J'ai sincèrement beaucoup de mal a encenser une BD pour laquelle le dessin n'apporte pas "vraiment" quelque chose
Cela reste agréable et j'ai pu le lire sans forcer (quoique...) mais rien d'exceptionnel de mon point de vue.
Bref, l'ouvrage est sincère (et naif?!) mais ça n'en fait pas une excellente BD. Et ca n'a rien de magique :(.
On est très loin d'un Chris Ware en terme de puissance (l'éditeur en fait la comparaison dans la version que j'ai lue).
Cet album recueille 3 récits qui n'ont pas grand chose à voir si ce n'est le style graphique et une ambiance digne du magazine Métal Hurlant. Les intrigues sont de délirants mélanges de science-fiction, de fantasy et d'humour.
Le dessin est assez démodé, très teinté années 80, dans un style de caricature réaliste avec des couleurs qu'on imaginerait bien réalisées à l'aérographe. Les expressions des visages sont souvent outrés, les décors grandiloquents, gothiques ou purement SF, et sans naturel. Ce n'est pas ma tasse de thé.
Le premier récit aborde avec humour et ironie le métier de "bédéaste", présentant un auteur de BD psychotique enrôlé de force dans un appareil de propagande gouvernemental. Ca tourne très vite au délire avec une fin à la Hulk. Il y a des idées et des passages marrants dans cette histoire mais la narration est un peu lourde, avec beaucoup de blabla philosophique qui m'a rendu la lecture un peu pénible.
Le deuxième récit m'a fait penser à du Druillet ou du Caza, avec un homme qui se retrouve sur une planète prison, dans une cité futuriste où règne le vice et la folie. Trop décousu, on dirait que le scénario est improvisé au fur et à mesure, avec là encore beaucoup de blabla, et je me suis égaré dans ce récit sans grande surprise.
Le dernier récit est une enquête robotique un peu à la manière d'Asimov avec de l'humour et un peu de dérision en prime. Pas trop mal menée, elle n'est cependant pas très originale ni très marquante.
On m'a offert l'intégrale pour mon anniversaire (à ma demande, je ne savais vraiment pas quoi demander, alors j'ai un peu tapé au pif). Le postulat de départ est séduisant - l'Église nous cache la vérité sur Jésus, mais le scénario reste très poussif et redondant sur les 4 ou 5 premiers tomes. Les deux derniers sont en revanche plus haletants : l'intrigue bouge enfin un peu, même s'il n'y a pas vraiment de surprise.
C'est principalement le reproche que je fais à cette série : on nous raconte une histoire à suspense... sans suspense. Et c'est très frustrant.
L'idée de prendre plusieurs dessinateurs, selon les périodes racontées, est très bien trouvée. Si seulement ils en avaient choisi de bons. Parce qu'à part celui qui dessine la période historique, le reste est plutôt disgracieux et monotone sur la longueur, AMHA. La période romaine est particulièrement bâclée, et celle moderne a des personnages qui se ressemblent tous plus ou moins et pas "beaux" du tout.
Bref, une série qui aurait mérité au moins deux tomes de moins (si ce n'est trois), dont la narration est laborieuse, et dont l'intensité dramatique est quasi inexistante. C'est dommage pour un pitch de cette ampleur. Bref, je ne lirai vraisemblablement plus de BD scénarisées par Convard, scénariste que je ne connaissais pas jusqu'à présent (et qui m'a fait perdre un peu de mon temps - ma lecture des 7 tomes a duré presque 15 jours, en me forçant !).
