Mourir sur Seine

Note: 2.5/5
(2.5/5 pour 2 avis)

En marge de l’Armada de Rouen, un tueur s’acharne sur des marins tatoués. Une journaliste enquête sur une étonnante et retorse machination.


La Normandie Petit à Petit

Dans les années 80, par une journée d’octobre, un père apprend à sa fille à faire de la plongée sous-marine dans l’estuaire de la Seine, à proximité du pont de Tancarville. L’expérience est concluante, mais quand les deux plongeurs remontent, ils ne trouvent plus la mère de famille. Ils se rhabillent, pensant qu’elle est partie se promener. Ils entendent alors des coups de feu et découvrent un peu plus loin le corps de leur femme et maman, tuée d’une balle. Vingt-cinq ans plus tard, l’estuaire de la Seine accueille un évènement maritime qui fait s’amasser le public venu en nombre sur les berges du fleuve : une armada des plus beaux bateaux du monde. Un marin fait même sensation en plongeant depuis le haut d’un majestueux voilier mexicain, le Cuauhtémoc. Aquileras fêtera son exploit le soir même dans un bar de Rouen, avec ses camarades. Mais le lendemain, 10 juillet, son corps est retrouvé sur les quais, devant le Cuauhtémoc, poignardé. Or les médecins légistes notent des détails et des incohérences incompréhensibles : un tatouage de son dos a été brûlé au fer rouge, et l’horaire de sa mort ne coïncide pas avec celui de la dégradation du corps. En bref, il semble qu’Aquileras fut encore vivant 3h après avoir reçu le coup de poignard en plein cœur. Les policiers enquêtent, ainsi qu’une jeune et ambitieuse journaliste prénommée Maline…

Scénariste
Auteur oeuvre originale
Dessinateur
Editeur
Genre / Public / Type
Date de parution 05 Octobre 2018
Statut histoire Série terminée 2 tomes parus
Couverture de la série Mourir sur Seine
Les notes (2)
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10/02/2019 | Erik
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L'avatar du posteur Mac Arthur

Emballé par Nymphéas noirs, j’ai été naturellement attiré par cette autre adaptation d’un roman de Michel Bussi, dont la première partie est d’ailleurs parue à la même époque que lesdits nymphéas (trois mois plus tôt pour être précis). Et honnêtement, la comparaison n’est pas flatteuse pour ce « Mourir sur Seine ». Déjà la qualité de l’intrigue imaginée par Michel Bussi est un cran au-dessous. Mourir sur Seine vaut finalement plus pour son cadre que pour son récit policier. J’ai trouvé ce dernier trop improbable par moments et trop prévisible à d’autres… en fait, je n’ai jamais été captivé, ni même surpris. Ensuite, les personnages principaux me sont apparus que fort peu charismatiques, à commencer par Maline à qui j’ai rapidement eu principalement envie de foutre des baffes. Enfin, le dessin est quand même assez maladroit. Si Salvo s’en sort encore honorablement sur le premier tome (on va pas comparer avec Didier Cassegrain, on n’est pas dans la même catégorie), nous livrant des planches dans lesquelles on sent qu’il s’est pleinement investi, le deuxième tome déçoit tant ces mêmes planches semblent avoir été réalisées dans l’urgence. Le trait devient à l’occasion franchement grossier, les perspectives sont parfois étranges et les décors sont de plus en plus chiches. Reste la très bonne idée de ce diptyque : le découpage en multiples chapitres, chacun introduit via un extrait du roman original illustré par des photographies ou des dessins en rapport direct. C’est le seul aspect que j’ai réellement apprécié… mais celui-là je l’ai vraiment bien apprécié. Une déception, donc, à tous niveaux sinon cet emploi judicieux du texte original pour ouvrir les différents chapitres du récit.

07/08/2019 (modifier)
Par Erik
Note: 3/5
L'avatar du posteur Erik

Première bonne nouvelle : les éditions Petit à Petit existent encore. Avec la quantité que je lis, je n'avais pas lu depuis un très long moment une oeuvre issue de cet éditeur au point de me poser des questions. Seconde nouvelle : il s'agit d'un polar de Michel Bussi qui est adapté en bd et qui ne fera que deux parties. C'est une affaire assez complexe à suivre mais qui est plutôt intéressante à suivre avec toutes ces pistes. Troisième nouvelle: 75 pages au lieu des 48 habituelles ce qui fait prolonger le plaisir de la lecture et sans être forcément plus cher à l'achat. C'est dense mais bien écrit. Dernière nouvelle : Pour une première bd, le dessinateur Salvo se débrouille plutôt très bien dans ce style réaliste ayant pour thème les bords de la Seine. Au final, que de bonnes nouvelles !

10/02/2019 (modifier)