Le western est un des genres les plus machistes. L’idée de situer, dans cet univers codifié très masculin, une intrigue où les rôles sont totalement inversés est plutôt original, et assez surprenant au départ.
Les femmes mènent donc à la baguette – et au colt ! – des hommes soumis, gênés dans leurs robes. Les mots eux-mêmes sont féminisés, parfois volontairement de façon inutile et débile (genre « ma Dieue ! »). La dérision est donc de mise, mais je trouve que, la surprise initiale passée, ça peine à entretenir la dynamique, à se renouveler, même si les courts chapitres se laissent lire quand même.
Le deuxième tome, tout en jouant toujours de façon outrancière sur ce renversement des genres, nous embarque dans une sorte de course poursuite loufoque au Mexique, avec un cirque de freaks improbable, et des personnages hauts en couleurs.
La couleur justement, je l’ai bien aimée. Ces tons presque sépia sont agréables, et accompagnent bien un dessin classique et dynamique.
Au final, après la surprise initiale, l’intrigue rentre presque dans le rang, et il y a clairement des longueurs (surtout dans le second tome). Mais ça reste quand même une lecture sympathique.
Après avoir développé et enrichi les Terres d'Aran de plusieurs séries (Elfes, Nains, Mages, etc.), l'univers pensé par Jean-Luc Istin s'élargit à nouveau avec un nouveau continent : Les Terres d'Ogon. Inspirées de la culture Dogon, ce nouveau monde va donc s'inspirer de la culture africaine, la fantasy en plus.
Et c'est avec le jeune personnage d'Ubu que s'ouvre ce nouveau cycle. Ce dernier ayant réchappé miraculeusement à la mort après le massacre de sa famille par le prince Aggor (une tribu de gorilles du pays Togu où vivent les Tog). L'enfant mu par sa soif de vengeance n'aspire qu'à parvenir au lointain volcan Karakenn où d'après la légende vivent les dieux Rouges dans la cité d'Yress : les Zul Kassaï. C'est là-bas qu'il entend demander de l'aide pour obtenir réparation...
Si la trame scénaristique reste dans la veine de l'univers d'Aran, l'originalité des nouveaux décors proposés est prenante et intéressante. Les nouvelles créatures (Gorilles ou centaures par exemple) qui y évoluent sont bien amenées et campées et on se laisse tranquillement porter par cette histoire de vengeance bien rodée. Si la trame est assez courue d'avance, on passe pour autant un agréable moment de lecture dans un univers riche et bien pensé.
*** Tome 2 ***
Voilà un second tome qui enfonce le clou et qui nous en met plein les mirettes ! Il faut dire que c'est avec joie que je retrouve le dessinateur Alex Sierra que j'avais découvert avec l'excellente série "Hel 'Blar" ! Nicolas Jarry lui sers un scénario aux petits oignons qui nous emmène dans les pas agiles de la jeune Itomë de la tribu des blancs-visages. Cette dernière échappe de justesse à la mort, poursuivie par la tribu cannibale des dents-limées. Son frère n'as pas cette chance et Itomë va faire un pacte avec un ancien esprit malfaisant pour le tirer des griffes de la mort. Mais tout pacte a son revers, et les mésaventures d'Itomë ne font que commencer.
D'emblée on est captivé par le rythme de cette aventure. Entre la première course poursuite, les péripéties qui en découlent et le graphisme à l'avenant qui prend page après page, on a pas le temps de souffler. On est happé par cette aventure de bout en bout ! Les cadrages et découpages très cinématographiques et le graphisme léché d'Alex Sierra parfaitement mis en valeur par la colorisation de J. Nanjan finissent de nous combler et de nous immerger dans cette nouvelle facette des Terres d'Ogon.
Un très bon second tome ; je passe ma note à 3.5/5
*** Tome 4 ***
Voici un nouveau tome qui nous propose de la fantasy inspirée des terres et de la mythologie égyptienne.
Située sur les hauts plateaux de Korunka, Nicolas Jarry nous propose cette fois de suivre le destin peu commun du jeune Qâa. Fils illégitime de la cité solaire d'Amenrâ, Qâa vit de rapine et de bonnes relations à travers le dédale de cette ville perdue au milieu du désert. Sa rencontre avec la belle et mystérieuse Aménopée va changer le cours de sa vie...
