Bon ben je crois que je pourrais copier coller l'avis d'Agecanonix tant nous avons le même ressenti. De mon coté, par contre, je pense que je ma lecture n'ira pas au delà du 4e tome. Pourtant cela avait bien commencé. Empire romain, un assassinat, quatre assassins. De nos jours une archéologue découvre des éléments en lien avec cette histoire. On sent qu'elle va mener son enquête et démasquer les meurtries les uns après les autres. C'est assez prometteur.
Mais plus on avance dans le récit, plus le scénario baisse en qualité. Si au début les alternances passé présent dynamisent le récit, et amènent un soupçon de suspens, ça devient n'importe quoi par la suite. Un complot incroyable dans le présent qui dépasse allègrement le cadre de notre jeune archéologue. On ne compte plus les personnages sortis de nulle part qui seront prêt à tout pour posséder le secret de Cassio. Un collectionneur passionné et mystérieux, les services secrets, un assistant peu scrupuleux, un riche malade et son médecin, une gouvernante qui joue double jeu... Ça devient risible. Trop de rebondissements qui complexifient bien inutilement une histoire qui aurait été bien plus interessante sans tout cela.
Et à coté de ça, malheureusement, l'intérêt initial autour des évènements du passé, le meurtre de Cassio et la recherche de ses assassins ne tient pas ses promesses non plus. Trop de personnages secondaires qui arrivent pour quelques scènes avant de disparaitre. Trop de personnages dont on ne comprends pas les motivations. Pourquoi untel aide Cassio, pourquoi tel autre essaye de le tuer ? Aucune idée.
L'intrigue est de plus en plus hachée avec les aller retours passé présent, et surtout elle est de moins en mois prenante... Il y avait vraiment moyen de faire mieux car l'idée de départ est pourtant pas mal.
Je suis une assez grande fan de coco qui est un de mes Pixar préférés, en plus d’habitude Disney est plutôt bon pour l’adaptation de ses films en bande dessinés avec des jolies dessins etc. mais là .... non .... non....
En fait ce qui m’a surtout dérangé dans cette BD ce n’est pas l’histoire qui est plutôt fidèle mais le dessin, je ne suis pas difficile pourtant mais là ça ne m’a pas plu. Pourquoi ? Me direz-vous, et bien c’est le fait que cela ne reflète en rien l’esprit du film. Dans Coco le design des personnages est assez mignon, là le design ne prend pas, ils font limite peur et ça m’a beaucoup dérangé. Je l’ai feuilleté en magasin et heureusement que je ne l’ai pas acheté. Pourquoi un style graphique pareil pour un film Disney ? C’est vraiment dommage ... Coco mérite mieux en terme de dessin...
Une des nombreuses nouvelles séries avec animaux anthropomorphes, les 5 Terres parvient à forger au fil des pages un univers convaincant et varié.
Seulement voilà, à force de se perdre dans 50 histoires différentes entremêlées, on finit par ne réellement se soucier d'aucun personnage et même le "twist" final du premier tome ne m'a fait ni chaud ni froid... j'ai même dû forcer pour en terminer la lecture.
Je ne recommande donc pas et ne compte pas poursuivre la lecture de cette série qui a pourtant des atouts mais qui semble oublier qu'un bon univers n'est pas le seul critère à remplir pour en faire une aventure plaisante à lire.
Je n’ai lu que le premier tome, mais vais m’arrêter là, et poste donc mon avis.
C’est le dessin qui m’a tout d’abord attiré, avec une ligne claire des plus classiques, un habillage rétro pas désagréable. Mais qui hélas n’est pas suffisant pour me faire aimer cette histoire.
En effet, après avoir lu ce premier tome, j’avoue n’avoir pas compris grand-chose. L’intrigue est absconse, obscure – et le peu que j’en devine me parait peu crédible et intéressant. Quant aux dialogues, j’ai plusieurs fois dû en relire certains, tant ils me paraissaient improbables.
Et ce n’est pas l’apparition à deux reprises de Blake et de Mortimer – en simple figurants d’un décor – qui suffit à titiller plus avant ma curiosité concernant cette série.
Bref, c’est sans regret que j’abandonne cette série en cours de chemin.
