New York trilogie (Big City) (The Big City)

Note: 3.41/5
(3.41/5 pour 17 avis)

New York il y a 70 ans... dans le milieu juif en particulier. La vie quotidienne de gens que l'on suit pendant quelques pages. Une série de petits tableaux grotesques, absurdes ou attachants... En noir et blanc.


1930 - 1938 : De la Grande Dépression aux prémisces de la Seconde Guerre Mondiale Communauté juive Kitchen Sink Press New York Will Eisner (1917-2005)

Le téléphone sonne. Elle va répondre. Quel malotru quand même!! Me dire de telles choses. C'est incroyable. Enfin, je ne suis pas si mal après tout... Peut-être qu'il avait raison... Je même plutôt bien conservée pour mon âge, encore séduisante.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Novembre 1985
Statut histoire Histoires courtes (édité auparavant sous d'autres titres) 3 tomes parus
Couverture de la série New York trilogie (Big City)
Les notes (17)
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03/06/2002 | Marvin
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Par gruizzli
Note: 3/5
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Pffou, ce fut dur de s'accrocher à cette lecture ! J'ai bien failli lâcher dès le début, mais au fur et à mesure j'ai réussi à m'intéresser et finir par bien m'amuser à la lecture de l'intégrale des trois tomes. C'est que c'est pas le plus évident à lire, quand même ... En fait, les trois tomes sont bien différents les uns des autres. Le premier est, à mon avis, le moins bon et le plus confus : on suit simplement des tranches de vie de New-Yorkais, pas des classes sociales les plus élevées. C'est vite redondant, et au final j'avais pas l'impression de lire quelque chose de consistant. Will Eisner a un don certain pour croquer des personnages et des situations, certes, mais je ne suis pas très certain que ce genre de récit soit encore totalement d'actualités. Certainement novateur au moment de sa sortie, je pense que ce premier tome a déjà été égalé et dépassé par les BD modernes. Le tome "L'immeuble" m'a semblé le meilleur, lui qui prend le temps de développer quatre histoires totalement différentes mais toujours dans ce même esprit, et qui se conclut d'une très belle façon. C'est bien fait, et j'ai pris beaucoup de plaisir à le lire. Le dernier tome prend aussi le temps de développer un peu plus les histoires et globalement je n'en fus pas déçu, mais c'est quand même pas la folie. En fait, je ne me souviens pas des histoires que l'album contenait, ce qui n'est pas bon signe ... Le dessin est très souple dans les corps. C'est vivant, mais un peu trop déformé pour moi, surtout dans le cadre des tranches de vie dans ce genre. Je comprends l'impact qu'a pu avoir une telle BD à l'époque, mais je ne suis pas certain qu'elle soit encore indispensable aujourd'hui. Cela dit, c'est toujours intéressant à lire, et je ne déconseille pas l'achat. C'est juste que je crois qu'on a eu mieux depuis, et que le fait d'être pionnier ne justifie pas un achat. Feuilletez un peu avant de le prendre et n'hésitez pas à lire quelques histoires du premier volume avant de l'acheter, histoire de vous faire une idée.

