J'ai beaucoup apprécié le "Higelin" de cette collection. J'ai donc récupéré un "Téléphone" pour comparer. C'est la même époque, la même sensibilité et d'ailleurs Louis Bertignac a fait ses classes chez maître Jacques.
Quelle différence !! Car si les textes d'Higelin sont riches et créatifs, ici on s'aperçoit que les lyrics des chansons de Téléphone ne font pas le poids sans leurs accompagnements musicaux. Pourtant je suis fan d'une bonne partie du répertoire, Argent, NY, Un autre monde... mais là j'ai été fortement déçu.
J'ai eu l'impression que les dessinateurs étaient en panne d'imagination pour faire ressortir l'intensité musicale des chansons, en effet pas grand-chose ne colle à mon goût. Il faut avouer que le découpage des lignes, le plus souvent en quelques mots très simples, n'aide pas à donner du rythme à la BD. Le côté cri de révolte qui fonctionne bien grâce au soutien rythmique de la musique est pratiquement impalpable dans l'album.
Encore une fois pour les jeunes qui veulent découvrir cette époque de chansons françaises, tournez-vous vers l'album d'Higelin.
Une déception.
C'est d'abord le prix attractif qui m'a convaincu de franchir le pas, hop dans le panier.
Un spin off de Something is Killing the Children, série que je n'ai pas lu, ce qui je pense a compliqué ma compréhension de cet univers où des Loges (genre de cellule maçonnique) existent pour combattre des monstres. Un monde structuré fait de règles qui ne se discutent pas et où des luttes de pouvoir se trament.
Un récit qui se concentre sur deux personnages. Aaron Slaughter, jeune élève, est là pour gagner ses "crocs", une sorte de diplôme de tueur de monstres. Et Jace Boucher, le dernier survivant de sa Loge qui ne rêve que de vengeance. Une amitié va naître qui fera vite place à de l'amour. Leur relation est le socle de ce récit et elle est assez bien exploitée, l'amour sera-t-il plus fort que tout ?
Une narration chaotique, on passe du présent au passé et vice et versa brusquement, la transition est abrupte, ce qui m'a désorienté plus d'une fois. Un scénario avec de bonnes intentions mais qui ne m'a pas complètement emporté.
Un album qui peut se lire comme un one shot.
Graphiquement, j'ai préféré le travail de Chris Shehan sur Automnal, son trait est ici plus dans un style classique comics et la colorisation n'aide pas a s'en démarquer. De plus, sa mise en page m'a quelque fois dérouté, j'ai eu du mal à lire certaines cases dans le bon sens.
Je vais me pencher sur la série mère, pour peut-être mieux apprécier ce spin off.
Note réelle : 2,5.
J'ai déniché la BD à Emmaus, ce qui était une bonne occasion de la découvrir. J'avais entendu parler de celle-ci par l'auteur directement, Cyprien, dont je suis les vidéos de loin. D'autre part, j'ai noté un certain succès de la BD qui a aussi eu le droit à son adaptation vidéo et cela m'intéressait de voir le potentiel de la série.
Franchement, c'est pas du niveau des séries Bamboo, mais on est pas non plus sur une série que je qualifierais de bonne. C'est surtout dû, à mes yeux, à un format de strip en trois cases qui ne fonctionne pas souvent. Les gags tombent souvent à plat et ça marche moins bien que lorsqu'on a des passages plus long, où l'humour a la possibilité de venir après une préparation plus longue. D'autre part, je suis vraiment pas fan du dessin de Paka, très inspiré par les mangas mais qui a une apparence franchement simple, souvent trop. Les exagérations faciles sont très nombreuses et à un moment donné ça me gave. Surtout les habituelles gouttes de sueur, les bouches qui tombent sur les pieds et autres façons de bien nous faire comprendre. Bref, pas du tout mon délire !
Pour le reste, c'est des personnages assez convenus et presque clichés dans une aventure pas follement originale. J'ai ri a quelques gags, mais pas vraiment plus. Et je dois dire que je n'ai pas d'envie de le relire, surtout ! Même si le fond est gentil et véhicule quelques valeurs plutôt positives, globalement c'est surtout plan-plan. Je ne suis pas adepte de ce genre de BD, mais elle a su trouver son public. Je ne peux pas lui retirer ça, alors si c'est votre genre n'hésitez pas à la lire.
