2.5
Cette fois-ci on suit Gueule d'Argile durant une journée qui va mal se terminer pour lui. Gueule d'Argile est un méchant que j'aime bien, mais qui a connu plusieurs versions et je n'aime que certaines d'entre-elles.
Ici, c'est le Gueule d'Argile version Basil Karlo avec un cerveau que j'aime mieux que le Basil Karlo crétin qu'on a eu durant une bonne décennie. Avant de devenir un monstre, Karlo était un acteur et maintenant il va essayer de le redevenir en allant à Hollywood et évidement cela ne va pas se passer comme prévu. Comme c'était aussi le cas avec d'autres one-shot One Bad Day, l'histoire se laisse lire sans problème, mais c'est trop classique pour être mémorable. On a encore droit à un méchant de Batman qui veut quitter le monde criminel, mais il n'y arrive pas et la critique du monde du cinéma ressemble à n'importe quel récit qui montre le coté sombre d'Hollywood. C'est un peu divertissant, mais sans plus.
Il y a aussi un truc qui m'a fait sourciller lorsque Batman débarque enfin. Avant d'intervenir en super-héros, Bruce Wayne a décidé que c'était une bonne idée de s'inviter à une soirée mondaine et ensuite de se battre en Batman contre Gueule d'Argile. Il n'a pas peur que Gueule d'Argile ou n'importe qui présent trouverait cela bizarre que deux personnalités bien connues de Gotham se retrouvent en même temps à Los Angeles ?
Sinon, le dessin m'a bien surpris et surtout les couleurs qui pour une fois dans un Batman moderne sont chaudes et agréables. C'est bien loin des trucs fades qu'on voit dans les comics de nos jours.
2.5
Ra's al Ghul est un des méchants de Batman que je n'aime pas, mais ici l'histoire le mettant en vedette est potable...et puis c'est tout.
On suit donc ce grand méchant qui a un nouveau plan pour sauver la planète avec ses moyens extrémistes et bien sûr Batman va finir par se mettre en travers de son chemin. J'avoue que pour une fois Ghul est intéressant parce que son plan ne se résume pas à 'je vais tuer tous les humains' et l'idée de départ aurait sans doute mérité un peu plus de développement que dans un récit de 72 pages.
Il y a quand même des défauts dans le récit. Il est pas ennuyeux, mais au final le traitement de l'intrigue et des personnages est trop basique et classique, surtout si on est un fan de Batman et qu'on a déjà lu des tonnes de comics sur son univers. Batman, Ra's al Ghul, sa fille Talia et Damian le fils de Batman et Talia agissent de la manière que l'on attend d'eux. En plus, je vois pas trop ce que le récit fait dans la série des One Bad Day parce que non seulement l'action ne se déroule pas en une journée, mais en plus j'ai pas eu l'impression que Ra's vivait une mauvaise passe, vu qu'à la fin il a ce qu'il veut.
J'ai apprécié cette lecture rapide et divertissante du Gabonais Jeff Ikapi. L'auteur s'attaque d'une façon humoristique à la thématique fondamentale de la liberté d'expression au sein de la presse.
Ikapi peint avec sagacité la réaction du ministre Dimboko qui ne supporte plus le rire de ses concitoyens sur son image. Ikapi propose une réaction traditionnelle en Afrique avec l'intervention d'un sorcier.
Cela donne un côté fantastique et humoristique qui adoucit la réponse brutale de l'autorité moquée.
Je note que l'ouvrage de Jeff fut achevé d'imprimer en décembre 2014 et publié le 1/1/2015. C'est dire la valeur d'actualité du questionnement de Jeff puisqu'au même moment à Paris, les armes prendront la place du sorcier pour un dénouement bien plus dramatique.
Le dessin d'Ikapi est assez simpliste mais il restitue bien l'ambiance humoristique du récit. Le trait est assez épais avec une mise en scène et un découpage dynamique qui rend le récit bien vivant.
Une lecture plaisante qui renvoie à une thématique fondamentale pour vivre dans une société de liberté.
