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Couverture de la série Le Privilège des dieux
Le Privilège des dieux

Geoffroy Monde est un auteur que j’avais découvert il y a quelques temps dans un univers d’humour plus ou moins con et absurde. J’avais vraiment bien aimé De rien, mais beaucoup moins Comment réussir. Il a depuis élargi sa palette, avec de la SF, et intègre donc cette éclectique et originale collection de cul « décalé » des Requins Marteaux, qui va finir par ressembler à Donjon Monsters, en rassemblant, pour des one-shot généralement, une flopée d’auteurs « nouveaux » et de styles très différents. Ici nous avons droit à une sorte de parodie de la mythologie grecque. Prométhée vole le feu de la connaissance, fuit l’Olympe avec son larcin, pour transmettre aux hommes cette connaissance (il faut faire vite avant que Zeus – ou plutôt Jupiter, Monde mélangeant dieux grecs et romains – et les autres dieux ne réagissent et ne l’arrêtent). Prométhée a une façon bien à lui de transmettre cette connaissance, puisqu’il le fait violemment, en « violant » hommes et femmes à tour de bras (ou de queue !), continents par continents, en quelques jours ! C’est que Prométhée est un rebelle, qui sème la graine de la révolte contre les dieux. Et les dieux doivent donc essayer de récupérer le « feu sacré » à des humains désormais méfiants vis-à-vis des dieux. Et c’est Mercure qui s’y colle, devant coucher avec tous les humains pour « récupérer » le feu sacré. Mais ça lui prend plus de temps que Prométhée, pour refaire à l’envers son « chemin ». Alors que j’ai beaucoup aimé B.O. comme un dieu sorti tout récemment dans la même collection, je reste clairement sur ma faim avec cet album, un peu foutraque (normal pour cet auteur habitué du genre), mais dans lequel Monde n’a pas su à mon goût choisir un angle d’attaque suffisamment clair et intéressant. En effet, les anachronismes (on passe de l’antiquité grecque ou far west américain en deux cases), l’absurdité ou la gratuité de certaines scènes, n’amènent pas les situations humoristiques que j’attendais. Quant à l’aspect proprement érotique, il est presque anecdotique du coup, malgré certains passages relativement explicites.

06/11/2020 (modifier)
Couverture de la série Le Client
Le Client

Mouais. Parmi mes lectures récentes, c’est le deuxième polar qui me laisse la même impression de manque. L’histoire se laisse lire, sans problème, mais ce n’est pas emballant. D’abord parce que, si le dessin est correct, je n’ai pas aimé la colorisation, à l’informatique visiblement, sans nuance, jouant sur des tons « brillants ». Pas mon truc. Ensuite parce que l’intrigue est bien trop linéaire, sans surprise ni rebondissement permettant de la densifier, de lui donner de la profondeur. Ce manque de profondeur se vérifie aussi pour ce qui est de la personnalité des protagonistes, peu creusée. Et aussi parfois peu crédible, comme ce patron mafieux de clubs et d’eros centers, qui se révèle étonnamment gentil avec celui qui l’emmerde et qui a quand même enlevé sa fille ! (je passe sur le fait qu’on voit longuement un gros plan sur sa Mercedes, alors qu’on parle d’une BMW). Intrigue linéaire donc, mais qui en plus ne nous mène pas loin, car on ne peut pas dire que ce soit passionnant… Le manque d’intérêt et de crédibilité de l’intrigue font que le happy end sonne creux, et ne relève pas un plat quelque peu insipide. Bref, un visuel qui m’attire modérément, et une histoire qui ne le fait pas beaucoup plus, c’est un album à mes yeux dispensable.

