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Un Pacte avec Dieu (Un bail avec Dieu / Le Contrat) (Contract With God)

Note: 3.18/5
(3.18/5 pour 17 avis)

Deuxième partie de la trilogie du Bronx qui comprend également Dropsie Avenue. et Jacob le Cafard. Un homme trahi par Dieu décide de briser le pacte qu'il a passé avec lui.


Communauté juive Dans mon immeuble... New York Noir et blanc Will Eisner (1917-2005)

Frimme hersch rentre chez lui sous une pluie battante. Il vient d'enterrer sa fille adoptive, Rachèle. Cela n'aurait pas dû arriver. Car Frimme Hersch a signé un contrat avec Dieu. Il l'a signé tout gamin, alors qu'il fuyait la Russie en proie aux pogroms. Pensant avoir été réglo avec lui, il décide de briser ce pacte, et de devenir riche en reniant les valeurs qu'il a toujours respectées. Ainsi, il rachète son immeuble avec des actions qui lui avaient été confiées par la synagogue. Puis il rachète peu à peu d'autres immeubles, et devient très riche. Arrivé au sommet, il décide de redevenir vertueux. Mais c'est là que dieu le châtie, et Frimme meurt d'une crise cardiaque.

Scénariste
Dessinateur
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution Avril 1982
Statut histoire One shot (Regroupé dans l'intégrale La Trilogie du Bronx) 1 tome paru
Couverture de la série Un Pacte avec Dieu (Un bail avec Dieu / Le Contrat)

13/09/2004 | Spooky
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Par Benjie
Note: 4/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Benjie

Cet album nous transporte dans le Bronx des années 1920-1930, à une époque où le quartier se transforme sous les yeux de ses habitants pour accueillir toujours plus de familles. Et la vie de tous les jours se déroule sous nos yeux… Will Eisner, qui est un de mes auteurs préférés, sait traduire tout en sensibilité et subtilité l’ambiance de son quartier dans lequel on sent que le fragile équilibre social. Chaque histoire est humaine et semble, au premier abord, d’une grande simplicité : juste un petit morceau de vie, juste l’histoire d’une famille comme les autres, juste un petit incident. Mais à bien y regarder, on perçoit qu’en réalité Eisner aborde des questionnements humains profonds et éternels. Avec un rien de cynisme, il dépeint des destins d’hommes et de femmes, leurs rapports à la chance et à la malchance, leurs liens avec la religion, les effets de la réussite sociale sur un individu et de la déchéance, chez un autre. Les albums de Will Eisner me font penser aux films de Woody Allen dans leur traitement de sujets éternels sur fond de vie quotidienne. C’est profondément humain, intelligent et empreint d’humour, le tout servi par un dessin magnifique et précis.

13/09/2021 (modifier)
L'avatar du posteur Agecanonix

Après Le Spirit que je connaissais depuis longtemps, puis New York trilogie (Big City), Fagin le Juif et L'Appel de l'Espace, je me décide à boucler la cinquième Bd de Will Eisner pour obtenir enfin ce trophée Eisner. J'avoue m'être forcé un peu, n'ayant jamais été fan de cet auteur et n'ayant jamais trop accroché à ses oeuvres. La seule Bd qui à la rigueur m'a plu, c'est Le Spirit que j'avais découvert en couleurs dans le journal Tintin à la fin des années 70, et dont j'ai ensuite lu les intégrales en noir & blanc, mais honnêtement, je ne cours pas après... Il parait que ce Pacte avec Dieu est le premier roman graphique paru aux USA en 1978, popularisant ce terme apparu pour la première fois sous la plume d'un journaliste en 1964. Bon, moi je veux bien le croire, et il est vrai que Eisner brise la forme habituelle du comics à petites cases par la forme de ses cadrages, sa mise en page et l'usage qu'il fait des bulles ; j'avais déjà remarqué ça dans Le Spirit avec des bulles décoratives et très inhabituelles. C'est un récit assez édifiant qui semble vécu et observé, on sent que Eisner y injecte des souvenirs personnels en restituant l'ambiance d'une époque qui est celle des années 30 dans les quartiers pauvres de New York, ça parle de la vie quotidienne dans ces quartiers, de joie, de douleur, de foi, de colère et de misère, bref des historiettes relatant des tranches de vie agrémentées d'un humour spécifique. L'ennui, c'est que je n'ai pas été sensible à ces récits, ils ne m'ont pas du tout passionné (à part la construction des buildings , c'est trop peu), les personnages ne m'ont pas interpellé, rien ne m'a attiré dans ces histoires qui en plus sont une forme un peu hybride de bande dessinée. En effet, ça s'apparente plus à une suite de dessins illustratifs et de récitatifs ; sur une soixantaine de pages, près de la moitié sont agencées avec un dessin en forme de panel et un texte concis. Ce n'est donc pas le style de BD auquel je m'attendais. Le dessin en lui-même est bon, rien à dire, mais la teneur des récits m'a laissé indifférent, décidément avec Eisner, j'ai pas de chance, je termine mon complément d'exploration de son oeuvre par un album qui ne m'a pas intéressé, et je ne pense pas lire ou relire un de ses ouvrages à l'avenir.