J'ai trouvé cette incursion dans l'imaginaire égyptien vraiment bien menée, trouvant un savant équilibre entre l'image qu'on s'en fait et l'univers déjà en place de fantasy des mondes d'Aquilon. C'est loin d'être grossier et l'intrigue est assez palpitante. Le dessin de Vax s'il n'est pas révolutionnaire est efficace et nous immerge rapidement dans ce nouveau pan de l'univers d'Ogon. Le tout monte crescendo vers un final assez surprenant : du bon boulot !
Un album efficace qui complète parfaitement cette nouvelle série des mondes d'Aquilon.
Pourquoi l'avoir dessiné ainsi ?
Je n’ai rien contre le scénario (attention contre Floc'h non plus, je ne me le permettrais pas) mais ce dessin (grosses cases, trait gras, personnages statiques) affligeant, consternant donc, de ce fait, j’ai été rechercher le hors-série du dernier Pharaon qui était déjà particulier en lui même et le classique 8h à Berlin et là, ça ne souffre d’aucune comparaison d'où ma note de 5 pour le scenario et 1 pour l’encre et papier parce qu'il en a fallu du papier en pleine période de crise et le prix 23€.
Je ressors un poil ... déçu de ma lecture.
J'avais très envie de découvrir Janevsky suite aux avis de Noirdésir sur cet auteur, je le fais donc avec "Lilith" qui est dans le même univers que Sixella. Une bd qui a bénéficié d'une campagne de financement participative.
Un mélange d'érotisme et de science-fiction, qui me fait penser inévitablement à l'univers de Druuna de Serpieri, où on va suivre les aventures de la jolie professeur Sixella. Sur la planète Eden 347, celle-ci sera accompagnée d'iris, un robot qui a été reprogrammé puisqu'à la base il était dévolu aux plaisirs sexuels, elle va devoir étudier un Alien aux multiples tentacules appelé la Reine. Cette nouvelle Lilith extra-terrestre sera-t-elle un démon féminin ou celle qui verra mourir tous ses enfants ou encore la séductrice à l'appétit sexuel insatiable ?
Une lecture rapide malgré la pagination importante, de nombreuses pages sans textes, principalement pour les scènes de sexe (femme/femme et femme/robot). Une intrigue assez simpliste mais elle a su maintenir mon intérêt jusqu'à la dernière planche.
Le point fort est incontestablement le dessin au trait lèché, sensuel et à la sublime colorisation dans les mauves, bleus et oranges (on peut y retrouver un peu de Moebius). J'ai aussi beaucoup aimé la créativité de Janevsky dans les décors et l'ambiance rétro que dégage l'ensemble. La mise en page n'est pas en reste. J'aime beaucoup.
Une lecture qui ne me laissera pas un souvenir impérissable, mais je compte bien m'y replonger de temps en temps pour profiter des superbes planches.
Une belle curiosité.
Xavier Dorison, plus vraiment besoin de le présenter tant la quantité de série de qualité, du moins à succès, est importante.
Joel Parnotte lui publie moins, j’ai lu Hong Kong Triad et Les Aquanautes, qui m’avait bien plus à l’époque de leur sorties, mais ça commence à dater.
Alors l’ambiance Marseille et sud de la France au début du vingtième siècle, j’ai beaucoup aimé, ce n’est pas le contexte le plus utilisé en toile de fond dans une série de bande dessinée, mais pour la coup cela m’a bien plus.
On suit les péripéties d’une bande d’enfants miséreux, pris dans un conflit entre deux groupes possédant des pouvoirs magique…
Dit comme ça, ça ne vend pas du rêve. Et effectivement, ça ne fait pas rêver. Les ficelles sont grosses, le bien le mal, et finalement où est le bien où est le mal… vous voyez le cliché, pas besoin d’épiloguer.
Les dessins par contre j’ai vraiment été agréablement surpris, Pernotte a énormément évolué depuis ses débuts, et je tiens vraiment à souligner la qualité graphique des albums, je guetterais avec plus d’attention ses futurs parutions, car ça a été une très bonne redécouverte.
Je pense qu’il y avait tous les ingrédients pour en faire une grande série, un auteur à succès et un dessinateur de talent, mais ça ne fait pas tout, et il manque ce petit truc (l’attachement aux personnages ? L’ambiance ? Je ne saurais l’expliquer), qui la ferait passer de série sympathique à lire et distrayante à excellente série.
