Une couverture plutôt sympathique et m’imaginer plonger dans les entrailles de New York m’ont incité à prendre cet album. Ce n’est pas le meilleur choix que j’ai fait !
Nous sommes embarqués dans un taxi avec comme chauffeur, un jeune homme légèrement attardé. C’est son premier jour ! Nous traversons cette mégalopole de long en large avec les pensées de ce dernier. Nous sommes confrontés dans une lecture avec une multitude de flash-backs avec ses souvenirs et ses ressentis nous permettant de découvrir le sordide de sa jeunesse et sa machiavélique grand-mère. Voici donc un récit qui n’est ni plus ni moins qu’une pâle copie de Forrest Gump en beaucoup moins bien.
Il n’y a rien de spectaculaire à attendre. C’est mou et sans rythme. D’ailleurs je cherche encore le côté polar de cette bande dessinée.
Ce qui sauve cet album, c’est le dessin d’Alexis Charbert. Il y a des belles perspectives de Manhattan. Les femmes sont particulièrement réussies. Le découpage est aussi plutôt harmonieux.
Voilà donc une histoire inepte, pas du tout crédible que vous pouvez ne pas lire sauf si vous êtes vraiment désespérés !
Bon ! Définitivement, je ne dois pas être un grand romantique…
J’ai trouvé cet album bourré de clichés, ultra-prévisible et totalement improbable. Ceci dit, cet album a aussi des qualités. La structure qui nous propose deux récits, l’un se lisant dans le sens européen, et l’autre dans le sens japonais, pour illustrer les points de vue d’un personnage européen d’une part et japonais de l’autre est bien vue. Le dessin, franchement typé manga et très épuré, n’est pas désagréable. La faible présence de textes et de dialogues garantit une lecture rapide.
Au vu des qualités et si les shojos vous plaisent d’ordinaire, cet album peut clairement vous séduire. Moi, les multiples clichés rencontrés en cours de lecture ont fini par me faire couler du miel par les oreilles.
Pas pour moi, tout simplement, mais cela ne veut pas dire que cet album n’est pas de qualité.
J'aurais presque envie de recopier l'avis de Pol sur cette BD. Je n'ai pas ri, je n'ai pas souri. Avec cet emprunt en médiathèque je découvre cet auteur plutôt bien noté par certains sur notre site chéri. C'est là que l'on se rend compte que nous sommes tous différents, ce qui fait se marrer les uns ne convient pas forcément aux autres.
J'ai insisté en me disant qu'au fil des pages les choses allaient s'arranger. Mais non point, que nenni, en fait l'album m'est tombé des mains. De plus même si le style gros pifs n'est pas trop mon truc, des fois je veux bien. Là c'est vraiment too much, Miranda le trouve même beau ce mec....
Allez les suites sans moi et je ferais gaffe à l'auteur la prochaine fois que j'irais en médiathèque.
Je suis un grand amateur de polar en possédant une belle collection. Aussi je ne vais pas vous assommer des titres qui garnissent ma bibliothèque mais j'avoue que Michel Bussi n'en fait pas partie. Parce que oui il y a des meurtres, des flics, une accorte journaliste et une enquête, mais bon quoi.... Je n'ai pas lu le roman mais l'adaptation qu'en fait Gaet's ne doit pas être si mauvaise que ça si j'en juge sur ses talents de scénariste vus ailleurs, notamment sur RIP.
En fait je trouve cette histoire assez convenue, tortueuse à souhait et cette histoire de pirates complexifie les choses. Je serais tenté de dire qu'il y a deux histoires en une. Celle des meurtres et celle des pirates, il y avait de quoi faire deux romans.
Pour ce qui est du dessin, ben cela me laisse totalement indifférent, c'est propre sans emballement aucun, les bateaux sont bien dessinés, c'est une première année qui a fait ça.
