynamique dans l’ensemble.
Honnêtement c’est une BD qui serait très facile de « casser », je n’en suis moi même pas bien convaincu, c’est léger et un peu vide il faut pas se mentir. Mais je pense que je l’aurais apprécier dans mes jeunes jeunes années, le chat Ramsès m’est sympathique et j’adorais tout ce qui touchait à la mythologie, même si ici on reste beaucoup plus en surface qu’un Papyrus par exemple.
2,5
Un dessin très beau – et plus généralement un « habillage graphique » original et attirant de MacKean, qui donne parfois un rendu proche du collage. J’aime bien ce style, jusque dans ses zones un peu floues, moins faciles à déchiffrer.
Le scénario de Gaiman est lui aussi une sorte de collage. En effet, il mêle des sortes de souvenirs d’enfance, et des rêveries, des « reconstructions » plus ou moins fantasmées de la réalité, en laissant le lecteur faire la part des choses.
Le rythme est un peu lent, il y a des longueurs, mais c’est une lecture rapide et agréable, qui effleure pas mal de sujets, et passe d’ambiances joyeuses d’anniversaires de gosses à la violence extrême d’Al Capone massacrant à coup de batte de base-ball quelques subordonnés tombés en disgrâce. De la même façon, lorsque l’humour s’invite, c’est souvent un humour teinté de noir, grinçant (voir le jeu de la chaise musicale lors d’un anniversaire).
Ça n’est clairement pas un scénario assez fort pour marquer durablement, mais c’est une lecture originale et plaisante que j’ai appréciée.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Arcadium
Arcadium est une Bd bien vendue par sa couverture qui est magnifique et intrigante, par son pitch accrocheur et les multiples références mises en avant (Cronenberg, Carpenter, Lovecraft,...). La lecture des 4-5 premières planches lance bien l'intrigue et pousse à l'achat. Une fois la BD lue le constat est un peu plus mitigé. Si l'histoire se lit bien et que la conclusion apporte des rebondissements le dernier tiers de l'album est un peu confus avec de multiples références, des pistes et des clins d’œil qui noient à mon sens l'intrigue. Le dessin réaliste est assez sombre et l'ambiance est soignée avec des moments assez gores et poisseux à ne pas mettre entre toutes les mains. La BD est belle et réussie mais j'avoue avoir été un poil déçu au sortir de la lecture et qu'un récit un peu plus ramassé aurait été peut-être plus efficace. L'auteur le reconnait lui même il surfe sur la nostalgie des années 80 étant lui même amateur de cette décennie.
Les Gens heureux lisent et boivent du café
J'avais envie de lire la BD surtout pour le dessin de couverture (que j'aime beaucoup) et le travail de l'auteure sur les planches visibles en galerie, qui m'ont attiré l'œil. Par contre, à la lecture j'ai été beaucoup moins enthousiaste. C'est clairement un roman aux ficelles assez grosses pour servir de câbles à un pont en acier. L'originalité est que le personnage principal est une jeune veuve, dont le mari et la fille sont morts dans un accident de la route. Mais pour le reste, l'histoire aurait tout aussi bien pu être écrite autour d'une jeune femme fraichement divorcée par exemple. Très peu de scènes marquent vraiment la douleur du deuil, et c'est à mon avis un défaut imputable à l'adaptation. L'histoire est basique lorsqu'on enlève la question du deuil : une jeune femme déprimée, elle part en Irlande dans un trou paumé, elle rencontre des vieux sympas et leur fils fermé et au caractère de cochon, avec sa sœur exubérante qui adore la nouvelle venue. Soyons