Les derniers avis (48393 avis)

Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Juste une endométriose
Juste une endométriose

Un album humoristique où les autrices parlent de la maladie d'endométriose dont elles sont toutes les deux atteintes. Je dois dire qu'en tant que lecteur male, je n'avais jamais entendu parler de cette maladie et j'aurais bien aimé qu'on me l'explique dans l'album parce que j'ai du faire une recherche sur google pour bien comprendre c'est quoi l'endométriose. Les autrices parlent de plusieurs choses autour de cette maladie, notamment les problème qu'elle apporte dans la vie de tous les jours (ça fait très mal) et aussi le fait que cette maladie n'est pas très reconnu dans le milieu de la médecine ('c'est juste vos règles, c'est normal que ça fait mal'). Comme souvent avec ce type d'albums à gags, la qualité est un peu inégale et j'ai surtout souris tout le long de l'album. Un problème est qu'au final les autrices traitent toujours des mêmes sujets alors après un moment cela tourne un peu en rond. Mais bon je pense que cela va surtout plaire à un public féminin capable de rire de ses propres malheurs. J'ai bien aimé le dessin.

28/11/2023 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
Couverture de la série Magali la petite infirmière
Magali la petite infirmière

C'est dans la même veine que Nathalie la petite hôtesse, avec un Walther désormais coincé à l'hôpital par suite d'une position bien trop acrobatique. Les patients de l'hôpital, les infirmiers, les médecins et tout le monde en fait, va gentiment s'en donner à cœur joie dans une ambiance paillarde à souhait, tandis que l'intrigue d'une molécule du désir (encore !) traine dans quelques coins de cases. Soyons honnête, c'est de la pure parodie des BD sages et bien pensantes qu'on pouvait retrouver en masse dans les publications jeunesse. Tout les codes sont détournés et en même temps on a quelques gags sur l'hôpital et les fameuses fresques de la salle de pause. C'est donc un joyeux bordel assez foutraque, clairement défouloir mais qui lorgne bien plus vers l'humour graveleux que l'érotisme. C'est con, même, avec des gags qui s'enchainent à base de baisodrome en tout sens. Le final boucle l'intrigue de cette fameuse molécule, et puis voila, on a vite fait le tour. Je suis assez large dans ma note pour une BD qui est clairement de la parodie pure qui ne restera sans doute pas dans l'histoire, mais je trouve qu'on a quand même quelques bons mots dans l'ensemble, c'est crétin rigolo et je trouve que ça passe. Pour amateur du genre.

28/11/2023 (modifier)
Par Cosme
Note: 3/5
Couverture de la série Vlad
Vlad

Une des rares séries de Swolfs que je n’avais pas lu. L’intégrale sortie m’a permis de me plonger dedans. Sur fond d’un héritage et de recherche d’un frère jumeau, vient se mêler une intrigue géopolitique pleine d’actions. Ça ce laisse lire sans aucune difficulté, les longs blabla sur la situation, les intrigues, complots, sont bien écrits, et on comprend clairement la situation, et c’est bien l’inverse que je craignais lorsque j’ai entamé ma lecture. Et bien je ne me suis pas sentie perdu une seule foi, de plus, au début de plusieurs albums, la première planche résume les événements précédents, et c’est le bienvenu. Les dessins de Griffo, rien à redire, ils sont beaux, de belles planches pleines d’action, claires, on comprend bien ce qui ce passe. Même si je ne suis pas habitué de voir Griffo sur ce genre de scénario, il a su très bien s’y adapter. Et pourtant j’ai quand même une certaine déception… j’en attendais trop je pense, bon, c’est Swolfs quand même, et j’avoue que j’espérais avoir autant d’enthousiasme qu’à la lecture de Durango, Le Prince de la Nuit ou encore Légende. Mais on ne fait pas des petits bijoux de lecture à chaque foi. Au final, c’est une série agréable à lire, d’action dans un futur pas si lointain et pas si éloigné de ce que pourrait être le nôtre, mais qui ne marquera pas ma mémoire non plus.

