'Spirale' fait partie de ces séries dont le tome suivant est moins bon que le précédant. Le premier est bon, voire même très bon. L'introduction est vraiment réussie et j'ai tout de suite eu envie de connaître la suite pour savoir la vérité à propos des spirales. Malheureusement, on a droit qu'à une suite d'histoires mettant en vedette des gens victimes des spirales. Si dans le premier tome ça passait bien, le second m'a totalement blasé.
J'espérais que le dernier tome remonte le niveau, mais ce ne fut pas le cas. Le scénario se transforme en mauvais film catastrophe et la fin m'a vraiment laissé sur ma faim. Tout ça pour ça ? J'ai vraiment l'impression de m’être fait avoir.
Tome 1 : 4/5
Tome 2 : 2/5
Tome 3 : 1/5
Franchement, il me faut plus que cela pour m'emballer. Bien sûr, cela se lit agréablement et cela brasse des thèmes contemporains très intéressants. Cependant, les personnages sont ultra-light et on n’arrive pas à s'attacher émotionnellement à eux.
L'action est privilégiée au détriment de la réflexion. Dans le genre et chez le même éditeur, je préfère nettement les séries de Duval comme Travis ou Carmen Mc Callum.
J'ai quand même l'impression d'avoir déjà lu 100 fois cette même histoire: la petite fille au pouvoir para-psychique qu'il faut protéger contre les innombrables vermines qui veulent utiliser celle-ci à des fins militaires ou politiques.
Les auteurs livrent un travail tout à fait honnête et respectable mais ils n'ont pas su chez moi en tout cas m'insuffler ce souffle que je retrouve pourtant dans d'autres bande dessinée de science-fiction.
Tome 1 : 3/5
Premier tome très sympathique avec un dessin joyeux, coloré et ludique. C'est bien détaillé mais sans être chargé et les personnages sont bigrement expressifs. Le découpage des cases est lui aussi intéressant car très varié, un beau mélange de tous les genres, une variété de petites et grandes cases ; les pages alternent entre bords noirs et bords blancs. Visuellement c'est parfait.
Le scénario a un petit côté déjà vu avec son moinillon et ses acolytes, dont une superbe donzelle à forte poitrine, qui partent sauver la chrétienté à coups de magie et autres artifices, mais c'est ici traité avec originalité ce qui lui donne un souffle nouveau.
Il y a pas mal d'humour, non seulement dans les attitudes des personnages mais aussi dans les dialogues et les situations dans lesquelles se retrouvent cette bande de gais lurons sont parfois assez cocasses. Lecture distrayante et rafraîchissante.
Tome 2 : 2/5
L'humour devient lourdingue et l'histoire perd en intérêt et devient ennuyeuse. Je n'ai fait qu'entamer le troisième tome et n'ai pas eu le courage d'aller plus loin. Je ne peux pas en dire plus car ce sont les seuls souvenirs qui me restent de cette lecture.
Les aventures de cet avocat qui fait penser à un Maître Vergès mais en plus jeune ne sont pas du tout désagréables à la première lecture. Il y a de bons jeux de mots (ex: Les Editions Traknar) et une satyre du monde de la bande dessinée avec en filagramme certainement un règlement de compte des auteurs en bonne et due forme dont les enjeux nous échappent totalement.
On reconnait en effet dans le premier tome la main mise d'un parti communiste sur une bande dessinée à savoir Pif Gadget et sur l'utilisation à des fins politiques de ce personnage emblématique d'une génération aujourd'hui disparu.
J'ai également été touché par l'hommage rendu au premier tome à Maurice Tillieux par son épouse.
Cependant, je ne suis guère amateur de ces histoires avec toujours cette ligne claire signé il est vrai du disciple d'Hergé : on ne peut pas mieux faire !
J'avoue que ces enquêtes sont un peu confuses et pas très rythmées avec trop de causticité. On sent cependant une certaine qualité que d'autres lecteurs pourront apprécier, mon humble avis étant purement subjectif.
Après la lecture des 4 premiers tomes.
Avec le temps je suis devenu critique vis à vis de cette série.
Il y a une vingtaine d'années, j'avais été conquis mais j'avais encore beaucoup de choses à apprendre sur la BD. J'ai toujours été bon public mais il faut reconnaître qu'avec le temps cette série a perdu son intérêt.
