Pour le dessin, les couleurs, c'est bien fait.
Les personnages sont intéressants, j'aime bien "lotte"avec son vécu d'alcoolique, le légiste son confident. L'univers avec un complot au plus haut niveau, intéressante.
Par contre, j'ai beaucoup de mal avec cette volonté de vouloir absolument faire rentrer dans le cadre du mode réel une histoire fictive. Les références continuelles à Fritz Lang mais aussi à pleins d'auteurs, avec l'évidence absolue qui coule de source à chaque fois que cela est cité.
On se croit dans la série TV FRINGE ou c'est tellement évident pour les protagoniste, que c'en est pompeux.
Malgré l'effort d'explication, de référence, la conclusion des raisonnements de tiennent pas la route.
On peut cependant saluer l'effort de recherche du scénariste PECAU, qui m'a permis entre autre de découvrir Fritz Lang (par mes lectures sur internet).
Par contre je n'adhère pas à ce genre, pas pour moi.
J’ai trouvé les auteurs peu inspirés par cette thématique. Les gags se présentent souvent de la même manière, avec les trois quarts de la planche occupée par l’aspect « éducatif » (explication sur le mode de fabrication, anecdote sur sa découverte, précision quant aux vertus du chocolat, etc) puis un petit gag souvent amené à la rame pour apporter une note amusante.
Au début du concept des Fondus, chaque personnage répondait à un stéréotype, ce qui permettait de varier un peu les gags. Ici, l’espace est principalement squatté par un personnage et les gags deviennent très répétitifs et très plats.
Le dessin de Bloz, lui, est conforme aux attentes.
A réserver à un jeune public pour en apprendre un peu sur le chocolat au travers de gags faciles. Mais bon, c’est quand même loin d’être un indispensable.
J'ai hésité à mettre une étoile. Finalement j'ai mis 2 étoiles parce que le sujet est cool et que je l'aime bien. En dehors de cette accroche personnelle avec le sujet, il n'y a pour moi pas grand chose à sauver.
Le dessin est médiocre et surtout sans aucune imagination graphique. Mais vraiment aucune. Mention spéciale aux "personnages du futurs" désignés à la matrix totalement ridicules. Par ailleurs les personnages sont tous sans intérêts et absolument pas attachants, lisses et non travaillés.
Enfin et surtout, c'est là le plus grave, le sujet est au fond pas ou peu traité et bien trop laborieux. La superposition des trames est pourtant très sympa et pourraient fonctionner à merveille mais au fond il n'y a pas d'histoire et les dialogues sont les mêmes sur les 48 pages constituant chaque tome...
Une bd sans grande saveur malgré un thème passionnant.
Voilà un one-shot plutôt glauque et surtout avec une narration assez décousue. Au scénario Hernan Migoya et au dessin, Bernardo Munoz et Diego Olmos. Ils nous délivrent une vision très torturée de la guerre civile espagnole. Cette tragédie commence par le viol d'une bonne sœur qui après avoir erré dans les rues va trouver l'occasion de se venger en s'engageant dans l'armée en se faisant passer pour un homme.
Le début de l'histoire est assez glauque avec ce viol, la chute de la statue du Christ et la présence d'un bébé mort-né. Le dessin n'est pas fabuleux avec des visages assez inexpressifs, comme lisses.
Ce qui avant tout pose problème c'est la narration, ainsi notre héroïne se retrouve avec un œil crevé (par qui? pourquoi?). De même quid de sa transformation en homme, si ça ce n'est pas de l'ellipse. Facilité également, comment l'héroïne devenue héros fait-il pour retrouver ses anciens violeurs en plein milieu de la campagne de Russie par les Allemands? Peut-être le format de 58 pages est-il trop court et réducteur pour cette histoire qui aurait mérité plus de s'appesantir sur certains aspects à mon sens essentiels.
Habituellement les Éditions du long bec sont gages de qualité, ici ce n'est pas le cas d'où la sévérité de ma note. Heureusement une BD acheté d'occasion.
Manifestement, cette série est truffée de références SF qui m’ont complètement échappé. Cela n’est pas une surprise puisque je suis loin d’être un spécialiste du genre. Toutefois, mon inculture en la matière ne m’aura pas permis de m’acculturer à cette bd feuilletonesque. Faisant fi des référents, j’ai trouvé l’ensemble d’une platitude extrême. Le récit semble improvisé au fil des tomes. D’ailleurs, il semblerait que le 4e opus n’était pas le dernier. Mais l’auteur a préféré arrêter les frais (ou bien l’éditeur ?). Côté dessin, j’aime bien les dégradés de gris mais le dessin en soi fait preuve d’amateurisme.
