Un album de la collection Selen qui se laisse lire. Il est composé de plusieurs histoires indépendantes, c'est plutôt soft, cela met en scène différentes lubies sexuelles et n'est pas dénué d'humour. Par exemple dans une des histoires, un couple se fait arrêter en voiture par un duo de policiers. La femme a pris auparavant un repas qui l'a mis en bonne disposition et visiblement les policiers sont au courant de l'effet de ce restaurant. Pendant que l'un des policiers occupe le conjoint, l'autre s'occupe de sa femme. Le dessin de Giuseppe Manunta est correct, les proportions sont parfois étranges mais la colorisation est pas mal.
Oui, c’est plutôt bon, c’est même très bien, je n’ai rien de plus à ajouter à tout ce qui a été dit de positif jusqu’à maintenant : l’époque crépusculaire pour les cowboys, l’atmosphère à la Sykes, etc. Après ce n’est pas spécialement ma tasse de thé cette tonalité où tout est noir de chez noir. D’autant qu’à un moment tout part en sucette et ça vire à la tuerie générale. Je comprends les intentions de l’auteur mais j’ai trouvé que ça faisait un peu rushé niveau rythme, du coup je n’ai pas eu le temps de vraiment m’attacher aux personnages.
Je voulais surtout lire une histoire entière de Paul Gastine que j’ai pu entrapercevoir dans l’album choral Go West Young Man. Bah je n’ai pas été déçu, c’est magnifique. J’aimerais bien le revoir dans une série d’un autre genre désormais.
Je recommande pour ceux qui aiment les westerns de vieux briscards type Impitoyable ou Open Range.
Je suis allée le prendre en bibli suite a l’avis positif dans les avis d’une autre bd que j’avais adorée, La Parenthèse… "Pilules bleues" est bien mais ne m’a pas du tout autant touché.
La maladie est ici racontée d’un Pdv extérieur puisque c’est l’amoureux et beau père qui raconte la malade d’une femme et son petit garçon, c’est peut être pour ça que ça m’a moins touché.
Certains passages plus imaginaires ou surréalistes comme celui où il parle avec un mammouth m’ont fait sauté quelques pages.
Le dessin noir et blanc est très bien dans le traitement des visages, pour le reste c’est joli sans plus,
Je recommande quand même mais ce n’est pas le bd du mois à mon goût.
La dernière série d'Adachi parue en France que je n'avais pas lue.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu une série de cet auteur. Il faut dire que plusieurs titres anciens ne sont toujours pas traduits et qu'il écrit la même série depuis une bonne dizaine d'année. Comme d'habitude avec cet auteur, il y a des qualités dans le scénario et son dessin est plaisant à regarder, mais c'est clairement pas son meilleur titre.
Le problème a bien été développé dans l'avis d'Altair. Cela ressemble trop au chef d'œuvre d'Adachi, 'Touch' et tout est en moins bien, Le pire s'est qu'ensuite il va faire d'autres comédies romantiques avec pour thème le baseball et au moins une fois il va faire une série meilleur que H2 ('Cross Game''). En fait, pour moi cette série marque un tournant dans la carrière d'Adachi. Lorsque je regarde sa bibliographie en ordre chronologique de la parution de ses œuvres au Japon, je vois que tous mes titres préférés de lui date d'avant H2 et ce qu'il a fait après cette série me semble moyen à l'exception de ''Cross Game''.
Adachi reprends les mêmes thèmes, les mêmes personnages, les mêmes types de gags.....Cela se laisse lire sans problème vu que l'auteur est talentueux (quoiqu'ici vu le nombre de tomes je me suis parfois demandé si je voulais vraiment continuer ou non), mais au bout d'un moment cela devient lassant et il faut mieux lire ses meilleurs œuvres (les trois cités dans l'avis d'Altair). Pour moi cette série marque le début du déclin pour Adachi qui se met en mode pilote automatique et se contente de recycler ce qui a fait son succès dans les années 80.
Un petit thriller familial au scénario simple, parfois drôle, juste assez efficace pour pousser la lecture jusqu'au dénouement final. C'est plutot le formalisme résolument moderne de l'oeuvre qui m'a séduit. Rien que pour cela, je recommande cette lecture à tous les bédéphiles curieux.
