Les derniers avis (5294 avis)

Par Arno
Note: 1/5
Couverture de la série Le Chant des Stryges
Le Chant des Stryges

Une série intéressante, avec une mystique originale. L'héroïne guerrière pourrait être mieux dessinée. Le dessin des couvertures est ridicule par rapport à ce qui est à l'intérieur. Malheureusement, dans les derniers tomes apparaît un grimoire... On pouvait vraiment pas se passer du grimoire secret et comme de juste écrit par un moine médiéval... Bon, je vais lire les prochains épisodes pour voir si ça tombe en quenouille ou pas. MISE A JOUR APRES LECTURE DU TOME 10: Effectivement, ça tombe en quenouille. Je m'explique en commentant quelques extraits de ce tome: [SPOILER] Page 1: "Nous sommes en France en 1269" Et hop, pendant quelques pages on n'est plus dans l'univers de la série. Grimoire médiéval, sorcière, moines, diablotins.... Je déteste vraiment ce recours au grimoire, à l'énigme du vieux grimoire... Page 4: "Où en sommes-nous, professeur?" Ouais bon je répondrai pas "Qu'elle crève à la fin", mais ça commence à faire un peu longuet cette histoire de fiancée malade. On la traîne depuis le premier tome si je me souviens bien. En plus c'est suivi d'une longue discussion qui remet sur le tapis son état de santé, avec bien sûr de nouveaux éléments qui justifie la prolongation dudit état de santé.... Arf.... Page 8: "Le livre de plomb" Quoi? Y'a encore un vieux grimoire en plus du premier vieux grimoire. Et pourquoi pas avec une énigme à déchiffrer en plus? Oups! Page 14: "C'est toi qui voit" Waouh la richesse et l'originalité de la tension sentimentale.... Page 23: "Vous continuez à jouer au chat et à la souris" Ben ouais, pourquoi est-ce que tout le monde demande quelque chose d'urgent et de capital à Debrah tout en lui cachant des infos pour qu'elle ne puisse pas accomplir immédiatement ce qu'on lui demande? Pour allonger la sauce? Page 25: "Les stryges sont des créatures puissantes... J'imagine qu'ils sont capables de broyer n'importe qui" Ben ouais, c'est ce qu'on imagine aussi. Voir mon analyse plus bas. Page 42: "Il connaît toute ma vie par coeur! Il maîtrise chacun de mes gestes et déplacements!" Cette phrase de Debrah prononcée au moment où elle essaye de pénétrer par effraction chez le type dont elle parle et qu'elle doit tuer, ma foi ne manque pas de sel... On se demande si les auteurs se moquent de leur oeuvre.... Page 42: "Je ne sais même pas par quel miracle je suis encore en vie" Même chose. Ceci dit c'était pas la peine d'en remettre une couche non plus... Page 42: "Un sens caché, tellement caché qu'il est impossible à trouver" Ouaip. Personne il lui explique rien à Debrah. Elle est hyper venere. [/SPOILER] Bref, une histoire qui ne tient debout que parce que les stryges sont dotés d'une faiblesse étrange dans leur puissance infinie, et parce que tout le monde fait marcher Debrah longuement, tout en lui demandant de faire quelque chose d'hyper-sérieux tout-de-suite. En plus quelques défauts qui rabaissent le niveau. Là ce n'est pas du spoiler parce que je vous laisse découvrir les pages: - Une imitation de Michelangelo qui tombe comme un cheveu sur la soupe - Un diable qui ricane dans l'ombre (les diables sont soumis par convention collective à leur 5mn quotidiennes de ricanement dans l'ombre) - Le déguisement de Weltman, à la limite du rigolo en fais-moi-peur - Une scène de combat mal chorégraphiée en deux fois sur la même page - Une héroïne qui prend bien longtemps pour s'apercevoir que le type sur lequel elle vient de tomber depuis l'étage est HS - Un héros qui au lieu d'être tué est enfermé juste assez longtemps pour qu'il puisse se défaire de ses liens (les héros sont soumis par convention collective à leur 5mn quotidiennes d'enfermement/libération juste à temps) - Le héros et l'héroïne qui chacun son tour commettent des actes de violence contre des "civils" qui les feraient passer pour des méchants dans d'autres séries Mais en fait c'est bien pire, parce que le concept de stryges, qui faisait toute la puissance poétique de la série, a perdu sa fraîcheur. D'êtres extraordinaires et fascinants, ils sont devenus tout et n'importe quoi, un peu Dieu lui-même, un peu gibier traqué par des savants, contrôlant les esprits en général mais ne contrôlant pas un des protagonistes, complètement illimités, complètement limités... invulnérables et vulnérables, intelligents comme des anges et fuyants comme des bêtes, maîtrisant totalement l'Histoire mais craignant pour leur avenir.... et puis surtout très très absents! C'est là qu'on voit que la série à un vice de construction à sa base: les stryges sont trop puissants. Ce n'est plus qu'ils ont des super-pouvoirs, mais plutôt que ce sont des dieux qui "maîtrisent l'histoire humaine". Il n'y a RIEN à faire contre de tels êtres, qui sont omniscients et omnipotents. Il n'y a PAS de possibilité que quelqu'un comme Weltman leur résiste, et même il n'auraient JAMAIS eu besoin d'un piètre alchimiste du 13ème siècle! Et il n'auraient bien sûr JAMAIS eu besoin d'alliés humains pour les aider... Pourquoi est-ce qu'ils laisseraient exister un bouquin qui explique comment les détruire? Pourquoi leurs alliés humains doivent-ils se débrouiller sans eux pour leur sauver la vie? Pourquoi est-ce qu'ils n'utilisent pas les gouvernements qu'ils contrôlent pour gêner Weltman? Pourquoi, omnipotents comme ils sont, ne guériraient-ils pas le défaut qui les rend vulnérables? Songez que s'ils maîtrisent vraiment l'Histoire, alors ils maîtrisent les faits et gestes de ceux qui sont en train de comploter contre eux. Tout est dit, non? Bon ben moi je descends ma note de 3 à 2 alors. Je regarderai la suite pour connaître le secret des mains de Debrah. MISE A JOUR APRES LECTURE DU TOME 11: Ouh la la... Une certaine détérioration graphique, surtout au niveau des visages, souvent méconnaissables, souvent juste esquissés, quelque fois difformes. Une insistance sur le visage binaire du méchant en guise de cliché Comics qui m'a porté à la nausée. Un bâtiment moderne supposé construit en 1754. Des dialogues assommants. Des énigmes qui finissent en peau de lapin ou en enfantillages. Et au final on se demande toujours qu'est-ce qu'il fait là, Nivek. D'ailleurs qu'est-ce qu'ils font là, tous? C'est quoi l'histoire, au juste? Y'a plus de stryges? Allez, je rabaisse encore la note. Je conseille toujours les premiers tomes.