Tout cela me fait dire que cette bd est destinée aux initiés, voire à l’élu robotisé (et son toutou cybernétique bien entendu).
Six contes ventilés en trois tomes. Chaque conte est indépendant des autres. Une constante : une frontière floue entre rêve et réalité.
Contrairement à d’autres lecteurs, l’opus qui m’a le plus intéressé, tant d’un point de vue narratif que graphique, est le premier. C’est du Vanoli pur jus. Le second m’a été plus hermétique dans sa construction, même si le coup de pinceau de l’auteur est toujours bien reconnaissable. Quant aux troisième, le trait se délite, tout comme les histoires qui présentent bien peu d’intérêt selon moi. A noter que la voix off est omniprésente avec un phrasé bien tourné mais qui nécessite toute l’attention du lecteur. Si vous voulez une bd pas prise de tête avant de dormir, ce n’est pas la plus indiquée.
Une curiosité à lire, mais qui s’oublie assez vite. Pas un indispensable, loin s’en faut.
Cet album, qui est le 14ème de la collection Explora est une biographie assez partiale de la vie du prince de Monaco. Pourquoi partiale me direz-vous ? Eh bien, alors que les autres albums proposent de découvrir la vie de grands explorateurs connus tels que Marco Polo, Charles Darwin, etc., celui-ci a été réalisé avec le concours d’éminentes personnalités de la principauté de Monaco dont l’actuel prince régnant qui signe la préface. Il n’est donc pas étonnant de découvrir un prince à la conduite en tous points exemplaire et ayant un nombre impressionnant de qualités : excellent navigateur, scientifique, pacifiste, mécène, anti-esclavagiste, défenseur de la cause animale, défenseur de Dreyfus...
Ce parti pris de vouloir montrer un prince exemplaire nuit à la qualité scénaristique de l’album car cela déshumanise grandement le prince navigateur dont la vie privée n’est que très partiellement évoquée. Il aurait sans doute mieux valu ne pas l’évoquer du tout car on se demande comment un homme si parfait voit partir son épouse enceinte quasi sans broncher et ne rencontre son fils que lorsque celui-ci a huit ans. Ces deux brèves scènes familiales sont trop courtes et trop peu expliquées pour que l’on puisse apprécier leur intérêt dans la vie du prince.
L’album reprend essentiellement une juxtaposition de plusieurs dizaines d’expéditions du prince qui chacune fait l’objet d’une ou deux pages environ, ce qui donne davantage l’impression d’être face à une liste à la Prévert plutôt que devant un récit cohérent. Une expédition est à peine finie que l’on passe à une autre sans qu’il y ait nécessairement de lien entre celles-ci. Le scénariste, qui semble avoir voulu faire le catalogue complet de toutes les expéditions du prince, aurait sans doute mieux fait de se limiter aux principales en les développant davantage.
Vous l’aurez compris, le scénario est assez faible. Par contre, le dessin est classique mais excellent : paysages, voiliers, animaux marins, tout est superbe à l’exception des visages un peu figés. Au final, je mets 2/5 pour cet album car, pour moi, l’importance d’un scénario prime largement sur le dessin et la lecture de cet album m’a franchement ennuyé.
Suite à la lecture du 1er tome, alors, je rejoins les personnes qui reconnaissent la qualité graphique.... J'ai adoré !
Mais coté scénario, c'est d'un manque d'originalité, pas de surprise, pas de véritable enquête, rien !
Je suis moyennement convaincu par cet album de Larcenet. Je savais que le bougre était capable de changer de style et ce de manière grandiose Blast ou Le Rapport de Brodeck et ici aussi il nous fait montre de ce talent.
Pour autant j'ai trouvé l'ensemble répétitif, voir le gag de l'armoire à pharmacie qu'il ingurgite régulièrement, au bout de la deuxième fois ça me fait plus rire. Des passages où j'ai souri mais globalement ça n'a jamais été la grosse rigolade. Certaines situations sur le "star-système" sont plutôt bien vues.
Si l'ensemble se laisse lire sans problème il ne me laissera pas un souvenir impérissable.
Une note moyenne sans plus.
Avant même que certaines âmes égarées lisent cet avis, la note va parler d'elle-même. "Ouais bof quoi, le DJAITDJAIT il a pas aimé".
Mais venez, entrez, prenez le temps de lire l'avis plutôt nuancé que ce sombre chroniqueur du dimanche a rédigé pour expliquer cette notation légère....
