Les derniers avis (20754 avis)

Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Maxiplotte
Maxiplotte

Je n'ai jamais aimé le travail de Julie Doucet, mais comme elle a gagné le grand prix d'Angoulême et que cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un de ses albums je me suis dit que peut-être que mes goûts avaient changé, et que peut-être que j'accrocherais mieux à son œuvre. Et puis il y a personne qui a posté cet album qui regroupe le gros du travail en BD de Doucet, alors il fallait bien que quelqu'un se sacrifie. Julie Doucet a eu une influence sur plusieurs auteurs. Son œuvre part dans tous les sens. On a droit à la fois à des histoires absurdes souvent crades (un peu comme si Crumb et F'Murr avaient collaboré ensemble) et de l'autobiographie qui utilise souvent un langage cru. Je peux comprendre que plusieurs adorent ce genre de punk, mais franchement cela me laisse indifférent. L'humour ne me fait pas rire et la provocation m'a semblé avoir mal vieilli. En tout cas, moi les gags sur les tampons ou du vomi cela ne me parle pas et je comprends pas trop comment c'est censé être vachement subversif. Quelques bandes dessinées autobiographiques m'ont fait sourire, mais je trouve que depuis on a fait bien mieux dans le domaine. Au final, la seule partie intéressante est l'interview que donne l'autrice à la fin de l'album. Et puis aussi le fait que Jean-Christophe Menu signe la préface, il est donc redevenu copain avec L'Association ! Quant au dessin, il est pas nul, mais je le trouve peu lisible par moment (trop de textes dans les cases et/ou des cases trop petites) et ce n'est pas un style qui me plait. Donc voilà l'album m'a ennuyé (j'ai fini par tourner les pages) et les bandes dessinées qui étaient les plus intéressantes m'ont semblé avoir mal vieilli. Mais bon je n'irai pas jusqu'à dire que Julie Doucet ne méritait pas le grand prix. Elle a marqué l'histoire de la BD, c'est juste que je ne suis pas fan du genre de BD underground qu'elle fait et que ce qui était novateur il y a 30 ans le semble moins aujourd'hui, parce qu'on est habitué à voir de la BD autobiographique. Cela reste un album à emprunter si on veut connaitre cette autrice.

07/08/2022 (modifier)
Couverture de la série Capes et poignards
Capes et poignards

Je ne connaissais pas du tout cet auteur croate qui, si j’en crois la quatrième de couverture et quelques rapides recherches sur le net, est un peu le père de la BD yougoslave. Je ne sais pas quand cette histoire a été créée, sans doute est-elle bien plus vieille que sa date de publication en France ? En tout cas la narration est un peu datée, c’est à réserver aux amateurs d’aventure « old school ». La principale originalité tient au cadre dans lequel se déroule l’intrigue, les côtes croates à l’extrême fin du XVIème siècle, sous la tutelle fragile de Venise, alors que des révoltes grondent, autour de la ville de Seigne (ou Senj). Je suis resté sur ma faim. La narration manque de surprise, le texte est un peu trop abondant (et parfois un chouia naïf). Quant au dessin, il est très bon, dans un style un peu hyper réaliste. Toutefois il n’est pas toujours mis en valeur et lisible. En effet, les planches sont découpées en trop de cases, petites, souvent sombres : cela ne rend pas grâce au dessin, et ne facilite pas la lecture des textes dans les phylactères. Une curiosité donc, qui pourra davantage convenir à d’autres lecteurs, comme je l’ai dit amateur de ce type d’aventures historiques, dans un cadre original. Note réelle 2,5/5.