honnête, je n'ai eu aucune surprise au niveau du déroulé, qui m'a semblé d'un linéaire complet. J'avais une cartographie des relations entre personnages en deux minutes, et je ne parle pas de certains clichés qui m'énervent ! (le meilleur ami gay, très extraverti et à la sexualité débridée, bien sûr !) D'autant que certains détails me font maintenant tiquer dans ce type d'histoire : l'héroïne est libraire mais n'a aucun souci à laisser son commerce sans elle pendant plusieurs mois. Ça paye mieux que dans mes souvenirs, libraire ! Mais la trame classique n'est pas suffisamment rédhibitoire à mes yeux, j'ai déjà apprécié des BD qui ont une trame archi-convenue mais bien exploitée. Ce qui m'a vraiment manqué ici, c'est la question de l'adaptation. L'histoire était avant tout un livre, il y a eu un travail pour le retranscrire en BD, et c'est ce travail que je trouve le plus critiquable. De nombreux éléments sont textuellement repris du livre et ça se sent. Notamment dans les questions de ressentis personnels ou les monologues internes de la protagoniste, parfois apparaissant sous forme de bulle et parfois en texte off. J'aurais apprécié que ces pensées soient moins présentes en tant que bulle, qui soulignent vraiment l'importance du texte par rapport au dessin. Et on est en BD, ce qui est important doit être montré, pas décrit. D'autre part, les moments vraiment importants pour la protagoniste sont souvent décrits textuellement sur une image fixe. C'est ce qui m'a le plus bloqué vis-à-vis de l'empathie pour celle-ci : une utilisation judicieuse du dessin et de la narration par l'image m'aurait bien plus convenu. C'est dommage, parce que je suis certain qu'une meilleure adaptation m'aurait plus touché et donc plus intéressé. Il manque ce qui fait l'intérêt d'une BD en tant que telle. Ma critique est longue, mais parce que je voulais souligner ce point important. Pour le reste, la BD n'est pas mauvaise et saura sans doute toucher d'autres personnes que moi. Pour ma part, j'ai apprécié le dessin, qui n'est pas régulier en terme de qualité mais propose plusieurs fois de très belles planches. J'ai bien envie de voir la suite de l'autrice ! Pour le reste, je pense que la BD manque un truc dans la forme, ce qui impacte le ressenti que j'ai pour le fond, classique et sans surprises.
Le Nom de la Rose
Le problème principal de cette BD est qu'elle adapte non le chef d’œuvre d'Eco, mais plutôt l’honorable film policier médiéval d'Annaud. Elle se contente pour le moment essentiellement d'un niveau de lecture, quand le roman les multipliait, et d'évoquer les autres, donc aux entournures oui, il sera question de livres, de langage, de philosophie, d'inquisition, de désir refoulé, etc. Le problème est même inverse : le fait de tenter d'approcher la richesse du roman diminue la clarté et la truculence du registre policier : le suspense et les chausse-trappes sont un peu pâlots pour le moment. Peut-être le tome 2 permettra-t-il d'affiner la synthèse, de pousser le registre policier tout en ouvrant des voies, des perspectives ? Côté illustrations, c'est propre et raffiné, avec un jeu ici ou là sur l'imagerie médiévale à la Bosch alternant avec la précision de ces dessins quasi architecturaux de monuments. Mais ce n'est pas particulièrement spectaculaire quand le lecteur était en droit de rêver un vertige devant la bibliothèque labyrinthique, ou un effroi esthétique face aux crimes en des paysages enneigés. Une petite déception pour cette BD au demeurant belle.
