Voilà un album avec lequel je me suis profondément ennuyé. Et pourtant je voulais me plonger avec délice dans l’existence des amazones et me battre à leur côté. Quelle déception au final.
L’idée de départ de combiner deux mythes, les guerriers grecs à l’assaut de la ville de Troie et les légendaires amazones avait – sur le papier – aiguisé mon appétit de découvrir l’ouvrage de Christian Rossi et de Géraldine Bondi. Beau concept me direz vous et cette aventure mythologique sur un fond de guerre des sexes avait de la gueule.
Je vais en faire hurler quelques-uns. Je n’ai pas apprécié le dessin. Il y a des cases qui ne sont pas achevées, elles sont restées au stade du crayonné. Pas une seule ombre. Une impression que ce n’est pas terminé. Christian Rossi réalise souvent un personnage terrible au premier abord mais l’arrière-plan est fade. C’est peut-être son style que je découvre, mais vous l’avez compris ce n’est pas ma came. Quel dommage, parce qu’esthétiquement les individus, et les arbres sont plutôt réussis. Particulièrement les femmes qui sont remarquables. Le parti pris de tout coloriser en mode sépia ocre n’était pas une bonne idée. J’attendais des pages sanguinolentes ! Cela n’a pas été le cas et c’est ma grande déception.
Aucun piment dans les dialogues. Les combats sont d’une platitude remarquable. Il y a trop de moments méditatifs ou contemplatifs. Je me suis emmerdé pendant presque 160 pages.
Un album vite lu et vite oublié.
J'aurais vraiment mieux noté cette BD, non pas parce que c'est Luz qui en est l'auteur mais parce que ce film magnifique, dont elle est le récit du tournage propose un regard affuté sur des géants hollywoodiens.
En fait je suis très déçu. Je crois que le dessin de Luz, habitué à la caricature, ne se prête pas au sujet. Ici pas d'humour, c'est une BD "sérieuse" et l'agencement des planches fait écho aux autres types de travail de l'auteur. Ce qui pouvait coller avec d'autres récits, ben là ça le fait pas. Du coup les planches sont brouillonnes, partent dans tous les sens.
Je ne vais pas aller plus loin sauf pour dire qu'au final ce que j'ai le plus apprécié, c'est la postface de Virginie Despentes.
Restons dans l'humour Mr Luz, je vous y préfère largement.
J’avoue m’être quelque peu ennuyé durant cette lecture. Bien sûr, je ne suis pas le public ciblé et sans doute un lecteur beaucoup plus jeune que moi sera plus sensible à cette histoire d’amitié mais là, je dois bien dire que j’ai tourné les pages sans envie, en me demandant juste comment l’autrice allait conclure son récit.
Et c’est d’ailleurs cette conclusion qui m’a apporté le plus de satisfaction, et un peu de l’émotion que j’espérais ressentir tout du long de cette lecture.
Sinon, qu’est-ce qu’on a ? Et bien des pages qui s’enchainent sur une histoire d’amitié entre deux filles très différentes, avec cette admiration de l’une d’entre elles pour la fantaisie et la créativité de l’autre. Admiration qui finira par se muer en jalousie… Puis gros twist final et tout est bien qui finit bien.
Par son thème, par son ton, par sa structure très aérée, par son dessin et par la composition des planches, ce récit me semble plus adapté à un jeune public qu’à un vieux lecteur dans mon genre mais l’album fait tout de même plus de 200 pages. Accrocheront-ils sur une aussi longue distance alors qu’il faut bien admettre qu’il ne se passe pas grand-chose de trépidant ni de drôle au fil des planches ? Je ne saurais dire. Moi, je me suis en tous les cas ennuyé, d’où une note assez sévère.
J'ai hésité entre 2 et 3 pour noter parce qu'il y a du bon et du moins bon dans cette Bd que j'ai lue en édition Glénat dont je trouve les couvertures plus réussies ; finalement, je suis entre les deux, disons à 2,5/5. C'est un western décapant avec des anti-héroïnes délurées à la gâchette facile et qui boivent sec en cassant ainsi l'image de la femme dans le Far West. J'aime assez l'idée de ces sortes de Calamity Jane à la petite semaine, l'ennui c'est que la seule bonne surprise ne vient que du tome 1 qui se suffit à lui-même et qui n'aurait pu rester qu'un bon one-shot.