Je ressors content et satisfait de ma lecture, mais elle ne sera pas marquante pour autant.
Voilà une série assez sympathique à lire.
Étant un grand fan de Corto Maltese, lorsque j’ai vu une série sur des aventures maritimes flirtant avec la piraterie, dans la première moitié du vingtième siècle, dans les mers de Chine, je me suis évidemment dis que c’était fait pour moi.
Alors évidement il y a des très gros clin d’œil à Corto, des cases entière sont inspirées de la ballade de la mer salée. Et évidement, elle n’atteint pas sa qualité.
Les premiers tomes de la série sont sous format feuilleton (journal Tintin), c’est très marqué, le dessins est débutant, le scénario assez fouillis, je me suis accroché pour avancer ma lecture.
Puis à partir du tome 4, le trait s’affirme, les scénarios sont mieux construit, j’ai pris beaucoup plus de plaisir à suivre ses aventures.
Et au final je ressort assez satisfait de ma lecture. Une bonne série d’aventure dépaysante, typique des années 1980 tant par le dessin que par le scénario.
Il est amusant de voir les débuts de Gine que j’ai aimé dans Finkel, et Le Triangle Secret.
Il ne révolutionne pas le genre, mais il s’en sort très bien et répond au cahier des charges que j’attend pour ce genre la.
À noter que dans l’intégrale 1 sortie aux éditions du Long Bec, ce trouve une compilation de mini-récits faisant de nombreux clin d’œil à des séries du journal Tintin (Corentin…), et qui je suppose ont dû être publiés dans ce journal.
À lire avec plaisir, pour ce changer les idées et voyager un peu, sans en attendre grand chose.
Marabout semble s'être spécialisé dans les one-shot où les autrices parlent de leurs problèmes.
Ici, l'autrice parle des problèmes qu'elle rencontre comme petite femme. On devine facile certains problèmes comme le fait que tout est trop grand ou qu'on est victime de blagues souvent pas très drôle sur les petits. L'autrice aborde plusieurs sujets et parle de sa vie en générale. J'ai bien aimé le couple qu'elle forme avec un homme très grand, ils sont mignons ensemble.
Globalement, le livre se laisse lire sans problème, le dessin est sympathique et j'ai aimé la plupart de l'album. La seule partie qui m'a vraiment ennuyé est lorsqu'elle montre comment bien s'habiller quand on est une femme de petite taille, mais en même temps c'est normal ça s'adresse aux lectrices petites et pas au mâle de taille normale que je suis. Parlons de mâle, une partie que j'ai bien aimée est lorsque l'autrice donne la parole à un homme de petite taille qui explique les problèmes qu'il subit lui aussi.
Le genre d'album que j'aime bien emprunter à la bibliothèque.
Je découvre l’univers de Borja González avec cet album, j’en suis sorti assez dubitatif. Il y a des choses que j’ai adoré, d’autres beaucoup moins.
Le visuel est vraiment sympa, ça me fait pensé à du Mignola, l’ambiance un peu gothique aussi d’ailleurs.
Chaque image est bien travaillée, l’auteur maîtrise son sujet, il a su se démarquer de son aîné et impose une certaine patte personnelle, avec ses personnages sans visages et une narration très lente. On peut déplorer une certaine absence d’émotions dans ce style et c’est un peu galère à reconnaître les personnages. J’ai même trouvé comique les fois où l’auteur fait référence à la couleur des yeux ou aux regards ?!
C’est assez spécial mais en vrai ça ne me déplaît pas du tout, je ne demandais qu’à être envoûter totalement.
Sauf que c’est le récit qui coince un peu, qu’est ce que c’est abscon !!
Ok l’ambiance est bien posée, mélancolique toussa toussa, mais faut pas oublier à un moment de donner des clés aux lecteurs ?! Les « on ne sait pas pourquoi » de Mac Arthur sont très bien vus ;)
Un univers bizarre, des femmes dans un château, les hommes à la chasse, alors que l’on pensait être au moyen âge. Nous croiserons immeubles et voitures à l’abandon.
C’est beau, il y a du travail mais ça m’embête de le dire, c’est un peu chiant. Je n’ai pas trop saisi où l’auteur voulait nous embarquer, à moitié envoûté, tout en métaphore.