Je suis partagé au moment de donner mon avis. Autant j’ai envie d’encenser les graphismes, autant j’ai envie de mettre plus bas que terre le récit, mais les choses sont peut être plus nuancées…
Après avoir lu le titre, « Space Relic Hunters », et après avoir feuilleté vite-fait l’album, j’ai pensé que les auteurs allaient nous concocter une histoire d’aventure archéologique futuriste, du même type que le roman Seeker de Jack McDevitt, ou le cycle des Inhibiteurs d’Alastair Reynolds, une histoire se déroulant très loin dans le futur et où l’intrigue se résout par énigmes successives pour à la fin dénicher un potentiel « trésor ». Alors oui, en partie, mais en fait non pas vraiment…
On est dans du gros Space Opera qui tâche, le genre d’histoire qui bouffe à tout les râteliers : du Star Wars, du Starship Troopers, du Total Recall, tout ce qu’il y a à pomper, on ne se gêne pas, et tant pis pour la patte personnelle. Mais surtout, je pense que c’est volontaire, mais c’est un nanar intégral ! La dernière fois que j’ai lu une histoire aussi médiocre c’était les romans de Kevin J. Anderson, ou Alexis Aubenque, des gars qui niveau tâcheron de la SF se posent là, on fait difficilement pire. Je ne dis pas que Runberg en est un, la preuve, il a écrit des bons trucs comme Orbital et On Mars entres autres, donc… Il y a un côté Raypunk là dedans, style Flash Gordon, m’voyez, les auteurs doivent être en mode « oui on sait qu’on flirte avec les limites mais on assume ».
Parce que les tenues des personnages entre la parodie de sentai Power Rangers et le Dark Vador BDSM, les dialogues indigents avec les méchants qui LOL au-dessus des gentils en expliquant leurs plans machiavéliques, les passages invraisemblables ou les gros points d’interrogation (mais à quoi sert Vitelius ?! ), l’humour qui tape sous la ceinture niveau Lanfeust de Troy, les raccourcis scénaristiques en mode on s’en bat les steaks (quand ce n’est pas du charcutage)… pour moi c’est forcément voulu. Ça passe ou ça casse et j’ai envie de dire heureusement qu’il y a Grun pour sauver les meubles sinon… j’vais pas dire direct à la poubelle mais vous avez compris l’idée. Non mais les personnages qui s’appellent Ziscardo, Jupiter, Little Mercur, etc. avec des dégaines de Grand Stratéguerre (Goldorak), Skeletor, Cobra commander ou que sais-je, c’est pas possible. Je me suis prêté au jeu, mais même en mode décontracté du gland, parvenu à la 80ème page je saturais, ça m’a complètement empêché de pleinement entrer dans le récit.
Heureusement qu’il y a Grun pour sauver le navire du naufrage. Quel artiste ! Je l’avais repéré sur Metronom' à l’époque, puis redécouvert avec On Mars. Un artiste qui ne cesse de surprendre, une évolution dans le bon sens, est-ce qu’on peut dire qu’aujourd’hui il est au sommet de son art ? Pour moi il y a tout ce que j’aime là-dedans : de l’inventivité (si je mets de côté l’aspect parfois kitch des personnages), de la minutie sur tous les plans, un trait propre et lisible, un régal visuel avec des dessins en pleine page, des couleurs diversifiées et hyper bien soignées. Si seulement il pouvait mettre son art au service d’une série un poil plus « ambitieuse »… Mais c’est néanmoins une bd magnifique et plaisante à parcourir.
C’est dommage car même si je me tourne de prime abord vers des bd avec un dessin qui me plaît, je vais avoir tendance à n’acheter que celles qui ont aussi une histoire accrocheuse. J’ai fait une entorse à ma règle en craquant pour l’édition de Canal BD dont l’illustration de couverture est envoûtante.
Sans que je l’aie trouvé extraordinaire, l’album se laisse lire facilement. C’est dynamique et enjoué, et l’auteure arrive bien à rendre les malentendus, les malaises, qu’elle a ressenti ou qu’elle a déclenché, autour de son homosexualité.
Elle ne correspond apparemment pas aux clichés de la lesbienne, cet aspect est donc « invisible », alors qu’elle a longtemps cherché à se trouver, et à trouver l’âme sœur. Même si visiblement elle n’a pas cherché à se fixer, et a beaucoup expérimenté (en fait d’intrigue, on a plutôt une suite de rencontres, de liaisons, lus ou moins longues et abouties).
Il y a quelques moments amusants, c’est vif, un peu girly. Pas forcément mon truc, mais c’est une lecture pas désagréable.