28/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Seules contre tous
Seules contre tous

Sur un sujet douloureux, et déjà maintes fois traité en BD (le struggle for life des Juifs dans l’Europe de l’est durant la seconde guerre mondiale), j’ai trouvé que cet album sortait quelque peu du lot (même s’il peut paraitre mesquin de faire son blasé face à une « banalisation » d’un sujet scandaleux). La lecture en tout cas est fluide, agréable. Grâce à une narration claire et aérée. Et à un dessin proche du crayonné amélioré parfois (quelques rares passages en couleurs, mais l’essentiel est en Noir et Blanc), mais dont j’ai bien aimé le rendu, avec un trait gras et faussement brouillon. La volonté de cette femme juive pour se sauver et sauver sa petite fille (qui est en fait l’auteur de cette histoire), au moment même où les Juifs hongrois sont en train d’être exterminés systématiquement, en 1944, est impressionnante. Au milieu de l’horreur, de rencontres malheureuses (profiteurs de guerre ; antisémites faux-cul – mention spécial au logeur, qui n’hésite pas à retourner sa veste plusieurs fois ; soldats allemands), quelques personnes croisées permettent de ne pas désespérer de l’homme. Et les deux femmes vont survivre (petit miracle pour une juive hongroise à l’époque !). Un récit poignant, bien servi par un dessin que j’ai bien aimé. Note réelle 3,5/5.

27/11/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Tout jaune
Tout jaune

Cet album jeunesse me laisse sur un avis mitigé. J'y ai bien aimé le décor et le dessin qui, malgré une omniprésence de gris et d'un peu de vert maladif, pose bien son ambiance, à la fois inquiétante et suffisamment légère pour convenir à un jeune public. Cet aspect léger tient en grande partie aux personnages ronds et colorés, avec un petite touche proche de l'animation. L'ensemble est plutôt réussi sur le plan graphique. L'intrigue quant à elle capte plutôt bien le lecteur qui est curieux de suivre les deux jeunes protagonistes et d'essayer de découvrir avec eux ce qu'il s'est passé pour que ce monde soit plongé dans l'obscurité et la pollution. S'ensuivent quelques péripéties un peu convenues mais pas désagréables. Et puis enfin nous avons une conclusion que j'ai malheureusement trouvée trop simple. Hop, tout est résolu sans que rien ou presque ne se soit passé, sans que les enfants n'aient rien fait d'autre que ce que tous les autres adultes des environs auraient pu et doivent en principe avoir déjà fait avant eux. C'est comme s'il fallait que les choses se terminent bien mais qu'il ne restait pas assez de pages à l'autrice pour mettre en scène quelque chose de plus crédible. En outre, le message sur l'écologie y est un peu trop basique voire désuet, comme à l'époque du dessin animé Il était une fois l'Homme où la terre allait se retrouver submergée de tas d'ordures alors que le problème environnemental est bien plus insidieux que de simplement voir des déchets jetés dans les rivières ou des bidons de produits polluants laisser couler leur liquide verdâtre. Ce discours écologique et quelques autres péripéties semblent s'adresser à des lecteurs de moins de 10 ans tandis que l'intrigue et son ambiance elles s'adressent davantage à des lecteurs un peu plus âgés, ce qui brouille l'efficacité du message. Cela laisse en tout cas un lecteur tel que moi un peu perplexe même si je n'ai pas passé un désagréable moment de lecture.

27/11/2023 (modifier)
Par Ro
Note: 3/5
Couverture de la série Bobby Fischer - L'Ascension et la chute d'un génie des échecs
Bobby Fischer - L'Ascension et la chute d'un génie des échecs