Je le précise d’emblée : si j’ai acquis cette série, c’est principalement parce qu’elle était bradée. Je n’avais jamais entendu parler des auteurs, ni même de l’éditeur. Le titre et les couvertures sont très typés série b. Je ne cherchais pas La série oubliée par l’histoire de la bande dessinée – heureusement pour moi –, mais juste de quoi me distraire…
Harry Exton est un ‘button man’, un gladiateur des temps modernes. Chaque ‘button man’ travaille pour sa ‘voix’. Derrière chaque ‘voix’, se cache un riche commanditaire qui se divertit et parie sur les affrontements entre ‘button men’. Exton ignore l’identité de son employeur. ‘Le jeu’ et les différents combats sont organisés entre elles, par les ‘voix’. Exton est une bonne recrue, un tueur de premier ordre. Grâce à ses victoires, il s’est considérablement enrichi. À présent, il semble prêt à se ranger et à raccrocher. Mais il ne tardera pas à apprendre que l’on ne quitte pas ‘le jeu’ aussi facilement…
L’idée de départ n’est certes pas révolutionnaire. Ce genre de combats 'au finish', ça m’a notamment rappelé Battle Royale ou encore Exit. Je suis toutefois convaincu que ce postulat aurait pu être plus intelligemment exploité qu’en l’espèce. La psychologie du héros demeure assez basique...
Quant au dessin, il est très réaliste, très sombre, mais pas franchement gracieux.
Fan des années 80, fan jusqu'au bout des seins...
Oui, cette BD suinte vraiment les années 80. Elle serait colorisée à l'aérographe qu'on n'en serait pas davantage dépaysé.
Il s'agit d'une sorte de délire SF/fantasy qui mélange toutes les influences en un amalgame pas très digeste. L'album est structuré en histoires courtes, façon récits publiés dans Métal Hurlant, qui n'ont à priori pas grand chose à voir les unes avec les autres si ce n'est que l'auteur va finalement désigner Wolfram comme héros de la majorité d'entre elles.
On y trouve pêle-mêle de l'heroic-fantasy avec un chevalier combattant des monstres surnaturels, de la science-fiction humoristique avec une drôle d'invasion extra-terrestre, des combats de jeu vidéo, du fantastique à grand spectacle ou encore des combats contre un démon pour sauver une belle innocente. Le tout est bourré de clins d'oeil à l'univers geek des années 80, films de SF, séries télé, accessoires de console de jeux, jouets...
Le dessin est de la peinture réaliste très soignée mais je n'aime pas ce style. Aussi travaillé soit-il, je trouve ça assez kitsch, parfois laid ou ridicule et peu plaisant à lire. Mais la technique est là, donc il est probable que d'autres que moi apprécient grandement ces planches.
Quant aux histoires, elles sont assez bidons. Elles oscillent entre récits d'aventure/SF/Fantasy grandiloquents et humour au second degré mais elles ne touchent aucune des deux cibles à mes yeux. L'ambiance parait en outre bien désuète de nos jours, même si cela ajoute justement à l'ironie de l'ensemble.
Mouais... bof...
J'aime bien les personnages en pâte à modeler car je trouve cette technique intéressante, mais ça ne veut pas dire que je vais automatiquement aimer les histoires. Les gags sont tout simplement pathétiques. Certains m'ont fait vaguement sourire et je n'ai pas rigolé une seule fois. Heureusement, l'auteur a tout de même le sens du rythme malgré son humour pas drôle et j'ai donc pu lire rapidement l'album sans avoir eu le temps de pouvoir m'ennuyer.
Vite lu et vite oublié. Je préfère un bon vieux Wallace et Gromit !
Il y a deux qualités manifestes à cette BD, deux qualités qui ont failli me suffire à la trouver bien.
La première, c'est surtout son originalité narrative, la forme choisie par l'auteur pour raconter son histoire. Vous l'aurez compris, il s'agit ici de voir par les yeux du héros, de ne jamais l'entendre parler lui mais d'entendre les réponses des autres et leurs réactions à son regard parfois insistant. Une sorte de voyeurisme de l'intérieur, courant dans le domaine du jeu vidéo mais presque jamais usité en bande dessinée.
La seconde qualité, c'est le graphisme original et très expressif. Les couleurs paraissent brouillonnes mais sont assez belles et pleines de personnalité. Les anatomies sont très bien respectées pour donner des personnages pleins de vie et une héroïne très sensuelle, très belle.
L'ennui, c'est qu'au delà de ces qualités, le scénario est complètement vide.