Pas le plus passionnant des albums de Guy Delisle, il m'a quand même appris à quoi ressemblait la vie d'ouvrier dans une usine et plus spécifiquement une usine de papier. En guise de chroniques de jeunesse, nous n'avons en effet droit ici qu'au récit des boulots d'été que l'auteur a réalisé durant 4 années successives dans une usine de la région de Québec. C'est intéressant de voir comment les choses s'y passent, de voir le comportement des ouvriers, leur mélange de virilité idiote, de camaraderie et de comportements parfois plus innocents voire enfantins. Je ne suis pas sûr que je me serai senti à l'aise dans une telle ambiance. Mais à part ce que j'y ai appris, ce n'est pas une lecture très passionnante. il n'y a pas vraiment d'humour, rien que ressorte vraiment de l'histoire, donc c'est pas mal sans plus.
Juan Gimenez est un grand nom de la BD, un espagnol au dessin immersif, parfois poisseux, parfois biomécanique, idéal pour un genre qui semble avoir été taillé sur mesure pour lui : la science-fiction. Il est surtout connu en France pour avoir illustré des œuvres comme Mutante, l'étoile noire, gangrène, et la caste de méta-barons ainsi que les méta-barons.
C'est au milieu de la réalisation de la saga de ces derniers qu'il écrit et dessine la dernière vie, afin de déconnecter un peu de Jodorowsky. Cette BD raconte l'histoire d'un ado qui découvre une démo de jeux vidéos qui transporte littéralement l'esprit dans le jeu. Problème : une de ses amies est morte dedans après avoir usé toutes ses vies, et se voit plongée dans le coma. On suit donc le héros dans ce diptyque qui va essayer tous les jeux tout en tentant de ne pas user sa dernière vie, afin de trouver le jeu ayant plongé son amie dans le coma et ainsi la ramener à la vie.
Conceptuellement, c'est une BD très étrange : on dirait un bout des années 80 qui se serait égaré dans les années 2000. En effet, cette BD a été éditée en 2002, mais la technologie qui nous est montrée date de deux décennies précédentes : le jeu par exemple est sous format disquette (en 2002 les premiers DVD-ROMs pointaient le bout de leur nez, la disquette avait déjà cessé de servir de support pour jeux depuis le début des années 90), les modems fonctionnent avec des téléphones connectés au réseau (pareil, le wi-fi commençait à apparaître, la connexion téléphonique n'existait pour ainsi dire plus depuis le milieu des années 90), pac-man fait son apparition, le personnage principal joue à tetris, et les héros n'ont que des téléphones filaires ou des cabines (alors que les téléphones portables envahissaient tout)...
A partir de là deux alternatives : soit on considère que l'auteur est déconnecté de la réalité dans laquelle il vit, soit on considère cette série comme une capsule temporelle rétro, un petit plaisir que Gimenez s'est fait car l'essentiel de son œuvre de science-fiction date des années 80.
Sachant que la dernière vie est une œuvre de "décompression", je penche pour la seconde hypothèse, ce qui me rend bien moins sévère que la plupart des autres critiques ayant pris ces anachronismes au premier degré. C'est donc une BD rétro, assez fun, bien qu'un peu simple/facile.
Niko Tackian a eu une belle carrière dans la BD dans la décennie 2003-2014, avant de se tourner avec succès vers le roman, se spécialisant dans le thriller. Avec "Traqueurs d'âmes" il revient à ses premières amours, la fantastique, mais cette fois-ci pour adolescents, en nous proposant des personnages modernes dans un cadre fictif.
Lino est donc le nouvel héros mis en avant, aidé par un camarade de classe aux goûts vestimentaires quelques peu désuets, et sa grande sœur Solal. Il est assez crédible dans sa caractérisation, ainsi que son entourage, même si les parents sont un brin effacés. La première enquête de ces traqueurs d'âmes se révèle au final assez classique, une histoire de fantômes appelant à l'aide car coincés dans une dimension alternative à cause d'un acte manqué... Il y a de l'émotion, de l'action, mais cela manque d'un peu plus de peps à mon avis.
Soann, jeune autrice autodidacte, se charge de la partie graphique de la série, et si son encrage mérite d'être plus affirmé, il y a un beau potentiel sur les ambiances et les attitudes des personnages. Par contre les voitures ce n'est pas trop son truc. Mais je suis curieux de voir sa progression.
A suivre, c'est plutôt sympa.