Batman - Wayne Family Adventures
Wayne Family Adventures est à la base un webtoon réalisé en partenariat avec DC Comics. C'est une mise en scène légère de la Bat-family, présentée comme une grande famille de tous les fils et filles de Batman (les différents Robin et Batgirl) et tous leurs proches. Ainsi, entre deux missions ou patrouilles dans les rues de Gotham, les jeunes protégés de Bruce Wayne se retrouvent au manoir Wayne pour des discussions, chicaneries et autres relations de purs frères et sœurs, en partie seulement influencées par leur statut de super-héros et leurs capacités hors du commun. Si beaucoup de ces saynètes sont orientées vers l'humour, d'autres sont plus touchantes, rappelant ce qui fait le sel et la tendresse d'une famille et de bons amis. Je précise qu'il ne s'agit aucunement d'une parodie, et que rien de tout ce qui raconté ne sort de ce qui pourrait être canon dans l'univers de Batman, mais le ton est juste léger, un peu adolescent et ne se prenant pas au sérieux. Les auteurs connaissent visiblement l'univers DC de Batman sur le bout des doigts. Car non seulement ils exploitent très bien la personnalité et les aventures passées de chacun des personnages mais surtout ils en intègrent un nombre étonnant dans leur série, dont notamment beaucoup que je ne connaissais pas malgré la quantité significative de comics de Batman que j'ai lus. Effectivement, autant je connaissais évidemment Dick Grayson, Jason Todd, Tim Drake et Damian Wayne en tant que Robin, et Barbara Gordon en tant que Batgirl-Oracle, autant je ne connaissais rien de Stephanie Brown (Batgirl-Spoiler), Luke Fox (Batwing), Kate Kane (Batwoman) ou encore Duke Thomas (Signal, lui aussi jeune partenaire de Batman). Et ce ne sont là que les personnages les plus récurrents de ce webtoon qui en compte beaucoup d'autres. Le graphisme est celui des comics pour adolescents, avec la mise en page aérée des webtoon. Le trait est bon et l'aspect global de bonne tenue, même si on sent vite quelques limitations techniques de la part du dessinateur, notamment dans la ressemblance trop grande entre la majorité des garçons adolescents ou jeunes adultes. Difficile de différencier Dick, Jason et Tim autrement que par leur coiffure par exemple. Aussi artificielle que paraisse l'idée, le résultat de cette série se révèle frais et amusant. Grâce à la bonne connaissance des auteurs, les personnages sonnent assez juste et les gags les concernant fonctionnent bien. Tout n'y est pas aussi drôle, mais j'ai ri plusieurs fois. J'ai en particulier bien aimé les gags autour du Damian Wayne ; le contraste entre l'humour déconnant et le caractère taciturne et sociopathe de cet enfant ex-assassin est assez percutant. Les moments touchants, eux, paraissent un peu plus cucul-la-praline mais certains sont bien trouvés et assez mignons. J'ai noté toutefois que l'inspiration s'épuisait un peu vite et j'ai davantage rigolé aux premières histoires qu'aux suivantes, même si ça et là il en ressort de nouveau quelques bonnes et bien amusantes. A lire pour le sourire, même si cela s'adresse en priorité aux bons connaisseurs de l'univers de Batman pour mieux savourer le contenu des gags.
La Venise des louves
Cette série pose les bases de nombreuses bonnes idées. Pour commencer, il y a ce cadre d'une Venise plongée dans une situation aussi cauchemardesque que surréaliste. En effet, de sinistres gondoliers venus d'une des îles voisines mystérieusement coupée du monde exigent un impôt terrible aux habitants sous peine de ravager à nouveau la ville à coups d'attentat dont les explosions ont des effets particulièrement étranges. En effet, ceux-ci ont des conséquences aléatoires et surnaturelles, déformant, désintégrant ou fusionnant les corps ou encore altérant les esprits. Ensuite il y a cette équipe de cinq, un homme et quatre femmes, tous ayant été affectés d'une manière ou d'une autre par ces attentats, et en ayant récupéré des capacités étranges. Deux des femmes ne formeront bientôt plus qu'un seul mental, une autre a son esprit en permanence décalé de quelques instants dans le futur, la quatrième est devenue une formidable guerrière mais cache en son ventre un sombre secret, et l'homme est celui qui les a réunies après que sa main ait littéralement disparu lors d'un attentat : leur motivation commune, se préparer suffisamment pour être en mesure de se rendre sur l'île noire et s'y venger de ce qu'ils ont subi. Et ce sont donc les aventures de cette sorte de groupe de super-héros meurtris que l'on suit tandis que ils essaient de progresser dans leur enquête pour comprendre qui sont ceux qui terrorisent Venise, cachés derrière des masques de loups au sujet desquels on n'aura pas vraiment d'explication hormis la classe de leur look et le fait qu'ils se considèrent comme une meute. C'est un chouette pitch, assez dark même si tout ne tient pas bien la route. Il est soutenu par un dessin attirant, entre BD européenne, comics et animation. Ce dernier charme l'œil même s'il n'est pas parfait si on y regarde de près, notamment dans l'inconstance de certains visages et la légère confusion de certaines scènes. Malheureusement, le soufflé retombe un peu à plat. D'abord, le lecteur peut être surpris par le fait qu'il s'agisse d'un one-shot. En effet, avec tant d'idées, des personnages aussi originaux et une intrigue aussi complexe, l'ouvrage aurait facilement pu s'étaler sur 2 tomes ou plus. Condensé sur 48 pages seulement, cela donne assez vite le sentiment d'un rythme trop rapide, d'ellipses un peu brutales et finalement de frustration d'un scénario qui n'aura pas pu pleinement se développer. Et puis quand vient la révélation du mystère, celle-ci parait bancale. Tout n'y colle pas bien, comme la raison ayant poussé les antagonistes à agir comme ils l'ont fait, leur comportement changeant quand ils sont confrontés aux héros, et pourquoi leurs demandes ont eu un tel impact sur la ville de Venise quand on voit à quoi elles servaient en fait. Et la résolution par les héros parait trop simple, trop expédiée, avec même une page finale un peu à l'eau de rose. C'est décevant par rapport au concept initial et à l'ambiance d'angoisse, d'action et de suspens que la première moitié de l'album avait su poser.