La vision depuis les yeux du héros n'apporte finalement pas grand chose. On y découvre des moments très banals, rien de particulièrement touchant ou intéressant. Et même le voyeurisme est frustré car les éléments clés sont manquants. Je ne parle pas d'une éventuelle scène de sexe mais j'aurais aimé découvrir de l'intérieur le parcours de séduction de ce personnage. Au lieu de ça, dès les toutes premières pages, l'héroïne tombe toute crue sous le charme du héros : tout de suite souriante, riant à la moindre de ses blagues, demandant à le revoir, complètement fascinée dirait-on. Soit le gars est un top-model hyper-charmeur et fin d'esprit, soit les belles étudiantes sont vraiment moins farouches que je le croyais.
Pas d'éléments clés, donc, et finalement rien non plus au niveau intrigue. Ca aurait pu me convenir si le récit était touchant, si l'émotion passait. Mais ce ne fut pas le cas pour moi et surtout j'ai été très déçu par la fin que je trouve tout simplement bidon. Il n'y a ni développement ni fin à ce récit qui semble n'avoir jamais décollé et s'écrase avant d'avoir pu accélérer.
Il ne suffit pas d'une idée narrative originale, encore faut-il avoir quelque chose à raconter.
Durango, c'est un superbe dessin, d'accord.
Le scénario, par contre, est assez faible et souvent répétitif, du style "Durango, pour défendre la veuve et l'orphelin, doit régulièrement tuer 3 ou 4 truands idiots et complètement amorphes. Durango est tellement habile de sa main gauche (alors qu'il est droitier à l'origine) qu'il tire plusieurs coups de feu quasi instantanément. Ensuite, il s'en va déjouer d'odieuses machinations de notables sans scrupules ou de trafiquants quelconques".
Évidemment, pour entretenir le suspense, Durango est régulièrement fait prisonnier par soit les méchants soit un représentant borné de l'autorité locale. Au lieu d'être promptement liquidé, ceux-ci lui laissent toujours l'opportunité de s'échapper dans des conditions pour le moins abracadabrantes ; par exemple, il est sauvé par un mystérieux tireur qui désarme à la dernière seconde et à une distance plus que respectable le bandit qui allait exécuter notre héros.
Décidemment, il reste toujours très difficile de réaliser des séries d'actions dont le scénario tient la route sans invraisemblances ou coïncidences extraordinaires. On est très loin des meilleurs scenarii de Charlier dans la mythique série de Blueberry.
Je suis passé complètement à côté de ce Planètes.
J'ai l'impression qu'il ne se passe absolument rien.
Et qu'on passe du coq à l'âne autant au niveau du scénario que du dessin.
Le scénario amène parfois des éléments intéressants, puis plus rien, on les oublie pour retourner au grand rien.
Vraiment, ce manga m'a fait l'effet d'un grand vide.
Je conseille plutôt Vinland Saga du même auteur, beaucoup plus léger certes mais surtout plus efficace :D
Premier album de Pierre Duba que je lis, le texte de l'éditeur en couverture m'apprend qu'il s'agit de son deuxième album chez la petite maison 6 pieds sous terre. Le style de dessin et de mise en page n'est pas vraiment ma tasse de thé, un noir et blanc que je qualifierais de "sale", en le feuilletant ça m'a fait penser à du Baudoin. D'ailleurs ce dernier a fait un album intitulé Le voyage, et c'est aussi de voyage dont il est question ici, en train plus exactement entre Béziers et Paris.
Il se trouve que Baudoin a signé la préface de cet album, cela ne doit pas être complètement une coïncidence. C'est vrai que Duba arrive à faire passer une foule de choses par son dessin, la façon dont quelques coups de crayons, de pinceaux arrivent à nous faire visualiser des lieux, des bâtiments, un train et sa vitesse dans la campagne, des visages.
Mais je n'ai pas aimé les textes de cet album, trop tordu, trop cérébral pour moi peut-être et j'avais parfois du mal à comprendre l'action. Dans le résumé, il est dit "trois personnages livreront des extraits de leurs vies et de leurs attentes", et bien je n'avais même pas saisi la fracture entre ses 3 vies au fil du récit. C'est le même sentiment que j'ai pu avoir à la lecture d'un autre album de cette collection Le Journal d'un loser, comme quoi il ne doit pas s'agir d'une thématique éditoriale qui me convienne.
