Sea, sex and sun... A ces mots, impossible ou presque de ne pas fredonner la célèbre chanson de Serge Gainsbourg. C'est que cette BD tente d'en restituer tout l'esprit -surtout ce qui a trait au sexe-, avec l'humour en plus bien sûr. Pari gagné ? Rien n'est moins sûr.
Cette série en deux tomes peut pourtant compter sur un graphisme d'assez agréable facture. Certes les décors sont peu variés, se résumant aux sempiternels cocotiers, plages de sable fin et piscines d'hôtels de luxe, mais Gürsel le fait et le fait bien. La colorisation étant différente une page sur deux, les couleurs pastel ressortent bien mieux l'ambiance voulue que les couleurs informatisées. Et condition sine qua non dans ce genre de bande dessinée "érotico-humoristique", la gente féminine bénéficie d'atours avantageux, moins élégants toutefois que dans Dany.
Car de fait, la plupart des situations tournent autour d'une chose : le pauvre vacancier (ou vacancière, ne soyons pas sexiste) qui cherche à "tirer son coup". Parfois, le gag relève du quiproquo. C'est certes légèrement moins vulgaire que Blagues Coquines, mais, avouons-le, toujours très trivial, et même rarement drôle. Les situations qui arrachent un sourire, voire un rire, se comptent sur les doigts de deux mains... pour une centaine de pages de lecture !
Bref, si l'on est amateur de ce genre de littérature "coquine" et qu'on veut vraiment posséder TOUTES les BDs sur le sujet, on préférera l'édition intégrale rebaptisée pour l'occasion "Sea surf and sun" (et qui coûte moins cher) ; mais honnêtement, mieux vaut se rabattre sur un vieil exemplaire de Dany...
Après la lecture du tome 1 :
Je n'ai réussi qu'à trouver le tome 1.
Aussitôt finie la lecture, j'aurais aimé avoir entre les mains le tome 2.
Mais je me demande également si il y aura un tome 3, pour cette raison je ne conseille pas l'achat, les auteurs ayant d'autres séries à priori plus lucratives en cours.
Quoiqu'il en soit, malgré son apparente simplicité, cette BD offre un contenu plus dense qu'il n'y paraît. Après l'on adhère ou pas, certains propos sont même limite à l'encontre des femmes (une démonstration fait le parallèle entre Socrate le chien et les femmes...)
Héraclès aurait mérité sa propre série car il y avait matière en humour.
Un bon moment de lecture au final mais j'aurais aimé un découpage moins osé ......... :-)
08/10/2008 : lecture du T2 : je suis déçu par la tournure des évènements, ça devient un grand n'importe quoi, ça part dans tous les sens, et je décrocher clairement.
Je descends la note à 2/5
C'est vrai qu'il est pas mal ce tome sur l'histoire de la mangouste... bien raconté, bien dessiné... Pas mal, c'est le mot, oui... mais pas original pour un sou.
J'ai eu tout du long de ma lecture une très très forte impression de déjà vu, les passages convenus se succédant les uns aux autres, sans jamais la moindre surprise. Et puis le coup du gros flash-back, de la Mangouste qui d'un coup a une folle envie de raconter sa vie à Kim Rowland, franchement, ce n'est vraiment pas dans le style du personnage, et en plus ça fait cliché. Mais bon, ces réserves mises à part, c'est mené efficacement, c'est sûr. Mais à mon gout ça ne suffit pas du tout.
Le dessinateur de son coté n'est pas manchot du tout, et son style est bien plus vivant que celui de Vance. Mais bon, il manque singulièrement de personnalité... sans doute que cela faisait partie du cahier des charges ?
Parce qu'au final, il m'a semblé que c'était de ça qu'il s'agissait : d'un produit formaté pour plaire, sans rien qui dépasse, sans trop de personnalité ou d'originalité pour ne pas déstabiliser les lecteurs de XIII.