Je jetterais quand même un œil à ses autres productions.
2,5
Je ne connaissais pas ce conte d’Andersen, ici adapté par un de ses compatriotes. Disons que c’est un récit assez classique, où l’on suit une mère qui refuse de voir mourir son enfant, et qui va partir à la poursuite de la mort, dans un long périple, pour le lui arracher, refusant le destin, la fatalité, la résignation. Illustrant sans doute l’amour maternel en son plus haut point, le récit évite d’être trop édifiant. Mais il est linéaire, et surtout vite lu (peu de textes et de péripéties finalement).
Mais cela se laisse lire sans problème. D’autant plus que le dessin de Madsen – dont je découvre ici le travail – est vraiment très bon et surtout très beau. J’ai aussi bien aimé sa colorisation.
Une lecture agréable, même s’il ne faut pas s’attendre à une histoire très alambiquée.
Mouais. Un album pas désagréable, mais que je vais oublier tout aussi rapidement que je l’ai lu je pense.
En effet, ce récit d’un Européen débarquant à Johannesburg post apartheid est lisible, mais peu marquant. Après une entame insistant sur la criminalité, l’insécurité extrême qui semble y régner, cet aspect est ensuite presque laissé au second plan. Notre bonhomme traverse la ville et le récit sans que l’on puisse s’attacher à quelque chose en particulier. Ni critique sociale, ni journal de voyage (comme pouvait le faire Delisle), c’est une sorte de roman graphique un peu vide, même s’il se laisse lire.
Le dessin même de Rabaté est ici très simple, comme si nous était livrée une version dessinée sur le vif, au fil des événements, cela donne un rendu un peu brouillon (et la couverture – pas très jolie d’ailleurs – de l’édition originale du Seuil que j’ai eue sous la main renforce cet aspect crayonné).
A réserver aux complétistes de l’auteur, et plutôt à emprunter. Je suis sorti quelque peu déçu de ma lecture.
Note réelle 2,5/5.
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Mondo Reverso
Le western est un des genres les plus machistes. L’idée de situer, dans cet univers codifié très masculin, une intrigue où les rôles sont totalement inversés est plutôt original, et assez surprenant au départ. Les femmes mènent donc à la baguette – et au colt ! – des hommes soumis, gênés dans leurs robes. Les mots eux-mêmes sont féminisés, parfois volontairement de façon inutile et débile (genre « ma Dieue ! »). La dérision est donc de mise, mais je trouve que, la surprise initiale passée, ça peine à entretenir la dynamique, à se renouveler, même si les courts chapitres se laissent lire quand même. Le deuxième tome, tout en jouant toujours de façon outrancière sur ce renversement des genres, nous embarque dans une sorte de course poursuite loufoque au Mexique, avec un cirque de freaks improbable, et des personnages hauts en couleurs. La couleur justement, je l’ai bien aimée. Ces tons presque sépia sont agréables, et accompagnent bien un dessin classique et dynamique. Au final, après la surprise initiale, l’intrigue rentre presque dans le rang, et il y a clairement des longueurs (surtout dans le second tome). Mais ça reste quand même une lecture sympathique.