Je retrouve encore une petite série dans mes numéros du journal Tintin que je possède en recueils, une série pour laquelle je n'ai jamais manifesté une attention particulière, la preuve c'est que je l'avais complètement oubliée. Elle a débuté dans Tintin en 1983 et se poursuivra jusqu'en 1991 dans Hello Bédé, succédané du journal Tintin moribond, à l'époque je ne la lisais que d'un oeil ou pas du tout car je n'aimais pas trop le dessin ; je suis même étonné qu'il y ait autant d'albums, mais il est vrai que 8 ans de publication, ça doit faire pas mal de planches.
A la base, l'argument n'est pas si mal, même s'il est saugrenu, mais ça rappelait le célèbre film de Richard Fleischer le Voyage fantastique où des savants étaient miniaturisés pour s'introduire dans un corps humain et détruire un caillot ; ici, le thème est traité de façon humoristique, c'est un mélange d'humour et de poésie, une sorte de poésie fantastique déclinée en gags ou récits courts. Didgé s'inspirait de quelques idées de Ernst qui sévissait à la même époque dans Tintin avec ses Clin d'oeil, mais honnêtement, en les relisant aujourd'hui, je m'aperçois que ces expéditions au pays des globules et des cellules finissent par tourner court et deviennent un peu répétitives, il y a de la bonne humeur certes, et un univers farfelu, mais c'est une Bd qui s'adresse plus à un jeune public qui sera à même de mieux accepter ce genre d'aventure. En plus, le dessin de Didgé n'est pas terrible, il est un peu plus soigné au début, mais finit par devenir plus simple au fil du temps, avec des décors peu développés. On a vu de meilleures Bd humoristiques dans le journal au cours des années 60 et 70.
Je dois avouer qu'avant Polina, je n'avais jamais lu un album de Bastien Vives, auteur pourtant assez en vogue et régulièrement salué par la critique. Mais voila à chaque dois que je feuillette un de ces albums, son dessin sommaire me repousse. Je me suis décidé à franchir le pas avec cet album qui traite de danse classique, un sujet loin de me passionner il faut bien l'avouer.
Malheureusement le résultat est au niveau du peu d'espoir que je fondais dans cette lecture. J'ai un mal fou avec le dessin. Cet aspect simpliste, où dans la plupart des plans non rapprochés on n'a même pas pris la peine de dessiner les yeux, le nez et/ou la bouche des personnages, quand 3 cases sur 4 n'ont même pas de décor, je n'y arrive pas. Si encore c'était au service d'une narration à couper le souffle, si ces absences étaient autant d'effets de style servant brillamment le propos, à la limite je pourrais me dire waow quel talent. Mais on va pas se mentir, on n'est bien loin de tout ça, moi je ne trouve pas ça génial, je trouve ça inesthétique. Et malheureusement ça ne rend pas les personnages attachants.
Vous l'avez compris le visuel ne m'enchante pas, reste donc le scénario qui pourrait sauver les meubles. Là non plus je n'ai pas été emballé. Je dirais que ça se laisse lire, et malgré les 200 et quelques pages le bouquin ne m'est pas tombé des mains. Mais bon, là non plus l'album ne brille pas par son originalité, son suspens, son intrigue ou simplement sa capacité à émouvoir le lecteur. La formation de danseuse étoile en Russie c'est dur. Les profs sont sévères et exigeants avec les élèves pourtant pas bien âgées. Quelle surprise.... C'est donc sans passion et sans intérêt majeur qu'on suit notre petite élève se former au métier de danseuse et devenir une femme, avec les aléas et les blessures que lui a réservé la vie. Je pense que ça aurait pu être plus intense et que cela aurait du provoquer des émotions que je n'ai pas ressenti.
La curiosité m'a tout de même emmené jusqu'au bout de l'album, mais il faut ce rendre à l'évidence : ce n'est pas mon genre de BD.
Je n’ai pas fini l’album… Pourtant, il s’agit d’un récit entièrement muet et réalisé en petit format. Donc, en principe, cette lecture n’aurait pas dû me prendre beaucoup de temps. Seulement, voilà, je me suis vite énormément ennuyé à la lecture de ces courts récits. J’ai été souvent hermétique à l’humour développé, ayant parfois du mal à comprendre ce qui était dessiné.
Le découpage très cartoon de Jérôme Anfré n’est pourtant pas mauvais. On a souvent l’impression d’être dans un petit livre animé tant l’intervalle entre les cases ne laisse passer qu’un temps très court. Malheureusement, cette technique m’a surtout donné l’impression de relire toujours la même chose ou de lire des histoires qui se trainaient, sans réel temps fort.