Il en reste une impression de tiédeur, de livre oublié sitôt refermé... Alors que sur ce même thème, on peut faire des choses absolument passionnantes, comme l'ont prouvé Matz et Jacamon en réalisant leur formidable Le Tueur.
Sympathique mais très vite oublié !
Dans le même genre j’ai réellement préféré "Bruce Jones présente :".
Bien sûr ces petites histoires se laissent lire mais je ne trouve pas qu’il y ait des chutes très originales ou surprenantes.
Une des histoires m'a particulièrement plu tout de même : celle de la « visite » de notre humanité avec les époques, les us et coutumes mélangés et interprétés d'une drôle de façon.
Autre histoire qui sort du lot même si elle est très prévisible, celle centrée sur les enfants qui jouent à la guerre sur leur télévision et qui anéantissent réellement notre terre.
Cette histoire est traitée d’une manière très classique.
Pour le reste les histoires restent plaisantes mais déjà vues moultes fois.
(10/20)
De Metter nous réalise une bd à l'ambiance glauque à souhait, aux couleurs sombres et un beau mouvement des personnages ; bien qu'au tout début les deux personnages qui ouvrent l'histoire se ressemblent un peu trop. Cela dit en avançant dans la lecture cette atmosphère sans lumière devient un peu pesante et les quelques planches colorées qui apparaissent de temps en temps ne suffisent pas à alléger toute cette obscurité.
Quant au scénario bien qu'il soit très bien mené par Lehane, l'issue est légèrement prévisible. Je m'attendais un peu à cette fin et n'ayant pas eu la surprise d'une chute vraiment originale j'ai été assez déçue.
Finalement entre couleurs lassantes et une conclusion un peu frustrante je ne peux guère mettre plus de deux étoiles. Cela reste tout de même une bonne lecture pour les mordus de romans policiers.
Après la lecture des 2 tomes.
L'histoire partait sur un bon postulat mais le résultat n'est pas à la hauteur de ce que cela aurait pu donner. Il y a une spéculation sur les récits sans réelles interactions avec la vie réelle. J'aurai préféré voir un développement avec des conséquences comme dans le film "L'effet papillon".
Pour comprendre mes propos, il est souhaitable de lire cette BD ;-)
Sinon le dessin est décevant, le trait est trop gras et les couleurs trop criardes et chaudes.
Ce n'est pas foncièrement mauvais mais j'ai personnellement trouvé l'ensemble décevant.
Alors j’avoue, c’est par hasard que j’ai décidé d’acheter cette bd sans avoir idée de ce qui m’attendait… et le hasard n’a pas bien fait les choses.
Que dire de l’histoire ? En fait je ne pourrais pas résumer l’histoire puisque pour moi il n’y en a pas, du moins rien de cohérent. On se trouve dans un appartement d’un couple qui a quelques problèmes de communication et puis ça part dans des délires que j’ai bien eu du mal à suivre. Pourtant je ne suis pas contre les délires en bd, j’ai adoré les aventures de Julius Corentin Acquefacques, par exemple.
Le dessin ne m’a pas non plus aidé à apprécier cette bd. Très sommaire, très (trop) épuré, trop peu de détail, dessin en fil de fer… Tout cela renforce le côté bizarre de cette bd, mais ce n’est pas à mon goût.
Finalement, cette bd ne m’était pas destinée… tant pis pour moi.
L'histoire vraie de René Caillié ne m'a ni accrochée ni touchée. Ce récit est déprimant, tout en désert, silence, solitude, introspection, religion, il n'y a pas une once d'humour ou de légèreté pour faire passer toute cette déprime. La vie de Caillié avant son voyage n'est pas assez développée, on nous dit les raisons de son départ mais sans plus, du coup je n'ai ressenti aucun attachement envers lui, d'autant que ce style d'aventures où il n'arrive que des malheurs aux personnages ne m'attirent pas. La narration y est aussi pour beaucoup, trop lente, trop pesante, le style de Dabitch ne me plaît pas non plus.
Le graphisme lui est très beau même si je préférais celui de Pendanx dans Les Corruptibles où il est plus dynamique et coloré.