Au final je ne me suis pas ennuyé mais je n'ai pas ressenti plus de trucs que ça. Dernier point en forme de question pour ceux qui ont lu le roman, le personnage du profiler parisien est vraiment décrit comme ça dans le bouquin ? Risible ce mix entre Keith Richards et Philippe Manoeuvre. Too Much.
Je suis vraiment circonspect à la lecture de cette BD, qui souffre d'un décalage trop important entre l'installation de son sujet et la finalité qui semble presque bâclée tant elle vient rapidement et sans réellement conclure l'histoire ou ses thématiques. C'est d'autant plus dommage que le début était prometteur, avec des idées plutôt originales sur un cadre déjà vu.
Niveau dessin, c'est dans un style que j'aime assez peu mais qui est d'une belle efficacité pour rendre les aspects d'avant-guerre. C'est vraiment au niveau de l'histoire que ça ne suit pas, entre les arcs narratifs conclus trop vite, des scènes qui sentent le faux à plein nez, des questions laissées toujours en suspens ... Je rejoins totalement l'avis de Mac Arthur : on dirait une histoire charcutée par l'éditeur, dont nous n'avons au final que des restes qui forment un tout presque cohérent. Au cours de ma lecture, c'est avec une grosse surprise que j'ai vu la fin arriver, ne comprenant pas comment tout cela allait rester aussi rapide et effleuré. Et je n'en retire pas grand chose, ce qui me laisse à penser que ça ne sera pas un inoubliable, clairement pas. Dommage, encore une fois !
Je ne savais pas trop comment allait se dérouler la lecture de cette série. Le titre est pourtant évocateur et envoutant à la fois.
Je me suis immédiatement senti à l’aise à travers les premières pages du tome 1. Bénarès est une ville troublante et impressionnante à la fois. Connaissant cette destination, je peux vous assurer que le rendu est plutôt réaliste. Georges Bess peint cette ville sacrée en utilisant une palette de couleurs ocres. Les scènes du quotidien sont bien restituées et l’on a une belle vision de ce fourmillement humain aux abords du Gange. Il ne manque plus que les odeurs et le bruit pour s’y croire vraiment.
Et puis ça part en cacahouète à la fin du tome 1 !
Des créatures fantastiques inimaginables surgissent de nulle part. Je suis complétement décontenancé. Je perds l’équilibre. Pas facile pour moi d’avancer plus en avant dans la lecture. Je m’accroche pourtant. Le tome 2 n’est qu’invraisemblance. Je suis perdu. Je ne comprends plus rien à l’histoire. Le tome 3 m’achève. Trop d’hallucinations, et de visions de monstres. C’est un vrai cauchemar. Je referme ce dernier opus sans regret.
Pour le dessin, c’est franchement bien. Belle prouesse de la part de Georges Bess notamment pour le rendu de Bénarès et pour les bestioles hideuses. Pas contre je mets un zéro pointé pour cette histoire alambiquée qui est plutôt un labyrinthe avec un bestiaire de monstres fantastiques improbables.
Le dépaysement a été total. Il y aura sans doute des amateurs mais cela ne m’encourage pas à plonger de nouveau dans ce genre de BD.
Cette nouvelle série se place dans un univers appelé Idilty, dont je ne sais rien, et après recherches; pas beaucoup plus. Nous sommes catapultés quasiment sans préliminaires dans cette cité fermée à l'extérieur, où des hologrammes plus ou moins denses servent de compagnons et parfois de protecteurs aux habitants.
J'avoue, je n'ai pas été transporté, l'intrigue est très brouillonne, trop me semble-t-il, surtout pour les préados auxquels cette série est destinée C'est confus, donc, et même si la fin du premier tome débouche sur un cliffhanger pas inintéressant mais tellement déjà vu, ce n'est pas ma tasse de thé. Le dessin de Stivo Chopin, inspiré du manga mais surtout très naïf, plaira peut-être aux amatrices et amateurs d'ambiances flashies, mais j'avoue que là encore, je suis passé totalement à côté...
