Les derniers avis (20741 avis)

Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série L'Histoire de Siloë
L'Histoire de Siloë

Franchement, il me faut plus que cela pour m'emballer. Bien sûr, cela se lit agréablement et cela brasse des thèmes contemporains très intéressants. Cependant, les personnages sont ultra-light et on n’arrive pas à s'attacher émotionnellement à eux. L'action est privilégiée au détriment de la réflexion. Dans le genre et chez le même éditeur, je préfère nettement les séries de Duval comme Travis ou Carmen Mc Callum. J'ai quand même l'impression d'avoir déjà lu 100 fois cette même histoire: la petite fille au pouvoir para-psychique qu'il faut protéger contre les innombrables vermines qui veulent utiliser celle-ci à des fins militaires ou politiques. Les auteurs livrent un travail tout à fait honnête et respectable mais ils n'ont pas su chez moi en tout cas m'insuffler ce souffle que je retrouve pourtant dans d'autres bande dessinée de science-fiction.

11/10/2008 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
Couverture de la série La Légende Dorée
La Légende Dorée

Tome 1 : 3/5 Premier tome très sympathique avec un dessin joyeux, coloré et ludique. C'est bien détaillé mais sans être chargé et les personnages sont bigrement expressifs. Le découpage des cases est lui aussi intéressant car très varié, un beau mélange de tous les genres, une variété de petites et grandes cases ; les pages alternent entre bords noirs et bords blancs. Visuellement c'est parfait. Le scénario a un petit côté déjà vu avec son moinillon et ses acolytes, dont une superbe donzelle à forte poitrine, qui partent sauver la chrétienté à coups de magie et autres artifices, mais c'est ici traité avec originalité ce qui lui donne un souffle nouveau. Il y a pas mal d'humour, non seulement dans les attitudes des personnages mais aussi dans les dialogues et les situations dans lesquelles se retrouvent cette bande de gais lurons sont parfois assez cocasses. Lecture distrayante et rafraîchissante. Tome 2 : 2/5 L'humour devient lourdingue et l'histoire perd en intérêt et devient ennuyeuse. Je n'ai fait qu'entamer le troisième tome et n'ai pas eu le courage d'aller plus loin. Je ne peux pas en dire plus car ce sont les seuls souvenirs qui me restent de cette lecture.

11/10/2008 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Les Aventures de Simon Nian
Les Aventures de Simon Nian

Les aventures de cet avocat qui fait penser à un Maître Vergès mais en plus jeune ne sont pas du tout désagréables à la première lecture. Il y a de bons jeux de mots (ex: Les Editions Traknar) et une satyre du monde de la bande dessinée avec en filagramme certainement un règlement de compte des auteurs en bonne et due forme dont les enjeux nous échappent totalement. On reconnait en effet dans le premier tome la main mise d'un parti communiste sur une bande dessinée à savoir Pif Gadget et sur l'utilisation à des fins politiques de ce personnage emblématique d'une génération aujourd'hui disparu. J'ai également été touché par l'hommage rendu au premier tome à Maurice Tillieux par son épouse. Cependant, je ne suis guère amateur de ces histoires avec toujours cette ligne claire signé il est vrai du disciple d'Hergé : on ne peut pas mieux faire ! J'avoue que ces enquêtes sont un peu confuses et pas très rythmées avec trop de causticité. On sent cependant une certaine qualité que d'autres lecteurs pourront apprécier, mon humble avis étant purement subjectif.

11/10/2008 (modifier)
Par Ems
Note: 2/5
Couverture de la série Edmund Bell
Edmund Bell

Après la lecture des 4 premiers tomes. Avec le temps je suis devenu critique vis à vis de cette série. Il y a une vingtaine d'années, j'avais été conquis mais j'avais encore beaucoup de choses à apprendre sur la BD. J'ai toujours été bon public mais il faut reconnaître qu'avec le temps cette série a perdu son intérêt. Le dessin est assez classique pour l'époque et les scénarios étranges mais sans réels développements. Aux côtés des productions actuelles, ces BD ne trouveraient pas d'acheteurs. Comme tous les goûts sont dans la nature, on peut toujours lire cette série pour s'en faire une opinion, il y a bien pire mais aussi beaucoup de mieux.... A emprunter à l'occasion.

10/10/2008 (modifier)
Par Miranda
Note: 2/5
Couverture de la série Nous n'irons plus ensemble au canal Saint-Martin
Nous n'irons plus ensemble au canal Saint-Martin

Le dessin est pas mal dans l'ensemble mais sans plus, un noir et blanc correct. Cependant, la deuxième histoire et son style hachuré renforce le côté torturé des personnages. La lecture de ces trois histoires est plutôt rapide et presque tout l'intérêt réside dans une exceptionnelle narration qui rend touchantes ces petites tranches de vies, car elles sont excessivement courtes, comment s'attacher à des personnages dans un temps si limité ? La première d'ailleurs a une étrange fin, est-ce le pire ou le meilleur ? Quant aux liens entre les différentes histoires, ils donnent un peu de poids au récit, pour en quelque sorte n'en faire plus qu'un.