Berné ! Abasourdi et chloroformé par l’impact visuel du tome un. La fascination spontanée pour un graphisme qui m’a choppé dès les premières pages et l’envoûtement d’un tempo insidieux, si lent, qui installait une ambiance délicieusement oppressante, mais finalement très artificielle. Il aura fallu le second tome pour me réveiller. La surprise évanouie, l’oeil apprivoisé, je prends douloureusement conscience que ce scénario ne me convient pas vraiment. Trop d’inconsistance, trop de vide à mon goût.
Le récit ne semble être qu’alibi futile au dessin. Ah, ça, c’est beau ! Terriblement beau. L’esthétique macabre s’exprime dans un clair obscur du plus bel effet. La ligne gothique, élancée et torturée s’épanche dans des visages acérés, taillés à la hache ou au scalpel, des corps difformes, des architectures sombres et impressionnantes. L’aisance affichée dans le rendu du mouvement et un sens du cadrage aiguisé exhortent un dynamisme, une cinétique quasi cinématographique. Conjugué à une narration qui tirait efficacement sur la corde du temps et une histoire aux zestes d’occultisme porteuse de promesses, le cocktail s’annonçait grisant. Las ! L’absence rédhibitoire de psychologie chez les protagonistes, la gestation de bonnes idées globalement peu exploitées et une trame pas assez fouillée concourent à un gâchis qui se révèle quand le métronome accélère, que l’on glisse crescendo vers une surenchère de duels spectaculaires, d’affrontements sanguinolents, des prétextes à une mise en scène grandiloquente qui semble vouloir en mettre plein la vue et camoufler un récit qui n’a plus grand-chose à raconter.
Et puis est-ce vraiment un western ? Je ne fais pas allusion à la composante ésotérico fantastique qui instaurerait, d’ailleurs, une pseudo-originalité plutôt salvatrice. Où sont donc les éléments qui définissent le genre, qui alimentent l’attrait pour ce plaisir régressif, cette retombée en enfance, réminiscence d’une époque bénie où les films débutaient à 20 h 30 et les dimanches soirs nous abreuvaient d’épopées du Grand-Ouest. Les sublimes noir et blanc de Monsieur Ford, et, plus tard, les savoureux spaghettis à la mode Léone. Les justiciers ombrageux, les durs, les vrais, les chevauchées épiques, les ruées vers l’or, les saloons enfumés, les grands espaces, la poussière, la fumée, etc.… Le cadre, ici, ne semble être qu’un subterfuge pour s’offrir un terrain de jeu mythique et sauvage qui légitimerait ce déversement de brutalité et de violence, ce concours de sales trognes et ce kid killer si prolifique. On transposerait cette fiction à l’époque victorienne, dans un décor de science-fiction, ou que sais-je encore, que ça ne choquerait pas plus que ça.
Sévère ? Surement. Mais je suis excessivement déçu et frustré par le deuxième opus. Je ressentais tellement de potentiel. Parti sur les bases d’un quatre j’arrive finalement à un regrettable deux étoiles.
À admirer ! … À lire ???
Après la lecture du tome 1.
J'ai la curieuse impression qu'il n'y aura pas de tome 2...
On peut résumer facilement cette série par le fait qu'il s'agit d'une BD de Froideval mais dans un environnement SF. On y retrouve donc les recettes éprouvées mais surtout les défauts : notamment des personnages qui passent outre les obstacles comme des super héros. C'est tellement plus facile pour le scénario ;-)
L'autre reproche vient du niveau des dialogues : trop vulgaire, trop de "hé, hé" de "hi, hi" : j'ai trouvé ça ridicule.
Malgré tout, cette BD se laisse lire certainement grâce aux dessins réussis et maitrisés : l'ordinateur est utilisé à bon escient pour la colorisation, les textures et les effets.
Le T1 se finit brutalement avant "la révélation".
Donc sans suite, il est préférable de ne pas investir en l'état.