Terres d'Ogon
Après avoir développé et enrichi les Terres d'Aran de plusieurs séries (Elfes, Nains, Mages, etc.), l'univers pensé par Jean-Luc Istin s'élargit à nouveau avec un nouveau continent : Les Terres d'Ogon. Inspirées de la culture Dogon, ce nouveau monde va donc s'inspirer de la culture africaine, la fantasy en plus. Et c'est avec le jeune personnage d'Ubu que s'ouvre ce nouveau cycle. Ce dernier ayant réchappé miraculeusement à la mort après le massacre de sa famille par le prince Aggor (une tribu de gorilles du pays Togu où vivent les Tog). L'enfant mu par sa soif de vengeance n'aspire qu'à parvenir au lointain volcan Karakenn où d'après la légende vivent les dieux Rouges dans la cité d'Yress : les Zul Kassaï. C'est là-bas qu'il entend demander de l'aide pour obtenir réparation... Si la trame scénaristique reste dans la veine de l'univers d'Aran, l'originalité des nouveaux décors proposés est prenante et intéressante. Les nouvelles créatures (Gorilles ou centaures par exemple) qui y évoluent sont bien amenées et campées et on se laisse tranquillement porter par cette histoire de vengeance bien rodée. Si la trame est assez courue d'avance, on passe pour autant un agréable moment de lecture dans un univers riche et bien pensé. *** Tome 2 *** Voilà un second tome qui enfonce le clou et qui nous en met plein les mirettes ! Il faut dire que c'est avec joie que je retrouve le dessinateur Alex Sierra que j'avais découvert avec l'excellente série "Hel 'Blar" ! Nicolas Jarry lui sers un scénario aux petits oignons qui nous emmène dans les pas agiles de la jeune Itomë de la tribu des blancs-visages. Cette dernière échappe de justesse à la mort, poursuivie par la tribu cannibale des dents-limées. Son frère n'as pas cette chance et Itomë va faire un pacte avec un ancien esprit malfaisant pour le tirer des griffes de la mort. Mais tout pacte a son revers, et les mésaventures d'Itomë ne font que commencer. D'emblée on est captivé par le rythme de cette aventure. Entre la première course poursuite, les péripéties qui en découlent et le graphisme à l'avenant qui prend page après page, on a pas le temps de souffler. On est happé par cette aventure de bout en bout ! Les cadrages et découpages très cinématographiques et le graphisme léché d'Alex Sierra parfaitement mis en valeur par la colorisation de J. Nanjan finissent de nous combler et de nous immerger dans cette nouvelle facette des Terres d'Ogon. Un très bon second tome ; je passe ma note à 3.5/5 *** Tome 4 *** Voici un nouveau tome qui nous propose de la fantasy inspirée des terres et de la mythologie égyptienne. Située sur les hauts plateaux de Korunka, Nicolas Jarry nous propose cette fois de suivre le destin peu commun du jeune Qâa. Fils illégitime de la cité solaire d'Amenrâ, Qâa vit de rapine et de bonnes relations à travers le dédale de cette ville perdue au milieu du désert. Sa rencontre avec la belle et mystérieuse Aménopée va changer le cours de sa vie... J'ai trouvé cette incursion dans l'imaginaire égyptien vraiment bien menée, trouvant un savant équilibre entre l'image qu'on s'en fait et l'univers déjà en place de fantasy des mondes d'Aquilon. C'est loin d'être grossier et l'intrigue est assez palpitante. Le dessin de Vax s'il n'est pas révolutionnaire est efficace et nous immerge rapidement dans ce nouveau pan de l'univers d'Ogon. Le tout monte crescendo vers un final assez surprenant : du bon boulot ! Un album efficace qui complète parfaitement cette nouvelle série des mondes d'Aquilon.
Blake et Mortimer - L'Art de la guerre
Pourquoi l'avoir dessiné ainsi ? Je n’ai rien contre le scénario (attention contre Floc'h non plus, je ne me le permettrais pas) mais ce dessin (grosses cases, trait gras, personnages statiques) affligeant, consternant donc, de ce fait, j’ai été rechercher le hors-série du dernier Pharaon qui était déjà particulier en lui même et le classique 8h à Berlin et là, ça ne souffre d’aucune comparaison d'où ma note de 5 pour le scenario et 1 pour l’encre et papier parce qu'il en a fallu du papier en pleine période de crise et le prix 23€.
Lilith
Je ressors un poil ... déçu de ma lecture. J'avais très envie de découvrir Janevsky suite aux avis de Noirdésir sur cet auteur, je le fais donc avec "Lilith" qui est dans le même univers que Sixella. Une bd qui a bénéficié d'une campagne de financement participative. Un mélange d'érotisme et de science-fiction, qui me fait penser inévitablement à l'univers de Druuna de Serpieri, où on va suivre les aventures de la jolie professeur Sixella. Sur la planète Eden 347, celle-ci sera accompagnée d'iris, un robot qui a été reprogrammé puisqu'à la base il était dévolu aux plaisirs sexuels, elle va devoir étudier un Alien aux multiples tentacules appelé la Reine. Cette nouvelle Lilith extra-terrestre sera-t-elle un démon féminin ou celle qui verra mourir tous ses enfants ou encore la séductrice à l'appétit sexuel insatiable ? Une lecture rapide malgré la pagination importante, de nombreuses pages sans textes, principalement pour les scènes de sexe (femme/femme et femme/robot). Une intrigue assez simpliste mais elle a su maintenir mon intérêt jusqu'à la dernière planche. Le point fort est incontestablement le dessin au trait lèché, sensuel et à la sublime colorisation dans les mauves, bleus et oranges (on peut y retrouver un peu de Moebius). J'ai aussi beaucoup aimé la créativité de Janevsky dans les décors et l'ambiance rétro que dégage l'ensemble. La mise en page n'est pas en reste. J'aime beaucoup. Une lecture qui ne me laissera pas un souvenir impérissable, mais je compte bien m'y replonger de temps en temps pour profiter des superbes planches. Une belle curiosité.