Le scénario devient ensuite beaucoup trop classique et se contente de suivre certaines conventions sans ajouter quelque chose de vraiment neuf, la seule audace vient des personnages, du coup la série a tendance à se répéter en ayant trouvé ses limites, ça tourne en rond et à la longue ça finit par lasser. Le tome 1 fait suffisamment le tour de cet univers complètement déjanté et de son ton décalé, en faisant nettement mieux que Outlaw et surtout Big Foot, 2 séries que je n'avais pas aimées, mais elle n'arrive pas à la hauteur de Trio Grande qui est bien plus explosif et anti-politiquement correct.
J'aime assez le dessin, là aussi c'est bien meilleur que Outlaw et Big Foot dont les graphismes me déplaisaient énormément, ça ressemble un peu au dessin de Nicotine Goudron, en tout cas il s'accorde bien avec le ton de la bande, même si je le trouve par endroits un peu fouillis, si bien que certaines cases sont parfois difficiles à déchiffrer. Et pourtant je me méfiais du dessin de Cromwell parce que ce que j'avais vu sur Le Dernier des Mohicans avec son style peinture ne me plaisait pas, mais en feuilletant 1 album de Anita Bomba, j'ai été un peu plus rassuré.
Voila donc un western à tendance humoristique, mais pas forcément drôle comme peuvent l'être Lucky Luke ou Chick Bill, c'est plutôt une impression d'ensemble et les personnages qui sont atypiques dans un western qui donnent ce sentiment, un western ni excellent ni à chier, mais qui pour moi reste en partie imparfait.
Cet album dévoile une ville fortifiée sous le joug d’un Dux qui défend ses concitoyens en contrôlant les allers et venues entre sa ville et le monde extérieur. Atmosphère Berlin Est de la seconde guerre mondiale. Une passeuse ou plutôt une sorcière vend ses services au prix fort pour aider les malheureux à se soustraire à l’oppression. Voilà pour le pitch.
Je vous le dis tout de go, je n’ai absolument pas accroché. Qu’est ce que je me suis ennuyé à la lecture de cet album. J’ai même failli ne pas le lire jusqu’à la fin. Il a fallu que je m’accroche. Ce n’est vraiment pas ma tasse de thé. Le rythme est lent. L’histoire est trop fantastique. Aucune profondeur. La fin tombe comme un cheveu dans la soupe. Je n’y comprends pas grand-chose. Si les auteurs voulaient faire fonctionner mon imagination, cela n’a pas fonctionné.
Je ne voulais pas me résoudre à ne mettre qu’une étoile parce que le dessin est plutôt pas mal, même si pas trop fan des dessins conçus numériquement. Enfin il y a une vraie volonté de dynamiser l’accroche visuelle en multipliant le cadre des différentes planches et pour ça je mets une étoile supplémentaire.
A vrai dire au terme de ma lecture je ne suis pas emballé plus que ça. Le pitch en quatrième de couverture pouvait me donner envie. Une histoire de vengeance et qui plus est, ce qui semblait laisser supposer la présence d'une femme un peu fatale. Du polar dans la lignée des héros des années quarante, cinquante. Que nenni. Une histoire ancrée dans notre époque mais fort confuse.
Pas de flashbacks intempestifs, un récit plutôt linéaire donc mais pour lequel j'ai eu du mal par moments à comprendre les tenants et aboutissants. Soyons honnête, j'ai même dû par moments revenir en arrière pour bien comprendre qui était qui. Non que le dessin soit à ce point illisible, peut être juste approximatif.
Bref je ne conseille pas cette lecture, c'est pour moi du polar trop basique , sans véritable saveur.
