Les derniers avis (20779 avis)

Par sloane
Note: 2/5
Couverture de la série L'Héritage du Diable
L'Héritage du Diable

Pas une mauvaise série mais beaucoup de choses un peu capillotractées, impossible de les énumérer toutes mais bon. Encore une histoire où se mêlent le religieux et l'ésotérisme avec Hitler en guest star et des personnages que l'on croirait sortis de ces films des années 40/50 où régulièrement le héros était constamment bien coiffé sans un poil de sueur après une baston. Je me souviens d'un acteur sortant tout sec et parfaitement coiffé après une chute dans l'eau... Idem pour les héroïnes de cette série, des canons, dont l'une au sortir d'un affrontement se pose sur une souche d'arbre pour se remettre du rouge à lèvres. Trop c'est un peu trop, c'est ce genre de détails qui me gâchent la lecture. Qui dit série religio/esotérico philoso machin, dit discours parfois embrouillé. C'est le cas ici avec des explications fumeuses notamment dans les deux derniers tomes censés expliquer les choses. Quel salmigondis, j'en ris encore. Rien à dire de particulier sur le dessin, bien fait, propre, dans l'air du temps dirais-je. A emprunter si l'on aime ces séries dans la veine du sur estimé "Da Vinci Code".

24/10/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
Couverture de la série Chez Francisque
Chez Francisque

Imaginons un instant et sans être un adepte de colapsologie que le monde tel que nous le connaissons vienne à disparaitre. Place aux scénarios apocalyptiques que nous avons lus ici ou là. Tous ces braves gens qui fréquentent le bar "Chez Francisque" se retrouveraient alors livrés à eux-mêmes sûrement pour le pire. Moi le premier truc que je fais c'est de me procurer un flingue, parce que y a du lourd de chez lourd. Ces gens accoudés au comptoir font peur, très peur. Pour ce qui est de la BD, d'autres l'ont dit avant moi, c'est très répétitif, il n'était pas besoin d'en faire autant, la moitié du truc suffisait. Le dessin n'est pas très joli, même si les trognes de tous ces soiffards sont plutôt bien vues. Pour ma part cet album m'aura rendu bien triste concernant le genre humain alors que son but, si j'ai bien compris était de nous faire rire. Les brèves de comptoir de J.M. Gourio recèlent elles un petit brin de poésie, absente ici.

24/10/2020 (modifier)
Couverture de la série Fausse Garde (Pankat)
Fausse Garde (Pankat)

En 2004, lorsque je découvre cette série, elle ne porte pas ce nom. Elle s'appelle "Pankat" et est destinée à s'achever en plusieurs tomes. Les mois, les années passent et je me rends compte que le plan éditorial a été abandonné. Adieu la série en trois volumes et bonjour l'édition d'un album augmenté, renommé « Fausse Garde » et qui clôture l’histoire. Sorti en 2009 cet album vient d'être réédité avec une nouvelle couverture plus moderne et quelques bonus. Cela s'explique sans doute par le retour sur le devant de la scène de Merwan, grâce à la publication chez Dargaud de Mécanique céleste à la rentrée 2019. À l'époque, j'avais été fortement agacé par ce revirement éditorial et avait décidé de ne pas achever cette histoire... rancunier, je ne changerai pas d'avis et m'en tiendrai là... on a tous nos défauts après tout... Le premier tome de "Pankat" lance plutôt bien l'intrigue avec un rythme intéressant et un monde imaginaire fort dépaysant, à mi-chemin entre l'occident et l'orient. Le dessin est correct avec des couleurs assez douces et caractéristiques du style de Merwan, bien que je sois plus réservé à propos de certains visages. Les scènes de combat sont un peu courtes et pas vraiment convaincantes, ce qui est problématique pour une histoire justement fondée sur un art martial et les combats qui l'accompagnent. Quant au héros, nommé Mané, il est un peu en retrait. Sans doute lui manque-t-il une pointe de charisme. En 2004, j'avais attribué trois étoiles, curieux de connaître l'évolution de la série. Pour les raisons évoquées en introduction et les défauts relevés, je me vois contraint de revoir ma note à la baisse.