06/11/2020 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série Le Piano Oriental
Le Piano Oriental

Je ressors assez peu enthousiaste de ma lecture, ceci étant principalement dû à une narration décousue et un manque d'intérêt pour les deux histoires présentées. J'ai malheureusement eu du mal, tout au long de ma lecture, à me défaire de l'impression de lire une BD très proche de Persepolis, à travers le trait et certaines thématiques, mais en me disant que c'est tout de même moins prenant. C'est une impression faussée, j'en ai bien conscience, mais la BD ne m'a jamais fait rentrer réellement dedans. Déjà, j'ai été heurté dans ma lecture par les sautes entre les histoires, qui m'ont souvent sorties de ma lecture quelques secondes. Hors, celles-ci interviennent souvent et le rythme de lecture fut complètement cassé. D'autre part, j'ai eu peu d'intérêt à l'une des deux histoires, celle de l'invention du piano oriental. Le personnage était amusant, mais je n'ai pas réellement eu d'intérêt pour sa découverte, certes innovante mais pas non plus folle. Pour autant, l'histoire de l'auteure avec la dualité des langues et le langage qu'elle tisse entre les deux pays m'intéressait bien plus. Et pourtant, là encore ça manquait de corps et de développement, ce qui m'a frustré au final. J'aurais voulu un peu plus. Bref, la BD a beau être honnête et sympathique, elle ne m'a pas plus marquée que ça. C'est le genre que je ne suis pas plus content que ça d'avoir lu et qui va sans doute prendre la poussière dans ma bibliothèque. Il manque trop de corps à cette BD pour qu'elle m'intéresse plus que cela, et c'est dommage surtout que le dessin m'avait bien plu, avec quelque chose de comique dans son trait. A lire en bibliothèque, éventuellement.

06/11/2020 (modifier)
Par Yann135
Note: 2/5
Couverture de la série Casiers judiciaires
Casiers judiciaires

Le journal Libération a demandé à Lefred-Thouron de croquer le quotidien d’un tribunal à travers une série de gags courts (6 cases) pour les publier dans les pages du journal. Ces 2 albums sont la compilation de ces gags inspirés par la vraie vie des tribunaux dans le cadre des comparutions immédiates. Je m’attendais à vraiment mieux. Les demi pages ne sont pas très drôles, au point de ne pas vouloir finir la lecture de ces albums. Rien d’hilarant donc et peu de situations vraiment comiques. Je me réjouissais à la lecture de ces bandes dessinées, c’est raté. Au vu des faits exprimés ci-dessous, mon verdict est donc sans appel … vous pouvez passer votre chemin. Note réelle = 1,5

05/11/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
Couverture de la série Le Labyrinthe des rasoirs
Le Labyrinthe des rasoirs

Après lecture du seul avis de Pasukare et ce qui a pu être dit ici ou là sur cette BD, je m'attendais à bien pire que ce que je viens de lire. Attention cela ne veut pas dire que j'adhère aux pratiques qui nous sont présentées mais comment dire...?? Prenons les histoires qui émaillent l'ensemble. D'abord une sorte de psychopathe qui aime larder ses victimes à coups de rasoir tout en les pénétrant, ben disons que j'ai vu la même chose dans plusieurs "slashers" et des films comme la série des "Saw". Un autre grand malade prend son pied en observant de très très près sa copine qui fait caca recueillant dans ses mains le fruit de la chose. Là OK on est clairement dans le truc maladif. En fait ce n'est pas tant ce qui nous est donné à voir qui est choquant (encore une fois je pense à des polars de Mo Hayder ou autres, vous allez en trouver) mais plutôt le fait que l'auteur ait envie de mettre en avant ces situations. Outre que comme l'a dit Pasukare ce manga est assez dur à noter, je note avec perplexité que la majorité des jeunes femmes mises en scène ici sont sinon consentantes du moins pas trop rebutées par les expériences qu'elles vivent. Au final je m'attendais à lire quelque chose d'éminemment sulfureux, voire plus, je ne sais pas si le terme convient mais je reste sur ma faim. Je ne peux mettre plus de deux étoiles.

