Les Chemins de Malefosse

Note: 2.88/5
(2.88/5 pour 16 avis)

En 1589, la guerre de religion déchire le royaume depuis un demi-siècle. La Sainte Ligue s'oppose au Roi de France Henri III, dont elle vient de prononcer la déchéance pour s'être allié avec Henri de Navarre, futur Henri IV, chef des protestants. A voir aussi : Malefosse


1454 - 1643 : Du début de la Renaissance à Louis XIII Circus La Normandie Les Guerres de Religion Vécu

En 1589, la guerre de religion déchire le royaume depuis un demi-siècle. La Sainte Ligue s'oppose au Roi de France Henri III, dont elle vient de prononcer la déchéance pour s'être allié avec Henri de Navarre, futur Henri IV, chef des protestants. Chaque faction solde une armée, renforcée par des lansquenets, soldats de fortune, mercenaires venus de Suisse ou d'Allemagne. Près de Gisors, en Normandie, Gunther et ses lansquenets investissent un campement de villageois, réfugiés en forêt. Dame Jeanne, aveugle, gouverne cette communauté. L'étrange fascination qu'elle exerce va conduire Gunther à abandonner ses maîtres naturels. Dame Jeanne, par un marché, exige de lui, la délivrance de sa fille, Pernette, otage d'un ligueur fanatique nommé le moine Louvel. Le destin de Gunther est scéllé par ce contrat nouveau. Il devient acteur de l'Histoire!

Scénario
Dessin
Couleurs
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 15 Mai 1983
Statut histoire Série terminée 24 tomes parus

Couverture de la série Les Chemins de Malefosse © Glénat 1983
Les notes
Note: 2.88/5
(2.88/5 pour 16 avis)
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13/03/2002 | Renardrouge
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L'avatar du posteur Noirdésir

C’est clairement une des séries phare de la collection Vécu, chez Glénat, et elle est en tout point représentative de ce genre et de la « grande » époque de cette collection. Tout d’abord le dessin de François Dermaut, que j’ai trouvé un peu brouillon sur le premier album (la colorisation ne l’arrangeait pas), mais qui rapidement s’améliore, pour atteindre un style léché, très bon techniquement (pour les décors et les personnages), même s’il est parfois froid – mais là c’est qu’il fait bien son âge sur les premiers albums. Il y a en tout cas un souci de réussir une belle reconstitution (gros boulot de recherche de documentation j’imagine) de la France du dernier quart du XVIème siècle. C’est la même ambition qui semble avoir guidé Daniel Bardet pour développer son scénario, bien ancré dans les dernières années des guerres de religion, avec un Henri de Navarre tentant de revenir à Paris (le souvenir de la Saint Barthélémy en tête) pour être réellement et pleinement roi de France, malgré le combat acharné des Ligueurs et autres catholiques extrémistes. Au milieu de ce décor sanglant, Bardet a placé ses personnages, en premier lieu Günther, mercenaire allemand embarqué dans divers complots. Cela se laisse lire, mais j’ai assez rapidement arrêté de suivre cette série, qui m’a lassé. Si je loue les efforts de reconstitution (et le gros travail de documentation) de Bardet pour les dialogues, avec une langue tout à fait crédible, j’ai trouvé l’ensemble trop verbeux – mais c’est souvent le cas dans cette collection je trouve. Trop verbeux, et rapidement des longueurs pointent. Il aurait sans doute fallu élaguer. En tout cas, je ne suis pas allé au bout de cette série fleuve, fleuron d’une collection qui n’a pas toujours bien vieilli. A emprunter éventuellement en bibliothèque.

06/08/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Michelmichel

Aouch ! Encore une série à rallonge ! Impossible de trouver la motivation pour aller plus loin que le tome 2... Le dessin est franchement vieillot, et n'est pas beau, pour ainsi dire. Le visage de la jeune héroïne est souvent raté, par exemple. Les couleurs sont défraichies, ça sent vraiment la poussière... Côté scénario, je reproche le manque de clarté dans les différentes scènes et motivations des personnages. Je trouve que les auteurs n'ont pas su allier habilement le documentaire et le récit de divertissement. Dans les scènes de batailles, on distingue mal qui est qui...Catholique, protestant ? Pour le manque de crédibilité, je me souviens d'une scène qui m'a particulièrement frappé: tout un village avec sa milice est littéralement en panique parcequ'ils sont attaqués par une poignée d'hommes, soi-disant très nombreux (3-4 au bas mot...). Bref, je n'ai pris aucun plaisir avec cette lecture, qui, loin d'être divertissante, a été fastidieuse, et même pas agréable à regarder. (262)