Le dessin est assez classique pour l'époque et les scénarios étranges mais sans réels développements. Aux côtés des productions actuelles, ces BD ne trouveraient pas d'acheteurs.
Comme tous les goûts sont dans la nature, on peut toujours lire cette série pour s'en faire une opinion, il y a bien pire mais aussi beaucoup de mieux....
A emprunter à l'occasion.
Le dessin est pas mal dans l'ensemble mais sans plus, un noir et blanc correct. Cependant, la deuxième histoire et son style hachuré renforce le côté torturé des personnages.
La lecture de ces trois histoires est plutôt rapide et presque tout l'intérêt réside dans une exceptionnelle narration qui rend touchantes ces petites tranches de vies, car elles sont excessivement courtes, comment s'attacher à des personnages dans un temps si limité ? La première d'ailleurs a une étrange fin, est-ce le pire ou le meilleur ?
Quant aux liens entre les différentes histoires, ils donnent un peu de poids au récit, pour en quelque sorte n'en faire plus qu'un.
J'avais déjà été décu par Shenzhen et Pyongyang qui, à mon avis, en disaient beaucoup plus sur l'auteur et ses préjugés que sur les villes qu'il prétendait décrire. Seul le sujet du présent album, la Birmanie (dont la situation me tient à coeur), a vaincu mes réticences d'achat.
Malheureusement, cet album est sans doute le pire des trois. L'auteur vient en Birmanie pour accompagner sa femme qui y travaille pour Médecins Sans Frontières et il joue la plupart du temps au baby-sitter. L'album souffre des mêmes défauts que les précédents : Delisle fraie peu avec les gens du cru; il décrit des choses qu'il ne comprend pas et qui apparaissent dès lors (faussement) absurdes; il n'arrive pas à se défaire de son regard d'occidental et se contente de renforcer tous les clichés qu'on peut avoir sur ces villes/pays. Mais, surtout, l'album est centré sur la vie de l'auteur plutôt que sur le pays visité. Guy Delisles n'aime pas la chaleur et ne peut survivre sans la clim ; Guy Delisle développe une tendinite à force de dessiner ; le fils de Guy Delisle s'appelle Louis, Guy Delisle a peur de la grippe aviaire ; Guy Delisle est énervé par le fait que seul son fils reçoit les sourires des voisins ; Guy Delisle fait de la pseudo-méditation ; Guy Delisle fait ses courses en Thailande ; Guy Delisle critique les expatriés mais en est un lui même, qui fait des pieds et des mains pour avoir accès à leurs clubs de sports, qui met son fils dans une crèche Française subsidiée par Total, etc.
Qu'apprend-on de la Birmanie? Trois fois rien, et sûrement pas plus que ce qu'on lit dans tous les articles de journaux traitant de ce pays. Que dit-il d'Aung San Suu Kyi, par exemple ? Pas grand chose de neuf, si ce n'est que sa maison est dans le quartier de Guy Delisle, et qu'elle fait face à l'Américan club, situé de l'autre côté du lac. Quoi ? Pas même un témoignage d'un ami Birman sur le personnage politique le plus connu du pays ? Pas une seule page relatant sa biographie ? Ben non, rien que les quelques lignes (prix Nobel de la paix en 1999, etc.) que tout le monde connaît pour les avoir lues plusieurs fois dans les journaux ou entendues à la télé. Il y a bien quelques anecdotes sur la manière dont la dictature emprisonne les opposants sans procès et fait surveiller les e-mails et internet, mais rien là de vraiment neuf non plus, ni de bien documenté.
Bref, un carnet de voyage tout ce qu'il y a de plus morne, long et inintéressant, représentant la vie et le point de vue de l'auteur et des expatriés, et manquant l'occasion de raconter ce qu'est le quotidien des Birmans en Birmanie. A ceux qui voudront le défendre en disant qu'on ne peut parler que de sa propre expérience et de ce qu'on connaît, je répondrai que c'est bien la preuve que Guy Delisle, malgré un an passé sur place, ne connaît pas grand chose de la Birmanie et des gens qui y vivent.
Après les deux premiers tomes ennuyants qui dénonçaient avec facilité la destruction de l'environnement et où il ne se passait finalement pas grand chose à part un village qui vole et des morts qui ressuscitent, je pensais que le dernier tome qui possède un thème différent allait être bon.