Bien que la lecture des deux premiers tomes ne fut pas pénible, je pense m’en tenir là. Le principal soucis que me cause cette série, c’est son dessin. Je ne juge pas s’il est bon ou mauvais, Stevan Subic a du talent et un style indéniable, et j’ai même plutôt tendance à l’imaginer excellent dans sa version en noir et blanc. Cependant j’ai trouvé cela illisible la plupart du temps. Les décors se reconnaissent sans soucis, mais les visages des personnages sont hyper ardus à reconnaître. La faute à un encrage trop fort selon moi. On va encore plus loin que du Tim Sale ou Robin Recht sur Totendom, c’est vraiment noir de chez noir. Et pourtant, pris individuellement, j’admire chaque membre de M.O.R.I.A.R.T.Y. De la brillante coloriste Scarlett Smulkowski dont j’ai pu remarquer le travail dans différents albums, à Stevan Subic qui planche actuellement sur un tome de Conan, aux scénaristes Fred Duval et Jean-Pierre Pécau qu’on ne présente plus. Sans oublier bien sûr le fameux Nicolas Siner qui signe les couvertures (à quand une nouvelle série de sa part avec la casquette de dessinateur ? ). Seulement, pour moi l’alchimie ne prend pas, je n’ai pas pris de plaisir à ce que je voyais.
Du coup cela rend la lecture pénible alors que le scénario est déjà exigeant en soi, mais j’ai eu du mal à suivre. Comme on est plutôt dans du divertissement tendance multi-genre avec de l’uchronie, de la science-fiction, de l’action et des enquêtes, il faut que ça puisse se lire vite et bien (même si on peut s’arrêter pour admirer les planches, mais là c’est pas le cas pour moi).
C’est dommage mais je fais l’impasse, pas grave, des séries sur Sherlock y en a des tas.
Ce recueil collectif sort pour fêter les 25 ans du Festival de Cognac, qui récompense chaque année les meilleures histoires policières (notamment en BD – voir notre thème). On retrouve au programme près de trente auteurs primés ou sélectionnés par le festival… alléchant sur le papier (surtout qu’il y a quelques grands noms – voir sommaire en fin de galerie), mais j’ai un peu déchanté à la lecture.
Comme souvent dans ce genre de recueil, on trouve du bon et du (beaucoup) moins bon. Proposer une intrigue intéressante et bien construite en 4-6 pages est un exercice contraignant, et le résultat est souvent décevant : histoires simplistes, personnages sans profondeur, dénouements expédiés… les 3 dernières histoires remontent un peu le niveau, et m’ont presque fait mettre un 3/5 un peu généreux, mais globalement je reste une impression plutôt « bof ».
Voilà, j’ai vraiment eu l’impression de lire un travail de commande, sans réelle passion de la part des contributeurs… Un album à réserver selon moi aux inconditionnels du genre, ou aux complétistes des auteurs.
Premier album de la nouvelle collection Grindhouse de Glénat que je lis, et franchement je ne suis pas impressionné.
Le sujet de départ m'intriguait, mais très vite je me suis ennuyé. Le rythme est trop lent, l'histoire avance mollement et aucun personnages n'est attachant. C'est simple, le récit m'a tellement ennuyé que j'ai fini par oublier des trucs que je venais juste de lire ! J'ai eu l'impression de lire une version poussive de La Ligue des gentlemen extraordinaires, une série qui ne m'a jamais vraiment attiré.
Le dessin est correct sans plus. C'est le style qu'on retrouve souvent dans les comics modernes et que je trouve froid et sans personnalité. Vu que le dessinateur est italien, cela ne m'étonnerait pas qu'il sorte d'un studio où tout le monde doit dessiner dans le même style.
J'ai l'impression d'être passé à coté de ce one-shot.
Bon, je suis d'accord avec les autres posteurs au sujet du dessin qui est superbe. Les cases sont grandes, donc on peu admirer le style du dessinateur et je l'ai bien aimé. Toutefois, je ne lis pas une bande dessinée uniquement pour son dessin, le scénario est important pour moi. Or, je dois dire que je n'ai pas été touché par le récit et que j'ai été même indifférent. Je comprends pourquoi d'autres lecteurs trouvent cette histoire touchante, ce qui arrive à l’héroïne est poétique. Sauf que voilà je n'ai rien ressenti durant ma lecture hormis l'ennui.
Je dois dire que je n'étais pas certains des intentions de l'auteur lorsque j'ai refermé l'album et qu'il a fallu lire le résumé plus détaillé pour me faire une meilleure idée de ce que l'auteur voulait raconter, et encore je ne suis pas sûr d'avoir bien compris son message !