Le début de l’histoire est relativement intriguant, en nous présentant quelques personnages dans un café, ceux-ci devant prendre un TGV. Des protagonistes plutôt hétéroclites : deux DRH spécialistes du « dégraissage » d’entreprise (un vieux et un jeune loup), trois potes partant pour le mariage d’un quatrième, et un type tout juste sorti de taule avec sa nana.
Mais je trouve qu’une fois tous réunis dans le train, Jonquet va trop – et surtout uniquement – chercher à exagérer le côté malsain et/ou beauf, voire con et méchant de chacun, cette caricature faisant perdre un peu de crédibilité à une histoire qui tourne au grand guignol vaguement trash.
De plus, la fin m’est apparu quelque peu expédiée.
Quant au dessin de Chauzy – pas forcément mon truc – il passe, reste lisible, même si la colorisation franchement criarde et baveuse sur certaines cases est assez datée, en tout cas je la trouve outrancière.
Une lecture d’emprunt, mais je n’y reviendrai pas.
Note réelle 2,5/5.
Quasiment tous les posteurs ont eu la même réflexion (à juste titre d’ailleurs) en entamant cette lecture : le récit virant rapidement au fantastique, et le dessin aux notes sombres, font bien sûr penser à du Bec – même si ça s’en écarte un peu (pas tant que ça en fait).
Je suis sorti un peu frustré de cet album (j’ai lu la série dans l’intégrale regroupant les deux tomes), qui pourtant se laisse lire sans problème. Il n’y a pas de temps mort, tout est misé sur le rythme.
Mais c’est au détriment de la psychologie des personnages (les malfrats et leurs otages). Tout reste ainsi superficiel, ce qui donne l’impression que la plupart sont là pour faire nombre et disparaitre au fur et à mesure (alors qu’à l’inverse les étudiants sont particulièrement chanceux et résistants). J’ai eu du mal à comprendre le syndrome de Stockholm en fin d’intrigue, même si les épreuves ont rapproché les protagonistes.
Même impression concernant les personnages de la mythologie grecque. Si le scénario use habilement d’une astuce scénaristique pour les mettre en relation avec nos protagonistes (quitte à tout « remettre en ordre » de façon brutale et un peu facile sur la fin !), tout s’enchaîne trop rapidement, ils interviennent les uns après les autres sans qu’aucun ne se voit doté d’un temps et d’une personnalité qui le ferait sortir du simple « obstacle » à franchir. C’est dommage, il y avait là clairement de quoi densifier l’intrigue et la lecture.
Bref, sur une idée relativement simple, il y avait matière à mieux faire je pense, même si la lecture – rapide – n’est pas déplaisante.
Effrayante, c'est vraiment le cas de l'embarquée des passagers de ce navire au mystérieux destin. Je suis un grand fan d'histoires de pirates et parmi toutes les bd que j'ai pu lire sur le thème, c'est vraiment celle-ci qui m'a le plus fait voyager. Le graphisme est saisissant et la colorisation se prete à merveille a notre immersion au sein de cet équipage quelque peu ..hésitant et flottant. De plus l'inspiration de l'histoire par des faits réels peuvent encore plus faire frissonner quant au destin des passagers a la fin du premier tome, car la folie rôde...
Vivement la suite!
Maj 09/2024
Après relecture de ce premier tome je baisse ma note à 3 étoiles. J'ai trouvé que la narration alourdit beaucoup l'histoire, qui m'apparaît peu fluide et même parfois laborieuse
...j'attends le tome 2 " l'île rouge " annoncé pour le mois de novembre pour revoir éventuellement ma note a la hausse si la suite porte un récit plus concis et efficace
Quand on me parle d'un shonen mélant romance et sport, je pense immédiatement aux séries de Mitsuru Adachi. Ici pourtant, nous sommes dans un style légèrement différent. Plus de classicisme, moins de non-dits, des héros plus énergiques et plus communicants, mais une histoire tout aussi attrayante et feel-good.
Taiki est joueur de badminton, pas particulièrement doué. Depuis des années, il est fasciné par Chinatsu, une joueuse de basket talentueuse qui s'entraine avec acharnement pour gagner un jour la coupe inter-lycées. Alors qu'il n'a jamais vraiment osé lui parler, Taiki va avoir soudain l'occasion de la cotoyer nettement plus souvent puisqu'elle vient s'installer dans sa maison quand ses parents partent vivre à l'étranger. S'installe alors entre les deux une relation d'attirance et d'intérêts communs, motivés l'un et l'autre par leur passion pour le sport.