21/10/2020 (modifier)
Par gruizzli
Note: 3/5
L'avatar du posteur gruizzli

Je crois que je rangerais cette BD dans la même veine que ce que j'ai découvert avec New-York trilogie, c'est-à-dire un auteur pionnier du genre Roman graphique, qui a su attirer un nouveau public américain vers une forme de bande-dessinée hors-norme pour l'époque. Mais aussi un auteur qui me semble moins pertinent vu depuis notre terre d'outre-Atlantique, où ce genre de forme est plus courant et que je me retrouve donc "seulement" face à une Bd qui a des bons atouts mais qui ne sort pas particulièrement du lot. C'est un peu le souci que j'ai avec les différentes BD de Will Eisner que je lis en ce moment : je les trouve biens, très biens même, avec ce dessin qui est toujours fluide, très souple dans les postures et les attitudes, avec des planches aux compositions originales et des recherches graphiques parfois bien trouvées. Mais également un auteur dont les histoires me semblent souvent sympathiques sans grand plus, et efficaces plutôt que marquantes. Elle ne sont pas niaises ni trop courtes, mais pour la réputation de l'auteur je me retrouve face à quelque chose de moins impactant que je ne l'aurais cru. Et ce qui me dérange, c'est que j'ai au final l'impression de critiquer un travail que j'ai apprécié. Mais c'est surtout dû à l'aura que Will Eisner continue de dégager dans le monde de la BD (surtout Américaine) et que je n'arrive pas à trouver si fantastique que ça. C'est un auteur de talent, un auteur qui a des belles trouvailles, surtout visuelles, mais cette BD ne me laisse pas un souvenir impérissable. Je continuerai cependant de lire sa bibliographique qui m'a l'air toujours aussi attrayante.

13/11/2019 (modifier)
L'avatar du posteur Noirdésir

A noter que j’ai lu la version éditée en petit format par Glénat, sous le titre « Le Contrat ». Je ne sais donc pas ce qui a pu être modifié dans les éditions ultérieures (mis à part le titre). En quatre chapitres (les passages BD alternent avec des présentations relevant davantage du texte illustré), Eisner nous brosse le portrait d’un quartier de New-York, de certains de ses habitants, de ses immeubles. On sent le vécu, et l’auteur s’inspire visiblement de son expérience. Mais voilà, si le dessin est bon et dynamique, dans un Noir et Blanc classique, les histoires sont, elles, moins captivantes. J’ai parfois eu l’impression qu’il survolait les personnages, se contentant de pointer quelques passages de leur vie, sans leur donner de la profondeur (par exemple avec le personnage de la première histoire, réfugié des pogroms russes, et passant trop facilement de la victime au magnat, puis au donateur, sans crédibilité ni nuance). Ces petits instantanés d’Eisner, fruits de son vécu ou de ses observations, se laissent lire facilement, mais oublier tout aussi rapidement hélas. Je reste clairement sur ma faim, et n’ai pas encore trouvé l’album d’Eisner qui justifie qu’on le porte aux nues. Son style de roman graphique n’est sans doute pas fait pour moi…

04/02/2019 (modifier)
Par sloane
Note: 3/5
L'avatar du posteur sloane

Le roman graphique qui marque le retour de Will Eisner. Pour ce faire il se replonge dans ses souvenirs d'enfance dans le Bronx et nous livre quatre histoires qui tournent autour d'un immeuble de ce quartier. Le dessin est égal à lui même, fluide, aéré, il semble simple mais arrive à décrire de manière parfaite les ambiances et possède une grande expressivité. Voilà un auteur qui fait aimer le noir et blanc, pas besoin d'autres artifices pour que ça fonctionne. En ce qui concerne les histoires, elles sont simples et avec des gens ordinaires racontent des tranches de vie ordinaires. Il faut les prendre comme des instantanés sur une époque révolue. C'est parfois un peu vieillot, emprunt de nostalgie, heureusement qu'il y a un peu d'humour pour faire passer l'ensemble, car il est vrai que les situations et les personnages sont à des lieux de se que nous connaissons. Pas le plus grandiose d'Eisner mais une bonne observation des moeurs du temps.