24/12/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

On m'a prêté le tome 1 de l'édition de 1985 chez Albin Michel / Comics USA, lorsque la série s'appelait "Big City", et je vois que tout ceci a été réuni dans une intégrale, mais je ne peux aviser que ce tome 1 n'ayant la possibilité de lire les autres. Bof comment dire ? c'est pas trop ma tasse de thé, n'ayant jamais été tellement attiré par Will Eisner, je n'ai d'ailleurs jamais trop compris l'engouement qui entourait cet auteur, je n'avais lu jusqu'ici que Le Spirit que je n'affectionnais pas tant que ça, mais j'admirais quand même le graphisme virtuose, et ici, c'est aussi le cas, bien que le dessin soit par endroits plus dépouillé, moins appliqué, Eisner se lâche et se détend. Il me semble que j'avais dû apercevoir des extraits de cette série lorsqu'elle fut publiée dans l'Echo des Savanes en 1984, mais ça ne m'avait pas accroché. Sinon, il s'agit de petites tranches de vie exposées sous forme de saynètes, certaines sont plaisantes mais pas transcendantes. A travers une foule de personnages et de petites histoires souvent très courtes, Eisner s'y livre à une sorte de glorification de la ville avec un grand V, de New York dépeinte avec amour et dans tout son foisonnement à l'époque où il a débuté comme jeune dessinateur, explorant ses souvenirs lorsqu'il grandit à Brooklyn, avec une multitude de personnages savoureux, en proie au racisme et à la violence. On sent son amour de New York même s'il n'hésite pas à décrire aussi ses travers au moyen d'une certaine poésie dramatique et désespérée et d'un remarquable don d'observation. Tout ceci ne m'a pas véritablement emballé, juste intéressé et amusé, bien qu'on n'esquisse avec cet album que de vagues sourires, mais je suis quand même content d'avoir découvert une autre facette du talent d'Eisner que je ne connaissais surtout qu'à travers Le Spirit.

31/01/2018 (modifier)
Par Yannis
Note: 5/5 Coups de coeur expiré
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Mettre une telle note à Will Eisner est assez facile dans le sens où il est un très bon dessinateur mais surtout car c'est un observateur incroyable et un conteur génial. J'ai lu les trois tomes de cette série en un peu plus d'une heure happé par les histoires tantôt joyeuse mais plus souvent triste voire cynique. Une oeuvre admirable de l'un des plus grand nom de la BD US

05/04/2014 (modifier)

Doté d'un trait beau trait en noir et blanc, l'album est agréable à lire est les pages s'enchainent vite. Mlaheureusement, les petites histoires racontées sont souvent insignifiantes à mon goût, et même si l'ambiance du New York des années 50-60 est bien transmise, j'ai trouvé cette oeuvre assez personnelle. J'ajoute que la qualité des histoires est assez inhomogène, certaines étant même dénuées d'intérêt à mes yeux. Bref, une lecture sympa, mais sans plus. Par contre, le dessin de cet opus, qui est pour moi le meilleur des trois à ce niveau là, vaut vraiment le détour. (243)

03/08/2013 (modifier)
Par Blue boy
Note: 4/5
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Dans cette « New York Trilogie » compilée par Delcourt, Will Eisner évoque avec facétie la vie quotidienne new yorkaise, que ce soit sous forme d’historiettes ou de nouvelles. New Yorkais dans l’âme et fin observateur, l’auteur décrit le plus souvent les quartiers déshérités de Big Apple, où l’on comprend que si la vie n’est pas rose tous les jours, elle est plus animée, plus turbulente, et se glisse plus volontiers sous la plume de l’auteur. On sent bien que celui-ci a beaucoup écumé les trottoirs de la mégalopole, et qu’il l’aime autant qu’il peut la détester, avec son bouillonnement, son exubérance mais aussi ses injustices et ses drames de la pauvreté. Cela n’empêche pas cette trilogie d’être un régal d’humour, et si l’auteur choisit le mode tragi-comique, c’est aussi pour mieux critiquer une société urbaine féroce, où l’anonymat, s’il est accepté voire bienvenu, peut se révéler brutal et dévastateur dès lors que le citoyen est hors-circuit. Le trait est vif et précis, et les mouvements bien sentis, on a parfois l’impression de regarder un dessin animé. Les personnages ont des dégaines se prêtant au burlesque. La poésie n’est pas en reste et évoque parfois celle de Sempé, autre croqueur de scènes urbaines. Quant à la mise en page, elle est très peu conventionnelle et souvent surprenante. L’auteur recourt très peu au découpage en cases et n’hésite pas à superposer décors et personnages sans que cela ne gêne en rien la lecture, contrairement à quelques petites incohérences relevées ici et là mais nullement gênantes lorsqu’on prend l’œuvre dans son ensemble. Il y a incontestablement un style Eisner, qui est d’aller à l’essentiel avec précision, sans s’encombrer de détails inutiles. L’absence de couleur n’est à cet égard nullement gênante. Will Eisner, c’est un peu l’anti-Disney, même si les signatures des deux hommes se ressemblent étrangement et que les noms comportent beaucoup de lettres en commun. Contrairement à Disney qui ne cherche qu’à divertir son public, Eisner n’hésite pas à intégrer dans ses gags la dimension tragique d’une société extrêmement inégalitaire que sont les Etats-Unis. Certes, c’est moins vendeur pour ceux qui préfèrent croire en l’existence des royaumes magiques, mais la réalité n’est jamais niée ou transformée, et la valeur testimoniale sur la ville et l'époque n’en est que plus forte. Will Eisner, c’est aussi le contrepoids à l’empire « Marvel » et ses super-héros qui ont longtemps squatté longtemps la bédé US. La Ville L'Immeuble Les Gens