C'est le genre de Bd faussement ésotérique, inspirée d'univers qu'on rencontre chez des cinéastes comme Tarantino, David Lynch ou Alan Parker (celui-ci surtout pour le tome 3 avec une ambiance à la Angel Heart, mais très loin de sa perfection vertigineuse). Les personnages et les intrigues sont complètement atypiques et destabilisants (le détective Panama est un crétin incompétent), les ambiances sont presque oniriques, les personnages commettent des actes étranges et inexpliqués, les situations sont totalement décalées. Tout cet arsenal est troublant et génère une sorte de malaise. Le rythme est lent, morne et chiant.
Au final, à la rigueur si le tome 1 se tient, mais en faisant preuve d'une énorme indulgence, le tome 2 vacille dans le n'importe quoi, et le tome 3 est carrément incompréhensible, sans queue ni tête, avec une intrigue tirée par les cheveux et sans attraits, ou alors je n'ai rien compris. Je sais pas, mais y'a parfois des auteurs qui me sidèrent, je sais pas comment certains arrivent à concevoir des histoires avec un tel degré d'aberration, est-ce qu'ils se rendent compte de ce qu'ils font ? est-ce qu'ils pensent que des lecteurs vont lire leurs Bd ? Par moment, l'âme humaine est vraiment déroutante...
Au niveau graphique, c'est pas trop mal, le dessin s'améliore d'un album à l'autre, il est même dans certaines situations créateur d'ambiance, c'est même à la limite un peu dommage qu'un dessin relativement potable serve des histoires aussi pauvres et sans intérêt.
J'ai abandonné ma lecture au bout de 70 pages et j'ai vaguement feuilleté le reste.
C'est la vie de Malcolm McLaren, un artiste assez étrange que je ne connaissais pas. L'album est rempli d'anecdotes vu que le rythme va très vite et c'est une des raisons pourquoi je n'ai pas accroché. On nous balance des trucs sans contextualiser la situation de l'époque (même si n'importe qui ayant des notions d'histoire devine facilement comment était l'Angleterre durant la période décrite dans l'album) et il y a des trucs que j'aurais aimé qu'ils soient plus approfondis, notamment la situation familiale particulière de McLaren.
Le personnage de McLaren lui-même m'a laissé indifférent. J'aime bien que les auteurs soient neutres et laissent les lecteurs décider quoi penser de la personnalité de ce type et tout ce que je peux dire est qu'il me laisse franchement indifférent. Il faut dire que je suis pas un grand fan de punk. À la limite, j'aurais préféré qu'on suive sa grand-mère qui est assez anticonformiste pour une personne de son âge. Le dessin est bon et dynamique même si parfois l'enchainement de certaines pages est un peu difficile à suivre.
On va dire que c'est une BD pour les punks.
Dwight était un puissant mage et le compagnon d'arme de l'héroïne du royaume qui avait vaincu le roi des démons. Ils se retrouvent aujourd'hui accusés de vouloir s'emparer du pouvoir par le roi en place qui craint leur puissance. Ce dernier les fait exécuter et jeter dans le Canyon des morts... Mais l'âme de Dwight refuse cette injustice et de quitter ce monde ; il devient alors une liche, un mort vivant aux pouvoirs immenses. Sa vengeance et son plan pour rétablir la paix va pouvoir alors commencer en s'élançant vers la capitale à la tête d'une horde de morts vivants.
Amateur de Dark Fantasy, le premier tome de cette nouvelle série partait plutôt bien avec la naissance d'un bon gros méchant comme je les aime ; malheureusement le charme n'a pas duré. Le scénario tombe rapidement dans le resucée, l'ennuyeux, voire le ridicule en fin de tome. La trame scénaristique n'a effectivement rien d'originale, Dwight est tellement puissant qu'il rase tout sur son passage (pour le suspens on repassera...) et le gros Bill de Démon qu'il rétame à la fin du tome qui devient sa boniche, c'est juste risible...
Dommage car côté dessin des personnages, c'était assez fouillé et certaines planches ont vraiment de la tenue. Ça pêche un peu quand même du côté des rares décors dans lesquels évoluent notre héros (on sent que c'est pas sont fort), mais l'ensemble est agréable et dynamique.
Bref, je jetterai un œil au tome 2 par curiosité, mais s'il est du même tenant, je ne pousserai pas le vice plus loin.