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Sea Surf & Sun (Sea Sex & Sun)
Sea, sex and sun... A ces mots, impossible ou presque de ne pas fredonner la célèbre chanson de Serge Gainsbourg. C'est que cette BD tente d'en restituer tout l'esprit -surtout ce qui a trait au sexe-, avec l'humour en plus bien sûr. Pari gagné ? Rien n'est moins sûr. Cette série en deux tomes peut pourtant compter sur un graphisme d'assez agréable facture. Certes les décors sont peu variés, se résumant aux sempiternels cocotiers, plages de sable fin et piscines d'hôtels de luxe, mais Gürsel le fait et le fait bien. La colorisation étant différente une page sur deux, les couleurs pastel ressortent bien mieux l'ambiance voulue que les couleurs informatisées. Et condition sine qua non dans ce genre de bande dessinée "érotico-humoristique", la gente féminine bénéficie d'atours avantageux, moins élégants toutefois que dans Dany. Car de fait, la plupart des situations tournent autour d'une chose : le pauvre vacancier (ou vacancière, ne soyons pas sexiste) qui cherche à "tirer son coup". Parfois, le gag relève du quiproquo. C'est certes légèrement moins vulgaire que Blagues Coquines, mais, avouons-le, toujours très trivial, et même rarement drôle. Les situations qui arrachent un sourire, voire un rire, se comptent sur les doigts de deux mains... pour une centaine de pages de lecture ! Bref, si l'on est amateur de ce genre de littérature "coquine" et qu'on veut vraiment posséder TOUTES les BDs sur le sujet, on préférera l'édition intégrale rebaptisée pour l'occasion "Sea surf and sun" (et qui coûte moins cher) ; mais honnêtement, mieux vaut se rabattre sur un vieil exemplaire de Dany...
Socrate le demi-chien
Après la lecture du tome 1 : Je n'ai réussi qu'à trouver le tome 1. Aussitôt finie la lecture, j'aurais aimé avoir entre les mains le tome 2. Mais je me demande également si il y aura un tome 3, pour cette raison je ne conseille pas l'achat, les auteurs ayant d'autres séries à priori plus lucratives en cours. Quoiqu'il en soit, malgré son apparente simplicité, cette BD offre un contenu plus dense qu'il n'y paraît. Après l'on adhère ou pas, certains propos sont même limite à l'encontre des femmes (une démonstration fait le parallèle entre Socrate le chien et les femmes...) Héraclès aurait mérité sa propre série car il y avait matière en humour. Un bon moment de lecture au final mais j'aurais aimé un découpage moins osé ......... :-) 08/10/2008 : lecture du T2 : je suis déçu par la tournure des évènements, ça devient un grand n'importe quoi, ça part dans tous les sens, et je décrocher clairement. Je descends la note à 2/5
XIII mystery
C'est vrai qu'il est pas mal ce tome sur l'histoire de la mangouste... bien raconté, bien dessiné... Pas mal, c'est le mot, oui... mais pas original pour un sou. J'ai eu tout du long de ma lecture une très très forte impression de déjà vu, les passages convenus se succédant les uns aux autres, sans jamais la moindre surprise. Et puis le coup du gros flash-back, de la Mangouste qui d'un coup a une folle envie de raconter sa vie à Kim Rowland, franchement, ce n'est vraiment pas dans le style du personnage, et en plus ça fait cliché. Mais bon, ces réserves mises à part, c'est mené efficacement, c'est sûr. Mais à mon gout ça ne suffit pas du tout. Le dessinateur de son coté n'est pas manchot du tout, et son style est bien plus vivant que celui de Vance. Mais bon, il manque singulièrement de personnalité... sans doute que cela faisait partie du cahier des charges ? Parce qu'au final, il m'a semblé que c'était de ça qu'il s'agissait : d'un produit formaté pour plaire, sans rien qui dépasse, sans trop de personnalité ou d'originalité pour ne pas déstabiliser les lecteurs de XIII. Il en reste une impression de tiédeur, de livre oublié sitôt refermé... Alors que sur ce même thème, on peut faire des choses absolument passionnantes, comme l'ont prouvé Matz et Jacamon en réalisant leur formidable Le Tueur.