06/11/2012 (modifier)
Par Tomeke
Note: 2/5

Je suis assez déçu de ma lecture. En attendais-je trop ? Sans doute. Mon avis ne portera que sur les deux premiers tomes étant donné que j’ai fait l’impasse sur le troisième volume. Les deux premiers volumes présentent New York dans son urbanisme et sa vie quotidienne sous forme de saynètes. Tantôt poétique et mélodramatique, tantôt comique et ironique, on sent l’auteur réellement amoureux de cet environnement et sa volonté manifeste de transmettre cette passion. Personnellement, la magie n’a pas opéré. Pire, je fus assez content de terminer le deuxième tome et passer à autre chose. Reste le graphisme de l’auteur, si majestueux et expressif, enclin à tellement de détails que l’on perçoit sans grande difficulté ce sens inouï de l’observation. Au final, malgré un trait magnifique des plus réussis, je suis ressorti lassé de ma lecture. Je ne manquerai toutefois pas de découvrir encore d’autres ouvrages de ce grand nom de la BD.

28/08/2012 (modifier)
Par Seb94
Note: 3/5

Cette trilogie a un charme indéniable. Elle demande un temps d’adaptation pour pleinement s’immerger dans ces petites histoires et dans la narration particulière de Will Eisner. Ce dernier est amoureux de sa ville, pour le meilleur et pour le pire et cela transpire dans chacune de ses scènes du quotidien de la Big Apple. Le premier tome, la ville, se concentre essentiellement sur des scénettes ayant un lien avec le matériel urbain (bouches d’égout, poubelles, boîtes aux lettres, métros…). Le deuxième tome nous raconte une histoire plus développée sur la vie et la mort d’habitants d’un même immeuble, et se clôture pas des scénettes sur la population de la ville. Le dernier tome nous conte la vie de trois personnages, trois histoires à la fois touchantes, sombres et cruelles. Contrairement à ce que j’imaginais avant ma lecture, on ne rit pas beaucoup dans ces chroniques urbaines, on sourit parfois, mais on est surtout touché par ce sens de l’observation dont fait preuve l’auteur. Ce dernier en dit beaucoup en très peu de cases. Encore qu’on ne peut pas tellement parler de cases, compte tenu du découpage plus qu’inventif pour l’époque. Note : 3,5.