26/10/2013 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Avec Les 7 vies de l'épervier, c'est la seconde grosse série historique de la collection Vécu à susciter engouement ou répulsion. Pour ma part, je figure évidemment dans le premier camp, étant friand d'Histoire, et connaissant bien cette période trouble de notre Histoire de France qui a vu des guerres sanglantes ravager notre pays. Au cours de ces conflits, de nombreux mercenaires étrangers ont pris part dans un camp ou dans l'autre; c'est le cas des 2 héros centraux de cette longue fresque de fureur et de sang: Gunther et Maître Pritz, lansquenets ou reîtres allemands au service de la France, mandatés par le Béarnais (qui n'est pas encore officiellement Henri IV). Ces 2 personnages vont ainsi parcourir la France et se retrouver un temps en Normandie, un temps en Limousin etc. Cette histoire relate à travers le parcours des 2 héros un des moments les plus fulgurants de l'Histoire de France, un des plus sanguinaires et des plus féroces : les guerres de Religion qui ont ruiné le pays au XVIème siècle, bien plus que ne l'avaient fait les exactions pourtant nuisibles de la guerre de Cent Ans au Moyen Age; ces guerres qui s'étendent sur une longue période, ont détruit des villes, villages, campagnes et mutilé quantité d'églises et d'édifices religieux (incendiés le plus souvent par les Huguenots), j'en sais quelque chose puisque j'ai visité souvent ces lieux chargés d'Histoire. C'est pourquoi cette série est saluée par de nombreux historiens pour son exactitude. Trop peut-être ? Il est vrai qu'elle s'adresse à un lectorat exigeant; être initié à cette époque trouble sera en effet plus utile que pour un néophyte. La série a le mérite non seulement de nous apprendre ou rafraîchir quelques grandes lignes, mais aussi nous montre tout ce qu'on n'apprend pas à l'école, d'où son incontestable authenticité. Ce chassé-croisé d'intrigues meurtrières puise une force supplémentaire dans sa narration qui est contée en langage d'époque avec des dialogues d'un raffinement sans pareil; pour un initié, c'est un régal, pour les néophytes, c'est effectivement plus difficile. C'est un peu comme quand on lit la poésie de François Villon en "vieux françoy", mais je ne fais pas le malin pour autant, car si je n'avais pas la traduction, je n'y comprendrais rien; ce que je veux dire, c'est qu'il est bien agréable de voir fleurir ce langage ancien parfois, à notre époque où l'on parle si mal le français et où on le déforme avec des acronymes de langage internet ou sms. La bonne idée du scénariste Bardet, c'est qu'il impose en même temps un ton truculent et une paillardise rarement vue encore en 1982 dans une Bd, date où elle a démarré dans Circus. Le dessin très documenté de Dermaut qui s'affine dès le tome 3, est soigné et rigoureux, avec un souci du détail et une minutie dans la reconstitution d'un Paris du XVIème siècle finissant, avec notamment un soin tout particulier sur les architectures et les monuments (dont certains qui n'existent plus) ; il a dû écumer les bibliothèques car à l'époque, il n'y avait pas internet. Pour contrebalancer cette grande rigueur historique, il intercale quelques scènes érotiques qu'on lui a parfois reproché. Pour moi, cette fresque tragique où gravitent de nombreux personnages secondaires qui croisent la route des 2 héros, arrive juste derrière Les 7 vies de l'épervier, mais je ne la note pas au-dela de 4, car je la trouve trop longue, aussi, parmi tant d'albums, il faut savoir trier. Pour finir, je cite un petit détail amusant : dans l'épisode 3 des "7 Vies de l'épervier" (L'arbre de mai), un clin d'oeil sympathique entre 2 grandes séries s'est glissé : on aperçoit lors d'une rixe de taverne, Pritz et Gunther.

05/07/2013 (modifier)
Par olivier
Note: 4/5

Les cinq premiers albums sont du domaine du culte !... Par moment, le reste de la série se perd un tout petit peu mais globalement, cela tient la route. Gros travail de recherche historique, graphisme peu commun et, surtout, apport inestimable du vieux français (qui n'en est d'ailleurs pas vraiment...) : un vrai régal. Et puis, cette série donne vraiment envie de mieux connaître cette période incroyable de l'histoire de France : la BD qui donne envie de lire des livres, le monde à l'envers ! Ce n'est certes pas à la portée de tous les lecteurs mais cette série vaut que l'on fasse le petit effort indispensable. Une petite inquiétude : l'intrigue commence en 1589, le dernier tome parut se situe en 1594, soit 5 ans d'action en ... 25 ans de dessin ! L'ascension au trône de France d'Henri de Navarre est encore loin... Alors, longue vie aux auteurs !