Bref, la suite se fera sans moi.
Prix Raymond Leblanc de l’année 2019, Maurane Mazars nous propose un récit à la triple thématique ambitieuse. D’une part, ce récit prend la forme d’un roman graphique puisque nous allons suivre Uli dans sa quête. Une quête autant artistique que personnelle dans laquelle la danse lui sert d’exutoire face aux démons qui le rongent. La deuxième thématique du récit est la danse en tant qu’art, et Maurane Mazars nous gratifie de nombreuses planches dédiées à cet art, ainsi que de plusieurs discussions axées sur cette thématique. Enfin, dernier aspect : l’aspect historique puisque nous sommes projetés dans l’Allemagne et le Brodway des années 50, avec toutes les problématiques de l’époque (sentiment de culpabilité des Allemands à la sortie de la seconde guerre mondiale, ségrégationnisme en Amérique sont les deux thèmes principalement développés de ce point de vue).
Pour un lecteur qui, comme moi, ne connait pas grand-chose à la danse, je dois bien avouer que toutes les discussions assez pointues qui animent les réunions de ces jeunes danseurs me sont passées un peu au-dessus de la tête. Je n’en comprenais pas les enjeux et donc la passion que mettent les différents intervenants dans leurs propos. En ce qui concerne les planches consacrées à cet art, je trouve que l’autrice décortique très bien les mouvements, ce qui donne lieu à quelques belles planches. Je pense que les amateurs de danse y trouveront leur compte même si le dessin a encore un côté maladroit qui fera fuir plus d’un amateur de bande dessinée classique.
En ce qui concerne l’aspect « roman graphique », qui est celui qui occupe le plus d’espace, je dois bien avouer ne pas du tout m’être attaché au personnage central. Sans doute est-il déjà à la base trop éloigné de moi… mais son destin ne m’a pas touché. De plus, je trouve que l’autrice use de pas mal de facilités. Uli enchaine les conquêtes amoureuses avec une aisance déconcertante (la plupart du temps, un seul regard suffit) et vit son homosexualité de manière très ouverte alors que l’homosexualité était encore un délit en Allemagne comme en Amérique dans les années ’50. Or, ici jamais l’homosexualité ne semble être pointée du doigt par qui que ce soit, ce qui je trouve enlève un peu de crédibilité au récit. Et alors que Maurane Mazars crée un personnage très intéressant de danseur homosexuel concerné par le mouvement afro-américain des droits civiques (ce qui est historiquement très crédible), elle n’exploite finalement que très peu le potentiel du personnage, ne s’en servant que comme révélateur vis-à-vis de Uli.
Reste l’aspect historique, que je trouve assez intéressant à la base mais trop peu développé au final pour parvenir à réellement m’enthousiasmer. Ce long récit multiplie cependant les planches vides de textes, ce qui garantit une lecture rapide et m’a donc permis d’arriver au terme du livre. Mais bon, lu une fois et je n’y retournerai pas. A réserver aux amatrices et amateurs de danse.
A titre personnel, je retiens surtout les planches où l’autrice décompose avec un réel talent les différentes phases des mouvements dansés. Mais c’est trop peu pour accorder autre chose qu’un 2/5.
Mouais.
Je n’ai pas été convaincu, du moins je n’ai pas accroché à cet album épais, mais vite lu (peu de paroles, et peu « d’images » finalement). Album vite oublié je pense aussi.
D’abord, j’ai souvent du mal avec l’esthétique de Bastien Vivès, ses décors quasi absents, comme estompés, et surtout ses visages aux traits effacés. Et là, avec une sorte de Noir et Blanc stylisé, je dois dire que ce n’est pas mon truc. Mais c’est affaire de goût après tout.