06/08/2022 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série One Piece
One Piece

Pff ... Je suis trop vieux pour ces conneries. Après relecture des premiers tomes de la série One Piece, je refais l'avis que j'avais écrit tout jeunot dessus. Cet avis est venu après un long conflit intérieur, entre le devoir d'honnêteté et le fait que je n'ai jamais réussi à lire la série (ce qui rend ma critique bien plus faible que d'autres personnes ayant tout lu). Mais finalement je m'autorise à en dire du mal, parce que ce n'est pas ma petite critique, noyée dans toutes les autres, qui changera la considération globale de ce manga. One Piece est déjà culte et adulé, je n'y changerais rien. Mais clairement, ce n'est plus pour moi. A ma troisième tentative, j'ai réussi à dépasser les trois premiers tomes et ... Eh ben j'ai arrêté vers le septième en constatant que j'avais quelque chose de mieux à faire de ma vie. Parce que les mangas shonen type Nekkutsu, franchement, je ne peux plus ! Pour mon ressenti, c'est surtout une énorme frustration permanente, à voir les personnages justifier le moindre de leur gestes et de leurs actions, à faire des combats où l'on s'arrête pour débattre et donner son avis. Les méchants sont très méchants et tout les autres ont le cœur sur la main, derrière une façade un peu rude. Les héros sont très héroïque, et les vilains se font tous battre à la chaine. J'ai arrêté lorsque je sautais les pages pour voir ce qu'il se passait ensuite, espérant avoir quelque intérêt passager. Mais finalement ... Non, je ne suis pas intéressé par cette histoire. Je l'avoue, je le confesse : je ne suis pas intéressé ! J'ai entendu des critiques dire que ça s'améliore, que ça devient génial, mais je m'en fous. J'ai tenu 7 tomes sans avoir envie de lire la suite, je ne vais pas me forcer à lire plus pour voir si je suis vaguement intéressé. Je n'aime pas ce genre de manga, les personnages m'insupportent et leurs péripéties m'ennuient profondément. Je comprends que ça plaise, qu'on adore ça, qu'on en redemande, mais moi je vais me relire mes mangas préférés qui se terminent vite, mes BD qui n'ont pas besoin de plus d'un tome pour me faire rentrer dans l'histoire et je vous laisse avec cette série à rallonge. One Piece, ce n'est pas pour moi.

14/10/2008 (MAJ le 06/08/2022) (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série Les Sauroctones
Les Sauroctones

Comme l'écrit Cac cette série est un gros délire et généralement dans ce genre de cas, soit on embarque totalement dans le délire de l'auteur et on adore ou on reste complètement hermétique et on s'ennuie rapidement ce qui fut mon cas ici. Malgré tous mes efforts, je ne suis jamais parvenu à rentrer dans le récit et j'ai abandonné après tout de même avoir lu une centaine de pages, j'avais plus trop envie de voir si j'allais enfin comprendre ce que je lisais. Parce que non seulement l'univers marrant de l'auteur ne m'a pas fait rigoler, mais j'ai trouvé cela trop décousu. Les ellipses entre la fin d'un chapitre et le commencement d'un autre sont souvent trop énormes. Par exemple, les trois héros sont dans une situation de danger à la fin d'un chapitre et puis soudainement ils se promènent tranquillement au début du chapitre suivant. Bref, je ne comprends pas la logique de certaines situations ou les agissements de certains personnages. Les personnages principaux sont d'ailleurs peu attachants. Il reste le dessin qui m'a semblé pas mal et qui est pratiquement le seul élément que j'ai aimé dans ce premier tome.

06/08/2022 (modifier)
Couverture de la série Repas Antillais
Repas Antillais

Mouais, bof bof. Je ne suis jamais vraiment entré dans cet album. D’abord parce que le dessin m’est apparu assez brouillon, dans un Noir et Blanc gras qui souffre d’un encrage insuffisant. L’histoire ensuite, que j’ai trouvée souvent quelconque. Sous prétexte de recevoir un jeune parent venu de métropole, on nous fait visiter, en plusieurs courts chapitres assimilés aux différents « plats » d’un repas (d’où le titre), les spécialités (culinaires, géographiques, historiques, bref culturelles) des Antilles. Du coup, j’ai eu l’impression de lire une sorte de guide touristique un peu décalé, et n’y ai pas trouvé mon compte en terme de narration.