Malheureusement, il se ne passe pas grand chose non plus dans ce tome. Les personnages passent leur temps à parler et à dire que la situation actuelle va mal. Il faut attendre la page 40 pour qu'on commence à parler de la ville. J'étais alors heureux car on allait enfin voir ce qui allait se passer dans la ville, mais finalement il ne s'y passe pas grand chose. La seule chose que j'ai aimée ce sont les paroles du type contre la ville qui n'existe pas, mais c'est peu pour racheter l'album.
Je comprends que cette série puisse marcher auprès du jeune public mais d’ici à cautionner ce qu’elle propose… Restons sur le thème principal, l’humour. Et bien, je ne le trouve pas spécialement rigolo (même ultra lourd parfois), pas de finesse et beaucoup de vulgarité (ce qui en soit n’est pas un défaut mais ici c’est un peu trop poussé et quasiment estampillé "marque de fabrique"). Alors c’est vrai que je me pose beaucoup de questions sur ce succès, très très gros succès (des millions d’exemplaires vendus… bon Zep a trimé pour en arriver là) et surtout je n’arrive pas à comprendre un tel engouement. Qu’est-ce qui m’échappe à tel point que ce phénomène me passe au dessus de la tête ? Je lui préfère largement d’autres séries étiquetées humour jeunesse : Calvin et Hobbes, Le Petit Spirou, Mafalda, Snoopy, Garfield, Tony et Alberto, Kid Paddle,…
Une de ses grandes forces tout de même est de coller un maximum aux réalités d’aujourd’hui et de parler de tous les sujets sans complexe : chômage, divorce, médecine, racisme, éducation, école, amitié,… vraiment tous les aspects de nos sociétés actuelles, le meilleur mais surtout le pire sont abordés. Sur ce point Zep ose des sujets sensibles et comme il utilise l’humour, cela permet de donner une distance à la gravité. Mais en contrepoint de ces thèmes abordés, on peut lire ceci : pipi, caca, prout, zizi,... bref du haut niveau... (à petite dose ça peut aller mais là c'est indigérable).
Le dessin est maitrisé, simple et travaillé à la fois. Zep apporte un soin particulier à sa mise en images, à la construction de sa page. Beaucoup de son humour passe effectivement par son dessin, l’attitude de ses personnages. On aime ou pas, mais je trouve son graphisme sans défauts particulier.
Et vu le succès (qui m’agace quelque peu) que cela remporte, on est parti pour une série en 25 volumes minimum…
La lecture des aventures de Kilt le Picte n'a pas été aussi désagréable que cela surtout au niveau du dessin. Il est simplement dommage que le scénario soit si mince. Par ailleurs, il n'y a qu'une trentaine de pages ce qui laisse peu de temps pour développer une certaine psychologie des personnages.
On évolue dans le monde celtique, des druides, des fées et des lutins. La magie et le fantastique occupent une large place mais leur introduction paraît presque artificielle. Bref, cela manque singulièrement de subtilité avec un traitement trop linéaire. La série ne compte que deux tomes. Son auteur l'a abandonné pour vivre d'autres passions en Nouvelle-Zélande.
En France, les livres sont au même prix partout. C'est la loi !
Avec BDfugue, vous payez donc le même prix qu'avec les géants de la vente en ligne mais pour un meilleur service :
des promotions et des goodies en permanence
des réceptions en super état grâce à des cartons super robustes
une équipe joignable en cas de besoin
2. C'est plus avantageux pour nous
Si BDthèque est gratuit, il a un coût.
Pour financer le service et le faire évoluer, nous dépendons notamment des achats que vous effectuez depuis le site. En effet, à chaque fois que vous commencez vos achats depuis BDthèque, nous touchons une commission. Or, BDfugue est plus généreux que les géants de la vente en ligne !
3. C'est plus avantageux pour votre communauté
En choisissant BDfugue plutôt que de grandes plateformes de vente en ligne, vous faites la promotion du commerce local, spécialisé, éthique et indépendant.
Meilleur pour les emplois, meilleur pour les impôts, la librairie indépendante promeut l'émergence des nouvelles séries et donc nos futurs coups de cœur.
Chaque commande effectuée génère aussi un don à l'association Enfance & Partage qui défend et protège les enfants maltraités. Plus d'informations sur bdfugue.com
Pourquoi Cultura ?
Indépendante depuis sa création en 1998, Cultura se donne pour mission de faire vivre et aimer la culture.