Non, c’est surtout l’histoire qui ne m’a pas emballé. Les auteurs l’ont ancrée dans l’actualité (la menace d’attentats terroristes en France). Mais vu d’une façon ordinaire, autour d’un peintre et de sa fille, d’un gendarme : la banalité, la quasi platitude des échanges et de l’intrigue – qui m’ont fait parfois penser à un polar lambda de France Télévision ne m’ont pas aidé à passer outre mes préventions quant au dessin.
Le rythme est lent, je ne sais pas où les auteurs voulaient en venir, si certaines choses m'ont échappé, s’il y avait un message derrière l’action du gendarme, autour du terrorisme, de l’emballement médiatique en fin d’album, etc.
J’ai traversé cette histoire sans y trouver suffisamment d’aspérités pour m’accrocher à du tangible, sans même savoir qu’en penser réellement, si ce n’est que je suis resté à côté, et que j'ai fini l’album un peu à reculons.
D’autres seront peut-être davantage que moi sensibles à cette histoire, mais moi, c’est sans regret que j’ai refermé l’album et l’ai rendu à ma médiathèque.
Une autre série co-scénarisée par Corbeyran qui selon moi produit trop.
Les dernières productions que j'ai lues de lui n'étaient pas géniales, mais elles se laissaient lire. Ici, je me suis vite ennuyé. C'est l'histoire d'une famille de riches qui se déchire lorsque le patriarche est sur son lit de mort. Manipulation et rivalité sont au rendez-vous et c'est franchement convenu. Aucun personnage ne m'a semblé attachant ou intéressant. Ils sont tellement oubliables que j'avais de la difficulté à me rappeler leurs noms et leurs liens familiaux, ce qui n'aide pas à la compréhension de l'intrigue. Le seul truc qui m'a semblé un peu mémorable est de découvrir un peu le monde du parfum, et puis c'est tout.
Le dessin est le style réaliste froid et sans personnalité qu'on retrouve dans bien des bandes dessinées modernes. Bref, pour moi c'est un album qui ne sort pas du lot des milliers de BDs qui sortent par année.
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Taxi Molloy
Une couverture plutôt sympathique et m’imaginer plonger dans les entrailles de New York m’ont incité à prendre cet album. Ce n’est pas le meilleur choix que j’ai fait ! Nous sommes embarqués dans un taxi avec comme chauffeur, un jeune homme légèrement attardé. C’est son premier jour ! Nous traversons cette mégalopole de long en large avec les pensées de ce dernier. Nous sommes confrontés dans une lecture avec une multitude de flash-backs avec ses souvenirs et ses ressentis nous permettant de découvrir le sordide de sa jeunesse et sa machiavélique grand-mère. Voici donc un récit qui n’est ni plus ni moins qu’une pâle copie de Forrest Gump en beaucoup moins bien. Il n’y a rien de spectaculaire à attendre. C’est mou et sans rythme. D’ailleurs je cherche encore le côté polar de cette bande dessinée. Ce qui sauve cet album, c’est le dessin d’Alexis Charbert. Il y a des belles perspectives de Manhattan. Les femmes sont particulièrement réussies. Le découpage est aussi plutôt harmonieux. Voilà donc une histoire inepte, pas du tout crédible que vous pouvez ne pas lire sauf si vous êtes vraiment désespérés !
Une rencontre
Bon ! Définitivement, je ne dois pas être un grand romantique… J’ai trouvé cet album bourré de clichés, ultra-prévisible et totalement improbable. Ceci dit, cet album a aussi des qualités. La structure qui nous propose deux récits, l’un se lisant dans le sens européen, et l’autre dans le sens japonais, pour illustrer les points de vue d’un personnage européen d’une part et japonais de l’autre est bien vue. Le dessin, franchement typé manga et très épuré, n’est pas désagréable. La faible présence de textes et de dialogues garantit une lecture rapide. Au vu des qualités et si les shojos vous plaisent d’ordinaire, cet album peut clairement vous séduire. Moi, les multiples clichés rencontrés en cours de lecture ont fini par me faire couler du miel par les oreilles. Pas pour moi, tout simplement, mais cela ne veut pas dire que cet album n’est pas de qualité.
