Aristophania

Note: 3.8/5
(3.8/5 pour 5 avis)

Marseille, 1900. Clément est un ouvrier apprécié de tous. Un homme juste et droit, père de famille, mais dont la vie semble receler d'étranges secrets. Sa mort sera aussi brutale que mystérieuse.


1900 - 1913 : Du début du XXe siècle aux prémices de la première guerre mondiale

Gennevilliers, Adèle et son fils ainé Basile, travaillent comme ouvriers dans une usine, tandis que ses deux autres enfants, Victor et Calixte, sont écoliers. Les temps sont durs et le travail éprouvant. La révolte des ouvriers gronde. Victime d’une injustice, Adèle est arrêtée et jetée en prison. Les enfants se retrouvent livrés à eux-mêmes, et s’aperçoivent très vite qu’ils sont recherchés. Désespéré, Basile utilise le dès que lui a confié Aristophania des années plus tôt. Et la vieille dame se présente à lui ! Elle leur propose de les emmener avec elle et de les héberger jusqu’à la libération de leur mère.

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 18 Janvier 2019
Statut histoire Série en cours (Prévue en 4 tomes) 2 tomes parus
Dernière parution : Moins d'un an
Couverture de la série Aristophania
Les notes (5)
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22/01/2019 | Le Grand A
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Par Ro
Note: 4/5
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Le seul premier tome paru à ce jour est encore un peu trop introductif pour garantir que l'ensemble de la série soit franchement bien, mais il y a un très bon potentiel, une belle réalisation et j'ai envie d'y croire. C'est une sympathique idée que de mettre en scène une France du début du 20e siècle sous un angle d'urban fantasy, avec des sorciers et sorcières vivant secrètement au milieu des humains. Le mélange entre un contexte un peu social, avec grèves d'ouvriers et enfants vivants dans la misère, et un conflit entre magiciens, surtout dans le décor de la banlieue Parisienne et de la Provence de l'époque sort assez des sentiers battus, en tout cas en bande dessinée. Le dessin de Joël Parnotte est également très bon, très soigné, avec de belles planches qu'on prend plaisir à admirer. Et l'intrigue tient le lecteur en haleine, avec l'envie d'en savoir plus sur ce qui se trame derrière le voile de mystère que les trois jeunes héros tentent de lever. Un bon début, et si la suite tient la route, avec un bon développement et une conclusion satisfaisante au bout des 4 tomes prévus, ce sera là un très bon cru.

11/04/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
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Je m'attendais réellement à une bd quasi exceptionnelle et je dois bien avouer que j'ai été un peu déçu. Le récit a quand même du mal à se mettre en place. C'est assez long après un démarrage en fanfarre où l'on ne comprend pas grand chose tant cela s'inscrit dans la France industrielle du début du XXème siècle. Il est question d'une sorte de Mary Poppins assez âgée et d'une autre grand-mère qui serait la reine d'un royaume imaginaire où un roi banni fait régner la terreur. Il s'agit également de protéger trois enfants qui vivent comme des misérables dans un roman à la Victor Hugo. J'ai eu du mal avec ce mélange d'univers même si cela parait intéressant. Au final, il ne se passera pas grand chose car c'est comme un tome d'introduction vers la véritable aventure qui n'a pas encore démarré. Bref, attendons de voir la suite. Je n'ai point été dithyrambique..

31/03/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 4/5
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Hey! De la fantasy à la française avec excusez du peu Parnotte au dessin et Dorison au scénario, ce dernier que j'apprécie beaucoup depuis W.E.S.T. . Quant à Joël Parnotte rien à dire depuis la petite claque du "Maitre d'arme". Son coup de crayon a perdu l'arrondi que l'on pouvait voir encore sur Le Sang des Porphyre pour quelque chose de plus anguleux mais rudement efficace. Le scénario mêle plusieurs influences qui parlent à notre imaginaire, en fait je trouve que beaucoup d'éléments nous sont livrés même s'ils ne servent qu'à planter le décor mais que c'est riche et foisonnant. Encore une influence mais à mon sens de taille, certaines planches en références au milieu ouvrier de début du XXème siècle à Paris ou Marseille m'ont furieusement fait penser à certaines autres vues dans le Peter Pan de Loisel. Quoi qu'il en soit j'ai personnellement beaucoup apprécié ma lecture, j'invite le plus grand nombre à faire l'achat de ce qui devrait être une quadrilogie.