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Le Coeur des Amazones
Voilà un album avec lequel je me suis profondément ennuyé. Et pourtant je voulais me plonger avec délice dans l’existence des amazones et me battre à leur côté. Quelle déception au final. L’idée de départ de combiner deux mythes, les guerriers grecs à l’assaut de la ville de Troie et les légendaires amazones avait – sur le papier – aiguisé mon appétit de découvrir l’ouvrage de Christian Rossi et de Géraldine Bondi. Beau concept me direz vous et cette aventure mythologique sur un fond de guerre des sexes avait de la gueule. Je vais en faire hurler quelques-uns. Je n’ai pas apprécié le dessin. Il y a des cases qui ne sont pas achevées, elles sont restées au stade du crayonné. Pas une seule ombre. Une impression que ce n’est pas terminé. Christian Rossi réalise souvent un personnage terrible au premier abord mais l’arrière-plan est fade. C’est peut-être son style que je découvre, mais vous l’avez compris ce n’est pas ma came. Quel dommage, parce qu’esthétiquement les individus, et les arbres sont plutôt réussis. Particulièrement les femmes qui sont remarquables. Le parti pris de tout coloriser en mode sépia ocre n’était pas une bonne idée. J’attendais des pages sanguinolentes ! Cela n’a pas été le cas et c’est ma grande déception. Aucun piment dans les dialogues. Les combats sont d’une platitude remarquable. Il y a trop de moments méditatifs ou contemplatifs. Je me suis emmerdé pendant presque 160 pages. Un album vite lu et vite oublié.
Hollywood menteur
J'aurais vraiment mieux noté cette BD, non pas parce que c'est Luz qui en est l'auteur mais parce que ce film magnifique, dont elle est le récit du tournage propose un regard affuté sur des géants hollywoodiens. En fait je suis très déçu. Je crois que le dessin de Luz, habitué à la caricature, ne se prête pas au sujet. Ici pas d'humour, c'est une BD "sérieuse" et l'agencement des planches fait écho aux autres types de travail de l'auteur. Ce qui pouvait coller avec d'autres récits, ben là ça le fait pas. Du coup les planches sont brouillonnes, partent dans tous les sens. Je ne vais pas aller plus loin sauf pour dire qu'au final ce que j'ai le plus apprécié, c'est la postface de Virginie Despentes. Restons dans l'humour Mr Luz, je vous y préfère largement.
La Tête dans les étoiles
J’avoue m’être quelque peu ennuyé durant cette lecture. Bien sûr, je ne suis pas le public ciblé et sans doute un lecteur beaucoup plus jeune que moi sera plus sensible à cette histoire d’amitié mais là, je dois bien dire que j’ai tourné les pages sans envie, en me demandant juste comment l’autrice allait conclure son récit. Et c’est d’ailleurs cette conclusion qui m’a apporté le plus de satisfaction, et un peu de l’émotion que j’espérais ressentir tout du long de cette lecture. Sinon, qu’est-ce qu’on a ? Et bien des pages qui s’enchainent sur une histoire d’amitié entre deux filles très différentes, avec cette admiration de l’une d’entre elles pour la fantaisie et la créativité de l’autre. Admiration qui finira par se muer en jalousie… Puis gros twist final et tout est bien qui finit bien. Par son thème, par son ton, par sa structure très aérée, par son dessin et par la composition des planches, ce récit me semble plus adapté à un jeune public qu’à un vieux lecteur dans mon genre mais l’album fait tout de même plus de 200 pages. Accrocheront-ils sur une aussi longue distance alors qu’il faut bien admettre qu’il ne se passe pas grand-chose de trépidant ni de drôle au fil des planches ? Je ne saurais dire. Moi, je me suis en tous les cas ennuyé, d’où une note assez sévère.