30/12/2008 (modifier)
Par Erik
Note: 1/5
L'avatar du posteur Erik

Oui, cette bd est très bien documentée et on ne peut pas s'en plaindre si on aime l'histoire de France. La période évoquée par cette série est assez intéressante puisqu'il s'agit des guerres de religion avec la fin mouvementée du règne d'Henri III suivi de celui de Henri de Navarre. J'aime l'Histoire et également la bd historique. Cependant, celle-ci doit suivre un scénario plaisant à lire. Or, ce n'est manifestement pas le cas. J'ai éprouvé beaucoup de pénibilité à lire cette série même si je dois avouer qu'il y a de l'amélioration de tomes en tomes. On peut vite être dérouté et se perdre en route. C'est d'ailleurs la première fois que je donne une note aussi basse pour un titre de la collection "Vécu". J'ai la réelle impression que les auteurs ne sont pas issus du monde de la bande dessinée qui obéit à certaines règles de conduite. Les scènes d'action par exemple (duel de cape et d'épée) sont figées. Ce statisme du graphisme nuit beaucoup à l'ensemble. C'est également sans compter les situations non réalistes et dialogues en vieux françois. Pour couronner le tout, c'est une série à rallonge. Bref, j'ai lu beaucoup mieux.

28/10/2008 (modifier)
Par Jugurtha
Note: 5/5

Pourquoi reprocher l'aspect documentaire et historique de cette série ? La bande dessinée ne pourrait-elle donc pas se permettre d'être documentée et pédagogique pour n'offrir que des feuilletons sans âme ne s'appuyant sur aucune réalité ! Plongée irréprochable dans les remous des guerres de religions, cette série présente Günther et Pritz, deux mercenaires allemands qui se trouvent mêlés à une tentative d'attentat contre Henri IV dont ils deviennent des fidèles chargés de missions dangereuses. Daniel Bardet écrit des intrigues basées sur des épisodes de ces conflits religieux qui permettent de redécouvrir une réalité âpre et violente. Ses savoureux dialogues sont bien évidemment sa plus grande réussite, s'adaptant au vieux français pour un plus grand parfum d'authenticité. Ils se révèlent très accessibles si l'on accepte d'entrer dans le jeu du scénariste car ils sont succulents, très imagés et pleins d'humour, de véritables merveilles pour qui aime la lecture. Le travail de Dermaut permet de mesurer la documentation du tandem d'auteurs grâce à la précision des lieux explorés et de la reconstitution. Le trait parfois maladroit et rigide du début évolue de plus en plus vers un style personnel et plein de fougue. Chaque personnage est travaillé physiquement, ce qui achève de lui donner une personnalité ébauchée par la magie des dialogues. Les deux héros, eux-mêmes, sont remarquablement cernés, se révélant bien loin d'être des enfants de choeur mais finalement plus idéalistes qu'il n'y paraît. Goepfert prend le relais du dessin au tome 13. Il possède son propre style, différent de son prédécesseur. Il ne démérite pas pour croquer ses personnages, et même s'il est parfois difficile de s'adapter à un nouveau dessin dissemblable de celui qui a pendant longtemps fait le sel de cette série, sa reprise est sans doute la meilleure que l'on pouvait espérer. Un classique tout simplement qui possède une identité très forte et qu'il est indispensable de connaître.

07/05/2007 (modifier)
Par L'Ymagier
Note: 3/5

La série débute dans le mensuel "Circus" n° 54 d'Octobre 1982. Une bien belle série d'ailleurs, au réel contexte historique rarement abordé. Les auteurs nous décrivent, tant au point de vue du scénario qu'en celui du graphisme, cette France de la fin du 16ème siècle vécue au quotidien. Surprise également au niveau du langage utilisé. Bardet, le scénariste nous restitue une langue imagée, issue du moyen-français, dont moult termes et tournures font "époque". Au dessin, Dermaut se base sur une documentation très aboutie. L'ensemble de ces éléments confère une véritable touche d'authenticité à ces récits assez picaresques. Une série "vraie", sans chichis, telle qu'auraient pu la dépeindre les ymagiers (hé hé hé ) de ce temps-là. Belle saga de ces soldats de fortune, ces "routiers" de l'époque... âpres au combat et très souvent à l'affût de jolies damoiselles et -surtout- de bonnes bouteilles.