15/02/2015 (modifier)
Par Blue Boy
Note: 3/5
L'avatar du posteur Blue Boy

On retrouve dans ce recueil de quatre histoires courtes le thème de prédilection de Will Eisner : la vie quotidienne des petites gens dans le New York de sa jeunesse. Eisner, inventeur du « roman graphique », a l’art de se poser en observateur des mœurs de ses concitoyens en les retranscrivant à la manière d’un fabuliste, et on peut dire que ce n’est pas toujours joli joli... L’auteur nous propose une vision pessimiste de l’âme humaine, en pointant un projecteur sur ses ressorts les moins glorieux : arrivisme, cupidité, duplicité, luxure, jalousie et leur cohorte de mesquineries et de coups bas (même les enfants ne sont pas absous)… Ces quatre petits contes modernes ont les défauts de leurs qualités. Fluides et schématiques, ils ont un côté caricatural jusqu’à en être parfois un brin agaçants. Cette production, qui marquait le retour de Will Eisner à la bande dessinée dans les années 70, après une longue parenthèse, n’est sans doute pas ce qu’il a fait de mieux. On ne pourra toutefois pas contester son coup de crayon enlevé qui souligne à merveille les travers des personnages, faisant en quelque sorte de cet auteur le descendant américain d’Honoré Daumier.

07/12/2013 (modifier)
Par Pasukare
Note: 2/5
L'avatar du posteur Pasukare

Je rejoins complètement l'avis de Ro sur cette BD. C'est la première de Will Eisner que je lis et je ne suis pas vraiment emballée. Je m'attendais à nettement mieux vu tout le bien que j'avais entendu de cet auteur. Je ne reproche rien au dessin qui est très bon, tout en noir et blanc, à la limite de la caricature parfois, clair, précis et détaillé. La narration est fluide, ça se lit très bien, on apprend des choses intéressantes sur les premiers immeubles construits dans les années 30 dans le Bronx et je suis contente d'avoir au moins retenu ça de ma lecture. En revanche les histoires en elles-mêmes ne m'ont pas captivée du tout, j'ai trouvé ça assez inintéressant et ennuyeux, très décousu pour la dernière. Il y a un peu d'humour de temps en temps qui est le bienvenu mais ça ne suffit pas. N'étant pas adepte du roman graphique d'une manière générale, ceci explique peut-être cela... Je ne pense pas que je tenterai ma chance avec une autre production de ce "monument" de la BD.

13/11/2011 (modifier)
Par PAco
Note: 4/5
L'avatar du posteur PAco

Première BD de Will Eisner que je lis, et j'avoue que c'est une très bonne surprise. J'appréhendais un peu ma "rencontre" avec le "père du roman graphique". Car il est des monuments qui malgré leur aura vous plongent dans de cruelles déceptions. Et là ma foi, c'est même le contraire qui s'est produit. Le feuilletage de cet album ne m'avait pas motivé plus que ça. C'est vraiment à sa lecture que le talent d'Eisner s'est révélé petit à petit. C'est avant tout son coup de crayon et la composition de ses planches qui forcent le respect. Son trait fluide est d'une précision et d'une expressivité impressionnantes, malgré une nonchalance et une fausse simplicité. C'est d'une justesse rare, et les personnages qu'il décline sont du coup emprunts d'une grande humanité. Car c'est aussi ce qui a forgé la réputation de Will Eisner, cette capacité à la "mise en scène de la vie quotidienne " (pour reprendre le titre de l'ouvrage du sociologue américain Erving Goffman). C'est en partant du quartier du Bronx qu'il a bien connu, qu'Eisner nous compose une véritable comédie humaine à travers de courtes histoires vraiment réussies. On est pris par le quotidien et les péripéties de ces personnages, que ce soit leurs peines ou leurs petits bonheurs. Eisner : une réputation qui n'est pas usurpée et qui mérite plus qu'une lecture ! N'hésitez vraiment pas si cet album vous passe entre les mains !

04/03/2011 (modifier)
Par Ems
Note: 3/5

C'est étonnant car j'avais emprunté le WE dernier 2 BD de Will Eisner dans 2 bibliothèques différentes. Je viens de m'apercevoir qu'il s'agissait de la même : en effet, cette BD était sortie chez Glénat sous le nom ''Le Contrat'' (93). Elle date de 1978 et pourtant elle n'a pas pris une ride car l'auteur s'attache à décrire des personnages qui pourraient être identiques de nos jours. Ce qui est étonnant car l'action des 4 petites histoires se déroulent dans les années 30 !!! Elles sont étonnantes et sont basées sur des personnages et des faits réels. Ca se lit bien mais je n'ai pas trouvé le petit plus de Dropsie Avenue. Le dessin N&B est exemplaire de précision. A découvrir, cet auteur sait mettre en page des personnages et des destins comme peu savent le faire.

09/01/2009 (modifier)
Par Alix
Note: 3/5
L'avatar du posteur Alix

Une BD dans la lignée de ce qui a fait la renommé de Will Eisner. Une histoire très humaine, que certains qualifieront sans doute de terre à terre, qui dépeint une galerie de personnages tellement vrais, tourmentés, faibles… Les 4 histoires courtes se lisent avec beaucoup de facilité, et si elles ne m’ont pas bouleversé autant que d’autres BDs du même genre, elles m’ont quand même interpellé, visent juste, et font réfléchir. Elles sont le reflet d’une époque, d’une ville, d’une façon d’être et de penser. Un moment de lecture agréable…

21/05/2008 (modifier)