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Chronique de la maison Le Quéant

Note: 2.5/5
(2.5/5 pour 4 avis)

A travers le destin de Baptiste Le Quéant , voici la chronique héroïque et romantique d'une époque charnière où l'Occident et l'Orient se redécouvrent sans vraiment se rencontrer ...


1816 - 1871 : De la chute du Premier Empire à la Commune Le Colonialisme Maghreb Vécu

En 1847, l'opposition du roi Louis-Philippe s'organise. Tandis que le gouvernement conservateur de Guizot s'oppose à la révision de la loi électorale, les républicains minoritaires à l'Assemblée, s'agitent dans une tournée de banquets à travers la France. En effet, après quelques années de prospérité, de mauvaises récoltes provoquent une importante récession économique et une spéculation sur le prix du blé qui engendre des «révoltés du pain ». Désormais les «blouses », souvent sans travail, subsistent par les ateliers de charité et s'opposent aux bourgeois, les «habits », accusés de tous les maux. Juin 1849. Baptiste Le Quéant, son amie Amélie, et Charles Brancas, ont échappé aux suites du soulèvement populaire de Juin 1848 à Paris. Arrivés en Algérie, pour s'y installer comme colons, Baptiste et les siens abordent un monde étranger. Il se trouve mêlé aux difficultés de la conquête, vécues par Daoud et son frère, l'infirme Kacem. L'agressivité, la méfiance vont faire place, peu à peu, à la complicité et à l'amitié. Novembre 1851. A Paris, Louis Napoléon Bonaparte, Président de la République achève son mandat qui ne peut être renouvelé. L'Assemblée refuse obstinément de voter la modification de la Constitution qui lui permettrait de se représenter et de se maintenir au pouvoir. Des rumeurs de coup d'état circulent partout dans la Capitale. Mais le Prince-Président aura-t-il l'audace et surtout les moyens de les tenter ? Baptiste Le Quéant est rentré d'Algérie, et s'il soutient toujours la cause de Bonaparte, il est bien décidé à le faire à sa manière, en se libérant totalement de l'emprise d'Hortense et de celle de St Arnaud. Il estime, après la réussite de l'affaire d'Alger, n'avoir plus d'obligation envers eux. Un homme influent, un passé qui resurgit sous l'apparence d'une femme que l'on pensait perdue, vont bousculer les projets, les désirs et les intérêts des uns et des autres, sur fond de conjuration.

Scénariste
Dessinateurs
Coloristes
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 15 Octobre 1985
Statut histoire Série abandonnée 7 tomes parus
Couverture de la série Chronique de la maison Le Quéant
Les notes (4)
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24/07/2002 | okilebo
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L'avatar du posteur Agecanonix

La révolution de 1848 à Paris, la colonisation de l'Algérie, et l'arrivée au pouvoir du futur Napoléon III, tels sont les thèmes brassés par les auteurs dans cette série que j'ai vu débuter dans le n°1 du mensuel Vécu, sous le titre "Souvenirs de la Maison Le Quéant". Comme c'était une période historique qui ne m'intéressait pas, je la connaissais mal, et je l'ai négligée. Et puis un jour, je me suis décidé à la lire, d'abord frileusement, jusqu'au moment où je me suis surpris moi-même à y trouver de l'intérêt (ceci dit, je n'aime toujours pas cette période historique, mais j'en ai appris un peu plus, que j'ai complété par des lectures encyclopédiques). Entre roman populaire et fresque historique, cette chronique âpre de la vie ouvrière se lit agréablement, si on aime cette période, même si c'est un peu compliqué, mais la vision plutôt romantique de Bardet sur le sujet, aide à faire passer les lourdeurs du récit. J'ai particulièrement apprécié le tome 2 avec l'épisode des barricades, que je connaissais seulement par les Misérables de Victor Hugo. Au niveau dessin, il est clair que Jusseaume débutait là sa première grande série, et qu'il n'est pas top, c'est ce qui m'avait un peu rebuté dans Vécu, mais bien vite, ces débuts prometteurs vont s'affiner ; le dernier tome dessiné par Puchulu tranche un peu graphiquement et peut surprendre, mais la série dans son ensemble, mérite l'arrêt.

