Connectez-vous pour cacher cette bannière publicitaire.

La Valise (Akileos)

Note: 3.5/5
(3.5/5 pour 4 avis)

Pour lutter contre le Grand Fléau, le Dux a fermé les portes de la Cité et imposé un régime autoritaire. Pour les personnes désireuses de rejoindre la faction rebelle de l’Extra-Muros, la seule solution est Cléophée et sa valise magique. Mais tout à un coût...


Akileos Derrière les murs

Les frontières de la Cité sont fermées. Les Ombres au service du Dux écrasent à loisir ceux qui s’opposent au régime, et les habitants doivent plier ou mourir. Cléophée, passeuse et sorcière, profite de la situation et utilise sa Valise extraordinaire pour aider ceux qui le souhaitent à quitter la ville… contre rétribution. Pour chaque âme passant le Mur, Cléophée prélèvera sept années de vie. Dans son manoir surplombant la vallée, Cléophée joue double-jeu auprès du régime du dictateur tout en nourrissant sa magie de la vie prélevée aux fugitifs. Mais un soir, un membre de la résistance vient à sa rencontre avec une requête inusuelle : les aider à franchir la frontière dans l’autre sens, pour pénétrer dans la Cité. (Texte éditeur)

Scénaristes
Dessinateurs
Coloriste
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution Janvier 2018
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série La Valise (Akileos)
Les notes (4)
Cliquez pour lire les avis

23/02/2018 | Bouriket
Modifier


Par karibou
Note: 4/5

Epaté par ce 1er album de jeune trio d'auteurs, carré dans les graphismes et le scénario. De bon augre pour l'avenir. La couverture dans les tons gothique / anées 30 est splendide, 1 bon twist en milieu de lecture qui évite de faire traîner l'intrigue en longueur, un personnage froid et intriguant mais passionant (pour ceux qui affectionnent ces personnages aux intentions troubles, comme le Collectionneur de Toppi par exemple) et une chouette idée de carnet d'investigation clotûrant la fin. Que vouloir de plus ? Ouvrage de qualité, pages bien épaisses. Lu avec une bande-son de film noir, c'est top.

05/07/2018 (modifier)
Par Erik
Note: 4/5
L'avatar du posteur Erik

Cela pourrait être le titre d’une chanson de la célèbre animatrice Dorothée ou de Linda de Suza pour les plus vieux lecteurs en mal de nostalgie. Qu’est ce qu’il y a donc dans la valise de cette étrange femme qui semble avoir une jeunesse éternelle ? Il faut dire que la sorcière échange ses prestations de télétransfert par des unités de temps qu’elle prend. Le tarif pour chaque personne est de 7 ans. Cependant, il n’y a qu’un seul débiteur. Si vous êtes trois, cela fait 21 ans pris instantanément à une personne. Ainsi un bébé de 1 an se retrouve avoir subitement 22 ans. Il ne vaut mieux pas être un grand groupe car quand c’est de l’ordre de la cinquantaine d’années à récupérer, on peut très vite prendre un sacré coup de vieux. Le cadre est celui d’une dictature au croisement entre Hitler et Mussolini mais avec une touche de bâtiments et de statues austères à la soviétique. Le sujet est sérieux car il s’agit d’aider les rebelles qui luttent pour la liberté. Cela me rappelle singulièrement la saga Hunger Games où notre héroïne tire à la fin non pas contre le dictateur déchu mais contre la présidente. C’est également une réflexion sur le sens de l’histoire et la prise du pouvoir. On s’interrogera également sur la nature humaine. J’ai beaucoup aimé le déroulé de ce récit qui réserve manifestement de bonnes surprises et des trouvailles assez astucieuses. Quant à la valise, elle est simplement magique dans la mesure où elle permet de se retrouver à un autre endroit ce qui est assez pratique quand on veut quitter une prison par exemple. A noter également un graphisme plutôt somptueux avec des décors à faire frémir. C’est très gothique dans l’approche mais résolument moderne et authentique sur un autre plan plus philosophique ou politique. Pour une première des auteurs, je dois dire que c’est vraiment une réussite tel un pur joyau qu’il convient de ne pas cacher dans une valise diplomatique.