Aristophania
Xavier Dorison, plus vraiment besoin de le présenter tant la quantité de série de qualité, du moins à succès, est importante. Joel Parnotte lui publie moins, j’ai lu Hong Kong Triad et Les Aquanautes, qui m’avait bien plus à l’époque de leur sorties, mais ça commence à dater. Alors l’ambiance Marseille et sud de la France au début du vingtième siècle, j’ai beaucoup aimé, ce n’est pas le contexte le plus utilisé en toile de fond dans une série de bande dessinée, mais pour la coup cela m’a bien plus. On suit les péripéties d’une bande d’enfants miséreux, pris dans un conflit entre deux groupes possédant des pouvoirs magique… Dit comme ça, ça ne vend pas du rêve. Et effectivement, ça ne fait pas rêver. Les ficelles sont grosses, le bien le mal, et finalement où est le bien où est le mal… vous voyez le cliché, pas besoin d’épiloguer. Les dessins par contre j’ai vraiment été agréablement surpris, Pernotte a énormément évolué depuis ses débuts, et je tiens vraiment à souligner la qualité graphique des albums, je guetterais avec plus d’attention ses futurs parutions, car ça a été une très bonne redécouverte. Je pense qu’il y avait tous les ingrédients pour en faire une grande série, un auteur à succès et un dessinateur de talent, mais ça ne fait pas tout, et il manque ce petit truc (l’attachement aux personnages ? L’ambiance ? Je ne saurais l’expliquer), qui la ferait passer de série sympathique à lire et distrayante à excellente série. Je ressors content et satisfait de ma lecture, mais elle ne sera pas marquante pour autant.
Capitaine Sabre
Voilà une série assez sympathique à lire. Étant un grand fan de Corto Maltese, lorsque j’ai vu une série sur des aventures maritimes flirtant avec la piraterie, dans la première moitié du vingtième siècle, dans les mers de Chine, je me suis évidemment dis que c’était fait pour moi. Alors évidement il y a des très gros clin d’œil à Corto, des cases entière sont inspirées de la ballade de la mer salée. Et évidement, elle n’atteint pas sa qualité. Les premiers tomes de la série sont sous format feuilleton (journal Tintin), c’est très marqué, le dessins est débutant, le scénario assez fouillis, je me suis accroché pour avancer ma lecture. Puis à partir du tome 4, le trait s’affirme, les scénarios sont mieux construit, j’ai pris beaucoup plus de plaisir à suivre ses aventures. Et au final je ressort assez satisfait de ma lecture. Une bonne série d’aventure dépaysante, typique des années 1980 tant par le dessin que par le scénario. Il est amusant de voir les débuts de Gine que j’ai aimé dans Finkel, et Le Triangle Secret. Il ne révolutionne pas le genre, mais il s’en sort très bien et répond au cahier des charges que j’attend pour ce genre la. À noter que dans l’intégrale 1 sortie aux éditions du Long Bec, ce trouve une compilation de mini-récits faisant de nombreux clin d’œil à des séries du journal Tintin (Corentin…), et qui je suppose ont dû être publiés dans ce journal. À lire avec plaisir, pour ce changer les idées et voyager un peu, sans en attendre grand chose.