S'il n'y a rien de vraiment novateur dans cette intrigue, c'est un manga qui se lit avec plaisir. La mise en scène est claire, très fluide, et les pages se dévorent rapidement. Les personnages sont bons, entre Taiki qui est assez sage et intelligent malgré sa passion secrète pour son amie, et cette dernière qui est rayonnante, compréhensive et qui aime partager sa passion. C'est d'ailleurs l'un des points forts de la série puisque la fille n'est pas ici l'objet imuable d'un amour à sens unique mais elle est active et prend souvent l'initiative, pas forcément dans le sens de la romance mais au moins dans le sens d'entretenir la bonne entente entre les deux jeunes héros. Alors bien sûr, on aura droit aux questions de rivalité, d'épreuves sportives à surmonter, de quiproquos et d'occasions manquées, comme dans tous les classiques du genre, mais ça se lit très bien. J'ai un peu peur toutefois que l'intrigue se dilue et traine en longueur vu le nombre de tomes déjà parus au Japon.
Un album court et percutant. Les dessins sont d’une grande violence. Peu bavard, peu de cases mais tout y est. La relecture de « Le Der des ders » m’avait plutôt déçu, là c’est plutôt l’inverse. J’ai retrouvé la terrible efficacité de Tardi quand il dessine la guerre des tranchées, la terreur de l’assaut, les corps désarticulés après l’explosion, les trous où ceux qui se planquent des obus ennemis finissent parfois noyés. Ces grandes cases sont autant de grands tableaux qui dénoncent l’horreur de la guerre et l’histoire de Varlot passe au second plan. C’est un peu le problème de cet album qui se lit évidemment avant ou après Le Der des ders.
Un album autobiographique assez sobre – il faut donc aimer le genre. Mais je l’ai trouvé chouette. Vanoli reprend, en plusieurs chapitres, quelques « moments » (récurrents ou pas) de la vie familiale, depuis le départ d’Italie de ses arrière-grands-parents jusqu’à aujourd’hui.
La narration est sobre (avec un texte en contre-point du dessin en bas de case, sans dialogue), mais pleine d’empathie. L’histoire familiale, mais aussi de beaucoup de « ritals » est ici mise en avant. J’aime bien cette lecture apaisée (même lorsqu’il évoque le deuil qui ouvre l’album, ou les tocs de sa mère) et apaisante.
Et j’aime bien aussi – mais c’est assez récurrent chez cet auteur – son dessin, qui use d’un Noir et Blanc avec un trait gras et charbonneux qui convient parfaitement à ces souvenirs familiaux. Un album intimiste qui réussit à toucher ceux qui sont extérieurs à cette famille et à cette trajectoire familiale.
Note réelle 3,5/5.
Oyez oyez ! Les 7 vies de l'épervier est une série de bande dessinée captivante créée par un duo de choc, Patrick Cothias et André Juillard. Avec un récit riche en rebondissements, elle nous plonge dans l'univers de la France du XVIIe siècle, mêlant habilement intrigues politiques, drames personnels et aventures épiques. Elle met en scène les destins croisés d’une famille de petite noblesse auvergnate et des membres de la famille royale à la fin du règne du roi Henri IV. Les personnages complexes et bien développés, ajoutent une profondeur émotionnelle à l'histoire. Le trait précis d'André Juillard offre des illustrations magnifiques, capturant l'essence de l'époque et des lieux. Vous en prenez plein les yeux !
L'intrigue soigneusement tissée, combinée à des dialogues poignants, crée une atmosphère immersive. L'évolution des personnages au fil des tomes contribue à maintenir l'intérêt du lecteur. En somme, cette série est une série incontournable pour les amateurs de BD historique, offrant une expérience visuelle et narrative réussie .
A découvrir ou à re découvrir jeunes gens !