La création de Cultura repose sur une vision de la culture, accessible et contributive. Nous avons ainsi considéré depuis toujours notre responsabilité sociétale, et par conviction, développé les pratiques durables et sociales. C’est maintenant au sein de notre stratégie de création de valeur et en accord avec les Objectifs de Développement Durable que nous déployons nos actions. Nous traitons avec lucidité l’impact de nos activités, avec une vision de long terme. Mais agir en responsabilité implique d’aller bien plus loin, en contribuant positivement à trois grands enjeux de développement durable.
Nos enjeux environnementaux
Nous sommes résolument engagés dans la réduction de notre empreinte carbone, pour prendre notre part dans la lutte contre le réchauffement climatique et la préservation de la planète.
Nos enjeux culturels et sociétaux
La mission de Cultura est de faire vivre et aimer la culture. Pour cela, nous souhaitons stimuler la diversité des pratiques culturelles, sources d’éveil et d’émancipation.
Nos enjeux sociaux
Nous accordons une attention particulière au bien-être de nos collaborateurs à la diversité, l’inclusion et l’égalité des chances, mais aussi à leur épanouissement, en encourageant l’expression des talents artistiques.
Votre vote
Spirale
'Spirale' fait partie de ces séries dont le tome suivant est moins bon que le précédant. Le premier est bon, voire même très bon. L'introduction est vraiment réussie et j'ai tout de suite eu envie de connaître la suite pour savoir la vérité à propos des spirales. Malheureusement, on a droit qu'à une suite d'histoires mettant en vedette des gens victimes des spirales. Si dans le premier tome ça passait bien, le second m'a totalement blasé. J'espérais que le dernier tome remonte le niveau, mais ce ne fut pas le cas. Le scénario se transforme en mauvais film catastrophe et la fin m'a vraiment laissé sur ma faim. Tout ça pour ça ? J'ai vraiment l'impression de m’être fait avoir. Tome 1 : 4/5 Tome 2 : 2/5 Tome 3 : 1/5
L'Histoire de Siloë
Franchement, il me faut plus que cela pour m'emballer. Bien sûr, cela se lit agréablement et cela brasse des thèmes contemporains très intéressants. Cependant, les personnages sont ultra-light et on n’arrive pas à s'attacher émotionnellement à eux. L'action est privilégiée au détriment de la réflexion. Dans le genre et chez le même éditeur, je préfère nettement les séries de Duval comme Travis ou Carmen Mc Callum. J'ai quand même l'impression d'avoir déjà lu 100 fois cette même histoire: la petite fille au pouvoir para-psychique qu'il faut protéger contre les innombrables vermines qui veulent utiliser celle-ci à des fins militaires ou politiques. Les auteurs livrent un travail tout à fait honnête et respectable mais ils n'ont pas su chez moi en tout cas m'insuffler ce souffle que je retrouve pourtant dans d'autres bande dessinée de science-fiction.
La Légende Dorée
Tome 1 : 3/5 Premier tome très sympathique avec un dessin joyeux, coloré et ludique. C'est bien détaillé mais sans être chargé et les personnages sont bigrement expressifs. Le découpage des cases est lui aussi intéressant car très varié, un beau mélange de tous les genres, une variété de petites et grandes cases ; les pages alternent entre bords noirs et bords blancs. Visuellement c'est parfait. Le scénario a un petit côté déjà vu avec son moinillon et ses acolytes, dont une superbe donzelle à forte poitrine, qui partent sauver la chrétienté à coups de magie et autres artifices, mais c'est ici traité avec originalité ce qui lui donne un souffle nouveau. Il y a pas mal d'humour, non seulement dans les attitudes des personnages mais aussi dans les dialogues et les situations dans lesquelles se retrouvent cette bande de gais lurons sont parfois assez cocasses. Lecture distrayante et rafraîchissante. Tome 2 : 2/5 L'humour devient lourdingue et l'histoire perd en intérêt et devient ennuyeuse. Je n'ai fait qu'entamer le troisième tome et n'ai pas eu le courage d'aller plus loin. Je ne peux pas en dire plus car ce sont les seuls souvenirs qui me restent de cette lecture.