Bon voilà, à de très rares exceptions je me suis ennuyé plus souvent qu'à mon tour lors de cette lecture. Bof, donc...
« Des complots, des mystères, des hommes en noir, de nombreux clans qui s'affrontent dans un décor burlesque d'Amérique "profonde". » Voilà, je pense que tout est dit, côté scénario.
Barry Blair œuvre dans un style caricatural agressif et satirique. Ses personnages sont volontairement moches et grimacent à longueur de cases. L’action est incessante et traitée avec humour. A titre personnel, j’avoue ne pas avoir été spécialement sensible à l’humour développé tandis que le scénario m’a vite fatigué. Pas assez original pour maintenir mon attention et trop dans l’excès pour vraiment me séduire.
La série a été abandonnée après un seul tome. J’aime toujours autant quand un éditeur vous dit en dernière page : « Ne manquez pas le tome 2 ! » et n’est même pas fichu de l’éditer… Bon, ceci dit, je ne l’aurais quand même pas acheté…
Bof, donc, mais je ne suis peut-être pas le meilleur public pour ce type d’œuvre satirique.
Ah Zozo, je l'avise de mémoire car j'ai lu 2 albums il y a bien longtemps qui trainaient chez mes grands parents et qui avaient dû amuser mon père et ses soeurs ; c'était des albums à couverture cartonnée épaisse, comme ceux de Gédéon, et aux pages d'un papier grossier, un peu "buvard" mais épais. J'en garde un souvenir assez vivace parce que c'est une Bd pionnière qui reste dans la mémoire, elles ne sont pas légion, et puis ce personnage de curieux petit singe noir vêtu d'un pagne, était assez amusant.
C'était une bande purement enfantine, destinée à un très jeune lectorat peu exigeant, avec un petit personnage rigolo qui parcourait les 5 continents et vivait des aventures mouvementées et burlesques. Lu aujourd'hui, c'est évidemment d'une naïveté confondante, et je suis sûr que je ne tirerais rien d'une relecture, elle ne m'a pas régalé comme ont pu le faire d'autres bandes humoristiques des années 60 avec lesquelles j'ai grandi, d'où ma note mitigée. Le dessin est d'une grande simplicité, aux décors dépouillés, rehaussé par 2 couleurs uniquement, le bleu et le rouge, c'est une bande muette qui utilise l'ancien procédé consistant à placer le texte récitatif sous les images.
"Zozo" est contemporain de M. Poche (Monsieur Poche) d'Alain Saint-Ogan, crée aussi en 1934, et il a précédé "Spirou" né en 1938, il rappelle par son allure graphique Félix le chat et "Mickey Mouse", en versant dans un comique visuel plutôt analogue.
Les origines de la bande sont assez mystérieuses, son dessinateur Franchi est resté inconnu ; apparue en 1934 dans un journal liégeois peu connu, le Journal de Francette et Riquet, elle a cependant dépassé les frontières belges grâce à l'édition d'albums par Touret, un éditeur de Châtellerault qui fera connaitre le personnage en France avant la guerre, où il connut un succès honorable ; ils ont été réédités après la guerre, de même que cet éditeur fit diffuser le journal pendant la guerre. Les 2 albums que j'avais lus sont donc des éditions d'avant-guerre, j'ignore ce qu'ils sont devenus.
En 1973, le même éditeur Touret tente de faire revivre "Zozo" avec un nouvel album, mais cette Bd avait déjà fait son temps, le succès ne fut pas au rendez-vous, et "Zozo" sombra dans l'oubli, c'est pourquoi il reste relativement méconnu et n'est pratiquement pas cité dans les dictionnaires de BD
Au niveau dessin c'est plutôt réussi, des magnifiques crayonnés réalistes et d'autres moins travaillés.
Avec parfois quelques ratés comme la femme derrière l'enfant dans le lit.
Au niveau du scénario, la narration est un peu lourde, pesante (c'est l'effet voulu).
Il y a des manques dans l'histoire, des zones d'ombres et, je ne parle pas de l'histoire annexe de HOPE avec son passé qui pourrait donner lieu à un deuxième tome, mais bien de l'intrigue principale.
Pour moi, ces approximations ont perturbé ma lecture, dommage.