Demain... les monstres
Sympathique mais très vite oublié ! Dans le même genre j’ai réellement préféré "Bruce Jones présente :". Bien sûr ces petites histoires se laissent lire mais je ne trouve pas qu’il y ait des chutes très originales ou surprenantes. Une des histoires m'a particulièrement plu tout de même : celle de la « visite » de notre humanité avec les époques, les us et coutumes mélangés et interprétés d'une drôle de façon. Autre histoire qui sort du lot même si elle est très prévisible, celle centrée sur les enfants qui jouent à la guerre sur leur télévision et qui anéantissent réellement notre terre. Cette histoire est traitée d’une manière très classique. Pour le reste les histoires restent plaisantes mais déjà vues moultes fois. (10/20)
Shutter Island
De Metter nous réalise une bd à l'ambiance glauque à souhait, aux couleurs sombres et un beau mouvement des personnages ; bien qu'au tout début les deux personnages qui ouvrent l'histoire se ressemblent un peu trop. Cela dit en avançant dans la lecture cette atmosphère sans lumière devient un peu pesante et les quelques planches colorées qui apparaissent de temps en temps ne suffisent pas à alléger toute cette obscurité. Quant au scénario bien qu'il soit très bien mené par Lehane, l'issue est légèrement prévisible. Je m'attendais un peu à cette fin et n'ayant pas eu la surprise d'une chute vraiment originale j'ai été assez déçue. Finalement entre couleurs lassantes et une conclusion un peu frustrante je ne peux guère mettre plus de deux étoiles. Cela reste tout de même une bonne lecture pour les mordus de romans policiers.
L'Histoire de chaque jour
Après la lecture des 2 tomes. L'histoire partait sur un bon postulat mais le résultat n'est pas à la hauteur de ce que cela aurait pu donner. Il y a une spéculation sur les récits sans réelles interactions avec la vie réelle. J'aurai préféré voir un développement avec des conséquences comme dans le film "L'effet papillon". Pour comprendre mes propos, il est souhaitable de lire cette BD ;-) Sinon le dessin est décevant, le trait est trop gras et les couleurs trop criardes et chaudes. Ce n'est pas foncièrement mauvais mais j'ai personnellement trouvé l'ensemble décevant.
Cent mètres carrés
Alors j’avoue, c’est par hasard que j’ai décidé d’acheter cette bd sans avoir idée de ce qui m’attendait… et le hasard n’a pas bien fait les choses. Que dire de l’histoire ? En fait je ne pourrais pas résumer l’histoire puisque pour moi il n’y en a pas, du moins rien de cohérent. On se trouve dans un appartement d’un couple qui a quelques problèmes de communication et puis ça part dans des délires que j’ai bien eu du mal à suivre. Pourtant je ne suis pas contre les délires en bd, j’ai adoré les aventures de Julius Corentin Acquefacques, par exemple. Le dessin ne m’a pas non plus aidé à apprécier cette bd. Très sommaire, très (trop) épuré, trop peu de détail, dessin en fil de fer… Tout cela renforce le côté bizarre de cette bd, mais ce n’est pas à mon goût. Finalement, cette bd ne m’était pas destinée… tant pis pour moi.
Abdallahi
L'histoire vraie de René Caillié ne m'a ni accrochée ni touchée. Ce récit est déprimant, tout en désert, silence, solitude, introspection, religion, il n'y a pas une once d'humour ou de légèreté pour faire passer toute cette déprime. La vie de Caillié avant son voyage n'est pas assez développée, on nous dit les raisons de son départ mais sans plus, du coup je n'ai ressenti aucun attachement envers lui, d'autant que ce style d'aventures où il n'arrive que des malheurs aux personnages ne m'attirent pas. La narration y est aussi pour beaucoup, trop lente, trop pesante, le style de Dabitch ne me plaît pas non plus. Le graphisme lui est très beau même si je préférais celui de Pendanx dans Les Corruptibles où il est plus dynamique et coloré.