10/10/2008 (modifier)
Par Quentin
Note: 2/5
Couverture de la série Chroniques Birmanes
Chroniques Birmanes

J'avais déjà été décu par Shenzhen et Pyongyang qui, à mon avis, en disaient beaucoup plus sur l'auteur et ses préjugés que sur les villes qu'il prétendait décrire. Seul le sujet du présent album, la Birmanie (dont la situation me tient à coeur), a vaincu mes réticences d'achat. Malheureusement, cet album est sans doute le pire des trois. L'auteur vient en Birmanie pour accompagner sa femme qui y travaille pour Médecins Sans Frontières et il joue la plupart du temps au baby-sitter. L'album souffre des mêmes défauts que les précédents : Delisle fraie peu avec les gens du cru; il décrit des choses qu'il ne comprend pas et qui apparaissent dès lors (faussement) absurdes; il n'arrive pas à se défaire de son regard d'occidental et se contente de renforcer tous les clichés qu'on peut avoir sur ces villes/pays. Mais, surtout, l'album est centré sur la vie de l'auteur plutôt que sur le pays visité. Guy Delisles n'aime pas la chaleur et ne peut survivre sans la clim ; Guy Delisle développe une tendinite à force de dessiner ; le fils de Guy Delisle s'appelle Louis, Guy Delisle a peur de la grippe aviaire ; Guy Delisle est énervé par le fait que seul son fils reçoit les sourires des voisins ; Guy Delisle fait de la pseudo-méditation ; Guy Delisle fait ses courses en Thailande ; Guy Delisle critique les expatriés mais en est un lui même, qui fait des pieds et des mains pour avoir accès à leurs clubs de sports, qui met son fils dans une crèche Française subsidiée par Total, etc. Qu'apprend-on de la Birmanie? Trois fois rien, et sûrement pas plus que ce qu'on lit dans tous les articles de journaux traitant de ce pays. Que dit-il d'Aung San Suu Kyi, par exemple ? Pas grand chose de neuf, si ce n'est que sa maison est dans le quartier de Guy Delisle, et qu'elle fait face à l'Américan club, situé de l'autre côté du lac. Quoi ? Pas même un témoignage d'un ami Birman sur le personnage politique le plus connu du pays ? Pas une seule page relatant sa biographie ? Ben non, rien que les quelques lignes (prix Nobel de la paix en 1999, etc.) que tout le monde connaît pour les avoir lues plusieurs fois dans les journaux ou entendues à la télé. Il y a bien quelques anecdotes sur la manière dont la dictature emprisonne les opposants sans procès et fait surveiller les e-mails et internet, mais rien là de vraiment neuf non plus, ni de bien documenté. Bref, un carnet de voyage tout ce qu'il y a de plus morne, long et inintéressant, représentant la vie et le point de vue de l'auteur et des expatriés, et manquant l'occasion de raconter ce qu'est le quotidien des Birmans en Birmanie. A ceux qui voudront le défendre en disant qu'on ne peut parler que de sa propre expérience et de ce qu'on connaît, je répondrai que c'est bien la preuve que Guy Delisle, malgré un an passé sur place, ne connaît pas grand chose de la Birmanie et des gens qui y vivent.

10/10/2008 (modifier)
Par Gaston
Note: 2/5
Couverture de la série La Ville qui n'existait pas
La Ville qui n'existait pas

Après les deux premiers tomes ennuyants qui dénonçaient avec facilité la destruction de l'environnement et où il ne se passait finalement pas grand chose à part un village qui vole et des morts qui ressuscitent, je pensais que le dernier tome qui possède un thème différent allait être bon. Malheureusement, il se ne passe pas grand chose non plus dans ce tome. Les personnages passent leur temps à parler et à dire que la situation actuelle va mal. Il faut attendre la page 40 pour qu'on commence à parler de la ville. J'étais alors heureux car on allait enfin voir ce qui allait se passer dans la ville, mais finalement il ne s'y passe pas grand chose. La seule chose que j'ai aimée ce sont les paroles du type contre la ville qui n'existe pas, mais c'est peu pour racheter l'album.