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Batman - One Bad Day - Gueule d'Argile
2.5 Cette fois-ci on suit Gueule d'Argile durant une journée qui va mal se terminer pour lui. Gueule d'Argile est un méchant que j'aime bien, mais qui a connu plusieurs versions et je n'aime que certaines d'entre-elles. Ici, c'est le Gueule d'Argile version Basil Karlo avec un cerveau que j'aime mieux que le Basil Karlo crétin qu'on a eu durant une bonne décennie. Avant de devenir un monstre, Karlo était un acteur et maintenant il va essayer de le redevenir en allant à Hollywood et évidement cela ne va pas se passer comme prévu. Comme c'était aussi le cas avec d'autres one-shot One Bad Day, l'histoire se laisse lire sans problème, mais c'est trop classique pour être mémorable. On a encore droit à un méchant de Batman qui veut quitter le monde criminel, mais il n'y arrive pas et la critique du monde du cinéma ressemble à n'importe quel récit qui montre le coté sombre d'Hollywood. C'est un peu divertissant, mais sans plus. Il y a aussi un truc qui m'a fait sourciller lorsque Batman débarque enfin. Avant d'intervenir en super-héros, Bruce Wayne a décidé que c'était une bonne idée de s'inviter à une soirée mondaine et ensuite de se battre en Batman contre Gueule d'Argile. Il n'a pas peur que Gueule d'Argile ou n'importe qui présent trouverait cela bizarre que deux personnalités bien connues de Gotham se retrouvent en même temps à Los Angeles ? Sinon, le dessin m'a bien surpris et surtout les couleurs qui pour une fois dans un Batman moderne sont chaudes et agréables. C'est bien loin des trucs fades qu'on voit dans les comics de nos jours.
Batman - One Bad Day - Ra's al Ghul
2.5 Ra's al Ghul est un des méchants de Batman que je n'aime pas, mais ici l'histoire le mettant en vedette est potable...et puis c'est tout. On suit donc ce grand méchant qui a un nouveau plan pour sauver la planète avec ses moyens extrémistes et bien sûr Batman va finir par se mettre en travers de son chemin. J'avoue que pour une fois Ghul est intéressant parce que son plan ne se résume pas à 'je vais tuer tous les humains' et l'idée de départ aurait sans doute mérité un peu plus de développement que dans un récit de 72 pages. Il y a quand même des défauts dans le récit. Il est pas ennuyeux, mais au final le traitement de l'intrigue et des personnages est trop basique et classique, surtout si on est un fan de Batman et qu'on a déjà lu des tonnes de comics sur son univers. Batman, Ra's al Ghul, sa fille Talia et Damian le fils de Batman et Talia agissent de la manière que l'on attend d'eux. En plus, je vois pas trop ce que le récit fait dans la série des One Bad Day parce que non seulement l'action ne se déroule pas en une journée, mais en plus j'ai pas eu l'impression que Ra's vivait une mauvaise passe, vu qu'à la fin il a ce qu'il veut.
Le Croqueur croqué
J'ai apprécié cette lecture rapide et divertissante du Gabonais Jeff Ikapi. L'auteur s'attaque d'une façon humoristique à la thématique fondamentale de la liberté d'expression au sein de la presse. Ikapi peint avec sagacité la réaction du ministre Dimboko qui ne supporte plus le rire de ses concitoyens sur son image. Ikapi propose une réaction traditionnelle en Afrique avec l'intervention d'un sorcier. Cela donne un côté fantastique et humoristique qui adoucit la réponse brutale de l'autorité moquée. Je note que l'ouvrage de Jeff fut achevé d'imprimer en décembre 2014 et publié le 1/1/2015. C'est dire la valeur d'actualité du questionnement de Jeff puisqu'au même moment à Paris, les armes prendront la place du sorcier pour un dénouement bien plus dramatique. Le dessin d'Ikapi est assez simpliste mais il restitue bien l'ambiance humoristique du récit. Le trait est assez épais avec une mise en scène et un découpage dynamique qui rend le récit bien vivant. Une lecture plaisante qui renvoie à une thématique fondamentale pour vivre dans une société de liberté.
D.R.H.