Le Landais volant
J'aurais presque envie de recopier l'avis de Pol sur cette BD. Je n'ai pas ri, je n'ai pas souri. Avec cet emprunt en médiathèque je découvre cet auteur plutôt bien noté par certains sur notre site chéri. C'est là que l'on se rend compte que nous sommes tous différents, ce qui fait se marrer les uns ne convient pas forcément aux autres. J'ai insisté en me disant qu'au fil des pages les choses allaient s'arranger. Mais non point, que nenni, en fait l'album m'est tombé des mains. De plus même si le style gros pifs n'est pas trop mon truc, des fois je veux bien. Là c'est vraiment too much, Miranda le trouve même beau ce mec.... Allez les suites sans moi et je ferais gaffe à l'auteur la prochaine fois que j'irais en médiathèque.
Mourir sur Seine
Je suis un grand amateur de polar en possédant une belle collection. Aussi je ne vais pas vous assommer des titres qui garnissent ma bibliothèque mais j'avoue que Michel Bussi n'en fait pas partie. Parce que oui il y a des meurtres, des flics, une accorte journaliste et une enquête, mais bon quoi.... Je n'ai pas lu le roman mais l'adaptation qu'en fait Gaet's ne doit pas être si mauvaise que ça si j'en juge sur ses talents de scénariste vus ailleurs, notamment sur RIP. En fait je trouve cette histoire assez convenue, tortueuse à souhait et cette histoire de pirates complexifie les choses. Je serais tenté de dire qu'il y a deux histoires en une. Celle des meurtres et celle des pirates, il y avait de quoi faire deux romans. Pour ce qui est du dessin, ben cela me laisse totalement indifférent, c'est propre sans emballement aucun, les bateaux sont bien dessinés, c'est une première année qui a fait ça. Au final je ne me suis pas ennuyé mais je n'ai pas ressenti plus de trucs que ça. Dernier point en forme de question pour ceux qui ont lu le roman, le personnage du profiler parisien est vraiment décrit comme ça dans le bouquin ? Risible ce mix entre Keith Richards et Philippe Manoeuvre. Too Much.
Du vent sous les pieds emporte mes pas
Je suis vraiment circonspect à la lecture de cette BD, qui souffre d'un décalage trop important entre l'installation de son sujet et la finalité qui semble presque bâclée tant elle vient rapidement et sans réellement conclure l'histoire ou ses thématiques. C'est d'autant plus dommage que le début était prometteur, avec des idées plutôt originales sur un cadre déjà vu. Niveau dessin, c'est dans un style que j'aime assez peu mais qui est d'une belle efficacité pour rendre les aspects d'avant-guerre. C'est vraiment au niveau de l'histoire que ça ne suit pas, entre les arcs narratifs conclus trop vite, des scènes qui sentent le faux à plein nez, des questions laissées toujours en suspens ... Je rejoins totalement l'avis de Mac Arthur : on dirait une histoire charcutée par l'éditeur, dont nous n'avons au final que des restes qui forment un tout presque cohérent. Au cours de ma lecture, c'est avec une grosse surprise que j'ai vu la fin arriver, ne comprenant pas comment tout cela allait rester aussi rapide et effleuré. Et je n'en retire pas grand chose, ce qui me laisse à penser que ça ne sera pas un inoubliable, clairement pas. Dommage, encore une fois !