Difficile de ne pas rejoindre l'avis précédent, ce récit est très mou. Nous suivons l'evolution dans la vie d'une jeune coréenne, qui voit sa soeur jumelle choisir une autre voie qu'elle et, forcément, s'éloigner.
Il ne se passe rien de particulier, et surtout rien n'est développé. Ni les histoires d'amour de la soeur, ni les potentiels conflits, par exemple. Et c'est dommage parce que tout n'est pas à jeter dans ce manhwa. L'ambiance est assez sympa, et nous plonge dans ce que vit la classe moyenne/populaire coréenne, se rapprochant de ce que j'avais pu découvrir dans le film Parasite, ces petites maisons assez particulières et leurs salles de bains toilettes caractéristiques. Mais le manque d'histoire rend cela secondaire et c'est vrai qu'on attend un peu vainement le moment où il se passera un truc. Et on ne peut même pas donner l'excuse de l'autobiographie, car ce n'en est pas une, l'autrice s'étant, de son propre aveu, seulement inspiré de certains aspects de son histoire personnelle. Et on a vu, dans Le Combat ordinaire, par exemple, qu'on peut insérer des éléments de son histoire personnelle tout en créant une histoire intéressante.
De plus, (mais j'ai l'impression que c'est un problème récurrent lorsque je lis des oeuvres traduites) j'ai trouvé la narration très stéréotypée, et un peu robotique. Ça peut marcher quand il y a des choses fortes derrière, mais là ce n'était pas le cas et ça alourdissait encore un peu le récit.
Quant au dessin, j'aime bien ce style réaliste, sans plus. Un petit défaut, certains personnages se ressemblent et sont difficilement differenciables (même si très secondaires)
Bd testament de Benoit Sokal, c'est vraiment une drôle d'histoire qui réunit 2 grands auteurs, mais qui m'a laissé sur ma faim. Etant né et ayant grandi au bord de l'eau, je me suis toujours intéressé aux récits maritimes, mais cette fois, ça n'a pas fonctionné, l'univers bizarre développé par ce scénario m'a laissé dubitatif, et je n'ai pas été sensible à ce récit.
La Bd rappelle les grands récits de mythes marins, à une époque où les profondeurs insondables des mers étaient inconnues et terrifiaient les pêcheurs, les récits julesverniens mais surtout le Moby Dick de Melville (pour les bêtes et le lieu du port de pêche de la côte Est américaine), on perçoit aussi le mythe de Jonas et sa baleine, le tout est imprégné d'un aspect fantastique qui ne m'a pas transporté comme je l'aurais voulu. C'est une sorte de conte merveilleux à la poésie surréaliste, avec une jeune fille qui est en quelque sorte une sirène échouée parmi ces rustres marins. J'ai trouvé aussi qu'il y avait pas mal d'incohérences qui m'ont interrogé, et que les personnages étaient falots, sans grande épaisseur.
Au niveau graphique, heureusement, c'est très beau, ça fait bizarre de voir ce dessin de Sokal hors du contexte Canardo, tellement j'y ai été habitué, mais j'avais déja été préparé si on peut dire, en lisant Sanguine qui était déja une Bd sans animaux humanisés ; ici, le dessin s'exprime et s'aère complètement dans des cadrages étudiés. Malgré le style graphique très différent de Schuiten qui a terminé les 12 dernières planches, ça n'altère pas la narration et l'unité. Une Bd trop surprenante et inclassable pour m'avoir vraiment emballé, je le regrette mais c'est ainsi.
Le Vent des Libertaires est une biographie romancée d’un anarchiste ukrainien… et au vu de la couverture du tome 1, je ne m’attendais pas à ça.
Bon soyons clairs, malgré l’intérêt que je porte aux anarchistes, ce personnage -du moins tel qu’il est présenté dans ce diptyque- ne m’a pas touché. La cause principale de ce manque d’intérêt de ma part vient sans doute de l’aspect ultra romancé de cette biographie, au détriment de l’approche politique du sujet. S’enchainent ainsi tout au long des deux albums histoires d’amour et de fesses et faits d’arme mais sans jamais voir une évolution politique chez ce personnage de Nestor Makhno ni avoir une vision d’ensemble de cette révolution et son impact sur le long terme.