Cette biographie très classique m'aura permis de découvrir le parcours d'un champion des échecs que je connaissais de nom mais dont je ne savais rien de plus. Cela m'a surtout permis d'apprendre à quel point le personnage était... étrange... pour ne pas dire antipathique. Bobby Fischer, c'est donc un très jeune génie des échecs. Ayant découvert le jeu tout gamin, il devient un maître dès 12 ans et le champion des USA à 14 ans. A l'époque, les Etats-Unis sont en pleine guerre froide et l'URSS domine le monde des échecs. L'importance de pouvoir faire se confronter ce jeune américain aux champions du monde russes est donc majeur pour l'Amérique capitaliste. Mais alors que le jeune Bobby Fischer était certes complètement obnubilé par sa passion pour les échecs mais encore plutôt normal pour un gamin de son âge, une fois adolescent puis adulte, il va révéler une nature égocentrique et un comportement odieux. Arrogant, intransigeant et irrespectueux envers ses adversaires et les institutions des échecs, il va finalement sombrer dans la paranoïa maladive et à la pure misanthropie une fois l'apogée de sa carrière dépassée. J'imagine qu'il y a matière à diagnostiquer sur lui une ou plusieurs anomalies psychologiques et comportementales, mais je ne suis pas psychiatre et ne peut donc pas me prononcer. Dans tous les cas, il ressort une bien triste figure du personnage ainsi présenté dans cette BD. Sur la forme maintenant, c'est un album clair et qui se lit bien. Une ligne propre et un dessin simple et épuré, pas de narration lourde, une mise en scène aérée avec des dialogues courts et efficaces, un rythme peut-être un peu rapide parfois mais qui va à l'essentiel. Bref, une biographie qui passe bien et n'ennuie pas malgré son sujet assez intellectuel.

27/11/2023 (modifier)
Couverture de la série Les Royaumes du Nord
Les Royaumes du Nord

Je n’ai pas lu la trilogie en romans, mais je trouve que Philip Pullman est un peu maudit. Les différentes adaptations de son récit se sont toutes arrêtées au premier tome. Ça a été le cas au cinéma avec À la croisée des mondes : la boussole d’or que j’ai trouvé plutôt sympathique, et ça l’est aussi en bd avec cette trilogie « Les royaumes du Nord », au moins sur ce point il n’y a pas tromperie, c’est le titre du 1er roman. Mais du coup je me sens un peu orphelin de la suite surtout que j’accroche bien à l’univers, avec le sentiment de ne voir qu’une vision partielle/tronquée de l’histoire, quid de la suite « La Tour des anges » et « Le Miroir d’ambre » … il n’y a qu’à lire les romans vous me direz (et vous avez raison) mais c’était juste pour préciser ce que donne l’histoire sur d’autres médiums. Passez cette longue intro, qu’est-ce qu’il en est de cette adaptation ? Du travail honnête, la découverte de l’univers est vraiment sympa avec ce côté steampunk et la particularité de ce monde où chaque humain possède son daëmon : un animal avec lequel il est lié (tiens ce côté me fait penser à Mauvais monstre lu récemment). Au programme de l’aventure familiale et de bon goût, on croisera de nombreux personnages, le tout est suffisamment accrocheur pour contenter tout public. Là où ça pêche un peu au final, c’est sur la partie graphique, j’aime bien les couleurs et le trait de l’auteur me convient, mais hormis notre jeune héroïne je trouve la représentation des autres rôles sans charisme, ça m’a un peu gêné à la longue. MàJ J’en raconte des bêtises, une suite existe belle et bien en BD : La Tour des Anges, l’adaptation du 2eme roman de la trilogie.

21/03/2023 (MAJ le 27/11/2023) (modifier)
Couverture de la série La Tour des Anges
La Tour des Anges