Le début de l’histoire est relativement intriguant, en nous présentant quelques personnages dans un café, ceux-ci devant prendre un TGV. Des protagonistes plutôt hétéroclites : deux DRH spécialistes du « dégraissage » d’entreprise (un vieux et un jeune loup), trois potes partant pour le mariage d’un quatrième, et un type tout juste sorti de taule avec sa nana. Mais je trouve qu’une fois tous réunis dans le train, Jonquet va trop – et surtout uniquement – chercher à exagérer le côté malsain et/ou beauf, voire con et méchant de chacun, cette caricature faisant perdre un peu de crédibilité à une histoire qui tourne au grand guignol vaguement trash. De plus, la fin m’est apparu quelque peu expédiée. Quant au dessin de Chauzy – pas forcément mon truc – il passe, reste lisible, même si la colorisation franchement criarde et baveuse sur certaines cases est assez datée, en tout cas je la trouve outrancière. Une lecture d’emprunt, mais je n’y reviendrai pas. Note réelle 2,5/5.
Olympus
Quasiment tous les posteurs ont eu la même réflexion (à juste titre d’ailleurs) en entamant cette lecture : le récit virant rapidement au fantastique, et le dessin aux notes sombres, font bien sûr penser à du Bec – même si ça s’en écarte un peu (pas tant que ça en fait). Je suis sorti un peu frustré de cet album (j’ai lu la série dans l’intégrale regroupant les deux tomes), qui pourtant se laisse lire sans problème. Il n’y a pas de temps mort, tout est misé sur le rythme. Mais c’est au détriment de la psychologie des personnages (les malfrats et leurs otages). Tout reste ainsi superficiel, ce qui donne l’impression que la plupart sont là pour faire nombre et disparaitre au fur et à mesure (alors qu’à l’inverse les étudiants sont particulièrement chanceux et résistants). J’ai eu du mal à comprendre le syndrome de Stockholm en fin d’intrigue, même si les épreuves ont rapproché les protagonistes. Même impression concernant les personnages de la mythologie grecque. Si le scénario use habilement d’une astuce scénaristique pour les mettre en relation avec nos protagonistes (quitte à tout « remettre en ordre » de façon brutale et un peu facile sur la fin !), tout s’enchaîne trop rapidement, ils interviennent les uns après les autres sans qu’aucun ne se voit doté d’un temps et d’une personnalité qui le ferait sortir du simple « obstacle » à franchir. C’est dommage, il y avait là clairement de quoi densifier l’intrigue et la lecture. Bref, sur une idée relativement simple, il y avait matière à mieux faire je pense, même si la lecture – rapide – n’est pas déplaisante.
1629 ou l'effrayante histoire des naufragés du Jakarta
Effrayante, c'est vraiment le cas de l'embarquée des passagers de ce navire au mystérieux destin. Je suis un grand fan d'histoires de pirates et parmi toutes les bd que j'ai pu lire sur le thème, c'est vraiment celle-ci qui m'a le plus fait voyager. Le graphisme est saisissant et la colorisation se prete à merveille a notre immersion au sein de cet équipage quelque peu ..hésitant et flottant. De plus l'inspiration de l'histoire par des faits réels peuvent encore plus faire frissonner quant au destin des passagers a la fin du premier tome, car la folie rôde... Vivement la suite! Maj 09/2024 Après relecture de ce premier tome je baisse ma note à 3 étoiles. J'ai trouvé que la narration alourdit beaucoup l'histoire, qui m'apparaît peu fluide et même parfois laborieuse ...j'attends le tome 2 " l'île rouge " annoncé pour le mois de novembre pour revoir éventuellement ma note a la hausse si la suite porte un récit plus concis et efficace
Blue box