04/08/2022 (modifier)
Par karibou79
Note: 2/5
Couverture de la série Pokémon - La Grande Aventure
Pokémon - La Grande Aventure

2.5 Je souscris à l'avis précédent sur tous les points: une bonne adaptation en manga pas trop paresseuse ni trop commerciale à l'attention des jeunes fans de Pokemon qui plongeront avec plaisir en terrain connu. Mais les combats, ici vus en tant que spectateurs, ne sont pas prenants. C'est là la limite entre bande dessinée et jeu vidéo où l'on est acteur. Pour mon garçon, c'est l'une des nombreuses séries Pokemon de ses préférées (les autres sont reparties en revente).

04/08/2022 (modifier)
Couverture de la série Njinga - La Lionne du Matamba
Njinga - La Lionne du Matamba

Ah bein là, très très grosse déception pour ma part. Pourtant on pourrait dire que dans l’ensemble le récit est correct. Le dessin n’est pas des plus fins et ça sent l’œuvre de commande mais il correspond bien aux attentes du public visé (mise en page classique, un certain soin accordé aux décors, découpage fluide pour une lecture aisée). Pourtant l’aspect historique est intéressant puisqu’on nous propose ici un personnage de reine assez méconnu (et totalement inconnu pour moi, raison de ma lecture). Njinga, par son intelligence, son sens de la répartie et son caractère -mélange de fatalisme et d’opiniâtreté- a tout pour devenir un personnage clé de cette collection. Sauf que… Sauf que ce récit n’a pas dû être une priorité pour aucun de ses responsables puisque ni le scénariste, ni la dessinatrice ni l’éditeur ne se sont inquiété du fait que trois planches n’étaient pas placées dans l’ordre chronologique. Résultat : une meurtrière est assassinée avant même d’avoir pu tuer qui que ce soit ! Et trois planches, ce n’est pas une erreur technique lors de l’impression ! Trois planches, c'est un scénariste qui envoie son découpage au fur et à mesure de l'état d'avancement mais pas forcément dans l'ordre chronologique du récit, une dessinatrice qui réalise les planches en fonction du découpage reçu sans trop s'inquiéter de l'histoire dans son ensemble et un éditeur qui ne va pas 'perdre son temps' à lire les bandes dessinées qu'il produit. Pour moi, c’est la preuve que ni l'éditeur, ni le scénariste, ni la dessinatrice n'étaient passionnés par le projet. Et chez moi, c’est rédhibitoire. C’est con car, comme je le disais, Njinga, le personnage central, mériterait d’être mise en lumière par une équipe réellement passionnée par ce sujet. Mais là, ce genre d’erreur trahit tellement l’œuvre de commande réalisée juste pour le fric que je ne peux rien dire d’autre que bof.

04/08/2022 (modifier)
Par gruizzli
Note: 2/5
Couverture de la série L'Actu en patates
L'Actu en patates

J'aime beaucoup Martin Videberg et son actu en patates, que je suivais régulièrement sur son blog lorsque j'étais en faculté, mais aussi de ses contributions à des magasins de jeux type Philibert ou encore ses BD avec son excellent "Journal d'un remplaçant". J'avais, de fait, très envie de lire cette série de caricature sur l'actualité politique, sorte de journal de blog mais avec un œil principalement tourné vers la politique française. Et le souci ... c'est que ça a vieilli ! Malheureusement, ce genre de BD très tournée vers l'actualité n'a souvent plus vraiment court quelques temps après. Les scandales spécifiques ont disparus, de même pour certaines têtes qui ne sont plus très évidentes aujourd'hui. Plusieurs gags ne m'ont pas fait rire simplement parce que je ne les comprenais pas. C'est un souci que j'ai déjà eu en relisant un vieil album de caricature trouvé chez un membre de la famille et qui ne correspondait plus à rien. C'est triste mais aussi le lot de ce genre de production très codifié à une époque précise. Et les premiers albums datent du mandat de Sarkozy, un président qui officiait il y a maintenant dix ans ... Autant dire qu'on est face à un gouffre temporel niveau caricature politique. Et du coup, les tomes sont très moyens maintenant. Pas sur qu'ils étaient indispensable au moment de leurs sorties, mais il me semble que maintenant les recommander serait très mal venu. C'est pas mauvais, c'est juste dépassé dans le temps.