Notes pour une histoire de guerre
Gipi ne nous facilite pas la tâche avec cette BD ! Cette histoire de jeunes paumés qui naviguent durant la guerre entre les mafias et milices, nous fait découvrir des personnages sordides que l'auteur ne cherchera nullement à réhabiliter. Ces jeunes ne comprennent pas qu'ils glissent dans la délinquance, dans l'immoral, le contexte de guerre et l'absence des parents ne leur offrira qu'une bien illusoire excuse. Outre ces personnages peu attachants, Gipi construit son récit sans générer de suspense, de crescendo dramatique, il décrit froidement ces trajectoires que le vide des tristes vies a rendu possible, et peut-être parvient-il alors à rendre sociologiquement compte de ces glissements que les périodes de guerre et exclusions sociales rendent possibles. Côté illustrations, c'est froid et précis : une ligne claire mal assurée qu'une sobre aquarelle grisâtre se refuse d'égayer. Un sujet fort et un traitement bien austère. Une BD qui ne cherche pas à plaire, mais marque néanmoins les esprits.
Altor
Après avoir fini la série Altor, la première chose qui me vient à l’esprit c’est que Moebius n’est visiblement pas aussi bon scénariste qu’il n’est dessinateur. La série se divise clairement en deux parties. La première, un cycle de trois albums, orienté Fantasy, que je pensais préférer, m’a été le plus indigeste à lire. Long et verbeux. J’avais hâte de finir. La quête d’un elfe tout ce qu’il y a de plus classique pour ce genre de série. Avec en morale de l’humanisme, de la paix, de l’amour, de la fraternité, de l’écologie… non pas que j’ai quelque chose contre cela, bien au contraire, mais trop c’est trop. Et ça en détruit tous les messages que l’auteur aurait voulu faire passer. Le dessin de Bâti lui est débutant mais assez agréable à regarder, comme dit plus bas dans une autre critique, on dirait du sous Moebius, et c’est exactement ça. Il manque de personnalité. Autant dire qu’arrivé à la fin du premier cycle, j’ai hésité à poursuivre la lecture, mais comme j’aime lire intégralement les séries que je commence, je me suis forcé à aller au bout. La seconde partie de la série, elle, est composée de quatre albums avec chacun une histoire indépendante, et orientée science fiction. Mon constat est que l’album que j’ai le plus apprécié est le cinquième tome, qui est celui scénarisé et dessiné par Bati seul… Moebius ayant écrit les trois autres. Alors je les ai préférés mais ce n’est pas non plus du grand art. On voit notre elfe dans une confédération galactique qui réunit tous les peuples de l’univers pacifiques, et qui fait face à des problèmes avec des planètes, sociétés non pacifiques. On y retrouve le voyage dans le temps et autres ficelles du genre avec toujours les mêmes discours bien pensants et un peu mièvres en fond. Mais la variété des histoires m’a fait passer un bon moment. Le dessin de Bati, lui, s’améliore d’album en album mais n’égalisera pas le maître. Je me pose la question du public visé, clairement pas jeunesse, mais je me demande si c’est visé adulte. J’aurais dis un entre deux, début de l’adolescence. En tout cas je n’avais pas l’impression d’être la cible. C’est donc une série montrant certains défauts, et certaines qualités, et qui s’améliore au fur et à mesure du temps, ce qui est appréciable. J’ai passé un demi bon moment de lecture, et je ne regrette pas de m’être accroché à poursuivre après le premier cycle. Mais c’est une série clairement dispensable.