16/09/2013 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
L'avatar du posteur Ro

J'aime les récits historiques et j'étais d'autant plus intéressé par cette série qu'elle présente une période de l'Histoire de France que je connais très mal, des prémices de la révolution de 1848 jusqu'à l'approche de la guerre Franco-Prussienne de 1871 en passant par la colonisation de l'Algérie. Mais je n'ai clairement pas réussi à apprécier cette BD. Le dessin du premier tome m'a clairement rebuté. Les personnages sont laids et les décors réduits à des façades avec du vide derrière. Seules les couleurs sont potables. Mais on voit la technique du dessinateur s'améliorer de tome en tome. Dès le second, le trait est nettement plus sympathique quoique toujours emprunt de quelques défauts. A partir du 4e tome, aux couleurs près, il y a un petit quelque chose de Bourgeon dans le style de Jusseaume. Il devient par contre un petit peu trop épuré sur le 6e tome. Quant au 7e et dernier album, c'est un autre dessinateur qui s'en est chargé, Puchulu, et son style complètement différent associé au décalage de presque 20 ans entre son récit et celui du tome précédent, m'ont donné l'impression de lire une autre série qui ne m'a guère plus convaincu. Comme dit plus haut, l'idée même de ce récit historique avait tout pour me plaire. Le premier tome explique les premiers soubresauts campagnards de la révolution de 1848 contre le roi Louis-Philippe. Le second tome nous montrer la révolution en elle-même au milieu des barricades de Paris. Les tomes 3 à 5 nous emmènent dans l'Algérie où les colons français commencent à arriver en masse. Le tome 6 nous ramène en France en 1851 tandis que le futur empereur Napoléon III se prépare à s'emparer complètement du pouvoir. Le tome 7, à part, nous emmène pour sa part en 1868, dans un contexte qui augure de la future guerre franco-prussienne. Tout cela est donc fort intéressant... mais fort mal raconté, hélas. La narration est décousue, pénible. Le récit manque de clarté. Les personnages n'ont aucun charisme. Les intrigues sont brouillonnes et sans intérêt. J'ai peiné à lire ces albums et j'ai fini par craquer à partir du tome 4, n'arrivant plus à lire pour de bon et préférant feuilleter les pages. Dommage car l'ambition de ce récit historique était très louable...

14/03/2009 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

Une bonne série sur la France "profonde" du milieu du 19ème siècle. Elle démarre dans le mensuel Vécu n° 0 du 25 Janvier 1985. Bardet et Jusseaume parviennent ici à reconstituer, avec bonheur et réalisme, la dureté de cette époque. Le premier album m'a pourtant déçu. Non pas au niveau du texte, mais plutôt par l'impression que le dessinateur "cherchait" encore son trait. Néanmoins, et assez rapidement, Jusseaume va trouver ses marques et offrir un graphisme épuré ; montre d'un grand professionnel. "Chronique" est une série intéressante, qui m'a plongé dans les jours sombres de la France de 1847 ; une période où la famine sévissait dans les campagnes et où les paysans grondaient... Du bon travail d'auteurs qui me semblent avoir pris plaisir à imaginer les aventures du jeune Baptiste qui, de France, partira pour l'Algérie, reviendra au "pays" pour se voir entraîné dans une sombre conjuration. A noter : publiée depuis 1985, cette saga s'appelait au départ "Souvenirs de la Maison Le Quéant".

27/09/2006 (modifier)
Par okilebo
Note: 2/5

J'ai donné deux étoiles à cette série tout simplement pour le travail de Bardet (Les Chemins de Malefosse) concernant le contexte historique. Celui-ci est développé d'une manière remarquable. Vous allez me dire que c'est un peu logique vue la collection dans laquelle est sortie cette bd (Vécu). Mais bon, je voulais le signaler car à part cette précision, Le Quéant... c'est le néant ! (Pardonnez-moi ce jeu de mots un peu facile mais c'était tentant !) Le personnage principal n'est vraiment pas convaincant, on devine un manque total de perspective. Le scénariste n'était surement pas très inspiré. Le dessin, lui, très maladroit dans les premiers tomes, s'est amelioré par la suite mais malheureusement cela ne suffit pas. Cette histoire ne passionne pas. Je dis non, merci !

24/07/2002 (modifier)