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Cassio
Bon ben je crois que je pourrais copier coller l'avis d'Agecanonix tant nous avons le même ressenti. De mon coté, par contre, je pense que je ma lecture n'ira pas au delà du 4e tome. Pourtant cela avait bien commencé. Empire romain, un assassinat, quatre assassins. De nos jours une archéologue découvre des éléments en lien avec cette histoire. On sent qu'elle va mener son enquête et démasquer les meurtries les uns après les autres. C'est assez prometteur. Mais plus on avance dans le récit, plus le scénario baisse en qualité. Si au début les alternances passé présent dynamisent le récit, et amènent un soupçon de suspens, ça devient n'importe quoi par la suite. Un complot incroyable dans le présent qui dépasse allègrement le cadre de notre jeune archéologue. On ne compte plus les personnages sortis de nulle part qui seront prêt à tout pour posséder le secret de Cassio. Un collectionneur passionné et mystérieux, les services secrets, un assistant peu scrupuleux, un riche malade et son médecin, une gouvernante qui joue double jeu... Ça devient risible. Trop de rebondissements qui complexifient bien inutilement une histoire qui aurait été bien plus interessante sans tout cela. Et à coté de ça, malheureusement, l'intérêt initial autour des évènements du passé, le meurtre de Cassio et la recherche de ses assassins ne tient pas ses promesses non plus. Trop de personnages secondaires qui arrivent pour quelques scènes avant de disparaitre. Trop de personnages dont on ne comprends pas les motivations. Pourquoi untel aide Cassio, pourquoi tel autre essaye de le tuer ? Aucune idée. L'intrigue est de plus en plus hachée avec les aller retours passé présent, et surtout elle est de moins en mois prenante... Il y avait vraiment moyen de faire mieux car l'idée de départ est pourtant pas mal.
Coco
Je suis une assez grande fan de coco qui est un de mes Pixar préférés, en plus d’habitude Disney est plutôt bon pour l’adaptation de ses films en bande dessinés avec des jolies dessins etc. mais là .... non .... non.... En fait ce qui m’a surtout dérangé dans cette BD ce n’est pas l’histoire qui est plutôt fidèle mais le dessin, je ne suis pas difficile pourtant mais là ça ne m’a pas plu. Pourquoi ? Me direz-vous, et bien c’est le fait que cela ne reflète en rien l’esprit du film. Dans Coco le design des personnages est assez mignon, là le design ne prend pas, ils font limite peur et ça m’a beaucoup dérangé. Je l’ai feuilleté en magasin et heureusement que je ne l’ai pas acheté. Pourquoi un style graphique pareil pour un film Disney ? C’est vraiment dommage ... Coco mérite mieux en terme de dessin...
Les 5 Terres
Une des nombreuses nouvelles séries avec animaux anthropomorphes, les 5 Terres parvient à forger au fil des pages un univers convaincant et varié. Seulement voilà, à force de se perdre dans 50 histoires différentes entremêlées, on finit par ne réellement se soucier d'aucun personnage et même le "twist" final du premier tome ne m'a fait ni chaud ni froid... j'ai même dû forcer pour en terminer la lecture. Je ne recommande donc pas et ne compte pas poursuivre la lecture de cette série qui a pourtant des atouts mais qui semble oublier qu'un bon univers n'est pas le seul critère à remplir pour en faire une aventure plaisante à lire.
Les Filles d'Aphrodite
Je n’ai lu que le premier tome, mais vais m’arrêter là, et poste donc mon avis. C’est le dessin qui m’a tout d’abord attiré, avec une ligne claire des plus classiques, un habillage rétro pas désagréable. Mais qui hélas n’est pas suffisant pour me faire aimer cette histoire. En effet, après avoir lu ce premier tome, j’avoue n’avoir pas compris grand-chose. L’intrigue est absconse, obscure – et le peu que j’en devine me parait peu crédible et intéressant. Quant aux dialogues, j’ai plusieurs fois dû en relire certains, tant ils me paraissaient improbables. Et ce n’est pas l’apparition à deux reprises de Blake et de Mortimer – en simple figurants d’un décor – qui suffit à titiller plus avant ma curiosité concernant cette série. Bref, c’est sans regret que j’abandonne cette série en cours de chemin.