Billy Wild
Berné ! Abasourdi et chloroformé par l’impact visuel du tome un. La fascination spontanée pour un graphisme qui m’a choppé dès les premières pages et l’envoûtement d’un tempo insidieux, si lent, qui installait une ambiance délicieusement oppressante, mais finalement très artificielle. Il aura fallu le second tome pour me réveiller. La surprise évanouie, l’oeil apprivoisé, je prends douloureusement conscience que ce scénario ne me convient pas vraiment. Trop d’inconsistance, trop de vide à mon goût. Le récit ne semble être qu’alibi futile au dessin. Ah, ça, c’est beau ! Terriblement beau. L’esthétique macabre s’exprime dans un clair obscur du plus bel effet. La ligne gothique, élancée et torturée s’épanche dans des visages acérés, taillés à la hache ou au scalpel, des corps difformes, des architectures sombres et impressionnantes. L’aisance affichée dans le rendu du mouvement et un sens du cadrage aiguisé exhortent un dynamisme, une cinétique quasi cinématographique. Conjugué à une narration qui tirait efficacement sur la corde du temps et une histoire aux zestes d’occultisme porteuse de promesses, le cocktail s’annonçait grisant. Las ! L’absence rédhibitoire de psychologie chez les protagonistes, la gestation de bonnes idées globalement peu exploitées et une trame pas assez fouillée concourent à un gâchis qui se révèle quand le métronome accélère, que l’on glisse crescendo vers une surenchère de duels spectaculaires, d’affrontements sanguinolents, des prétextes à une mise en scène grandiloquente qui semble vouloir en mettre plein la vue et camoufler un récit qui n’a plus grand-chose à raconter. Et puis est-ce vraiment un western ? Je ne fais pas allusion à la composante ésotérico fantastique qui instaurerait, d’ailleurs, une pseudo-originalité plutôt salvatrice. Où sont donc les éléments qui définissent le genre, qui alimentent l’attrait pour ce plaisir régressif, cette retombée en enfance, réminiscence d’une époque bénie où les films débutaient à 20 h 30 et les dimanches soirs nous abreuvaient d’épopées du Grand-Ouest. Les sublimes noir et blanc de Monsieur Ford, et, plus tard, les savoureux spaghettis à la mode Léone. Les justiciers ombrageux, les durs, les vrais, les chevauchées épiques, les ruées vers l’or, les saloons enfumés, les grands espaces, la poussière, la fumée, etc.… Le cadre, ici, ne semble être qu’un subterfuge pour s’offrir un terrain de jeu mythique et sauvage qui légitimerait ce déversement de brutalité et de violence, ce concours de sales trognes et ce kid killer si prolifique. On transposerait cette fiction à l’époque victorienne, dans un décor de science-fiction, ou que sais-je encore, que ça ne choquerait pas plus que ça. Sévère ? Surement. Mais je suis excessivement déçu et frustré par le deuxième opus. Je ressentais tellement de potentiel. Parti sur les bases d’un quatre j’arrive finalement à un regrettable deux étoiles. À admirer ! … À lire ???
Anamorphose
Après la lecture du tome 1. J'ai la curieuse impression qu'il n'y aura pas de tome 2... On peut résumer facilement cette série par le fait qu'il s'agit d'une BD de Froideval mais dans un environnement SF. On y retrouve donc les recettes éprouvées mais surtout les défauts : notamment des personnages qui passent outre les obstacles comme des super héros. C'est tellement plus facile pour le scénario ;-) L'autre reproche vient du niveau des dialogues : trop vulgaire, trop de "hé, hé" de "hi, hi" : j'ai trouvé ça ridicule. Malgré tout, cette BD se laisse lire certainement grâce aux dessins réussis et maitrisés : l'ordinateur est utilisé à bon escient pour la colorisation, les textures et les effets. Le T1 se finit brutalement avant "la révélation". Donc sans suite, il est préférable de ne pas investir en l'état.