Les Minettos Desperados
J'ai hésité entre 2 et 3 pour noter parce qu'il y a du bon et du moins bon dans cette Bd que j'ai lue en édition Glénat dont je trouve les couvertures plus réussies ; finalement, je suis entre les deux, disons à 2,5/5. C'est un western décapant avec des anti-héroïnes délurées à la gâchette facile et qui boivent sec en cassant ainsi l'image de la femme dans le Far West. J'aime assez l'idée de ces sortes de Calamity Jane à la petite semaine, l'ennui c'est que la seule bonne surprise ne vient que du tome 1 qui se suffit à lui-même et qui n'aurait pu rester qu'un bon one-shot. Le scénario devient ensuite beaucoup trop classique et se contente de suivre certaines conventions sans ajouter quelque chose de vraiment neuf, la seule audace vient des personnages, du coup la série a tendance à se répéter en ayant trouvé ses limites, ça tourne en rond et à la longue ça finit par lasser. Le tome 1 fait suffisamment le tour de cet univers complètement déjanté et de son ton décalé, en faisant nettement mieux que Outlaw et surtout Big Foot, 2 séries que je n'avais pas aimées, mais elle n'arrive pas à la hauteur de Trio Grande qui est bien plus explosif et anti-politiquement correct. J'aime assez le dessin, là aussi c'est bien meilleur que Outlaw et Big Foot dont les graphismes me déplaisaient énormément, ça ressemble un peu au dessin de Nicotine Goudron, en tout cas il s'accorde bien avec le ton de la bande, même si je le trouve par endroits un peu fouillis, si bien que certaines cases sont parfois difficiles à déchiffrer. Et pourtant je me méfiais du dessin de Cromwell parce que ce que j'avais vu sur Le Dernier des Mohicans avec son style peinture ne me plaisait pas, mais en feuilletant 1 album de Anita Bomba, j'ai été un peu plus rassuré. Voila donc un western à tendance humoristique, mais pas forcément drôle comme peuvent l'être Lucky Luke ou Chick Bill, c'est plutôt une impression d'ensemble et les personnages qui sont atypiques dans un western qui donnent ce sentiment, un western ni excellent ni à chier, mais qui pour moi reste en partie imparfait.
La Valise (Akileos)
Cet album dévoile une ville fortifiée sous le joug d’un Dux qui défend ses concitoyens en contrôlant les allers et venues entre sa ville et le monde extérieur. Atmosphère Berlin Est de la seconde guerre mondiale. Une passeuse ou plutôt une sorcière vend ses services au prix fort pour aider les malheureux à se soustraire à l’oppression. Voilà pour le pitch. Je vous le dis tout de go, je n’ai absolument pas accroché. Qu’est ce que je me suis ennuyé à la lecture de cet album. J’ai même failli ne pas le lire jusqu’à la fin. Il a fallu que je m’accroche. Ce n’est vraiment pas ma tasse de thé. Le rythme est lent. L’histoire est trop fantastique. Aucune profondeur. La fin tombe comme un cheveu dans la soupe. Je n’y comprends pas grand-chose. Si les auteurs voulaient faire fonctionner mon imagination, cela n’a pas fonctionné. Je ne voulais pas me résoudre à ne mettre qu’une étoile parce que le dessin est plutôt pas mal, même si pas trop fan des dessins conçus numériquement. Enfin il y a une vraie volonté de dynamiser l’accroche visuelle en multipliant le cadre des différentes planches et pour ça je mets une étoile supplémentaire.
Hit the road
A vrai dire au terme de ma lecture je ne suis pas emballé plus que ça. Le pitch en quatrième de couverture pouvait me donner envie. Une histoire de vengeance et qui plus est, ce qui semblait laisser supposer la présence d'une femme un peu fatale. Du polar dans la lignée des héros des années quarante, cinquante. Que nenni. Une histoire ancrée dans notre époque mais fort confuse. Pas de flashbacks intempestifs, un récit plutôt linéaire donc mais pour lequel j'ai eu du mal par moments à comprendre les tenants et aboutissants. Soyons honnête, j'ai même dû par moments revenir en arrière pour bien comprendre qui était qui. Non que le dessin soit à ce point illisible, peut être juste approximatif. Bref je ne conseille pas cette lecture, c'est pour moi du polar trop basique , sans véritable saveur.