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Blankets - Manteau de neige
J'ai sincèrement beaucoup de mal a encenser une BD pour laquelle le dessin n'apporte pas "vraiment" quelque chose Cela reste agréable et j'ai pu le lire sans forcer (quoique...) mais rien d'exceptionnel de mon point de vue. Bref, l'ouvrage est sincère (et naif?!) mais ça n'en fait pas une excellente BD. Et ca n'a rien de magique :(. On est très loin d'un Chris Ware en terme de puissance (l'éditeur en fait la comparaison dans la version que j'ai lue).
Les angoisses d'Angus
Cet album recueille 3 récits qui n'ont pas grand chose à voir si ce n'est le style graphique et une ambiance digne du magazine Métal Hurlant. Les intrigues sont de délirants mélanges de science-fiction, de fantasy et d'humour. Le dessin est assez démodé, très teinté années 80, dans un style de caricature réaliste avec des couleurs qu'on imaginerait bien réalisées à l'aérographe. Les expressions des visages sont souvent outrés, les décors grandiloquents, gothiques ou purement SF, et sans naturel. Ce n'est pas ma tasse de thé. Le premier récit aborde avec humour et ironie le métier de "bédéaste", présentant un auteur de BD psychotique enrôlé de force dans un appareil de propagande gouvernemental. Ca tourne très vite au délire avec une fin à la Hulk. Il y a des idées et des passages marrants dans cette histoire mais la narration est un peu lourde, avec beaucoup de blabla philosophique qui m'a rendu la lecture un peu pénible. Le deuxième récit m'a fait penser à du Druillet ou du Caza, avec un homme qui se retrouve sur une planète prison, dans une cité futuriste où règne le vice et la folie. Trop décousu, on dirait que le scénario est improvisé au fur et à mesure, avec là encore beaucoup de blabla, et je me suis égaré dans ce récit sans grande surprise. Le dernier récit est une enquête robotique un peu à la manière d'Asimov avec de l'humour et un peu de dérision en prime. Pas trop mal menée, elle n'est cependant pas très originale ni très marquante.
Le Triangle Secret
On m'a offert l'intégrale pour mon anniversaire (à ma demande, je ne savais vraiment pas quoi demander, alors j'ai un peu tapé au pif). Le postulat de départ est séduisant - l'Église nous cache la vérité sur Jésus, mais le scénario reste très poussif et redondant sur les 4 ou 5 premiers tomes. Les deux derniers sont en revanche plus haletants : l'intrigue bouge enfin un peu, même s'il n'y a pas vraiment de surprise. C'est principalement le reproche que je fais à cette série : on nous raconte une histoire à suspense... sans suspense. Et c'est très frustrant. L'idée de prendre plusieurs dessinateurs, selon les périodes racontées, est très bien trouvée. Si seulement ils en avaient choisi de bons. Parce qu'à part celui qui dessine la période historique, le reste est plutôt disgracieux et monotone sur la longueur, AMHA. La période romaine est particulièrement bâclée, et celle moderne a des personnages qui se ressemblent tous plus ou moins et pas "beaux" du tout. Bref, une série qui aurait mérité au moins deux tomes de moins (si ce n'est trois), dont la narration est laborieuse, et dont l'intensité dramatique est quasi inexistante. C'est dommage pour un pitch de cette ampleur. Bref, je ne lirai vraisemblablement plus de BD scénarisées par Convard, scénariste que je ne connaissais pas jusqu'à présent (et qui m'a fait perdre un peu de mon temps - ma lecture des 7 tomes a duré presque 15 jours, en me forçant !).