07/09/2006 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
L'avatar du posteur Ro

Autant les premiers tomes de cette série laissaient présager une intrigue véritablement suivie et je craignais de la voir ainsi s'étirer et se diluer sur les 12 tomes déjà parus, autant j'ai été finalement assez agréablement surpris de découvrir au bout du tome 3 ou 4 environ que les albums deviennent rapidement totalement indépendants. Alors bien sûr, il y a un suivi chronologique, on retrouve d'un tome au suivant une continuité dans les évènements, mais on peut très bien lire un tome sans avoir lu les précédents. Au niveau du dessin, j'ai eu un tout petit peu de réticence à apprécier le style du premier tome que je trouvais encore un peu hésitant, pas tout à fait maîtrisé. Mais le dessin devient très bon au fil des tomes, rappelant parfois l'excellence (à mes yeux) de celui de Bourgeon. Et comme Bourgeon dans les Compagnons du Crépuscule, les auteurs font ici le choix de nous plonger véritablement dans l'intrigue historique en nous offrant les textes en ancien Français. Et globalement, autant sur ces dialogues que sur le décor et les personnages, l'aspect Historique de cette BD est fouillé et réussi. Il y a moult choses à apprendre dans cette série sur une période très précise de l'histoire, autour de 1590 et durant les guerres de religion qui ont précédé l'avènement d'Henri IV. Les héros, Gunther et Pritz, sont des mercenaires Allemands qui ont plus ou moins voué leur cause à Henri IV contre la Ligue Catholique. Mais leurs aventures vont les amener à voyager de loin en loin, de Bretagne jusqu'en Suisse, de Navarre jusqu'à Paris, avec pour chaque album ou presque son contexte et son décor géographique différent. Les scénarios de chaque album sont relativement originaux et intelligents. Mais il y a à mes yeux un gros soucis au niveau de la compréhension de chacun de ces scénarios : les intrigues sont souvent complexes, se basant sur des données historiques et régionales qui m'ont souvent échappé, et les dialogues en vieux Français de même qu'un manque d'explication notoire (tout semble rapidement compris par les héros et leur entourage, mais moi, lecteur, je n'ai pas toujours compris) n'arrangent rien. Sur plusieurs albums, j'ai préféré me laisser porter par l'action et les évènements car le pourquoi du comment m'était souvent ardu à déchiffrer. En cela, la série m'a un peu déçu même si elle doit au contraire plaire d'autant plus aux puristes de l'Histoire et des intrigues complexes et parfois même psychologiques.

15/06/2005 (modifier)

C'est un peu par hasard que j'ai lu les trois premiers tomes et ce sera les derniers! Bon déjà l'aspect historique d'une BD m'importe peu et je ne pense pas que l'intérêt culturel soit plus élevé quand on lit une BD prenant comme background une période historique relatée plus ou moins fidèlement, que quand on lit une BD purement fictionnelle. Au niveau du scénario, j'ai vu plus recherché, on met en scène des barbares obscurantistes, les héros les massacrent, le tout est parsemé de petits viols, de demoiselles en détresse aux seins nus et des faveurs qu'accordent les belles à leurs libérateurs. Mais bon, c'est des rustres à cette époque alors c'est logique, et puis commercialement parlant ce n'est pas plus mal... Au niveau dessin, d'emblée je n'aime pas le style. Je trouve ça figé et les couleurs n'arrangent rien, parfois ça "pète" un peu trop. Les costumes ont un aspect clownesque et le héros, avec sa chevelure façon Luke Skywalker et le casque ridicule qu'il se trimballe en début d'aventure, manque vraiment de classe. Le langage d'un autre âge, c'est amusant cinq minutes, mais pas forcément nécessaire à mon sens, ça force un peu le trait et je trouve cela à la limite du caricatural. Bref, une BD que je n'ai pas aimé et que j'oublierai sans peine...

01/02/2005 (modifier)
Par Monu
Note: 2/5

Je suis d'accord avec sagera, autant j'admire les auteurs pour toute les recherches qu' ils on fait, autant lire des dialogue comme ça me saoule vraiment. C'est fatiguant, on a l'impression que des phrases ne servent a rien. Le dessin est classique, ya rien à dire de mal dessus mais il n'y a rien de bien non plus à dire. Le scénario ne m'a pas captivé, loin de là, j'ai quand même lu les 4 premiers tomes mais en voyant combien il y en avait j'ai renoncé à lire la suite. Bref 2 étoiles mais c'est vraiment pour la recherche des détails de l'époque.

24/07/2004 (modifier)