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Mécanique céleste

Note: 3.33/5
(3.33/5 pour 3 avis)

Dans une France post-apocalyptique, la cité agricole de Pan va mettre son destin entre les mains d'Aster et de la Mécanique céleste.


Après l'apocalypse...

Dans un monde post-apocalyptique – non loin de la ville de Fontainebleau (!) - Aster survit en marge de la cité agricole de Pan, avec l'aide de son ami Wallis. L'équilibre fragile de la communauté bascule à l'arrivée d'un émissaire de la puissante république militaire de Fortuna, qui exige le rattachement de Pan à Fortuna ainsi qu'un tribut de nourriture sous peine d'envahir leur cité par la force. Dos au mur, les habitants de Pan s'en remettent à la mystérieuse Mécanique Céleste pour arbitrer leur destin... Leur surprise sera de taille lorsqu'ils découvriront que l'avenir de leur cité va se jouer à... la balle au prisonnier !

Scénariste
Dessinateur
Coloriste
Editeur / Collection
Genre / Public / Type
Date de parution 27 Septembre 2019
Statut histoire One shot 1 tome paru
Couverture de la série Mécanique céleste
Les notes (3)
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12/10/2019 | Guillaume.M
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L'avatar du posteur Noirdésir

Merwan développe ici un univers post-apocalyptique relativement original – même si certaines influences pointent. Tout se passe près de Fontainebleau, dans une quarantaine d’années. Comme souvent dans ces histoires, tout est affaire de dosage au niveau des changements intervenus en peu de temps – ici Merwan reste relativement crédible. Nous suivons en début d’album deux personnages dans leur maraude, à la recherche d’objets et de restes de la société ancienne (outils, armes, etc.) à monnayer. Cela nous permet de visiter ce décor où l’on reconnait notre société, mais détruite ou recouverte par les eaux. Puis, une relance, avec l’apparition d’autres groupes venus d’ailleurs, ayant évolué de façon différente depuis la « rupture ». Et là, Merwan m’a surpris, puisque c’est au travers d’une partie de « balle aux prisonniers » (oui oui, vous avez bien lu !) que les groupes vont s’affronter ! Pourquoi pas ? C’est juste que j’ai trouvé les différentes parties un peu trop longues, au détriment du développement de l’intrigue et des explications plus importantes sur les différentes sociétés qui s’opposent. Quant aux parties de balle aux prisonniers qui se succèdent, au point d'occuper tout l'espace de l'album, elles sortent rapidement du cadre connu, pour se transformer en batailles rangées, où presque tout semble permis. Les scènes d’actions dominent donc largement, avec certaines actions au ralenti, comme dans certains mangas (je ne suis pas fan de ce genre de truc). Un album qui se laisse lire. Mais qui m’a laissé sur ma faim, puisqu’il finit par ne plus être qu’une longue partie de cache cache avec bagarres à gogo, au détriment du développement d’un univers et d’une intrigue plus étoffés.

20/09/2020 (modifier)
Par Sloane
Note: 4/5
L'avatar du posteur Sloane

Personnellement j'ai beaucoup apprécié cette BD, je n'analyse pas vraiment pourquoi, mais c'est sans doute en grande partie grâce à l'originalité de la chose. Je n'ai pas comme le posteur précédent pensé à "Hunger Games", film pour ados dont j'ai vu le premier volet cinématographique, et dont je garde le souvenir d'un truc gentillet avec un méchant, Donald Sutherland, sublime acteur, mais qui ici en fait des caisses. Je crois que c'est le graphisme qui m'a accroché en premier, et pourtant il n'est pas spécialement dans ma zone de confort, pourtant les planches dégagent une énergie folle, trépidante sans que le lecteur ne frôle la crise d’épilepsie. Il se dégage du dessin et surtout de la colorisation une ambiance chaude voire chaleureuse, le trait est précis et dynamique. Le scénario est finalement assez classique (David contre Goliath), mais cette idée de régler les problèmes en jouant à la balle au camp, pour naïve qu'elle soit, m'a beaucoup plu. Une BD qui ne va pas révolutionner le genre, mais distrayante, qui m'a procuré un agréable moment de lecture.

24/02/2020 (modifier)
L'avatar du posteur Guillaume.M

En lisant « Mécanique céleste » j’ai immédiatement pensé aux films/livres « Hunger Games ». Le pitch est en effet assez similaire : une jeune fille va se retrouver propulsée dans une arène pour sauver sa communauté dans un monde post-apocalyptique avec ses propres traditions et croyances. Univers, personnages, structure sociale, entre autres, sont très proches. Pas de battle royale cette fois, mais un affrontement à la… balle au prisonnier, entre la Cité agricole de Pan, rurale et pauvre, et Fortuna, nation dominante vivant dans l’opulence, malgré les circonstances. Ce choix a de quoi surprendre mais l’originalité est du coup au rendez-vous. Jouer le destin d’une cité, voire du monde, sur un affrontement sportif n’est pas très crédible me direz-vous… et bien pourquoi pas finalement ? Cela fait des millénaires que des destins d’hommes, de femmes, de villes et de royaumes se jouent dans les arènes sportives, où le peuple s’agglutine pour vivre des émotions plus ou moins fortes et souvent oublier son quotidien morose. Juvénal ne disait-il pas panem et circenses, ou du pain et des jeux, pour dénoncer le contrôle exercé sur le peuple par les empereurs romains ? L’histoire est plutôt bien construite et les personnages attachants. Cela dit, la fin est aisément devinable et Aster incarne une personnalité et un rôle déjà vu et revu dans de nombreuses œuvres, que ce soit au cinéma, dans la littérature ou ailleurs. La lecture n’en demeure pas moins agréable et fluide. Les parties de balle au prisonnier sont quant à elles bien dosées et rythmées. Le trait est vivant et immersif. Merwan alterne des planches plus classiques avec des séquences d’actions utilisant des gros plans cinématographiques et quelques pleines pages de fort belle facture. Je serai plus réservé sur le choix des couleurs, que je trouve un peu ternes. Il faut toutefois admettre que le tout colle bien à l’histoire et donne une identité graphique intéressante et aisément identifiable à l’album. « Mécanique céleste » ne révolutionnera pas la bande dessinée de science-fiction. Comme Aiôn de la collection « Visions du futur », l’album se lit bien et contient de bonnes idées et une atmosphère prenante. Il manque malheureusement un petit quelque chose pour le faire passer au niveau supérieur. Note réelle : 3.25/5

12/10/2019 (modifier)