Button man
Je le précise d’emblée : si j’ai acquis cette série, c’est principalement parce qu’elle était bradée. Je n’avais jamais entendu parler des auteurs, ni même de l’éditeur. Le titre et les couvertures sont très typés série b. Je ne cherchais pas La série oubliée par l’histoire de la bande dessinée – heureusement pour moi –, mais juste de quoi me distraire… Harry Exton est un ‘button man’, un gladiateur des temps modernes. Chaque ‘button man’ travaille pour sa ‘voix’. Derrière chaque ‘voix’, se cache un riche commanditaire qui se divertit et parie sur les affrontements entre ‘button men’. Exton ignore l’identité de son employeur. ‘Le jeu’ et les différents combats sont organisés entre elles, par les ‘voix’. Exton est une bonne recrue, un tueur de premier ordre. Grâce à ses victoires, il s’est considérablement enrichi. À présent, il semble prêt à se ranger et à raccrocher. Mais il ne tardera pas à apprendre que l’on ne quitte pas ‘le jeu’ aussi facilement… L’idée de départ n’est certes pas révolutionnaire. Ce genre de combats 'au finish', ça m’a notamment rappelé Battle Royale ou encore Exit. Je suis toutefois convaincu que ce postulat aurait pu être plus intelligemment exploité qu’en l’espèce. La psychologie du héros demeure assez basique... Quant au dessin, il est très réaliste, très sombre, mais pas franchement gracieux.
Wolfram
Fan des années 80, fan jusqu'au bout des seins... Oui, cette BD suinte vraiment les années 80. Elle serait colorisée à l'aérographe qu'on n'en serait pas davantage dépaysé. Il s'agit d'une sorte de délire SF/fantasy qui mélange toutes les influences en un amalgame pas très digeste. L'album est structuré en histoires courtes, façon récits publiés dans Métal Hurlant, qui n'ont à priori pas grand chose à voir les unes avec les autres si ce n'est que l'auteur va finalement désigner Wolfram comme héros de la majorité d'entre elles. On y trouve pêle-mêle de l'heroic-fantasy avec un chevalier combattant des monstres surnaturels, de la science-fiction humoristique avec une drôle d'invasion extra-terrestre, des combats de jeu vidéo, du fantastique à grand spectacle ou encore des combats contre un démon pour sauver une belle innocente. Le tout est bourré de clins d'oeil à l'univers geek des années 80, films de SF, séries télé, accessoires de console de jeux, jouets... Le dessin est de la peinture réaliste très soignée mais je n'aime pas ce style. Aussi travaillé soit-il, je trouve ça assez kitsch, parfois laid ou ridicule et peu plaisant à lire. Mais la technique est là, donc il est probable que d'autres que moi apprécient grandement ces planches. Quant aux histoires, elles sont assez bidons. Elles oscillent entre récits d'aventure/SF/Fantasy grandiloquents et humour au second degré mais elles ne touchent aucune des deux cibles à mes yeux. L'ambiance parait en outre bien désuète de nos jours, même si cela ajoute justement à l'ironie de l'ensemble.
Pièces et main d'oeuvre
Mouais... bof... J'aime bien les personnages en pâte à modeler car je trouve cette technique intéressante, mais ça ne veut pas dire que je vais automatiquement aimer les histoires. Les gags sont tout simplement pathétiques. Certains m'ont fait vaguement sourire et je n'ai pas rigolé une seule fois. Heureusement, l'auteur a tout de même le sens du rythme malgré son humour pas drôle et j'ai donc pu lire rapidement l'album sans avoir eu le temps de pouvoir m'ennuyer. Vite lu et vite oublié. Je préfère un bon vieux Wallace et Gromit !
Dans mes yeux
Il y a deux qualités manifestes à cette BD, deux qualités qui ont failli me suffire à la trouver bien. La première, c'est surtout son originalité narrative, la forme choisie par l'auteur pour raconter son histoire. Vous l'aurez compris, il s'agit ici de voir par les yeux du héros, de ne jamais l'entendre parler lui mais d'entendre les réponses des autres et leurs réactions à son regard parfois insistant. Une sorte de voyeurisme de l'intérieur, courant dans le domaine du jeu vidéo mais presque jamais usité en bande dessinée. La seconde qualité, c'est le graphisme original et très expressif. Les couleurs paraissent brouillonnes mais sont assez belles et pleines de personnalité. Les anatomies sont très bien respectées pour donner des personnages pleins de vie et une héroïne très sensuelle, très belle. L'ennui, c'est qu'au delà de ces qualités, le scénario est complètement vide. La vision depuis les yeux du héros n'apporte finalement pas grand chose. On y découvre des moments très banals, rien de particulièrement touchant ou intéressant. Et même le voyeurisme est frustré car les éléments clés sont manquants. Je ne parle pas d'une éventuelle scène de sexe mais j'aurais aimé découvrir de l'intérieur le parcours de séduction de ce personnage. Au lieu de ça, dès les toutes premières pages, l'héroïne tombe toute crue sous le charme du héros : tout de suite souriante, riant à la moindre de ses blagues, demandant à le revoir, complètement fascinée dirait-on. Soit le gars est un top-model hyper-charmeur et fin d'esprit, soit les belles étudiantes sont vraiment moins farouches que je le croyais. Pas d'éléments clés, donc, et finalement rien non plus au niveau intrigue. Ca aurait pu me convenir si le récit était touchant, si l'émotion passait. Mais ce ne fut pas le cas pour moi et surtout j'ai été très déçu par la fin que je trouve tout simplement bidon. Il n'y a ni développement ni fin à ce récit qui semble n'avoir jamais décollé et s'écrase avant d'avoir pu accélérer. Il ne suffit pas d'une idée narrative originale, encore faut-il avoir quelque chose à raconter.