Le postulat est d'entrée de jeu fort plaisant. Construit comme un Shonen à la française par Merwan, la série s'intitulait "Pankat" et devait tenir en 3 tomes.
Pour on ne sait quelles raisons obscures (probablement commerciales), le second et troisième tome ne sortiront jamais à l'unité. Une refonte en intégrale incluant ces deux chapitres ainsi qu'un prologue sous le nom actuel de "Fausse Garde" fait alors surface (par deux fois étant donné qu'une réédition avec couverture inédite vient d'émerger en 2020).
La première partie est savoureuse.... Dans une cité verticale intemporelle et à forte influence orientale se déroule un tournoi de boxe vers lequel tous les regards sont tournés. Notre héros, Mané, débarque de sa région natale pour tenter sa chance et intégrer la prestigieuse équipe du mentor Eiam.
Sans un kopeck en poche, il sympathise également avec un brigand au passé trouble, Fessat. Sa quête va être constamment tiraillée entre ces deux choix de vie que tout oppose....
Avec un graphisme clair oscillant entre le shonen et des décors travaillés (la cité d'Irap est juste magnifique), Fausse Garde frappe fort et devient rapidement attractif même si on reste en terrain relativement connu. Le héros blond a un petit air de Naruto et contraste avec les couleurs locales. On serait même resté sous le charme tout le long de ses périples sans quelques petits détails gênants...
Pour un récit axé principalement sur les combats, ils ne sont guère fluides ou découpés et en deviennent même souvent illisibles ou succincts. Par ailleurs les dessins semblent moins travaillés dès le second tome (est-ce lié aux problèmes d'édition de cette oeuvre ?) sans que ce ne soit un véritable handicap mais on ne retrouvera plus le charme originel.
Et enfin la conclusion ne me parait pas à la hauteur. J'apprécie pourtant les fins abruptes lorsque le scénario l'impose mais ai ici plus ressenti un sentiment de "il est temps de passer à autre chose" pas forcément des plus nécessaires et encore moins satisfaisants.
Dommage car Fausse Garde est loin d'être désagréable mais manque finalement cruellement d'ambitions.
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Le Testament du docteur M
Pour le dessin, les couleurs, c'est bien fait. Les personnages sont intéressants, j'aime bien "lotte"avec son vécu d'alcoolique, le légiste son confident. L'univers avec un complot au plus haut niveau, intéressante. Par contre, j'ai beaucoup de mal avec cette volonté de vouloir absolument faire rentrer dans le cadre du mode réel une histoire fictive. Les références continuelles à Fritz Lang mais aussi à pleins d'auteurs, avec l'évidence absolue qui coule de source à chaque fois que cela est cité. On se croit dans la série TV FRINGE ou c'est tellement évident pour les protagoniste, que c'en est pompeux. Malgré l'effort d'explication, de référence, la conclusion des raisonnements de tiennent pas la route. On peut cependant saluer l'effort de recherche du scénariste PECAU, qui m'a permis entre autre de découvrir Fritz Lang (par mes lectures sur internet). Par contre je n'adhère pas à ce genre, pas pour moi.
Les Fondus du chocolat
J’ai trouvé les auteurs peu inspirés par cette thématique. Les gags se présentent souvent de la même manière, avec les trois quarts de la planche occupée par l’aspect « éducatif » (explication sur le mode de fabrication, anecdote sur sa découverte, précision quant aux vertus du chocolat, etc) puis un petit gag souvent amené à la rame pour apporter une note amusante. Au début du concept des Fondus, chaque personnage répondait à un stéréotype, ce qui permettait de varier un peu les gags. Ici, l’espace est principalement squatté par un personnage et les gags deviennent très répétitifs et très plats. Le dessin de Bloz, lui, est conforme aux attentes. A réserver à un jeune public pour en apprendre un peu sur le chocolat au travers de gags faciles. Mais bon, c’est quand même loin d’être un indispensable.
Paradoxes
J'ai hésité à mettre une étoile. Finalement j'ai mis 2 étoiles parce que le sujet est cool et que je l'aime bien. En dehors de cette accroche personnelle avec le sujet, il n'y a pour moi pas grand chose à sauver. Le dessin est médiocre et surtout sans aucune imagination graphique. Mais vraiment aucune. Mention spéciale aux "personnages du futurs" désignés à la matrix totalement ridicules. Par ailleurs les personnages sont tous sans intérêts et absolument pas attachants, lisses et non travaillés. Enfin et surtout, c'est là le plus grave, le sujet est au fond pas ou peu traité et bien trop laborieux. La superposition des trames est pourtant très sympa et pourraient fonctionner à merveille mais au fond il n'y a pas d'histoire et les dialogues sont les mêmes sur les 48 pages constituant chaque tome... Une bd sans grande saveur malgré un thème passionnant.