Côté dessins, je trouve la couverture du tome 1 très réussie, et mes attentes étaient par conséquent assez élevées. Malheureusement, et même si je ne peux pas dire que le travail de Roberto Zaghi soit mauvais, cette approche extrêmement classique ne m’a pas séduit. J’ai ainsi eu l’impression de lire une œuvre de commande, certes faite avec application mais sans passion.
Au final, sans doute parce que je m’attendais à autre chose, sans doute aussi parce que l’aspect historique s’efface devant une accumulation d’anecdotes romanesques, je sors de cette biographie en ayant un peu l’impression d’avoir perdu mon temps.
Bof, donc…
Clairement, je m’attendais à mieux. Là, j’ai juste eu le sentiment de lire une juxtaposition de thématiques et de sujets clichés qui, s’ils s’enchainent relativement bien grâce au savoir-faire des auteurs, peinent à m’offrir ce que j’attends d’une bonne histoire : de la passion, de l’émotion et de l’empathie.
Trop d’éléments disparates, trop de scènes qui me semblent présenter des incohérences (dans la manière dont les personnages agissent, dans le fait qu’ils se contredisent), l'emploi d'un personnage emblématique en guise de caution (Lovecraft apparait de manière totalement inutile à la fin du récit, comme si les auteurs s'étaient dit : "on va mettre Lovecraft, ça fait toujours bien !") et une conclusion trop grandiloquente sont les principaux reproches que je ferai à cette série. Sans vouloir être méchant, je me demande combien de temps Corbeyran a consacré à l’élaboration de ce scénario, dans quelle mesure il n’est pas parti sans trop savoir où il allait (se fiant à sa grande expérience pour parvenir à retomber sur ses pattes) et ce que ce genre de récit aurait donné s’il l’avait laissé plus longuement mûrir avant de se lancer dans sa réalisation.
Au niveau du dessin, le trait de Despujol est facile à lire, le découpage est agréable, les personnages sont bien typés. C’est un bon trait pour une œuvre destinée aux amateurs de bande dessinée franco-belge classique. Rien à redire.
Mais bon, voilà, je n’ai pas été transporté.
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Chansons de Téléphone en bandes dessinées
J'ai beaucoup apprécié le "Higelin" de cette collection. J'ai donc récupéré un "Téléphone" pour comparer. C'est la même époque, la même sensibilité et d'ailleurs Louis Bertignac a fait ses classes chez maître Jacques. Quelle différence !! Car si les textes d'Higelin sont riches et créatifs, ici on s'aperçoit que les lyrics des chansons de Téléphone ne font pas le poids sans leurs accompagnements musicaux. Pourtant je suis fan d'une bonne partie du répertoire, Argent, NY, Un autre monde... mais là j'ai été fortement déçu. J'ai eu l'impression que les dessinateurs étaient en panne d'imagination pour faire ressortir l'intensité musicale des chansons, en effet pas grand-chose ne colle à mon goût. Il faut avouer que le découpage des lignes, le plus souvent en quelques mots très simples, n'aide pas à donner du rythme à la BD. Le côté cri de révolte qui fonctionne bien grâce au soutien rythmique de la musique est pratiquement impalpable dans l'album. Encore une fois pour les jeunes qui veulent découvrir cette époque de chansons françaises, tournez-vous vers l'album d'Higelin.
House of Slaughter
Une déception. C'est d'abord le prix attractif qui m'a convaincu de franchir le pas, hop dans le panier. Un spin off de Something is Killing the Children, série que je n'ai pas lu, ce qui je pense a compliqué ma compréhension de cet univers où des Loges (genre de cellule maçonnique) existent pour combattre des monstres. Un monde structuré fait de règles qui ne se discutent pas et où des luttes de pouvoir se trament. Un récit qui se concentre sur deux personnages. Aaron Slaughter, jeune élève, est là pour gagner ses "crocs", une sorte de diplôme de tueur de monstres. Et Jace Boucher, le dernier survivant de sa Loge qui ne rêve que de vengeance. Une amitié va naître qui fera vite place à de l'amour. Leur relation est le socle de ce récit et elle est assez bien exploitée, l'amour sera-t-il plus fort que tout ? Une narration chaotique, on passe du présent au passé et vice et versa brusquement, la transition est abrupte, ce qui m'a désorienté plus d'une fois. Un scénario avec de bonnes intentions mais qui ne m'a pas complètement emporté. Un album qui peut se lire comme un one shot. Graphiquement, j'ai préféré le travail de Chris Shehan sur Automnal, son trait est ici plus dans un style classique comics et la colorisation n'aide pas a s'en démarquer. De plus, sa mise en page m'a quelque fois dérouté, j'ai eu du mal à lire certaines cases dans le bon sens. Je vais me pencher sur la série mère, pour peut-être mieux apprécier ce spin off. Note réelle : 2,5.