19/02/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

Le scénario de Dorison puise dans pas mal d’influences classiques, et ses personnages reprennent quand même quelques clichés (par exemple chacun des gamins de la fratrie, du cadet intello greffé à ses livres, à la petite sœur rêveuse, en passant par l’aîné protecteur et baroudeur). Le côté « fantastique », fantasy est amené par cette vieille femme au look de bourgeoise fin de siècle improbable lorsque l’on découvre ses pouvoirs, et par quelques infos lâchées par bribes au fur et à mesure que l’histoire prend corps. Oui mais voilà, c’est quand même bien fait. Ce premier album – d’une série qui semble être prévue en quatre tomes – plante bien le décor, lance les personnages et l’intrigue, sans finalement nous révéler grand-chose. Mais on est pour le moment accroché par cette histoire, dont l’essentiel se déroule, au tout début du XXème siècle, dans les quartiers les plus populaires de Marseille et de la banlieue parisienne. Même si des échappées vers l’arrière-pays provençal, et sur un univers « parallèle », attisent l’imagination du lecteur. Le dessin de Parnotte est franchement très bon, que ce soit pour les décors ou pour les personnages. Du bel ouvrage qui enrobe agréablement le scénario de Dorison. Qui j’espère développera cette histoire sans esbroufe fantastique ou longueurs inutiles. Mais pour le moment, ce tome inaugural rempli bien son rôle de divertissement et d’accroche. Note réelle 3,5/5.

23/01/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Le Grand A

J’ai toujours espéré lire un jour une création dans le genre fantasy de la part de Xavier Dorison. Il y a bien eu une esquisse d’heroic fantasy finalement abandonnée dans Prophet, et de nombreux récits s’inscrivant dans le domaine du fantastique comme W.E.S.T et même de la myth fantasy avec Ulysse 1781, mais jamais vraiment quelque chose qui sonne comme une bonne vieille histoire « fantasy ». C’est désormais chose corrigée avec mon premier coup de cœur de l’année qu’est Le Royaume d’Azur. Les inspirations de départ piochent dans le classique avec un trio de héros, deux frères et une petite sœur qui rappellent sur pas mal d’aspects les trois orphelins du monde de Narnia, écrit par C.S. Lewis. L’aîné est le protecteur de la famille, forte tête, prêt à se sacrifier pour les siens, mais ce courage apparent ne masque-t-il pas une blessure plus profonde ? Le cadet est un intello un brin chelou qui vie dans sa bulle et devra apprendre à gagner confiance en soi. On a hâte que « Gandalf » lui sorte sa célèbre réplique : « Le monde n’est pas dans vos livres ni dans vos cartes. Il est là, dehors. » La cadette est une rêveuse enthousiaste qui sous ses faux airs naïfs, comprend plus de choses qu’elle n’en laisse supposer. C’est la jointure qui permet à la fratrie de se réunir. Mais ces personnages n’en demeurent pas moins intriguant à suivre car Basile est le meneur charismatique mais il est doté d’une intelligence intuitive qui lui permet de tenir tête à son frère Victor, plus cérébral. Et celui-ci n’est pas une caricature de lâche(ur) que l’intrigue de base laisse supposer, et la petite Callixte ne se cantonne pas au rôle de jeune ingénue. Quant à Aristophania, le personnage éponyme et donc à priori, la véritable héroïne de cette histoire, elle fait merveille dans son rôle de vieux maître sage qui va devoir former ces apprentis. Nous n’en sommes qu’à l’introduction de cette quadrilogie, donc il y a encore un grand voile de mystère qui entoure cette vieille comtesse, mais j’ai trouvé le mixte entre Henry Hart et Mary Poppins pour la création du personnage vachement réussi. Certains y ont vu volontiers un Obi-Wan Kenobi, mais la baston dans le ghetto parisien m’a davantage rappelé Galahad dans le film Kingsman qui savate méchamment des lourdauds tout en conservant avec classe son allure aristocrate. Mais pas de soucis, c’est la même figure classique du grand sage qui doit enseigner, guider et transmettre. Le décorum français est assez chouette. On navigue entre quartiers pauvres de Marseille à plus crade encore comme une lente descente en enfer vers ce qui ressemble aux quartiers des Poulbots de Paris, avant cette renaissance chez Frédéric Mistral et l’arrivée au domaine d’Azur qui s’apparente à une prison dorée d’été. Joël Parnotte assure de bout en bout, j’y ai retrouvé la même technique d’encrage que sur Le Maître d’Armes, c’est nerveux et foisonnant, un pur régal pour les yeux. Une délicieuse mise en bouche qui ravira je pense les amateurs de High et Portal Fantasy (bien que je m’avance avec ces termes car malgré les influences du type Le Magicien d’Oz, Narnia et Harry Potter, on ne sait guère trop où Dorison veut nous conduire pour le moment). L’auteur nous jure dans une interview qu’il a voulu dépasser ces histoires de conflits manichéen entre le Bien et le Mal mais sa description de la magie dont les personnages usent et nomment « Azur », moi j’y vois la Force tout simplement. À suivre…

22/01/2019 (modifier)