Les P'tites Meufs - Le Quotidien des femmes de moins d'1,60m
Marabout semble s'être spécialisé dans les one-shot où les autrices parlent de leurs problèmes. Ici, l'autrice parle des problèmes qu'elle rencontre comme petite femme. On devine facile certains problèmes comme le fait que tout est trop grand ou qu'on est victime de blagues souvent pas très drôle sur les petits. L'autrice aborde plusieurs sujets et parle de sa vie en générale. J'ai bien aimé le couple qu'elle forme avec un homme très grand, ils sont mignons ensemble. Globalement, le livre se laisse lire sans problème, le dessin est sympathique et j'ai aimé la plupart de l'album. La seule partie qui m'a vraiment ennuyé est lorsqu'elle montre comment bien s'habiller quand on est une femme de petite taille, mais en même temps c'est normal ça s'adresse aux lectrices petites et pas au mâle de taille normale que je suis. Parlons de mâle, une partie que j'ai bien aimée est lorsque l'autrice donne la parole à un homme de petite taille qui explique les problèmes qu'il subit lui aussi. Le genre d'album que j'aime bien emprunter à la bibliothèque.
Bleu à la lumière du jour
Je découvre l’univers de Borja González avec cet album, j’en suis sorti assez dubitatif. Il y a des choses que j’ai adoré, d’autres beaucoup moins. Le visuel est vraiment sympa, ça me fait pensé à du Mignola, l’ambiance un peu gothique aussi d’ailleurs. Chaque image est bien travaillée, l’auteur maîtrise son sujet, il a su se démarquer de son aîné et impose une certaine patte personnelle, avec ses personnages sans visages et une narration très lente. On peut déplorer une certaine absence d’émotions dans ce style et c’est un peu galère à reconnaître les personnages. J’ai même trouvé comique les fois où l’auteur fait référence à la couleur des yeux ou aux regards ?! C’est assez spécial mais en vrai ça ne me déplaît pas du tout, je ne demandais qu’à être envoûter totalement. Sauf que c’est le récit qui coince un peu, qu’est ce que c’est abscon !! Ok l’ambiance est bien posée, mélancolique toussa toussa, mais faut pas oublier à un moment de donner des clés aux lecteurs ?! Les « on ne sait pas pourquoi » de Mac Arthur sont très bien vus ;) Un univers bizarre, des femmes dans un château, les hommes à la chasse, alors que l’on pensait être au moyen âge. Nous croiserons immeubles et voitures à l’abandon. C’est beau, il y a du travail mais ça m’embête de le dire, c’est un peu chiant. Je n’ai pas trop saisi où l’auteur voulait nous embarquer, à moitié envoûté, tout en métaphore. Je jetterais quand même un œil à ses autres productions. 2,5
L'Histoire d'une mère
Je ne connaissais pas ce conte d’Andersen, ici adapté par un de ses compatriotes. Disons que c’est un récit assez classique, où l’on suit une mère qui refuse de voir mourir son enfant, et qui va partir à la poursuite de la mort, dans un long périple, pour le lui arracher, refusant le destin, la fatalité, la résignation. Illustrant sans doute l’amour maternel en son plus haut point, le récit évite d’être trop édifiant. Mais il est linéaire, et surtout vite lu (peu de textes et de péripéties finalement). Mais cela se laisse lire sans problème. D’autant plus que le dessin de Madsen – dont je découvre ici le travail – est vraiment très bon et surtout très beau. J’ai aussi bien aimé sa colorisation. Une lecture agréable, même s’il ne faut pas s’attendre à une histoire très alambiquée.
Bienvenue à Jobourg
Mouais. Un album pas désagréable, mais que je vais oublier tout aussi rapidement que je l’ai lu je pense. En effet, ce récit d’un Européen débarquant à Johannesburg post apartheid est lisible, mais peu marquant. Après une entame insistant sur la criminalité, l’insécurité extrême qui semble y régner, cet aspect est ensuite presque laissé au second plan. Notre bonhomme traverse la ville et le récit sans que l’on puisse s’attacher à quelque chose en particulier. Ni critique sociale, ni journal de voyage (comme pouvait le faire Delisle), c’est une sorte de roman graphique un peu vide, même s’il se laisse lire. Le dessin même de Rabaté est ici très simple, comme si nous était livrée une version dessinée sur le vif, au fil des événements, cela donne un rendu un peu brouillon (et la couverture – pas très jolie d’ailleurs – de l’édition originale du Seuil que j’ai eue sous la main renforce cet aspect crayonné). A réserver aux complétistes de l’auteur, et plutôt à emprunter. Je suis sorti quelque peu déçu de ma lecture. Note réelle 2,5/5.