21/09/2004 (MAJ le 23/10/2020) (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Daisy - Lycéennes à Fukushima
Daisy - Lycéennes à Fukushima

Ce shojo a bon fond. Son objectif est de rendre hommage aux habitants de la région de Fukushima suite à la catastrophe nucléaire et en particulier aux jeunes femmes. En prenant pour héroïnes un petit groupe de lycéennes quelques mois après l'accident, il nous permet de découvrir leurs nombreuses interrogations, leurs doutes à l'idée de rester ou non vivre sur place et sur la manière dont elles doivent appréhender les choses. On comprend leurs angoisses permanentes, à l'idée de manger la nourriture locale ou non, mais aussi à l'idée de porter atteinte à leurs proches en se laissant aller à la peur et en risquant de détruire la culture et l'économie de leur région. On découvre aussi la manière dont elles subissent la vision du reste du Japon et sont parfois vues comme des pestiférées. Et si le premier tome est très axé sur la vie quotidienne et amoureuse des héroïnes, leur angle de vue s'élargit avec le second tome notamment quand elles visitent un camp de réfugiés ou portent un avis critique sur la politique gouvernementale. Le fond est donc louable… mais dans la pratique, ce manga m'a ennuyé. Sur la forme, c'est un shojo très classique, avec son dessin épuré, sans personnalité, focalisé sur les visages des protagonistes et très peu de décors, et beaucoup de dialogues dans tous les sens. C'est un récit bavard, sans réel fil narratif autre que de montrer différentes facettes de ce que les habitants de Fukushima peuvent vivre ou ressentir, vu par des yeux d'adolescentes. Il s'y passe diverses choses mais jamais rien de vraiment prenant ou de fondamentalement intéressant. Et les protagonistes ne sont pas suffisamment attachants pour donner envie de les suivre, même sur seulement deux tomes. En outre, le discours est un peu flou. Dans le premier tome, l'héroïne se fait plusieurs fois la réflexion qu'il est inutile de jouer la carte du courage ou de la motivation car il ne suffit pas d'espoir ou de bonnes intentions pour réduire le danger de la radioactivité, alors que la série se conclut sur un beau discours indiquant que tous ensemble on va surmonter la crise avec courage et détermination. On peut donc éliminer la radioactivité en se tenant tous la main dans un bel élan de solidarité ? Ca ressemble à une pirouette d'une auteure qui cherchait comment conclure son récit sur une touche optimiste et politiquement correcte. Bref, ce n'est pas vraiment une lecture que je conseillerais malgré ses bonnes intentions.

22/10/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
Couverture de la série El Nakom
El Nakom

A vrai dire je ne suis pas plus emballé que cela par ce diptyque. C'est intéressant, didactique sans être trop professoral, bref l'on apprend des choses sur cet Espagnol qui épouse la culture maya après un naufrage jusqu'à devenir général et lutter avec les Mayas contre son ancien camp. Le dessin est joli, je dirais même appliqué et parfois un peu figé. En fait je trouve que cette BD dont on m'avait loué les qualités manque cruellement de souffle, non pas que j'aurais voulu voir plus de baston ou autre mais je ressors de ma lecture avec un sentiment d'inachevé, de manque de mouvement. Je ne peux m'empêcher de penser au film "Apocalypto" qui vaut ce qu'il vaut mais possédait un panache certain. A lire à l'occasion.