Roger et ses humains
J'ai déniché la BD à Emmaus, ce qui était une bonne occasion de la découvrir. J'avais entendu parler de celle-ci par l'auteur directement, Cyprien, dont je suis les vidéos de loin. D'autre part, j'ai noté un certain succès de la BD qui a aussi eu le droit à son adaptation vidéo et cela m'intéressait de voir le potentiel de la série. Franchement, c'est pas du niveau des séries Bamboo, mais on est pas non plus sur une série que je qualifierais de bonne. C'est surtout dû, à mes yeux, à un format de strip en trois cases qui ne fonctionne pas souvent. Les gags tombent souvent à plat et ça marche moins bien que lorsqu'on a des passages plus long, où l'humour a la possibilité de venir après une préparation plus longue. D'autre part, je suis vraiment pas fan du dessin de Paka, très inspiré par les mangas mais qui a une apparence franchement simple, souvent trop. Les exagérations faciles sont très nombreuses et à un moment donné ça me gave. Surtout les habituelles gouttes de sueur, les bouches qui tombent sur les pieds et autres façons de bien nous faire comprendre. Bref, pas du tout mon délire ! Pour le reste, c'est des personnages assez convenus et presque clichés dans une aventure pas follement originale. J'ai ri a quelques gags, mais pas vraiment plus. Et je dois dire que je n'ai pas d'envie de le relire, surtout ! Même si le fond est gentil et véhicule quelques valeurs plutôt positives, globalement c'est surtout plan-plan. Je ne suis pas adepte de ce genre de BD, mais elle a su trouver son public. Je ne peux pas lui retirer ça, alors si c'est votre genre n'hésitez pas à la lire.
William Panama
C'est le genre de Bd faussement ésotérique, inspirée d'univers qu'on rencontre chez des cinéastes comme Tarantino, David Lynch ou Alan Parker (celui-ci surtout pour le tome 3 avec une ambiance à la Angel Heart, mais très loin de sa perfection vertigineuse). Les personnages et les intrigues sont complètement atypiques et destabilisants (le détective Panama est un crétin incompétent), les ambiances sont presque oniriques, les personnages commettent des actes étranges et inexpliqués, les situations sont totalement décalées. Tout cet arsenal est troublant et génère une sorte de malaise. Le rythme est lent, morne et chiant. Au final, à la rigueur si le tome 1 se tient, mais en faisant preuve d'une énorme indulgence, le tome 2 vacille dans le n'importe quoi, et le tome 3 est carrément incompréhensible, sans queue ni tête, avec une intrigue tirée par les cheveux et sans attraits, ou alors je n'ai rien compris. Je sais pas, mais y'a parfois des auteurs qui me sidèrent, je sais pas comment certains arrivent à concevoir des histoires avec un tel degré d'aberration, est-ce qu'ils se rendent compte de ce qu'ils font ? est-ce qu'ils pensent que des lecteurs vont lire leurs Bd ? Par moment, l'âme humaine est vraiment déroutante... Au niveau graphique, c'est pas trop mal, le dessin s'améliore d'un album à l'autre, il est même dans certaines situations créateur d'ambiance, c'est même à la limite un peu dommage qu'un dessin relativement potable serve des histoires aussi pauvres et sans intérêt.
Malcolm McLaren - L'Art du désastre
J'ai abandonné ma lecture au bout de 70 pages et j'ai vaguement feuilleté le reste. C'est la vie de Malcolm McLaren, un artiste assez étrange que je ne connaissais pas. L'album est rempli d'anecdotes vu que le rythme va très vite et c'est une des raisons pourquoi je n'ai pas accroché. On nous balance des trucs sans contextualiser la situation de l'époque (même si n'importe qui ayant des notions d'histoire devine facilement comment était l'Angleterre durant la période décrite dans l'album) et il y a des trucs que j'aurais aimé qu'ils soient plus approfondis, notamment la situation familiale particulière de McLaren. Le personnage de McLaren lui-même m'a laissé indifférent. J'aime bien que les auteurs soient neutres et laissent les lecteurs décider quoi penser de la personnalité de ce type et tout ce que je peux dire est qu'il me laisse franchement indifférent. Il faut dire que je suis pas un grand fan de punk. À la limite, j'aurais préféré qu'on suive sa grand-mère qui est assez anticonformiste pour une personne de son âge. Le dessin est bon et dynamique même si parfois l'enchainement de certaines pages est un peu difficile à suivre. On va dire que c'est une BD pour les punks.