10/06/2006 (MAJ le 27/12/2007) (modifier)
Par Ro
Note: 1/5
Couverture de la série Ganarah
Ganarah

Je n'ai pas envie d'être indulgent avec cette BD car, sans équivoque possible, je ne l'ai vraiment pas aimée. J'ai failli abandonner avant même la fin du premier tome et c'est à contre-coeur que je me suis forcé à aller jusqu'à la fin du second tome pour vérifier si je n'avais rien manqué. Le graphisme est un amas d'influences mal digérées, voire pas digérées du tout. Dès les premières planches, on croirait voir en permanence du sous-Loisel et des décors de La Quête de l'Oiseau du Temps. Mais la copie n'arrive vraiment pas à la cheville de l'original. Et dans le second tome, difficile de ne pas immédiatement penser au Sans-visage de Chihiro quand on voit les créatures masquées. Et surtout, il y a un truc qui ne colle pas et dont je n'arrive pas vraiment à expliquer l'origine. C'est une impression quasi constante que j'ai eue que "les acteurs jouaient mal", que les expressions des personnages collaient mal avec leurs dialogues, que leurs positions corporelles étaient "fausses". Tout cela est assez dommage car le trait n'est pourtant pas mauvais la plupart du temps, les cases sont même assez travaillées. S'il avait plus de personnalité et s'il ne cherchait pas de manière trop évidente à imiter le style d'autres, il m'aurait même sans doute bien plu car il y a du potentiel. En ce qui concerne le récit maintenant, il m'a franchement ennuyé. Pour commencer, je n'aime pas l'héroïne. Je déteste ce genre de personnage stéréotypé, la jeune et superbe femme qui en plus est "tellement forte et tellement mystérieuse". Avec les pouvoirs surhumains dont le scénariste l'a affublée, elle se la pète vraiment et je la trouve parfaitement antipathique. Quant à l'histoire dans laquelle elle est embringuée, elle est sans saveur et sans intérêt. L'atmosphère ne s'instaure jamais. Les enjeux des protagonistes sont confus et paraissent totalement artificiels, changeants. Bref, je ne suis jamais rentré dans l'histoire, je n'y ai pas cru une seconde.