Durango
Durango, c'est un superbe dessin, d'accord. Le scénario, par contre, est assez faible et souvent répétitif, du style "Durango, pour défendre la veuve et l'orphelin, doit régulièrement tuer 3 ou 4 truands idiots et complètement amorphes. Durango est tellement habile de sa main gauche (alors qu'il est droitier à l'origine) qu'il tire plusieurs coups de feu quasi instantanément. Ensuite, il s'en va déjouer d'odieuses machinations de notables sans scrupules ou de trafiquants quelconques". Évidemment, pour entretenir le suspense, Durango est régulièrement fait prisonnier par soit les méchants soit un représentant borné de l'autorité locale. Au lieu d'être promptement liquidé, ceux-ci lui laissent toujours l'opportunité de s'échapper dans des conditions pour le moins abracadabrantes ; par exemple, il est sauvé par un mystérieux tireur qui désarme à la dernière seconde et à une distance plus que respectable le bandit qui allait exécuter notre héros. Décidemment, il reste toujours très difficile de réaliser des séries d'actions dont le scénario tient la route sans invraisemblances ou coïncidences extraordinaires. On est très loin des meilleurs scenarii de Charlier dans la mythique série de Blueberry.
Planètes
Je suis passé complètement à côté de ce Planètes. J'ai l'impression qu'il ne se passe absolument rien. Et qu'on passe du coq à l'âne autant au niveau du scénario que du dessin. Le scénario amène parfois des éléments intéressants, puis plus rien, on les oublie pour retourner au grand rien. Vraiment, ce manga m'a fait l'effet d'un grand vide. Je conseille plutôt Vinland Saga du même auteur, beaucoup plus léger certes mais surtout plus efficace :D
L'Absente
Premier album de Pierre Duba que je lis, le texte de l'éditeur en couverture m'apprend qu'il s'agit de son deuxième album chez la petite maison 6 pieds sous terre. Le style de dessin et de mise en page n'est pas vraiment ma tasse de thé, un noir et blanc que je qualifierais de "sale", en le feuilletant ça m'a fait penser à du Baudoin. D'ailleurs ce dernier a fait un album intitulé Le voyage, et c'est aussi de voyage dont il est question ici, en train plus exactement entre Béziers et Paris. Il se trouve que Baudoin a signé la préface de cet album, cela ne doit pas être complètement une coïncidence. C'est vrai que Duba arrive à faire passer une foule de choses par son dessin, la façon dont quelques coups de crayons, de pinceaux arrivent à nous faire visualiser des lieux, des bâtiments, un train et sa vitesse dans la campagne, des visages. Mais je n'ai pas aimé les textes de cet album, trop tordu, trop cérébral pour moi peut-être et j'avais parfois du mal à comprendre l'action. Dans le résumé, il est dit "trois personnages livreront des extraits de leurs vies et de leurs attentes", et bien je n'avais même pas saisi la fracture entre ses 3 vies au fil du récit. C'est le même sentiment que j'ai pu avoir à la lecture d'un autre album de cette collection Le Journal d'un loser, comme quoi il ne doit pas s'agir d'une thématique éditoriale qui me convienne.