Les Aventures de Simon Nian
Les aventures de cet avocat qui fait penser à un Maître Vergès mais en plus jeune ne sont pas du tout désagréables à la première lecture. Il y a de bons jeux de mots (ex: Les Editions Traknar) et une satyre du monde de la bande dessinée avec en filagramme certainement un règlement de compte des auteurs en bonne et due forme dont les enjeux nous échappent totalement. On reconnait en effet dans le premier tome la main mise d'un parti communiste sur une bande dessinée à savoir Pif Gadget et sur l'utilisation à des fins politiques de ce personnage emblématique d'une génération aujourd'hui disparu. J'ai également été touché par l'hommage rendu au premier tome à Maurice Tillieux par son épouse. Cependant, je ne suis guère amateur de ces histoires avec toujours cette ligne claire signé il est vrai du disciple d'Hergé : on ne peut pas mieux faire ! J'avoue que ces enquêtes sont un peu confuses et pas très rythmées avec trop de causticité. On sent cependant une certaine qualité que d'autres lecteurs pourront apprécier, mon humble avis étant purement subjectif.
Edmund Bell
Après la lecture des 4 premiers tomes. Avec le temps je suis devenu critique vis à vis de cette série. Il y a une vingtaine d'années, j'avais été conquis mais j'avais encore beaucoup de choses à apprendre sur la BD. J'ai toujours été bon public mais il faut reconnaître qu'avec le temps cette série a perdu son intérêt. Le dessin est assez classique pour l'époque et les scénarios étranges mais sans réels développements. Aux côtés des productions actuelles, ces BD ne trouveraient pas d'acheteurs. Comme tous les goûts sont dans la nature, on peut toujours lire cette série pour s'en faire une opinion, il y a bien pire mais aussi beaucoup de mieux.... A emprunter à l'occasion.
Nous n'irons plus ensemble au canal Saint-Martin
Le dessin est pas mal dans l'ensemble mais sans plus, un noir et blanc correct. Cependant, la deuxième histoire et son style hachuré renforce le côté torturé des personnages. La lecture de ces trois histoires est plutôt rapide et presque tout l'intérêt réside dans une exceptionnelle narration qui rend touchantes ces petites tranches de vies, car elles sont excessivement courtes, comment s'attacher à des personnages dans un temps si limité ? La première d'ailleurs a une étrange fin, est-ce le pire ou le meilleur ? Quant aux liens entre les différentes histoires, ils donnent un peu de poids au récit, pour en quelque sorte n'en faire plus qu'un.
Chroniques Birmanes
J'avais déjà été décu par Shenzhen et Pyongyang qui, à mon avis, en disaient beaucoup plus sur l'auteur et ses préjugés que sur les villes qu'il prétendait décrire. Seul le sujet du présent album, la Birmanie (dont la situation me tient à coeur), a vaincu mes réticences d'achat. Malheureusement, cet album est sans doute le pire des trois. L'auteur vient en Birmanie pour accompagner sa femme qui y travaille pour Médecins Sans Frontières et il joue la plupart du temps au baby-sitter. L'album souffre des mêmes défauts que les précédents : Delisle fraie peu avec les gens du cru; il décrit des choses qu'il ne comprend pas et qui apparaissent dès lors (faussement) absurdes; il n'arrive pas à se défaire de son regard d'occidental et se contente de renforcer tous les clichés qu'on peut avoir sur ces villes/pays. Mais, surtout, l'album est centré sur la vie de l'auteur plutôt que sur le pays visité. Guy Delisles n'aime pas la chaleur et ne peut survivre sans la clim ; Guy Delisle développe une tendinite à force de dessiner ; le fils de Guy Delisle s'appelle Louis, Guy Delisle a peur de la grippe aviaire ; Guy Delisle est énervé par le fait que seul son fils reçoit les sourires des voisins ; Guy Delisle fait de la pseudo-méditation ; Guy Delisle fait ses courses en Thailande ; Guy Delisle critique les expatriés mais en est un lui même, qui fait des pieds et des mains pour avoir accès à leurs clubs de sports, qui met son fils dans une crèche Française subsidiée par Total, etc. Qu'apprend-on de la Birmanie? Trois fois rien, et sûrement pas plus que ce qu'on lit dans tous les articles de journaux traitant de ce pays. Que dit-il d'Aung San Suu Kyi, par exemple ? Pas grand chose de neuf, si ce n'est que sa maison est dans le quartier de Guy Delisle, et qu'elle fait face à l'Américan club, situé de l'autre côté du lac. Quoi ? Pas même un témoignage d'un ami Birman sur le personnage politique le plus connu du pays ? Pas une seule page relatant sa biographie ? Ben non, rien que les quelques lignes (prix Nobel de la paix en 1999, etc.) que tout le monde connaît pour les avoir lues plusieurs fois dans les journaux ou entendues à la télé. Il y a bien quelques anecdotes sur la manière dont la dictature emprisonne les opposants sans procès et fait surveiller les e-mails et internet, mais rien là de vraiment neuf non plus, ni de bien documenté. Bref, un carnet de voyage tout ce qu'il y a de plus morne, long et inintéressant, représentant la vie et le point de vue de l'auteur et des expatriés, et manquant l'occasion de raconter ce qu'est le quotidien des Birmans en Birmanie. A ceux qui voudront le défendre en disant qu'on ne peut parler que de sa propre expérience et de ce qu'on connaît, je répondrai que c'est bien la preuve que Guy Delisle, malgré un an passé sur place, ne connaît pas grand chose de la Birmanie et des gens qui y vivent.