Quand on me parle d'un shonen mélant romance et sport, je pense immédiatement aux séries de Mitsuru Adachi. Ici pourtant, nous sommes dans un style légèrement différent. Plus de classicisme, moins de non-dits, des héros plus énergiques et plus communicants, mais une histoire tout aussi attrayante et feel-good. Taiki est joueur de badminton, pas particulièrement doué. Depuis des années, il est fasciné par Chinatsu, une joueuse de basket talentueuse qui s'entraine avec acharnement pour gagner un jour la coupe inter-lycées. Alors qu'il n'a jamais vraiment osé lui parler, Taiki va avoir soudain l'occasion de la cotoyer nettement plus souvent puisqu'elle vient s'installer dans sa maison quand ses parents partent vivre à l'étranger. S'installe alors entre les deux une relation d'attirance et d'intérêts communs, motivés l'un et l'autre par leur passion pour le sport. S'il n'y a rien de vraiment novateur dans cette intrigue, c'est un manga qui se lit avec plaisir. La mise en scène est claire, très fluide, et les pages se dévorent rapidement. Les personnages sont bons, entre Taiki qui est assez sage et intelligent malgré sa passion secrète pour son amie, et cette dernière qui est rayonnante, compréhensive et qui aime partager sa passion. C'est d'ailleurs l'un des points forts de la série puisque la fille n'est pas ici l'objet imuable d'un amour à sens unique mais elle est active et prend souvent l'initiative, pas forcément dans le sens de la romance mais au moins dans le sens d'entretenir la bonne entente entre les deux jeunes héros. Alors bien sûr, on aura droit aux questions de rivalité, d'épreuves sportives à surmonter, de quiproquos et d'occasions manquées, comme dans tous les classiques du genre, mais ça se lit très bien. J'ai un peu peur toutefois que l'intrigue se dilue et traine en longueur vu le nombre de tomes déjà parus au Japon.
Varlot soldat
Un album court et percutant. Les dessins sont d’une grande violence. Peu bavard, peu de cases mais tout y est. La relecture de « Le Der des ders » m’avait plutôt déçu, là c’est plutôt l’inverse. J’ai retrouvé la terrible efficacité de Tardi quand il dessine la guerre des tranchées, la terreur de l’assaut, les corps désarticulés après l’explosion, les trous où ceux qui se planquent des obus ennemis finissent parfois noyés. Ces grandes cases sont autant de grands tableaux qui dénoncent l’horreur de la guerre et l’histoire de Varlot passe au second plan. C’est un peu le problème de cet album qui se lit évidemment avant ou après Le Der des ders.
Pour une poignée de polenta
Un album autobiographique assez sobre – il faut donc aimer le genre. Mais je l’ai trouvé chouette. Vanoli reprend, en plusieurs chapitres, quelques « moments » (récurrents ou pas) de la vie familiale, depuis le départ d’Italie de ses arrière-grands-parents jusqu’à aujourd’hui. La narration est sobre (avec un texte en contre-point du dessin en bas de case, sans dialogue), mais pleine d’empathie. L’histoire familiale, mais aussi de beaucoup de « ritals » est ici mise en avant. J’aime bien cette lecture apaisée (même lorsqu’il évoque le deuil qui ouvre l’album, ou les tocs de sa mère) et apaisante. Et j’aime bien aussi – mais c’est assez récurrent chez cet auteur – son dessin, qui use d’un Noir et Blanc avec un trait gras et charbonneux qui convient parfaitement à ces souvenirs familiaux. Un album intimiste qui réussit à toucher ceux qui sont extérieurs à cette famille et à cette trajectoire familiale. Note réelle 3,5/5.
Les 7 vies de l'épervier
Oyez oyez ! Les 7 vies de l'épervier est une série de bande dessinée captivante créée par un duo de choc, Patrick Cothias et André Juillard. Avec un récit riche en rebondissements, elle nous plonge dans l'univers de la France du XVIIe siècle, mêlant habilement intrigues politiques, drames personnels et aventures épiques. Elle met en scène les destins croisés d’une famille de petite noblesse auvergnate et des membres de la famille royale à la fin du règne du roi Henri IV. Les personnages complexes et bien développés, ajoutent une profondeur émotionnelle à l'histoire. Le trait précis d'André Juillard offre des illustrations magnifiques, capturant l'essence de l'époque et des lieux. Vous en prenez plein les yeux ! L'intrigue soigneusement tissée, combinée à des dialogues poignants, crée une atmosphère immersive. L'évolution des personnages au fil des tomes contribue à maintenir l'intérêt du lecteur. En somme, cette série est une série incontournable pour les amateurs de BD historique, offrant une expérience visuelle et narrative réussie . A découvrir ou à re découvrir jeunes gens !