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Contrôle de peau lisse
Un album de la collection Selen qui se laisse lire. Il est composé de plusieurs histoires indépendantes, c'est plutôt soft, cela met en scène différentes lubies sexuelles et n'est pas dénué d'humour. Par exemple dans une des histoires, un couple se fait arrêter en voiture par un duo de policiers. La femme a pris auparavant un repas qui l'a mis en bonne disposition et visiblement les policiers sont au courant de l'effet de ce restaurant. Pendant que l'un des policiers occupe le conjoint, l'autre s'occupe de sa femme. Le dessin de Giuseppe Manunta est correct, les proportions sont parfois étranges mais la colorisation est pas mal.
Jusqu'au dernier
Oui, c’est plutôt bon, c’est même très bien, je n’ai rien de plus à ajouter à tout ce qui a été dit de positif jusqu’à maintenant : l’époque crépusculaire pour les cowboys, l’atmosphère à la Sykes, etc. Après ce n’est pas spécialement ma tasse de thé cette tonalité où tout est noir de chez noir. D’autant qu’à un moment tout part en sucette et ça vire à la tuerie générale. Je comprends les intentions de l’auteur mais j’ai trouvé que ça faisait un peu rushé niveau rythme, du coup je n’ai pas eu le temps de vraiment m’attacher aux personnages. Je voulais surtout lire une histoire entière de Paul Gastine que j’ai pu entrapercevoir dans l’album choral Go West Young Man. Bah je n’ai pas été déçu, c’est magnifique. J’aimerais bien le revoir dans une série d’un autre genre désormais. Je recommande pour ceux qui aiment les westerns de vieux briscards type Impitoyable ou Open Range.
Pilules bleues
Je suis allée le prendre en bibli suite a l’avis positif dans les avis d’une autre bd que j’avais adorée, La Parenthèse… "Pilules bleues" est bien mais ne m’a pas du tout autant touché. La maladie est ici racontée d’un Pdv extérieur puisque c’est l’amoureux et beau père qui raconte la malade d’une femme et son petit garçon, c’est peut être pour ça que ça m’a moins touché. Certains passages plus imaginaires ou surréalistes comme celui où il parle avec un mammouth m’ont fait sauté quelques pages. Le dessin noir et blanc est très bien dans le traitement des visages, pour le reste c’est joli sans plus, Je recommande quand même mais ce n’est pas le bd du mois à mon goût.
H2
La dernière série d'Adachi parue en France que je n'avais pas lue. Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu une série de cet auteur. Il faut dire que plusieurs titres anciens ne sont toujours pas traduits et qu'il écrit la même série depuis une bonne dizaine d'année. Comme d'habitude avec cet auteur, il y a des qualités dans le scénario et son dessin est plaisant à regarder, mais c'est clairement pas son meilleur titre. Le problème a bien été développé dans l'avis d'Altair. Cela ressemble trop au chef d'œuvre d'Adachi, 'Touch' et tout est en moins bien, Le pire s'est qu'ensuite il va faire d'autres comédies romantiques avec pour thème le baseball et au moins une fois il va faire une série meilleur que H2 ('Cross Game''). En fait, pour moi cette série marque un tournant dans la carrière d'Adachi. Lorsque je regarde sa bibliographie en ordre chronologique de la parution de ses œuvres au Japon, je vois que tous mes titres préférés de lui date d'avant H2 et ce qu'il a fait après cette série me semble moyen à l'exception de ''Cross Game''. Adachi reprends les mêmes thèmes, les mêmes personnages, les mêmes types de gags.....Cela se laisse lire sans problème vu que l'auteur est talentueux (quoiqu'ici vu le nombre de tomes je me suis parfois demandé si je voulais vraiment continuer ou non), mais au bout d'un moment cela devient lassant et il faut mieux lire ses meilleurs œuvres (les trois cités dans l'avis d'Altair). Pour moi cette série marque le début du déclin pour Adachi qui se met en mode pilote automatique et se contente de recycler ce qui a fait son succès dans les années 80.
La Couleur des choses
Un petit thriller familial au scénario simple, parfois drôle, juste assez efficace pour pousser la lecture jusqu'au dénouement final. C'est plutot le formalisme résolument moderne de l'oeuvre qui m'a séduit. Rien que pour cela, je recommande cette lecture à tous les bédéphiles curieux.