Si vous avez lu mon avis sur « Les Royaumes du Nord », vous rigolerez bien… J’ignorais complètement l’existence de cette suite, je viens seulement de la découvrir dans le rayon jeunesse d’une petite médiathèque. Elle était passée complètement sous mon radar. Méa culpa donc, d’autant que l’on retrouve à la barre quasi la même équipe : éditeur et scénariste, il n’y a que la partie graphique qui change. Cette fois, les pinceaux ont été confiés à Thomas Gilbert (Les Filles de Salem…), un auteur que j’apprécie de plus en plus, il faut d’ailleurs que je me penche sur son dernier « La voix des bêtes, la faim des hommes ». Il gomme le principal reproche du 1er récit, à savoir un manque d’attachement aux différents protagonistes rencontrés. La Tour de anges est donc l’adaptation du 2eme livre de la trilogie de Pullman. C’est la suite directe des Royaumes du nord mais je trouve qu’il y a une petite césure (pas pour me déplaire) avant de pouvoir bien raccrocher les wagons. Premièrement le ton sera moins enfantin, on sent que notre héroïne est rentrée dans l’adolescence. Et surtout on découvre un nouveau jeune protagoniste qui aura un destin encore plus important que celui de Lyra (pourtant promise à un bel avenir avec cette histoire de prophétie). Nous ferons également connaissance avec de nouveaux mondes parallèles, l’aventure prend une toute autre envergure et justifie le titre de la trilogie : À la croisée des mondes. Un peu déstabilisant mais pas déplaisant, les cartes sont bien redistribuées. On sent l’aventure jeunesse mais l’auteur n’hésite pas à y ajouter un peu de drame et de noirceur, j’ai bien aimé le comportement des habitants du monde sans adultes, ainsi que le destin un peu tragique de certains personnages. Ce n’est pas sans menus défauts mais c’est plutôt sympa à suivre, je l’ai préféré au premier cycle. Je surveillerais la parution du dernier : le Miroir d’ambre, pour connaitre le fin mot de l’histoire.

27/11/2023 (modifier)
Par Yann135
Note: 3/5
Couverture de la série Winter station
Winter station

C’est toujours un beaucoup de plaisir que j’attaque une bande dessinée scénarisée par Christophe Bec. Encore une fois il n’y a pas tromperie sur la marchandise. Cet album est une œuvre captivante qui mêle habilement mystère, suspense et une atmosphère glaçante. L'histoire, se déroulant dans une station de ski presque abandonnée, offre un cadre unique et oppressant, renforcé par le trait précis de Christi Pacurariu. Les personnages bien développés ajoutent une profondeur intrigante à l'histoire, chacun apportant son lot de secrets et de complexités. Les relations entre les membres en charge des travaux de la rénovation de la station de ski, la police et les habitants du village sont dépeintes avec subtilité, créant une tension palpable qui progresse crescendo et qui tient le lecteur en haleine. L'intrigue est bien menée. Celle-ci est riche en rebondissements. Les mystères qui entourent la station et ses occupants sont progressivement révélés. Cela ne pourra que stimuler votre curiosité tout en vous maintenant sur le qui-vive. Les fausses pistes sont nombreuses ! Le choix de placer l'action dans un environnement hostile ajoute une dimension supplémentaire à l'histoire, renforçant le sentiment d'isolement et de danger constant. Les paysages enneigés et les températures glaciales contribuent à créer une ambiance visuelle saisissante même si j’aurais préféré des planches avec de la couleur. En résumé, cet album marie brillamment intrigue, ambiance et suspens. Christophe Bec livre une nouvelle fois une œuvre immersive - sur presque 130 pages - qui séduira les amateurs de mystère et d'aventure même si nous restons sur une histoire qui n’a rien de très originale.

27/11/2023 (modifier)
Par Gaston
Note: 3/5
Couverture de la série Batman - One Bad Day - Catwoman
Batman - One Bad Day - Catwoman

2.5 Je suis sorti déçu de ma lecture parce que durant les 3/4 de l'album, je trouvais que c'était le meilleur titre de la série One Bad Day avec celui sur le Pingouin. On retrouve une Catwoman que j'aime bien, l'intrigue est bien construite avec un retournement de situation que je n'avais pas vu et j'avais bien envie de connaitre la solution au mystère...sauf que voilà je ne suis pas certain d'avoir bien compris les motivations de la nouvelle méchante créée pour l'occasion. En effet, j'ai eu l'impression en refermant l'album que j'avais juste la première partie d'un récit prometteur sauf que c'est un one-shot et qu'il n'y aura pas de suite. Dommage parce que je trouvais jusqu'à ce dénouement frustrant que c'était un bon comics de super-héros de divertissement comme je les aime.

26/11/2023 (modifier)