22/10/2020 (modifier)
Couverture de la série Iznogoud
Iznogoud

Iznogoud est un personnage que tout le monde connaît, ne serait-ce que grâce à la fameuse phrase : « Je veux être Calife à la place du Calife ». L’idée de base était intéressante, en particulier de situer l’action au Moyen Orient, surtout quand on se replace dans le contexte de l’époque. Comme souvent ces derniers temps, je me retrouve beaucoup dans l’avis de Mac Arthur. En lisant cette série, j’ai passablement souffert de la répétition des situations et de l’humour qui tourne finalement assez vite en rond. La qualité est meilleure dans les premiers albums signés par Goscinny. Difficile toutefois de ne pas être déçu lorsque l’on compare ce travail avec celui livré dans Astérix. La suite, reprise par Tabary, est dispensable. Les dessins des premiers albums ont mal vieilli, en particulier les couleurs, fades à souhait. Pour le surplus, je n’y suis pas sensible plus que ça. Dans l’ensemble, la série est plutôt indigeste. Peut-être que si j’avais lu ces histoires étant enfant, j’aurais été un meilleur public. « Iznogoud »… it’s not so good…

22/10/2020 (modifier)
Couverture de la série Arzach
Arzach

J’ai découvert « Arzach » par Arzak, album sans suite que j’avais beaucoup apprécié. Je me suis donc lancé dans cette lecture avec certaines attentes, malheureusement déçues. L’album commence par une histoire courte intitulée « La Déviation ». Elle constituerait les premiers pas de Moebius dans la bande dessinée underground des années 70. Si la maîtrise graphique est indéniable, le récit est franchement lourd, poussif et à mon sens sans grand intérêt, si ce n’est historique. Passée cette introduction, le lecteur rencontre enfin Arzach dans un récit humoristique de quelques pages en noir et blanc. Nous entrons ensuite enfin dans le vif du sujet avec les histoires en couleurs. Hormis la première que je trouve à la fois drôle, intéressante et bien mise en scène, la suite a malheureusement été sans grand intérêt. Le style, lourd, ressemble beaucoup à celui de Druillet. J’en reconnais la qualité objective, sans pour autant admirer les planches avec plaisir. Tout a un peu mal vieilli, du trait en passant par les couleurs et les rares textes. Au final, cet album tient plus du trip artistique réalisé sous substances diverses qu’autre chose. Je pourrai maintenant dire que j’ai lu les débuts de Moebius…

22/10/2020 (modifier)
Couverture de la série Les 12 Travaux d'Astérix
Les 12 Travaux d'Astérix

« Les 12 travaux d’Astérix » est un dessin animé qui m'a profondément marqué durant ma jeunesse. Je me rappelle des différentes épreuves, des voix des personnages, notamment le cuisinier belge ou le judoka allemand, et de plusieurs passages de manière très précise. Il fallait donc que je lise cet album qui, pour des raisons éditoriales étranges, n'est pas un album officiel d'Astérix. Autant le film m'a plu, autant la bande dessinée m'a déçu... Il s'agit pourtant d'un adaptation fidèle, ce qui est très positif, mais 27 planches, c'est beaucoup court. J'ai eu l'impression de lire une histoire expédiée et adaptée au neuvième art pour des raisons marketing. Il y avait pourtant tout ce qu'il fallait pour poser l'histoire, ajouter un vingtaine de planche et faire beaucoup mieux. Certaines séquences sont résumées en 2 ou 3 cases, comme l'arrivée d'Astérix et Obélix sur l'île des Amazones, ce qui ne rend pas justice au scénario original. Le dessin reste une valeur sure, mais le plaisir est atténué par la narration trop hâtive et maladroite. Voilà une madeleine de Proust bafouée... Quelle déception !