Space Relic Hunters
Je suis partagé au moment de donner mon avis. Autant j’ai envie d’encenser les graphismes, autant j’ai envie de mettre plus bas que terre le récit, mais les choses sont peut être plus nuancées… Après avoir lu le titre, « Space Relic Hunters », et après avoir feuilleté vite-fait l’album, j’ai pensé que les auteurs allaient nous concocter une histoire d’aventure archéologique futuriste, du même type que le roman Seeker de Jack McDevitt, ou le cycle des Inhibiteurs d’Alastair Reynolds, une histoire se déroulant très loin dans le futur et où l’intrigue se résout par énigmes successives pour à la fin dénicher un potentiel « trésor ». Alors oui, en partie, mais en fait non pas vraiment… On est dans du gros Space Opera qui tâche, le genre d’histoire qui bouffe à tout les râteliers : du Star Wars, du Starship Troopers, du Total Recall, tout ce qu’il y a à pomper, on ne se gêne pas, et tant pis pour la patte personnelle. Mais surtout, je pense que c’est volontaire, mais c’est un nanar intégral ! La dernière fois que j’ai lu une histoire aussi médiocre c’était les romans de Kevin J. Anderson, ou Alexis Aubenque, des gars qui niveau tâcheron de la SF se posent là, on fait difficilement pire. Je ne dis pas que Runberg en est un, la preuve, il a écrit des bons trucs comme Orbital et On Mars entres autres, donc… Il y a un côté Raypunk là dedans, style Flash Gordon, m’voyez, les auteurs doivent être en mode « oui on sait qu’on flirte avec les limites mais on assume ». Parce que les tenues des personnages entre la parodie de sentai Power Rangers et le Dark Vador BDSM, les dialogues indigents avec les méchants qui LOL au-dessus des gentils en expliquant leurs plans machiavéliques, les passages invraisemblables ou les gros points d’interrogation (mais à quoi sert Vitelius ?! ), l’humour qui tape sous la ceinture niveau Lanfeust de Troy, les raccourcis scénaristiques en mode on s’en bat les steaks (quand ce n’est pas du charcutage)… pour moi c’est forcément voulu. Ça passe ou ça casse et j’ai envie de dire heureusement qu’il y a Grun pour sauver les meubles sinon… j’vais pas dire direct à la poubelle mais vous avez compris l’idée. Non mais les personnages qui s’appellent Ziscardo, Jupiter, Little Mercur, etc. avec des dégaines de Grand Stratéguerre (Goldorak), Skeletor, Cobra commander ou que sais-je, c’est pas possible. Je me suis prêté au jeu, mais même en mode décontracté du gland, parvenu à la 80ème page je saturais, ça m’a complètement empêché de pleinement entrer dans le récit. Heureusement qu’il y a Grun pour sauver le navire du naufrage. Quel artiste ! Je l’avais repéré sur Metronom' à l’époque, puis redécouvert avec On Mars. Un artiste qui ne cesse de surprendre, une évolution dans le bon sens, est-ce qu’on peut dire qu’aujourd’hui il est au sommet de son art ? Pour moi il y a tout ce que j’aime là-dedans : de l’inventivité (si je mets de côté l’aspect parfois kitch des personnages), de la minutie sur tous les plans, un trait propre et lisible, un régal visuel avec des dessins en pleine page, des couleurs diversifiées et hyper bien soignées. Si seulement il pouvait mettre son art au service d’une série un poil plus « ambitieuse »… Mais c’est néanmoins une bd magnifique et plaisante à parcourir. C’est dommage car même si je me tourne de prime abord vers des bd avec un dessin qui me plaît, je vais avoir tendance à n’acheter que celles qui ont aussi une histoire accrocheuse. J’ai fait une entorse à ma règle en craquant pour l’édition de Canal BD dont l’illustration de couverture est envoûtante.
La Lesbienne invisible
Sans que je l’aie trouvé extraordinaire, l’album se laisse lire facilement. C’est dynamique et enjoué, et l’auteure arrive bien à rendre les malentendus, les malaises, qu’elle a ressenti ou qu’elle a déclenché, autour de son homosexualité. Elle ne correspond apparemment pas aux clichés de la lesbienne, cet aspect est donc « invisible », alors qu’elle a longtemps cherché à se trouver, et à trouver l’âme sœur. Même si visiblement elle n’a pas cherché à se fixer, et a beaucoup expérimenté (en fait d’intrigue, on a plutôt une suite de rencontres, de liaisons, lus ou moins longues et abouties). Il y a quelques moments amusants, c’est vif, un peu girly. Pas forcément mon truc, mais c’est une lecture pas désagréable.