Le Vampire de Bénarès
Je ne savais pas trop comment allait se dérouler la lecture de cette série. Le titre est pourtant évocateur et envoutant à la fois. Je me suis immédiatement senti à l’aise à travers les premières pages du tome 1. Bénarès est une ville troublante et impressionnante à la fois. Connaissant cette destination, je peux vous assurer que le rendu est plutôt réaliste. Georges Bess peint cette ville sacrée en utilisant une palette de couleurs ocres. Les scènes du quotidien sont bien restituées et l’on a une belle vision de ce fourmillement humain aux abords du Gange. Il ne manque plus que les odeurs et le bruit pour s’y croire vraiment. Et puis ça part en cacahouète à la fin du tome 1 ! Des créatures fantastiques inimaginables surgissent de nulle part. Je suis complétement décontenancé. Je perds l’équilibre. Pas facile pour moi d’avancer plus en avant dans la lecture. Je m’accroche pourtant. Le tome 2 n’est qu’invraisemblance. Je suis perdu. Je ne comprends plus rien à l’histoire. Le tome 3 m’achève. Trop d’hallucinations, et de visions de monstres. C’est un vrai cauchemar. Je referme ce dernier opus sans regret. Pour le dessin, c’est franchement bien. Belle prouesse de la part de Georges Bess notamment pour le rendu de Bénarès et pour les bestioles hideuses. Pas contre je mets un zéro pointé pour cette histoire alambiquée qui est plutôt un labyrinthe avec un bestiaire de monstres fantastiques improbables. Le dépaysement a été total. Il y aura sans doute des amateurs mais cela ne m’encourage pas à plonger de nouveau dans ce genre de BD.
Holo Watch
Cette nouvelle série se place dans un univers appelé Idilty, dont je ne sais rien, et après recherches; pas beaucoup plus. Nous sommes catapultés quasiment sans préliminaires dans cette cité fermée à l'extérieur, où des hologrammes plus ou moins denses servent de compagnons et parfois de protecteurs aux habitants. J'avoue, je n'ai pas été transporté, l'intrigue est très brouillonne, trop me semble-t-il, surtout pour les préados auxquels cette série est destinée C'est confus, donc, et même si la fin du premier tome débouche sur un cliffhanger pas inintéressant mais tellement déjà vu, ce n'est pas ma tasse de thé. Le dessin de Stivo Chopin, inspiré du manga mais surtout très naïf, plaira peut-être aux amatrices et amateurs d'ambiances flashies, mais j'avoue que là encore, je suis passé totalement à côté... Bref, la suite se fera sans moi.
Tanz !
Prix Raymond Leblanc de l’année 2019, Maurane Mazars nous propose un récit à la triple thématique ambitieuse. D’une part, ce récit prend la forme d’un roman graphique puisque nous allons suivre Uli dans sa quête. Une quête autant artistique que personnelle dans laquelle la danse lui sert d’exutoire face aux démons qui le rongent. La deuxième thématique du récit est la danse en tant qu’art, et Maurane Mazars nous gratifie de nombreuses planches dédiées à cet art, ainsi que de plusieurs discussions axées sur cette thématique. Enfin, dernier aspect : l’aspect historique puisque nous sommes projetés dans l’Allemagne et le Brodway des années 50, avec toutes les problématiques de l’époque (sentiment de culpabilité des Allemands à la sortie de la seconde guerre mondiale, ségrégationnisme en Amérique sont les deux thèmes principalement développés de ce point de vue). Pour un lecteur qui, comme moi, ne connait pas grand-chose à la danse, je dois bien avouer que toutes les discussions assez pointues qui animent les réunions de ces jeunes danseurs me sont passées un peu au-dessus de la tête. Je n’en comprenais pas les enjeux et donc la passion que mettent les différents intervenants dans leurs propos. En ce qui concerne les planches consacrées à cet art, je trouve que l’autrice décortique très bien les mouvements, ce qui donne lieu à quelques belles planches. Je pense que les amateurs de danse y trouveront leur compte même si le dessin a encore un côté maladroit qui fera fuir plus d’un amateur de bande dessinée classique. En ce qui concerne l’aspect « roman graphique », qui est celui