Revivre
Un documentaire intéressant sur les dons d'organes, mais qui ne m'a pas marqué plus que ça. La faute au dessin qui est le genre de style réaliste que je n'aime pas. Je trouve que c'est un peu moche, parfois un peu trop sombre sur certaines cases et aussi totalement froid. Alix a raison lorsqu'il écrit que l'auteur ne tombe pas dans le pathos facile. C'est une qualité sauf qu'en plus à aucun moment le dessin n'a réussit à me communiquer des émotions. En gros, je me suis retrouvé avec une BD qui avait des bonnes scènes, mais je n'ai rien ressenti en lisant la vie des ses gens. C'est dommage parce que le sujet est bon et c'est intéressant de voir comment la meurt d'une réfugiée à permis à d'autres de vivre, mais je suis passé un peu à coté parce que je n'ai pas du tout aimé le dessin.
Atalante - L'Odyssée
J’ai renseigné tous publics mais ça s’adresse clairement à un jeune lectorat, vous allez vous emmerder sinon. Je connaissais les 2 héroïnes de Crisse, enfin surtout leur début - grâce à Lanfeust Mag. Même si je n’en suis pas fan, je leur reconnais tout de même quelques qualités, de la BD pop corn sans grande prétention autre que de divertir. Explorer la jeunesse d’Atalante laisse présager d’un but plutôt bien mercantile, mais ressortir pour l’occasion le personnage d’Ishanti et je trouve, une assez bonne idée du scénariste. On sent son attachement pour cette dernière, ça lui permet de lui redonner une seconde vie (sa propre série n’ayant pas eu de suite) et ainsi de faire côtoyer l’univers grecque avec celui de l’Égypte. Les histoires sont très convenues et plein de bons sentiments mais si on n’est pas trop regardant, elles se laissent lire. Dans le premier tome, c’est l’Égypte qui s’invite en Grèce; pour le second ça sera l’inverse. A noter qu’à chaque fois Seth aura le mauvais rôle. La partie graphique est confiée à Evana, on retrouve quelques tics à la Crisse, mais ça se révèle coloré et dynamique dans l’ensemble. Honnêtement c’est une BD qui serait très facile de « casser », je n’en suis moi même pas bien convaincu, c’est léger et un peu vide il faut pas se mentir. Mais je pense que je l’aurais apprécier dans mes jeunes jeunes années, le chat Ramsès m’est sympathique et j’adorais tout ce qui touchait à la mythologie, même si ici on reste beaucoup plus en surface qu’un Papyrus par exemple. 2,5
Violent Cases
Un dessin très beau – et plus généralement un « habillage graphique » original et attirant de MacKean, qui donne parfois un rendu proche du collage. J’aime bien ce style, jusque dans ses zones un peu floues, moins faciles à déchiffrer. Le scénario de Gaiman est lui aussi une sorte de collage. En effet, il mêle des sortes de souvenirs d’enfance, et des rêveries, des « reconstructions » plus ou moins fantasmées de la réalité, en laissant le lecteur faire la part des choses. Le rythme est un peu lent, il y a des longueurs, mais c’est une lecture rapide et agréable, qui effleure pas mal de sujets, et passe d’ambiances joyeuses d’anniversaires de gosses à la violence extrême d’Al Capone massacrant à coup de batte de base-ball quelques subordonnés tombés en disgrâce. De la même façon, lorsque l’humour s’invite, c’est souvent un humour teinté de noir, grinçant (voir le jeu de la chaise musicale lors d’un anniversaire). Ça n’est clairement pas un scénario assez fort pour marquer durablement, mais c’est une lecture originale et plaisante que j’ai appréciée.