Chroniques de jeunesse
Pas le plus passionnant des albums de Guy Delisle, il m'a quand même appris à quoi ressemblait la vie d'ouvrier dans une usine et plus spécifiquement une usine de papier. En guise de chroniques de jeunesse, nous n'avons en effet droit ici qu'au récit des boulots d'été que l'auteur a réalisé durant 4 années successives dans une usine de la région de Québec. C'est intéressant de voir comment les choses s'y passent, de voir le comportement des ouvriers, leur mélange de virilité idiote, de camaraderie et de comportements parfois plus innocents voire enfantins. Je ne suis pas sûr que je me serai senti à l'aise dans une telle ambiance. Mais à part ce que j'y ai appris, ce n'est pas une lecture très passionnante. il n'y a pas vraiment d'humour, rien que ressorte vraiment de l'histoire, donc c'est pas mal sans plus.
La Dernière Vie
Juan Gimenez est un grand nom de la BD, un espagnol au dessin immersif, parfois poisseux, parfois biomécanique, idéal pour un genre qui semble avoir été taillé sur mesure pour lui : la science-fiction. Il est surtout connu en France pour avoir illustré des œuvres comme Mutante, l'étoile noire, gangrène, et la caste de méta-barons ainsi que les méta-barons. C'est au milieu de la réalisation de la saga de ces derniers qu'il écrit et dessine la dernière vie, afin de déconnecter un peu de Jodorowsky. Cette BD raconte l'histoire d'un ado qui découvre une démo de jeux vidéos qui transporte littéralement l'esprit dans le jeu. Problème : une de ses amies est morte dedans après avoir usé toutes ses vies, et se voit plongée dans le coma. On suit donc le héros dans ce diptyque qui va essayer tous les jeux tout en tentant de ne pas user sa dernière vie, afin de trouver le jeu ayant plongé son amie dans le coma et ainsi la ramener à la vie. Conceptuellement, c'est une BD très étrange : on dirait un bout des années 80 qui se serait égaré dans les années 2000. En effet, cette BD a été éditée en 2002, mais la technologie qui nous est montrée date de deux décennies précédentes : le jeu par exemple est sous format disquette (en 2002 les premiers DVD-ROMs pointaient le bout de leur nez, la disquette avait déjà cessé de servir de support pour jeux depuis le début des années 90), les modems fonctionnent avec des téléphones connectés au réseau (pareil, le wi-fi commençait à apparaître, la connexion téléphonique n'existait pour ainsi dire plus depuis le milieu des années 90), pac-man fait son apparition, le personnage principal joue à tetris, et les héros n'ont que des téléphones filaires ou des cabines (alors que les téléphones portables envahissaient tout)... A partir de là deux alternatives : soit on considère que l'auteur est déconnecté de la réalité dans laquelle il vit, soit on considère cette série comme une capsule temporelle rétro, un petit plaisir que Gimenez s'est fait car l'essentiel de son œuvre de science-fiction date des années 80. Sachant que la dernière vie est une œuvre de "décompression", je penche pour la seconde hypothèse, ce qui me rend bien moins sévère que la plupart des autres critiques ayant pris ces anachronismes au premier degré. C'est donc une BD rétro, assez fun, bien qu'un peu simple/facile.
Traqueurs d'âmes
Niko Tackian a eu une belle carrière dans la BD dans la décennie 2003-2014, avant de se tourner avec succès vers le roman, se spécialisant dans le thriller. Avec "Traqueurs d'âmes" il revient à ses premières amours, la fantastique, mais cette fois-ci pour adolescents, en nous proposant des personnages modernes dans un cadre fictif. Lino est donc le nouvel héros mis en avant, aidé par un camarade de classe aux goûts vestimentaires quelques peu désuets, et sa grande sœur Solal. Il est assez crédible dans sa caractérisation, ainsi que son entourage, même si les parents sont un brin effacés. La première enquête de ces traqueurs d'âmes se révèle au final assez classique, une histoire de fantômes appelant à l'aide car coincés dans une dimension alternative à cause d'un acte manqué... Il y a de l'émotion, de l'action, mais cela manque d'un peu plus de peps à mon avis. Soann, jeune autrice autodidacte, se charge de la partie graphique de la série, et si son encrage mérite d'être plus affirmé, il y a un beau potentiel sur les ambiances et les attitudes des personnages. Par contre les voitures ce n'est pas trop son truc. Mais je suis curieux de voir sa progression. A suivre, c'est plutôt sympa.