qui occupe le plus d’espace, je dois bien avouer ne pas du tout m’être attaché au personnage central. Sans doute est-il déjà à la base trop éloigné de moi… mais son destin ne m’a pas touché. De plus, je trouve que l’autrice use de pas mal de facilités. Uli enchaine les conquêtes amoureuses avec une aisance déconcertante (la plupart du temps, un seul regard suffit) et vit son homosexualité de manière très ouverte alors que l’homosexualité était encore un délit en Allemagne comme en Amérique dans les années ’50. Or, ici jamais l’homosexualité ne semble être pointée du doigt par qui que ce soit, ce qui je trouve enlève un peu de crédibilité au récit. Et alors que Maurane Mazars crée un personnage très intéressant de danseur homosexuel concerné par le mouvement afro-américain des droits civiques (ce qui est historiquement très crédible), elle n’exploite finalement que très peu le potentiel du personnage, ne s’en servant que comme révélateur vis-à-vis de Uli. Reste l’aspect historique, que je trouve assez intéressant à la base mais trop peu développé au final pour parvenir à réellement m’enthousiasmer. Ce long récit multiplie cependant les planches vides de textes, ce qui garantit une lecture rapide et m’a donc permis d’arriver au terme du livre. Mais bon, lu une fois et je n’y retournerai pas. A réserver aux amatrices et amateurs de danse. A titre personnel, je retiens surtout les planches où l’autrice décompose avec un réel talent les différentes phases des mouvements dansés. Mais c’est trop peu pour accorder autre chose qu’un 2/5.
Quatorze juillet
Mouais. Je n’ai pas été convaincu, du moins je n’ai pas accroché à cet album épais, mais vite lu (peu de paroles, et peu « d’images » finalement). Album vite oublié je pense aussi. D’abord, j’ai souvent du mal avec l’esthétique de Bastien Vivès, ses décors quasi absents, comme estompés, et surtout ses visages aux traits effacés. Et là, avec une sorte de Noir et Blanc stylisé, je dois dire que ce n’est pas mon truc. Mais c’est affaire de goût après tout. Non, c’est surtout l’histoire qui ne m’a pas emballé. Les auteurs l’ont ancrée dans l’actualité (la menace d’attentats terroristes en France). Mais vu d’une façon ordinaire, autour d’un peintre et de sa fille, d’un gendarme : la banalité, la quasi platitude des échanges et de l’intrigue – qui m’ont fait parfois penser à un polar lambda de France Télévision ne m’ont pas aidé à passer outre mes préventions quant au dessin. Le rythme est lent, je ne sais pas où les auteurs voulaient en venir, si certaines choses m'ont échappé, s’il y avait un message derrière l’action du gendarme, autour du terrorisme, de l’emballement médiatique en fin d’album, etc. J’ai traversé cette histoire sans y trouver suffisamment d’aspérités pour m’accrocher à du tangible, sans même savoir qu’en penser réellement, si ce n’est que je suis resté à côté, et que j'ai fini l’album un peu à reculons. D’autres seront peut-être davantage que moi sensibles à cette histoire, mais moi, c’est sans regret que j’ai refermé l’album et l’ai rendu à ma médiathèque.
Les Parfums du Pouvoir (La Maison des fragrances)
Une autre série co-scénarisée par Corbeyran qui selon moi produit trop. Les dernières productions que j'ai lues de lui n'étaient pas géniales, mais elles se laissaient lire. Ici, je me suis vite ennuyé. C'est l'histoire d'une famille de riches qui se déchire lorsque le patriarche est sur son lit de mort. Manipulation et rivalité sont au rendez-vous et c'est franchement convenu. Aucun personnage ne m'a semblé attachant ou intéressant. Ils sont tellement oubliables que j'avais de la difficulté à me rappeler leurs noms et leurs liens familiaux, ce qui n'aide pas à la compréhension de l'intrigue. Le seul truc qui m'a semblé un peu mémorable est de découvrir un peu le monde du parfum, et puis c'est tout. Le dessin est le style réaliste froid et sans personnalité qu'on retrouve dans bien des bandes dessinées modernes. Bref, pour moi c'est un album qui ne sort pas du lot des milliers de BDs qui sortent par année.