22/10/2010 (modifier)
Par Ro
Note: 4/5
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Note : 3.5/5 Will Eisner rend avec cette trilogie un bel hommage à la ville qu'il aime, sa ville, New York. J'ai entamé cette série sans trop savoir à quoi m'attendre. Je m'attendais, à la manière de Dropsie Avenue, à une histoire complète ou des histoires courtes où l'on suivrait quelques personnages ou lieux récurrents. Mais, sur l'ensemble de la série, il s'agit en fait de récits évocateurs, parfois très courts et muets, avec pour seul thème commun la ville de New York. Cela va des quartiers pauvres et populaires tels que Brooklyn aux milieux plus riches et aux buildings de Manhattan. Le graphisme d'Eisner est toujours exceptionnel. C'est fou le talent qu'il avait et la modernité de son trait pour l'époque où il exerçait. Il est aussi doué pour les personnages que pour les décors. Seules ses voitures sont étonnamment ratées. Ca m'a surpris de sa part, je ne sais pas ce qui coince pour lui quand il s'agit d'automobiles, mais ce n'est pas bien grave, ça passe sans problème. J'étais un peu circonspect au départ car je trouvais les récits trop banals, de simples aperçus de la vie à New York dans la seconde moitié du 20e siècle. Malgré certains récits ouvertement humoristiques ou ironiques, j'avais souvent l'impression qu'Eisner mettait en image de simples constats de ce à quoi ressemble ou ressemblait la vie dans la Grande Pomme. Et ce n'est parfois pas très réjouissant, avec pas mal de pauvreté, d'indifférence et de violence. Et puis au fil des pages, j'ai commencé à ressentir la poésie de l'oeuvre dans son ensemble, la beauté de certains passages qui auraient pu passer pour anodins sans l'oeil sensible de Will Eisner. Et peu à peu, on se met à ressentir de l'amour pour cette ville et ses habitants, ce même amour que visiblement l'auteur ressentait et a su nous retransmettre. Joli et intéressant à la fois.

23/06/2010 (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

Note : 3.5/5 Dans la ligne droite de Dropsie Avenue, mais la constance en moins. Les récits sont de tous les niveaux, le sens de l'observation de l'auteur est exceptionnel et son rendu graphique proportionnel. Ces chroniques urbaines sont des petites tranches de vie croquées à vif et relatées par thèmes. Le dessin noir et blanc avec ses nuancés gris est un modèle du genre. Il est doux mais incisif, précis et plus riche qu'il n'y paraît au premier abord. Une lecture plaisante.

29/09/2008 (modifier)
Par iannick
Note: 3/5
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Avis sur le tome 1 de l'édition Delcourt J’ai découvert Will Eisner en lisant Le complot, cette bd m’avait laissé un très bon souvenir de lecture car j’y avais apprécié la narration et appris beaucoup de choses. C’est donc sans à priori que je me suis mis à feuilleter le premier tome intitulé « La ville » de « New York trilogie ». « La ville » est un recueil de récits courts où Will Eisner « croque » le quotidien des New-Yorkais. A la manière de Les Petits Riens de Lewis Trondheim, l’auteur a fait preuve d’un coup d’œil exceptionnel pour donner de l’importance aux détails. Cependant, au contraire de Lewis Trondheim, le dessinateur américain ne se met jamais en scène. Le résultat donne des récits qui semblent la plupart du temps issus de l’imagination de l’auteur… et c’est ça que je reproche à Will Eisner, ses histoires manquent un peu de réalisme ! De plus, l’humour employé dans cette bd ne m’a jamais fait rire de bon cœur, j’avoue avoir souri parfois mais sans plus. En fait, « la ville » m’a attiré plus de la curiosité que de l’intérêt pour ses historiettes. Mauvais signe : une fois le livre refermé, j’ai oublié la plupart des récits et je ne suis pas vraiment motivé à les relire. Graphiquement, la bd ne m’est pas apparue aussi irréprochable que ça. En effet, le découpage des scènes est parfois chaotique, je me suis perdu par moments dans la lecture… bon, je pense que c’est voulu de la part de l’auteur afin de nous faire ressortir certaines ambiances comme dans le métro avec ses bousculades, sa cacophonie, etc… En dehors de ça, j’ai aimé la représentation des décors et les expressions des personnages. Au final, je ne me suis pas vraiment intéressé à ces petits récits de Will Eisner. Certes, certaines séquences sont bien vues mais la plupart d’entre elles m’ont semblées imaginaires. La narration ne m’est pas apparue non plus irréprochable, je me suis parfois trompé de sens de lecture dans certaines scènes. Bref, le premier tome « La ville » ne m’a pas donné envie de suivre la série… une petite déception… j’en attendais peut-être un peu trop de cette lecture.

24/03/2008 (MAJ le 08/07/2008) (modifier)