21/10/2020 (modifier)
Couverture de la série Un Pacte avec Dieu (Un bail avec Dieu / Le Contrat)
Un Pacte avec Dieu (Un bail avec Dieu / Le Contrat)

Après Le Spirit que je connaissais depuis longtemps, puis New York trilogie (Big City), Fagin le Juif et L'Appel de l'Espace, je me décide à boucler la cinquième Bd de Will Eisner pour obtenir enfin ce trophée Eisner. J'avoue m'être forcé un peu, n'ayant jamais été fan de cet auteur et n'ayant jamais trop accroché à ses oeuvres. La seule Bd qui à la rigueur m'a plu, c'est Le Spirit que j'avais découvert en couleurs dans le journal Tintin à la fin des années 70, et dont j'ai ensuite lu les intégrales en noir & blanc, mais honnêtement, je ne cours pas après... Il parait que ce Pacte avec Dieu est le premier roman graphique paru aux USA en 1978, popularisant ce terme apparu pour la première fois sous la plume d'un journaliste en 1964. Bon, moi je veux bien le croire, et il est vrai que Eisner brise la forme habituelle du comics à petites cases par la forme de ses cadrages, sa mise en page et l'usage qu'il fait des bulles ; j'avais déjà remarqué ça dans Le Spirit avec des bulles décoratives et très inhabituelles. C'est un récit assez édifiant qui semble vécu et observé, on sent que Eisner y injecte des souvenirs personnels en restituant l'ambiance d'une époque qui est celle des années 30 dans les quartiers pauvres de New York, ça parle de la vie quotidienne dans ces quartiers, de joie, de douleur, de foi, de colère et de misère, bref des historiettes relatant des tranches de vie agrémentées d'un humour spécifique. L'ennui, c'est que je n'ai pas été sensible à ces récits, ils ne m'ont pas du tout passionné (à part la construction des buildings , c'est trop peu), les personnages ne m'ont pas interpellé, rien ne m'a attiré dans ces histoires qui en plus sont une forme un peu hybride de bande dessinée. En effet, ça s'apparente plus à une suite de dessins illustratifs et de récitatifs ; sur une soixantaine de pages, près de la moitié sont agencées avec un dessin en forme de panel et un texte concis. Ce n'est donc pas le style de BD auquel je m'attendais. Le dessin en lui-même est bon, rien à dire, mais la teneur des récits m'a laissé indifférent, décidément avec Eisner, j'ai pas de chance, je termine mon complément d'exploration de son oeuvre par un album qui ne m'a pas intéressé, et je ne pense pas lire ou relire un de ses ouvrages à l'avenir.

21/10/2020 (modifier)
Couverture de la série Ardalén - Vent de mémoires
Ardalén - Vent de mémoires

Le thème de ce récit ne manque pas d'attrait : nos mémoires constituent le coeur de notre personnalité, de notre vie... Et ainsi des mémoires que l'on s'approprierait à l'extérieur de notre champ d'expérience propre, deviennent partie intégrante de nous même. Why not... Par contre la mise en narration de tout ceci souffre de quelques défauts qui m'ont rendu cette lecture assez pénible finalement. Tout d'abord une difficulté à me familiariser avec l'aspect des personnages. Régulièrement durant ma lecture je ne pouvais m'empêcher de constater que ces visages sont moches alors que les pleines pages de baleines forestières sont si belles! Les phylactères et leurs caractères sont laids aussi... L'utilisation de polices qui imitent une écriture naturelle mais qui le font si bien, si aligné, qu'on ne voit que la machine à l'oeuvre. Ca fait encore plus faux. D'ailleurs tous les petits extraits de dossiers, de carnets, de correspondances qui émaillent le récit font pour la même raison très faux aussi. Je trouve cela dommage de ne pas avoir gardé le même style graphique entre le récit et ces extraits. Et enfin, ce personnage pilier de bar, mauvais et vicieux, vénal, que l'on retrouve régulièrement dans le récit, on se demande bien ce qu'il fout dans cette histoire... Tous les autres personnages évoluent avec mystère et subtilité dans le récit. Mais qu'avait donc besoin l'auteur d'introduire ce sale type dans cette étude onirique et mémorielle? Je ne comprends pas. Ca m'a un peu (trop) gâché mon plaisir...

20/10/2020 (modifier)