Divine vengeance
Voilà un one-shot plutôt glauque et surtout avec une narration assez décousue. Au scénario Hernan Migoya et au dessin, Bernardo Munoz et Diego Olmos. Ils nous délivrent une vision très torturée de la guerre civile espagnole. Cette tragédie commence par le viol d'une bonne sœur qui après avoir erré dans les rues va trouver l'occasion de se venger en s'engageant dans l'armée en se faisant passer pour un homme. Le début de l'histoire est assez glauque avec ce viol, la chute de la statue du Christ et la présence d'un bébé mort-né. Le dessin n'est pas fabuleux avec des visages assez inexpressifs, comme lisses. Ce qui avant tout pose problème c'est la narration, ainsi notre héroïne se retrouve avec un œil crevé (par qui? pourquoi?). De même quid de sa transformation en homme, si ça ce n'est pas de l'ellipse. Facilité également, comment l'héroïne devenue héros fait-il pour retrouver ses anciens violeurs en plein milieu de la campagne de Russie par les Allemands? Peut-être le format de 58 pages est-il trop court et réducteur pour cette histoire qui aurait mérité plus de s'appesantir sur certains aspects à mon sens essentiels. Habituellement les Éditions du long bec sont gages de qualité, ici ce n'est pas le cas d'où la sévérité de ma note. Heureusement une BD acheté d'occasion.
Sombres ténèbres
Manifestement, cette série est truffée de références SF qui m’ont complètement échappé. Cela n’est pas une surprise puisque je suis loin d’être un spécialiste du genre. Toutefois, mon inculture en la matière ne m’aura pas permis de m’acculturer à cette bd feuilletonesque. Faisant fi des référents, j’ai trouvé l’ensemble d’une platitude extrême. Le récit semble improvisé au fil des tomes. D’ailleurs, il semblerait que le 4e opus n’était pas le dernier. Mais l’auteur a préféré arrêter les frais (ou bien l’éditeur ?). Côté dessin, j’aime bien les dégradés de gris mais le dessin en soi fait preuve d’amateurisme. Tout cela me fait dire que cette bd est destinée aux initiés, voire à l’élu robotisé (et son toutou cybernétique bien entendu).
Contes de la désolation
Six contes ventilés en trois tomes. Chaque conte est indépendant des autres. Une constante : une frontière floue entre rêve et réalité. Contrairement à d’autres lecteurs, l’opus qui m’a le plus intéressé, tant d’un point de vue narratif que graphique, est le premier. C’est du Vanoli pur jus. Le second m’a été plus hermétique dans sa construction, même si le coup de pinceau de l’auteur est toujours bien reconnaissable. Quant aux troisième, le trait se délite, tout comme les histoires qui présentent bien peu d’intérêt selon moi. A noter que la voix off est omniprésente avec un phrasé bien tourné mais qui nécessite toute l’attention du lecteur. Si vous voulez une bd pas prise de tête avant de dormir, ce n’est pas la plus indiquée. Une curiosité à lire, mais qui s’oublie assez vite. Pas un indispensable, loin s’en faut.
Albert Ier de Monaco - Le Prince explorateur
Cet album, qui est le 14ème de la collection Explora est une biographie assez partiale de la vie du prince de Monaco. Pourquoi partiale me direz-vous ? Eh bien, alors que les autres albums proposent de découvrir la vie de grands explorateurs connus tels que Marco Polo, Charles Darwin, etc., celui-ci a été réalisé avec le concours d’éminentes personnalités de la principauté de Monaco dont l’actuel prince régnant qui signe la préface. Il n’est donc pas étonnant de découvrir un prince à la conduite en tous points exemplaire et ayant un nombre impressionnant de qualités : excellent navigateur, scientifique, pacifiste, mécène, anti-esclavagiste, défenseur de la cause animale, défenseur de Dreyfus... Ce parti pris de vouloir montrer un prince exemplaire nuit à la qualité scénaristique de l’album car cela déshumanise grandement le prince navigateur dont la vie privée n’est que très partiellement évoquée. Il aurait sans doute mieux valu ne pas l’évoquer du tout car on se demande comment un homme si parfait voit partir son épouse enceinte quasi sans broncher et ne rencontre son fils que lorsque celui-ci a huit ans. Ces deux brèves scènes familiales sont trop courtes et trop peu expliquées pour que l’on puisse apprécier leur intérêt dans la vie du prince. L’album reprend essentiellement une juxtaposition de plusieurs dizaines d’expéditions du prince qui chacune fait l’objet d’une ou deux pages environ, ce qui donne davantage l’impression d’être face à une liste à la Prévert plutôt que devant un récit cohérent. Une expédition est à peine finie que l’on passe à une autre sans qu’il y ait nécessairement de lien entre celles-ci. Le scénariste, qui semble avoir voulu faire le catalogue complet de toutes les expéditions du prince, aurait sans doute mieux fait de se limiter aux principales en les développant davantage. Vous l’aurez compris, le scénario est assez faible. Par contre, le dessin est classique mais excellent : paysages, voiliers, animaux marins, tout est superbe à l’exception des visages un peu figés. Au final, je mets 2/5 pour cet album car, pour moi, l’importance d’un scénario prime largement sur le dessin et la lecture de cet album m’a franchement ennuyé.