M.O.R.I.A.R.T.Y
Bien que la lecture des deux premiers tomes ne fut pas pénible, je pense m’en tenir là. Le principal soucis que me cause cette série, c’est son dessin. Je ne juge pas s’il est bon ou mauvais, Stevan Subic a du talent et un style indéniable, et j’ai même plutôt tendance à l’imaginer excellent dans sa version en noir et blanc. Cependant j’ai trouvé cela illisible la plupart du temps. Les décors se reconnaissent sans soucis, mais les visages des personnages sont hyper ardus à reconnaître. La faute à un encrage trop fort selon moi. On va encore plus loin que du Tim Sale ou Robin Recht sur Totendom, c’est vraiment noir de chez noir. Et pourtant, pris individuellement, j’admire chaque membre de M.O.R.I.A.R.T.Y. De la brillante coloriste Scarlett Smulkowski dont j’ai pu remarquer le travail dans différents albums, à Stevan Subic qui planche actuellement sur un tome de Conan, aux scénaristes Fred Duval et Jean-Pierre Pécau qu’on ne présente plus. Sans oublier bien sûr le fameux Nicolas Siner qui signe les couvertures (à quand une nouvelle série de sa part avec la casquette de dessinateur ? ). Seulement, pour moi l’alchimie ne prend pas, je n’ai pas pris de plaisir à ce que je voyais. Du coup cela rend la lecture pénible alors que le scénario est déjà exigeant en soi, mais j’ai eu du mal à suivre. Comme on est plutôt dans du divertissement tendance multi-genre avec de l’uchronie, de la science-fiction, de l’action et des enquêtes, il faut que ça puisse se lire vite et bien (même si on peut s’arrêter pour admirer les planches, mais là c’est pas le cas pour moi). C’est dommage mais je fais l’impasse, pas grave, des séries sur Sherlock y en a des tas.
Polar - Shots entre amis à Cognac
Ce recueil collectif sort pour fêter les 25 ans du Festival de Cognac, qui récompense chaque année les meilleures histoires policières (notamment en BD – voir notre thème). On retrouve au programme près de trente auteurs primés ou sélectionnés par le festival… alléchant sur le papier (surtout qu’il y a quelques grands noms – voir sommaire en fin de galerie), mais j’ai un peu déchanté à la lecture. Comme souvent dans ce genre de recueil, on trouve du bon et du (beaucoup) moins bon. Proposer une intrigue intéressante et bien construite en 4-6 pages est un exercice contraignant, et le résultat est souvent décevant : histoires simplistes, personnages sans profondeur, dénouements expédiés… les 3 dernières histoires remontent un peu le niveau, et m’ont presque fait mettre un 3/5 un peu généreux, mais globalement je reste une impression plutôt « bof ». Voilà, j’ai vraiment eu l’impression de lire un travail de commande, sans réelle passion de la part des contributeurs… Un album à réserver selon moi aux inconditionnels du genre, ou aux complétistes des auteurs.
Le Cimetière des âmes
Premier album de la nouvelle collection Grindhouse de Glénat que je lis, et franchement je ne suis pas impressionné. Le sujet de départ m'intriguait, mais très vite je me suis ennuyé. Le rythme est trop lent, l'histoire avance mollement et aucun personnages n'est attachant. C'est simple, le récit m'a tellement ennuyé que j'ai fini par oublier des trucs que je venais juste de lire ! J'ai eu l'impression de lire une version poussive de La Ligue des gentlemen extraordinaires, une série qui ne m'a jamais vraiment attiré. Le dessin est correct sans plus. C'est le style qu'on retrouve souvent dans les comics modernes et que je trouve froid et sans personnalité. Vu que le dessinateur est italien, cela ne m'étonnerait pas qu'il sorte d'un studio où tout le monde doit dessiner dans le même style.
Béatrice (Mertens)
J'ai l'impression d'être passé à coté de ce one-shot. Bon, je suis d'accord avec les autres posteurs au sujet du dessin qui est superbe. Les cases sont grandes, donc on peu admirer le style du dessinateur et je l'ai bien aimé. Toutefois, je ne lis pas une bande dessinée uniquement pour son dessin, le scénario est important pour moi. Or, je dois dire que je n'ai pas été touché par le récit et que j'ai été même indifférent. Je comprends pourquoi d'autres lecteurs trouvent cette histoire touchante, ce qui arrive à l’héroïne est poétique. Sauf que voilà je n'ai rien ressenti durant ma lecture hormis l'ennui. Je dois dire que je n'étais pas certains des intentions de l'auteur lorsque j'ai refermé l'album et qu'il a fallu lire le résumé plus détaillé pour me faire une meilleure idée de ce que l'auteur voulait raconter, et encore je ne suis pas sûr d'avoir bien compris son message !