10/10/2008 (modifier)
Par Tetsuo
Note: 2/5
Couverture de la série Titeuf
Titeuf

Je comprends que cette série puisse marcher auprès du jeune public mais d’ici à cautionner ce qu’elle propose… Restons sur le thème principal, l’humour. Et bien, je ne le trouve pas spécialement rigolo (même ultra lourd parfois), pas de finesse et beaucoup de vulgarité (ce qui en soit n’est pas un défaut mais ici c’est un peu trop poussé et quasiment estampillé "marque de fabrique"). Alors c’est vrai que je me pose beaucoup de questions sur ce succès, très très gros succès (des millions d’exemplaires vendus… bon Zep a trimé pour en arriver là) et surtout je n’arrive pas à comprendre un tel engouement. Qu’est-ce qui m’échappe à tel point que ce phénomène me passe au dessus de la tête ? Je lui préfère largement d’autres séries étiquetées humour jeunesse : Calvin et Hobbes, Le Petit Spirou, Mafalda, Snoopy, Garfield, Tony et Alberto, Kid Paddle,… Une de ses grandes forces tout de même est de coller un maximum aux réalités d’aujourd’hui et de parler de tous les sujets sans complexe : chômage, divorce, médecine, racisme, éducation, école, amitié,… vraiment tous les aspects de nos sociétés actuelles, le meilleur mais surtout le pire sont abordés. Sur ce point Zep ose des sujets sensibles et comme il utilise l’humour, cela permet de donner une distance à la gravité. Mais en contrepoint de ces thèmes abordés, on peut lire ceci : pipi, caca, prout, zizi,... bref du haut niveau... (à petite dose ça peut aller mais là c'est indigérable). Le dessin est maitrisé, simple et travaillé à la fois. Zep apporte un soin particulier à sa mise en images, à la construction de sa page. Beaucoup de son humour passe effectivement par son dessin, l’attitude de ses personnages. On aime ou pas, mais je trouve son graphisme sans défauts particulier. Et vu le succès (qui m’agace quelque peu) que cela remporte, on est parti pour une série en 25 volumes minimum…

10/10/2008 (modifier)
Par Erik
Note: 2/5
Couverture de la série Kilt le Picte
Kilt le Picte

La lecture des aventures de Kilt le Picte n'a pas été aussi désagréable que cela surtout au niveau du dessin. Il est simplement dommage que le scénario soit si mince. Par ailleurs, il n'y a qu'une trentaine de pages ce qui laisse peu de temps pour développer une certaine psychologie des personnages. On évolue dans le monde celtique, des druides, des fées et des lutins. La magie et le fantastique occupent une large place mais leur introduction paraît presque artificielle. Bref, cela manque singulièrement de subtilité avec un traitement trop linéaire. La série ne compte que deux tomes. Son auteur l'a abandonné pour vivre d'autres passions en Nouvelle-Zélande.

09/10/2008 (modifier)
Couverture de la série Rapport sur les aveugles
Rapport sur les aveugles

Il arrive parfois qu’il y ait un certain décalage entre la qualité intrinsèque d’une œuvre, et le plaisir que l’on retire de sa lecture. Ici, ce décalage est tel qu’attribuer à cet album une note qui ne soit pas injuste a vraiment été un casse-tête. En effet, si je ne peux nier la qualité d’écriture du scénario (adapté de la nouvelle éponyme d’Ernesto Sabato) je dois avouer que je n’ai aucune attirance pour le sujet qu’il aborde, à savoir la folie. J’ai donc entamé ma lecture avec un dégoût progressif, à mesure que je comprenais à quel genre d’histoire j’avais à faire. Ceci m’empêche donc d’avoir sur ce one-shot le regard qu’il mériterait peut-être. Alors de quoi s’agit-il ? D’un homme, persuadé que les aveugles font partie d’une société secrète et souterraine qui dirige le monde. Obsédé par cette pensée paranoïaque, il décide de mener sa propre enquête, qui devient rapidement une descente aux enfers. N’ayant pas lue la nouvelle de Sabato, je ne sais si l’adaptation lui est fidèle ; d’après la préface de Carlos Sampayo, il semblerait que ce soit le cas. C’est donc cette histoire que je n’ai pas aimée. Il me semble qu'en plus, elle ne va pas très loin, n'apporte rien, malgré sa fin, qui intrigue un peu. Quant au dessin de Breccia, il s’apparente, pour moi, à l’expressionnisme, genre qui ne m’attire pas du tout. Utilisant plusieurs techniques graphiques (collage de papiers déchirés, aquarelles, etc…) dans une palette où le gris semble décliné dans toutes ses nuances, il suggère d’après l’éditeur la perception de la lumière par les aveugles ; je serais tentée d’ajouter qu’il symbolise aussi peut-être le chaos intérieur du narrateur. On sent la maîtrise technique, mais je n’accroche pas plus à ce style graphique qu’au scénario. Bref, me voilà bien embarrassée pour noter un album qui ne m’a absolument pas plu, malgré certaines qualités.

09/10/2008 (modifier)