03/11/2020 (modifier)
Couverture de la série Bison Noir
Bison Noir

Une vieille série que je retrouve aussi, qui fut diffusée en petits formats à la fin des années 50, vers 1957 dans un pocket à son nom de la SFPE (Société Française de Presse Illustrée), mais dont je me souviens avoir lu des épisodes lors de rééditions au début des années 70, probablement dans un autre pocket de la SFPE, sans doute Ajax, en bande complémentaire. A cette époque, je nageais déja en plein trip western en petits formats, on en était abreuvé c'était la folie, même si mon préféré restait Tex Willer. C'est un vieux western tout à fait dans le ton des bandes de l'époque, qui jouait sur la fraternité et l'entente entre Blancs et Indiens, avec ce chef Apache qui cherche à comprendre l'homme blanc, un peu comme le fera Winnetou. C'est une vision idéalisée et un peu simpliste mais qu'il fallait colporter pour la jeunesse des années 50 ; dans cette décennie, Hollywood avait enclenché des westerns progressistes destinés à réhabiliter l'homme rouge comme la Flèche brisée ou la Porte du diable. Le dessin de Pierre Dupuis possède le charme rétro de ces vieilles bandes, c'est dessiné un peu vite fait bien fait, sans trop de fioritures, en bichromie avec des fonds de cases colorés mais sans trop de décors, c'est quand même un dessin qui avait de la gueule avec parfois une certaine application, tous les pockets western ne pouvaient pas en dire autant, mais la bande fut reprise par d'autres dessinateurs anonymes avec moins de talent et tout en noir & blanc. Pas le genre de western qu'on a envie de forcément lire de nos jours, il est daté, correspond à une époque et en plus c'est assez bavard, mais c'est bien que le Taupinambour, petit éditeur spécialisé dans les Bd oubliées et anciennes, l'ait édité en albums. Par contre je rectifie un truc : comme je n'avais pas souvenir qu'il ait paru ensuite dans Pilote, j'ai vérifié, il y a bien eu un "Bison Noir" qui est paru dès le n°1 jusqu'au n°46 en 1959, mais il s'agit d'une autre bande homonyme, adaptée d'un feuilleton radiophonique et dessinée par Lucien Nortier.

03/11/2020 (modifier)
Couverture de la série Ténébrax
Ténébrax

En ratissant les Bd que je connais mais que je n'avais pas avisées, je tombe sur Ténébrax qui est un pur despote qui rêve de conquérir la planète, tel qu'on en voyait dans les vieux sérials littéraires du genre Fu Manchu, le sujet n'était pas encore trop exploité. Aujourd'hui, ce concept peut faire sourire car il a été très utilisé, notamment dans les James Bond et dans d'autres Bd, surtout que l'armée de gros rats mutants qui obéit à Ténébrax a un côté risible ; mais après tout, on a bien vu un rat mutant élever 4 tortues ninja, alors tout est possible... Le plus intéressant dans cette bande, c'est qu'elle marque les débuts graphiques de Georges Pichard qui s'associait pour la première fois avec le scénariste Jacques Lob ; son dessin n'est pas encore celui que l'on verra sur ses bandes célèbres comme Paulette par exemple, pas de femmes aux formes rebondies ici, mais on reconnait son style qui va s'affirmer plus dans Submerman que Lob et Pichard lanceront en 1967. Cette Bd qui se veut humoristique mais avec un côté adulte, est donc inspirée par la littérature populaire de la fin du XIXème siècle, elle parut en 1964 dans Chouchou, premier périodique de BD pour adultes qui s'arrêtera au bout de quelques numéros, mais je me souviens l'avoir découverte en 1979 dans Métal Hurlant qui avait repris un épisode paru en Italie dans Linus. J'avoue que ça ne m'a jamais trop botté, je trouve que l'essai est intéressant mais il y a mieux dans le même registre, c'est donc une Bd qui peut s'adresser plutôt à des collectionneurs.