Back from Hell - Le sage persécuté se réincarne pour se venger
Dwight était un puissant mage et le compagnon d'arme de l'héroïne du royaume qui avait vaincu le roi des démons. Ils se retrouvent aujourd'hui accusés de vouloir s'emparer du pouvoir par le roi en place qui craint leur puissance. Ce dernier les fait exécuter et jeter dans le Canyon des morts... Mais l'âme de Dwight refuse cette injustice et de quitter ce monde ; il devient alors une liche, un mort vivant aux pouvoirs immenses. Sa vengeance et son plan pour rétablir la paix va pouvoir alors commencer en s'élançant vers la capitale à la tête d'une horde de morts vivants. Amateur de Dark Fantasy, le premier tome de cette nouvelle série partait plutôt bien avec la naissance d'un bon gros méchant comme je les aime ; malheureusement le charme n'a pas duré. Le scénario tombe rapidement dans le resucée, l'ennuyeux, voire le ridicule en fin de tome. La trame scénaristique n'a effectivement rien d'originale, Dwight est tellement puissant qu'il rase tout sur son passage (pour le suspens on repassera...) et le gros Bill de Démon qu'il rétame à la fin du tome qui devient sa boniche, c'est juste risible... Dommage car côté dessin des personnages, c'était assez fouillé et certaines planches ont vraiment de la tenue. Ça pêche un peu quand même du côté des rares décors dans lesquels évoluent notre héros (on sent que c'est pas sont fort), mais l'ensemble est agréable et dynamique. Bref, je jetterai un œil au tome 2 par curiosité, mais s'il est du même tenant, je ne pousserai pas le vice plus loin.
Woo-lee et moi
Difficile de ne pas rejoindre l'avis précédent, ce récit est très mou. Nous suivons l'evolution dans la vie d'une jeune coréenne, qui voit sa soeur jumelle choisir une autre voie qu'elle et, forcément, s'éloigner. Il ne se passe rien de particulier, et surtout rien n'est développé. Ni les histoires d'amour de la soeur, ni les potentiels conflits, par exemple. Et c'est dommage parce que tout n'est pas à jeter dans ce manhwa. L'ambiance est assez sympa, et nous plonge dans ce que vit la classe moyenne/populaire coréenne, se rapprochant de ce que j'avais pu découvrir dans le film Parasite, ces petites maisons assez particulières et leurs salles de bains toilettes caractéristiques. Mais le manque d'histoire rend cela secondaire et c'est vrai qu'on attend un peu vainement le moment où il se passera un truc. Et on ne peut même pas donner l'excuse de l'autobiographie, car ce n'en est pas une, l'autrice s'étant, de son propre aveu, seulement inspiré de certains aspects de son histoire personnelle. Et on a vu, dans Le Combat ordinaire, par exemple, qu'on peut insérer des éléments de son histoire personnelle tout en créant une histoire intéressante. De plus, (mais j'ai l'impression que c'est un problème récurrent lorsque je lis des oeuvres traduites) j'ai trouvé la narration très stéréotypée, et un peu robotique. Ça peut marcher quand il y a des choses fortes derrière, mais là ce n'était pas le cas et ça alourdissait encore un peu le récit. Quant au dessin, j'aime bien ce style réaliste, sans plus. Un petit défaut, certains personnages se ressemblent et sont difficilement differenciables (même si très secondaires)
Aquarica
Bd testament de Benoit Sokal, c'est vraiment une drôle d'histoire qui réunit 2 grands auteurs, mais qui m'a laissé sur ma faim. Etant né et ayant grandi au bord de l'eau, je me suis toujours intéressé aux récits maritimes, mais cette fois, ça n'a pas fonctionné, l'univers bizarre développé par ce scénario m'a laissé dubitatif, et je n'ai pas été sensible à ce récit. La Bd rappelle les grands récits de mythes marins, à une époque où les profondeurs insondables des mers étaient inconnues et terrifiaient les pêcheurs, les récits julesverniens mais surtout le Moby Dick de Melville (pour les bêtes et le lieu du port de pêche de la côte