Monsieur Edouard
Je retrouve encore une petite série dans mes numéros du journal Tintin que je possède en recueils, une série pour laquelle je n'ai jamais manifesté une attention particulière, la preuve c'est que je l'avais complètement oubliée. Elle a débuté dans Tintin en 1983 et se poursuivra jusqu'en 1991 dans Hello Bédé, succédané du journal Tintin moribond, à l'époque je ne la lisais que d'un oeil ou pas du tout car je n'aimais pas trop le dessin ; je suis même étonné qu'il y ait autant d'albums, mais il est vrai que 8 ans de publication, ça doit faire pas mal de planches. A la base, l'argument n'est pas si mal, même s'il est saugrenu, mais ça rappelait le célèbre film de Richard Fleischer le Voyage fantastique où des savants étaient miniaturisés pour s'introduire dans un corps humain et détruire un caillot ; ici, le thème est traité de façon humoristique, c'est un mélange d'humour et de poésie, une sorte de poésie fantastique déclinée en gags ou récits courts. Didgé s'inspirait de quelques idées de Ernst qui sévissait à la même époque dans Tintin avec ses Clin d'oeil, mais honnêtement, en les relisant aujourd'hui, je m'aperçois que ces expéditions au pays des globules et des cellules finissent par tourner court et deviennent un peu répétitives, il y a de la bonne humeur certes, et un univers farfelu, mais c'est une Bd qui s'adresse plus à un jeune public qui sera à même de mieux accepter ce genre d'aventure. En plus, le dessin de Didgé n'est pas terrible, il est un peu plus soigné au début, mais finit par devenir plus simple au fil du temps, avec des décors peu développés. On a vu de meilleures Bd humoristiques dans le journal au cours des années 60 et 70.
Polina
Je dois avouer qu'avant Polina, je n'avais jamais lu un album de Bastien Vives, auteur pourtant assez en vogue et régulièrement salué par la critique. Mais voila à chaque dois que je feuillette un de ces albums, son dessin sommaire me repousse. Je me suis décidé à franchir le pas avec cet album qui traite de danse classique, un sujet loin de me passionner il faut bien l'avouer. Malheureusement le résultat est au niveau du peu d'espoir que je fondais dans cette lecture. J'ai un mal fou avec le dessin. Cet aspect simpliste, où dans la plupart des plans non rapprochés on n'a même pas pris la peine de dessiner les yeux, le nez et/ou la bouche des personnages, quand 3 cases sur 4 n'ont même pas de décor, je n'y arrive pas. Si encore c'était au service d'une narration à couper le souffle, si ces absences étaient autant d'effets de style servant brillamment le propos, à la limite je pourrais me dire waow quel talent. Mais on va pas se mentir, on n'est bien loin de tout ça, moi je ne trouve pas ça génial, je trouve ça inesthétique. Et malheureusement ça ne rend pas les personnages attachants. Vous l'avez compris le visuel ne m'enchante pas, reste donc le scénario qui pourrait sauver les meubles. Là non plus je n'ai pas été emballé. Je dirais que ça se laisse lire, et malgré les 200 et quelques pages le bouquin ne m'est pas tombé des mains. Mais bon, là non plus l'album ne brille pas par son originalité, son suspens, son intrigue ou simplement sa capacité à émouvoir le lecteur. La formation de danseuse étoile en Russie c'est dur. Les profs sont sévères et exigeants avec les élèves pourtant pas bien âgées. Quelle surprise.... C'est donc sans passion et sans intérêt majeur qu'on suit notre petite élève se former au métier de danseuse et devenir une femme, avec les aléas et les blessures que lui a réservé la vie. Je pense que ça aurait pu être plus intense et que cela aurait du provoquer des émotions que je n'ai pas ressenti. La curiosité m'a tout de même emmené jusqu'au bout de l'album, mais il faut ce rendre à l'évidence : ce n'est pas mon genre de BD.
Hans (Anfré)
Je n’ai pas fini l’album… Pourtant, il s’agit d’un récit entièrement muet et réalisé en petit format. Donc, en principe, cette lecture n’aurait pas dû me prendre beaucoup de temps. Seulement, voilà, je me suis vite énormément ennuyé à la lecture de ces courts récits. J’ai été souvent hermétique à l’humour développé, ayant parfois du mal à comprendre ce qui était dessiné. Le découpage très cartoon de Jérôme Anfré n’est pourtant pas mauvais. On a souvent l’impression d’être dans un petit livre animé tant l’intervalle entre les cases ne laisse passer qu’un temps très court. Malheureusement, cette technique m’a surtout donné l’impression de relire toujours la même chose ou de lire des histoires qui se trainaient, sans réel temps fort. Bon voilà, à de très rares exceptions je me suis ennuyé plus souvent qu'à mon tour lors de cette lecture. Bof, donc...