27/06/2018 (modifier)
L'avatar du posteur Mac Arthur

La Valise combine deux thèmes relativement classiques en matière de bande dessinée. Le premier est celui d’une cité fermée au monde extérieur par de hauts murs. Repliée sur elle-même et, bien entendu, dirigée par un chef despotique, elle ne fait qu’attiser la soif de liberté de ses habitants. Le second est celui du passeur qui, en gage de ses services, perçoit un tribut conséquent de la part de ses clients (ici, un certain nombre d’années de vie). Combiner les deux thèmes est assez original et l’univers proposé par les auteurs offre en définitive un beau moment d’évasion. Au niveau de l’intrigue proprement dite, et bien là aussi on a droit à plusieurs ‘foyers’. D’une part, l’on se demande un peu pourquoi ces murs, pourquoi ce contrôle de la population et est-ce que les dissidents vont parvenir à leurs fins. D’autre part, le personnage de Cléophée intrigue énormément. Qui est-elle, quelle est l’étendue de ses pouvoirs, quel est son dessein véritable ? Autant de questions qui tiennent le lecteur en éveil. Avec autant d’éléments intéressants, il était difficile de tout développer avec une égale importance. Et c’est peut-être là que le bât blesse un peu. Certains aspects de l’intrigue sont survolés. Quelques rebondissements sont expédiés. Quelques personnages ne sont pas assez développés à mon goût. Pourtant, j’ai bien aimé cet album. Son style graphique accrocheur et sa colorisation soignée y sont sans doute pour une bonne part, mais pas que ! Il y a vraiment beaucoup de matière et plus d’une bonne idée. Comme Bouriket, je ne crois pas que l’épilogue était vraiment nécessaire. Une fin plus ouverte et plus ambigüe n’ait pas eu l’heur de me déplaire. Ceci dit, ce final tient la route et est parfaitement cohérent avec l’évolution des personnages. Pas mal du tout, en somme… même si j’aurais aimé que le scénario s’attarde un peu plus sur certains éléments.

27/02/2018 (modifier)
Par Bouriket
Note: 3/5 Coups de coeur expiré
L'avatar du posteur Bouriket

La Valise arrive comme un petit OVNI dans le monde de la bd en ce début d’année. Tout d’abord, l’objet est beau : un format Comic Book agréable, une couverture réussie à tous les niveaux... On ne peut qu’être happé par le livre. Sur la forme : la Valise possède une forte personnalité graphique. Car design travaillé, découpage dynamique et utilisation de la couleur qui épouse merveilleusement le rythme du récit. Un beau cahier bonus à la fin montre que le background a été creusé. Sur le fond : impossible de ne pas voir certaines allusions à la seconde guerre mondiale. Néanmoins, on évite ici une morale platement manichéenne, et c’est heureux. Cela amène plusieurs questions, certaines très générales (je reste dans le vague pour ne pas spolier) d’autres spécifiques à l’histoire (sur le rôle et le positionnement de la passeuse). Sans rien dévoiler, j’ai trouvé dommage la prise de position de l’épilogue, quand l’histoire elle même ne choisissait pas son camp. C’est un choix que je trouve contestable même s’il peut s’expliquer. Le personnage de la passeuse, au vu de son histoire et de ses caractéristiques pourrait être développé sur plusieurs tomes mais cela ne semble pas devoir être le cas, que ce soit par peur de la redondance ou simplement par envie de faire autre chose. Pour un coup d’essai, le sympathique trio de jeunes auteurs impose sa griffe. Gageons que le prochain projet sera tout aussi réussi. Après moult hésitations je note 3/5 et « coup de cœur ». C’est VRAIMENT pas mal, mais je n’ai pas le déclic du franchement bien. Néanmoins, le soin apporté à l’œuvre et l’audace scénaristique et graphique ne me laissent pas indifférent. A noter que la bd est inspirée d’un (très) court métrage réalisé par la même équipe.

23/02/2018 (modifier)