La Ville qui n'existait pas
Après les deux premiers tomes ennuyants qui dénonçaient avec facilité la destruction de l'environnement et où il ne se passait finalement pas grand chose à part un village qui vole et des morts qui ressuscitent, je pensais que le dernier tome qui possède un thème différent allait être bon. Malheureusement, il se ne passe pas grand chose non plus dans ce tome. Les personnages passent leur temps à parler et à dire que la situation actuelle va mal. Il faut attendre la page 40 pour qu'on commence à parler de la ville. J'étais alors heureux car on allait enfin voir ce qui allait se passer dans la ville, mais finalement il ne s'y passe pas grand chose. La seule chose que j'ai aimée ce sont les paroles du type contre la ville qui n'existe pas, mais c'est peu pour racheter l'album.
Titeuf
Je comprends que cette série puisse marcher auprès du jeune public mais d’ici à cautionner ce qu’elle propose… Restons sur le thème principal, l’humour. Et bien, je ne le trouve pas spécialement rigolo (même ultra lourd parfois), pas de finesse et beaucoup de vulgarité (ce qui en soit n’est pas un défaut mais ici c’est un peu trop poussé et quasiment estampillé "marque de fabrique"). Alors c’est vrai que je me pose beaucoup de questions sur ce succès, très très gros succès (des millions d’exemplaires vendus… bon Zep a trimé pour en arriver là) et surtout je n’arrive pas à comprendre un tel engouement. Qu’est-ce qui m’échappe à tel point que ce phénomène me passe au dessus de la tête ? Je lui préfère largement d’autres séries étiquetées humour jeunesse : Calvin et Hobbes, Le Petit Spirou, Mafalda, Snoopy, Garfield, Tony et Alberto, Kid Paddle,… Une de ses grandes forces tout de même est de coller un maximum aux réalités d’aujourd’hui et de parler de tous les sujets sans complexe : chômage, divorce, médecine, racisme, éducation, école, amitié,… vraiment tous les aspects de nos sociétés actuelles, le meilleur mais surtout le pire sont abordés. Sur ce point Zep ose des sujets sensibles et comme il utilise l’humour, cela permet de donner une distance à la gravité. Mais en contrepoint de ces thèmes abordés, on peut lire ceci : pipi, caca, prout, zizi,... bref du haut niveau... (à petite dose ça peut aller mais là c'est indigérable). Le dessin est maitrisé, simple et travaillé à la fois. Zep apporte un soin particulier à sa mise en images, à la construction de sa page. Beaucoup de son humour passe effectivement par son dessin, l’attitude de ses personnages. On aime ou pas, mais je trouve son graphisme sans défauts particulier. Et vu le succès (qui m’agace quelque peu) que cela remporte, on est parti pour une série en 25 volumes minimum…
Kilt le Picte
La lecture des aventures de Kilt le Picte n'a pas été aussi désagréable que cela surtout au niveau du dessin. Il est simplement dommage que le scénario soit si mince. Par ailleurs, il n'y a qu'une trentaine de pages ce qui laisse peu de temps pour développer une certaine psychologie des personnages. On évolue dans le monde celtique, des druides, des fées et des lutins. La magie et le fantastique occupent une large place mais leur introduction paraît presque artificielle. Bref, cela manque singulièrement de subtilité avec un traitement trop linéaire. La série ne compte que deux tomes. Son auteur l'a abandonné pour vivre d'autres passions en Nouvelle-Zélande.