Est américaine), on perçoit aussi le mythe de Jonas et sa baleine, le tout est imprégné d'un aspect fantastique qui ne m'a pas transporté comme je l'aurais voulu. C'est une sorte de conte merveilleux à la poésie surréaliste, avec une jeune fille qui est en quelque sorte une sirène échouée parmi ces rustres marins. J'ai trouvé aussi qu'il y avait pas mal d'incohérences qui m'ont interrogé, et que les personnages étaient falots, sans grande épaisseur. Au niveau graphique, heureusement, c'est très beau, ça fait bizarre de voir ce dessin de Sokal hors du contexte Canardo, tellement j'y ai été habitué, mais j'avais déja été préparé si on peut dire, en lisant Sanguine qui était déja une Bd sans animaux humanisés ; ici, le dessin s'exprime et s'aère complètement dans des cadrages étudiés. Malgré le style graphique très différent de Schuiten qui a terminé les 12 dernières planches, ça n'altère pas la narration et l'unité. Une Bd trop surprenante et inclassable pour m'avoir vraiment emballé, je le regrette mais c'est ainsi.
Le Vent des libertaires
Le Vent des Libertaires est une biographie romancée d’un anarchiste ukrainien… et au vu de la couverture du tome 1, je ne m’attendais pas à ça. Bon soyons clairs, malgré l’intérêt que je porte aux anarchistes, ce personnage -du moins tel qu’il est présenté dans ce diptyque- ne m’a pas touché. La cause principale de ce manque d’intérêt de ma part vient sans doute de l’aspect ultra romancé de cette biographie, au détriment de l’approche politique du sujet. S’enchainent ainsi tout au long des deux albums histoires d’amour et de fesses et faits d’arme mais sans jamais voir une évolution politique chez ce personnage de Nestor Makhno ni avoir une vision d’ensemble de cette révolution et son impact sur le long terme. Côté dessins, je trouve la couverture du tome 1 très réussie, et mes attentes étaient par conséquent assez élevées. Malheureusement, et même si je ne peux pas dire que le travail de Roberto Zaghi soit mauvais, cette approche extrêmement classique ne m’a pas séduit. J’ai ainsi eu l’impression de lire une œuvre de commande, certes faite avec application mais sans passion. Au final, sans doute parce que je m’attendais à autre chose, sans doute aussi parce que l’aspect historique s’efface devant une accumulation d’anecdotes romanesques, je sors de cette biographie en ayant un peu l’impression d’avoir perdu mon temps. Bof, donc…
Sideshow
Clairement, je m’attendais à mieux. Là, j’ai juste eu le sentiment de lire une juxtaposition de thématiques et de sujets clichés qui, s’ils s’enchainent relativement bien grâce au savoir-faire des auteurs, peinent à m’offrir ce que j’attends d’une bonne histoire : de la passion, de l’émotion et de l’empathie. Trop d’éléments disparates, trop de scènes qui me semblent présenter des incohérences (dans la manière dont les personnages agissent, dans le fait qu’ils se contredisent), l'emploi d'un personnage emblématique en guise de caution (Lovecraft apparait de manière totalement inutile à la fin du récit, comme si les auteurs s'étaient dit : "on va mettre Lovecraft, ça fait toujours bien !") et une conclusion trop grandiloquente sont les principaux reproches que je ferai à cette série. Sans vouloir être méchant, je me demande combien de temps Corbeyran a consacré à l’élaboration de ce scénario, dans quelle mesure il n’est pas parti sans trop savoir où il allait (se fiant à sa grande expérience pour parvenir à retomber sur ses pattes) et ce que ce genre de récit aurait donné s’il l’avait laissé plus longuement mûrir avant de se lancer dans sa réalisation. Au niveau du dessin, le trait de Despujol est facile à lire, le découpage est agréable, les personnages sont bien typés. C’est un bon trait pour une œuvre destinée aux amateurs de bande dessinée franco-belge classique. Rien à redire. Mais bon, voilà, je n’ai pas été transporté.