Blacksad
Suite à la lecture du 1er tome, alors, je rejoins les personnes qui reconnaissent la qualité graphique.... J'ai adoré ! Mais coté scénario, c'est d'un manque d'originalité, pas de surprise, pas de véritable enquête, rien !
Thérapie de groupe
Je suis moyennement convaincu par cet album de Larcenet. Je savais que le bougre était capable de changer de style et ce de manière grandiose Blast ou Le Rapport de Brodeck et ici aussi il nous fait montre de ce talent. Pour autant j'ai trouvé l'ensemble répétitif, voir le gag de l'armoire à pharmacie qu'il ingurgite régulièrement, au bout de la deuxième fois ça me fait plus rire. Des passages où j'ai souri mais globalement ça n'a jamais été la grosse rigolade. Certaines situations sur le "star-système" sont plutôt bien vues. Si l'ensemble se laisse lire sans problème il ne me laissera pas un souvenir impérissable. Une note moyenne sans plus.
Fausse Garde (Pankat)
Avant même que certaines âmes égarées lisent cet avis, la note va parler d'elle-même. "Ouais bof quoi, le DJAITDJAIT il a pas aimé". Mais venez, entrez, prenez le temps de lire l'avis plutôt nuancé que ce sombre chroniqueur du dimanche a rédigé pour expliquer cette notation légère.... Le postulat est d'entrée de jeu fort plaisant. Construit comme un Shonen à la française par Merwan, la série s'intitulait "Pankat" et devait tenir en 3 tomes. Pour on ne sait quelles raisons obscures (probablement commerciales), le second et troisième tome ne sortiront jamais à l'unité. Une refonte en intégrale incluant ces deux chapitres ainsi qu'un prologue sous le nom actuel de "Fausse Garde" fait alors surface (par deux fois étant donné qu'une réédition avec couverture inédite vient d'émerger en 2020). La première partie est savoureuse.... Dans une cité verticale intemporelle et à forte influence orientale se déroule un tournoi de boxe vers lequel tous les regards sont tournés. Notre héros, Mané, débarque de sa région natale pour tenter sa chance et intégrer la prestigieuse équipe du mentor Eiam. Sans un kopeck en poche, il sympathise également avec un brigand au passé trouble, Fessat. Sa quête va être constamment tiraillée entre ces deux choix de vie que tout oppose.... Avec un graphisme clair oscillant entre le shonen et des décors travaillés (la cité d'Irap est juste magnifique), Fausse Garde frappe fort et devient rapidement attractif même si on reste en terrain relativement connu. Le héros blond a un petit air de Naruto et contraste avec les couleurs locales. On serait même resté sous le charme tout le long de ses périples sans quelques petits détails gênants... Pour un récit axé principalement sur les combats, ils ne sont guère fluides ou découpés et en deviennent même souvent illisibles ou succincts. Par ailleurs les dessins semblent moins travaillés dès le second tome (est-ce lié aux problèmes d'édition de cette oeuvre ?) sans que ce ne soit un véritable handicap mais on ne retrouvera plus le charme originel. Et enfin la conclusion ne me parait pas à la hauteur. J'apprécie pourtant les fins abruptes lorsque le scénario l'impose mais ai ici plus ressenti un sentiment de "il est temps de passer à autre chose" pas forcément des plus nécessaires et encore moins satisfaisants. Dommage car Fausse Garde est loin d'être désagréable mais manque finalement cruellement d'ambitions.