02/08/2022 (modifier)
Par Ro
Note: 2/5
Couverture de la série Maïana
Maïana

Maïana trouve un soir de Décembre devant sa maison un sac de papillotes à son nom, visiblement un calendrier de l'Avent qui lui est destiné mais sans qu'elle sache qui le lui a offert. Dans chaque papillote, une truffe au chocolat délicieuse et une citation sur l'amour. Plus les jours passent plus le mystère s'épaissit car les citations correspondent étrangement à la vie de la jeune fille et lui parlent directement. La principale qualité de cette BD est son dessin. Dans un style typique de la tablette graphique, il est de belle facture, bien mis en scène, et surtout son travail sur la lumière et la couleur est bien réussi. Cela fonctionne pour donner une ambiance de Noël au premier tome, puis une atmosphère plus ensoleillée et chaleureuse dans le second tome, quitte à ce que ça aille parfois un peu loin puisque les personnages ou les décors donnent régulièrement l'impression d'irradier de la lumière. Par contre, côté scénario, ce n'est plus de la guimauve à ce stade, c'est du sirop de glucose. Ca dégouline de bons sentiments, avec une intrigue à l'eau-de-rose qui paraitra très cousue de fil blanc à un lecteur adolescent ou adulte. Le premier tome tient encore la route car il attise la curiosité sur l'origine de ce calendrier de l'Avent mais déjà là on en vient assez rapidement à se lasser de la nouvelle citation de chaque jour et de la rapide mise en scène d'en quoi ça se rapproche bon gré mal gré de la vie de l'héroïne. Puis quand vient la révélation finale, elle se révèle bancale dans le sens où de nos jours, avec les moyens de communication et de transport modernes, on imagine mal comment une telle situation a pu se mettre en place. Mais c'est difficile d'en dire plus sans trop en dévoiler. Le second tome n'offre plus du tout la même touche de mystère et se contente de reprendre le concept d'une sorte de calendrier de l'Avent, cette fois pour un anniversaire, mais s'appuyant cette fois sur une idée bien plus basique, sans poésie, et un final qui tombe à plat. Et là encore, tout sert le propos d'une exubérance de bons sentiments et d'une morale téléphonée. Il est probable que je ne sois pas le public cible, mais celui-ci me parait tout de même assez restreint.

02/08/2022 (modifier)
Couverture de la série Chansons de Téléphone en bandes dessinées
Chansons de Téléphone en bandes dessinées

J'ai beaucoup apprécié le "Higelin" de cette collection. J'ai donc récupéré un "Téléphone" pour comparer. C'est la même époque, la même sensibilité et d'ailleurs Louis Bertignac a fait ses classes chez maître Jacques. Quelle différence !! Car si les textes d'Higelin sont riches et créatifs, ici on s'aperçoit que les lyrics des chansons de Téléphone ne font pas le poids sans leurs accompagnements musicaux. Pourtant je suis fan d'une bonne partie du répertoire, Argent, NY, Un autre monde... mais là j'ai été fortement déçu. J'ai eu l'impression que les dessinateurs étaient en panne d'imagination pour faire ressortir l'intensité musicale des chansons, en effet pas grand-chose ne colle à mon goût. Il faut avouer que le découpage des lignes, le plus souvent en quelques mots très simples, n'aide pas à donner du rythme à la BD. Le côté cri de révolte qui fonctionne bien grâce au soutien rythmique de la musique est pratiquement impalpable dans l'album. Encore une fois pour les jeunes qui veulent découvrir cette époque de chansons françaises, tournez-vous vers l'album d'Higelin.

01/08/2022 (modifier)