Dick Sweenie
« Des complots, des mystères, des hommes en noir, de nombreux clans qui s'affrontent dans un décor burlesque d'Amérique "profonde". » Voilà, je pense que tout est dit, côté scénario. Barry Blair œuvre dans un style caricatural agressif et satirique. Ses personnages sont volontairement moches et grimacent à longueur de cases. L’action est incessante et traitée avec humour. A titre personnel, j’avoue ne pas avoir été spécialement sensible à l’humour développé tandis que le scénario m’a vite fatigué. Pas assez original pour maintenir mon attention et trop dans l’excès pour vraiment me séduire. La série a été abandonnée après un seul tome. J’aime toujours autant quand un éditeur vous dit en dernière page : « Ne manquez pas le tome 2 ! » et n’est même pas fichu de l’éditer… Bon, ceci dit, je ne l’aurais quand même pas acheté… Bof, donc, mais je ne suis peut-être pas le meilleur public pour ce type d’œuvre satirique.
Zozo
Ah Zozo, je l'avise de mémoire car j'ai lu 2 albums il y a bien longtemps qui trainaient chez mes grands parents et qui avaient dû amuser mon père et ses soeurs ; c'était des albums à couverture cartonnée épaisse, comme ceux de Gédéon, et aux pages d'un papier grossier, un peu "buvard" mais épais. J'en garde un souvenir assez vivace parce que c'est une Bd pionnière qui reste dans la mémoire, elles ne sont pas légion, et puis ce personnage de curieux petit singe noir vêtu d'un pagne, était assez amusant. C'était une bande purement enfantine, destinée à un très jeune lectorat peu exigeant, avec un petit personnage rigolo qui parcourait les 5 continents et vivait des aventures mouvementées et burlesques. Lu aujourd'hui, c'est évidemment d'une naïveté confondante, et je suis sûr que je ne tirerais rien d'une relecture, elle ne m'a pas régalé comme ont pu le faire d'autres bandes humoristiques des années 60 avec lesquelles j'ai grandi, d'où ma note mitigée. Le dessin est d'une grande simplicité, aux décors dépouillés, rehaussé par 2 couleurs uniquement, le bleu et le rouge, c'est une bande muette qui utilise l'ancien procédé consistant à placer le texte récitatif sous les images. "Zozo" est contemporain de M. Poche (Monsieur Poche) d'Alain Saint-Ogan, crée aussi en 1934, et il a précédé "Spirou" né en 1938, il rappelle par son allure graphique Félix le chat et "Mickey Mouse", en versant dans un comique visuel plutôt analogue. Les origines de la bande sont assez mystérieuses, son dessinateur Franchi est resté inconnu ; apparue en 1934 dans un journal liégeois peu connu, le Journal de Francette et Riquet, elle a cependant dépassé les frontières belges grâce à l'édition d'albums par Touret, un éditeur de Châtellerault qui fera connaitre le personnage en France avant la guerre, où il connut un succès honorable ; ils ont été réédités après la guerre, de même que cet éditeur fit diffuser le journal pendant la guerre. Les 2 albums que j'avais lus sont donc des éditions d'avant-guerre, j'ignore ce qu'ils sont devenus. En 1973, le même éditeur Touret tente de faire revivre "Zozo" avec un nouvel album, mais cette Bd avait déjà fait son temps, le succès ne fut pas au rendez-vous, et "Zozo" sombra dans l'oubli, c'est pourquoi il reste relativement méconnu et n'est pratiquement pas cité dans les dictionnaires de BD
Hope
Au niveau dessin c'est plutôt réussi, des magnifiques crayonnés réalistes et d'autres moins travaillés. Avec parfois quelques ratés comme la femme derrière l'enfant dans le lit. Au niveau du scénario, la narration est un peu lourde, pesante (c'est l'effet voulu). Il y a des manques dans l'histoire, des zones d'ombres et, je ne parle pas de l'histoire annexe de HOPE avec son passé qui pourrait donner lieu à un deuxième tome, mais bien de l'intrigue principale. Pour moi, ces approximations ont perturbé ma lecture, dommage.