03/11/2020 (modifier)
Couverture de la série Dimanche
Dimanche

Mouais. Je suis curieux de nature, et je m’intéresse particulièrement aux publications originales, qui sortent de l’ordinaire, plus moins expérimentales. Mais voilà, je pense avoir du mal avec l’univers développé par McNaught. C’est en effet le deuxième album de lui que je lis (après Automne), et j’en ressors peu ou prou avec la même impression quelque peu désabusée. En effet, on a là encore une sorte d’exercice de style, une petite démonstration – presque plus graphique que narrative – de ce que le média peut permettre d’exprimer. Mais voilà, le résultat ne fonctionne pas avec moi. Incompatibilité, je ne sais pas. Je trouve en effet cela un peu vain, froid (la colorisation des plus ternes accentue cette impression). Ces quelques moments saisis par bribes, instants à peine reliés entre eux par une certaine légèreté, qui se laissent porter comme une feuille par le vent, ne m’emportent pas bien loin. Faute d’une poésie que j’ai guettée en vain, ne reste finalement que l’absence, le silence, une sorte d’exaltation impassible et désincarnée du morne. L’ennui ne me gêne pas en soi, il peut même être salutaire. Mais ici rien ne m’emporte vers une rêverie qui me l’aurait fait accepter. Le vide déposé par l’auteur sur ses planches, aux cadrages géométriques minuscules, ne s’est jamais rempli d’autre chose que du vide.

02/11/2020 (modifier)
Par sloane
Note: 2/5
Couverture de la série Le Temps des Cendres
Le Temps des Cendres

Je viens de lire un "OLNI", objet littéraire non identifié. C'est quoi au juste ce truc, d'abord les aventures d'un petit gnome mystérieux qui possède un talent particulier puis au fil des tomes nous basculons plus dans quelque chose de l'ordre du fantastique, de la Sf, je ne sais trop. Ça pour être emberlificoté ça l'est, heureusement qu'il y a le dessin de Fabrice Meddour qui relève l'ensemble car sinon je crois que j'aurais laissé tomber l'affaire. Bien dommage au demeurant car je trouve qu'il y avait du potentiel, ce personnage du lapin par exemple mais bon. À la fin de ma lecture il me manque un grand nombre d'éléments pour que je puisse apprécier vraiment, il reste trop de zones d'ombre, de choses inexpliquées. Série qui plus est abandonnée( tiens c'est du Soleil, la grande époque où tout s'arrêtait brusquement). aux oubliettes.

02/11/2020 (modifier)
Par Josq
Note: 2/5
Couverture de la série Affaires de famille (Une affaire de famille)
Affaires de famille (Une affaire de famille)

Je découvre Will Eisner avec ce comics, mais c'est vrai qu'il ne s'agit peut-être pas de son récit le plus représentatif. Le grand problème de ces Affaires de famille, c'est principalement qu'à aucun moment, elles ne surprennent le lecteur. Eisner enchaîne les poncifs, certes avec un certain talent mais sans aucune originalité. On se trouve face à la classique chronique familiale, où tous les membres de la famille se déchirent autour de la figure d'un vieux patriarche affaibli, diminué par l'âge et les épreuves. C'est plutôt bien mené, et Eisner dissèque de manière plutôt intéressante les rapports entre les personnages. Malheureusement, on peut anticiper à peu près chaque péripétie tant on a déjà vu celles-ci dans un grand nombre de films ou livres qui racontaient plus ou moins la même chose. Cela empêche l'émotion de poindre, alors même que l'histoire est assez forte en elle-même. Mais étant donné qu'on sait à peu près tout ce qui va se passer, on est sur un chemin bien trop balisé pour en tirer quelque chose de neuf, et ça retire toute (presque) toute sa force au récit. En revanche, le dessin est vraiment bon. Le trait d'Eisner, sans être trop réaliste, est assez expressif, particulièrement dans les postures des personnages, et il crée une atmosphère très réussie. La mise en scène est également tout-à-fait correcte, avec son éclatement des cases qui se met bien au service de la narration. La scène finale, avec son montage parallèle entre le dialogue des enfants et les flashbacks du père est plutôt efficace. Convaincant sur le plan graphique, Affaires de famille pèche donc très essentiellement par son absence totale d'originalité qui n'en fait pas une mauvaise bande dessinée, mais simplement un comics très, trop peu mémorable.

02/11/2020 (modifier)