27/12/2007 (modifier)
Par Cassidy
Note: 1/5
Couverture de la série Cancer and the City
Cancer and the City

Depuis le succès de la série Sex & the City et l'avènement de Paris Hilton, il semble que la figure de la richissime pétasse prétentieuse et nombriliste soit devenue un personnage acceptable de notre société, voire respectable, voire un modèle qu'il n'est pas honteux d'envier et de vouloir suivre. Moi j'avoue, j'ai encore du mal avec ça quand même. Bon c'est ma faute aussi : le bandeau sur la couverture annonce fièrement que cette BD a "déjà 100.000 lectrices !", donc je suppose qu'en tant qu'homme je n'étais pas censé la lire : je ne suis pas capable de comprendre à quel point il est important d'avoir une meilleure copine qui bosse chez Donna Karan, ou à quel point il est vital d'avoir un fiancé qui a une belle voiture de sport parce que les Italiens ils sont comme ça, ils aiment ça les belles voitures de sport. Alors forcément, il m'a été difficile de m'émouvoir sur le sort de cette new yorkaise branchouillée dont les principaux centres d'intérêt sont les chaussures de pute de luxe, le dénigrement d'autres filles sorties du même moule qu'elle et la fréquentation d'un restaurant chic pour le plaisir de pouvoir lâcher au détour d'une conversation qu'elle bouffe entourée de célébrités. La comparaison va paraître extrême et injuste, mais c'est un peu comme si Paul Touvier avait écrit un bouquin pour faire pleurer le lecteur sur son sort de cancéreux de la prostate. Déjà à la base c'est difficile de pleurer sur le sort de Paul Touvier, mais si en plus il tartine à longueur de page que Vichy c'était cool et que ses copains collabos étaient de chics types, ça devient impossible. Alors dans le même ordre d'idée, pleurer sur le sort d'un parasite certes relativement inoffensif (après tout, c'est pas de sa faute si elle est née dans une famille riche et tant mieux pour elle si elle a trouvé un millionnaire à épouser) mais tout de même assez détestable, c'est pas facile, mais si l'impression qui prédomine à la lecture est qu'elle ne cherche qu'à se vanter de sa vie foooormidâââââble de fille formidâââââble et à éblouir le gogo à coups de name dropping puéril ("oui chérie j'apporte sa note à Alec Baldwin et je suis à toi !") et de marques de chaussures hors de prix qu'elle porte, forcément ça agace un peu, voire beaucoup, voire énormément. Un dessin extrêmement médiocre porte à grand peine (et à grand renfort de bulles explicatives, pour ceux qui ne sauraient pas reconnaître quand Marisa dessine un stylo ou un livre) un propos extrêmement superficiel. Marisa a des belles chaussures de pouffe, Marisa est tellement drôle que le New Yorker va lui acheter plus de dessins, Marisa a un fiancé génial, Marisa a des meilleurs amies géniales, Marisa a des belles chaussures de pute, Marisa découvre la kabbale et s'entretient avec un rabbin parce que c'est une fille profonde et la spiritualité c'est important (le rabbin trouve aussi que Marisa est formidable et irradie le monde d'une lumière magnifique, si un rabbin le dit bordel, c'est que c'est vrai quoi !), les rivales de Marisa sont toutes d'ignobles putes affreuses et superficielles, Marisa a des belles chaussures de pétasse, aaah c'est injuste que le cancer arrive à une fille géniale comme Marisa, Marisa fait un si beau mariage que le journal en parle comme du mariage de la semaine, Marisa va parler de son cancer dans Glamour, Marisa est guérie, youpi tralala. Alors bon je demande pas forcément à chaque cancéreux de devenir un grand philosophe zen à travers cette épreuve pour pouvoir verser une larme sur sa tumeur maligne, mais autant d'autosatisfaction et de nombrilisme m'ont rendu cette lecture extrêmement pénible. Si au moins elle avait un peu d'humour, de distance par rapport à elle-même, on aurait moins envie de la baffer, mais elle fait partie de ces gens qui ont l'air de penser qu'assumer fièrement un gros défaut (comme, mettons, le fait d'être une riche pouffe superficielle et prétentieuse) suffit à l'excuser et qui voudraient faire prendre la complaisance pour du second degré... Avec moi, la pilule n'est pas passée, désolé !

26/12/2007 (modifier)
Par Gaston
Note: 1/5
Couverture de la série L'Homme à la fenêtre
L'Homme à la fenêtre

Qu'est-ce que c'est chiant comme bande dessinée. Je ne veux pas insulter les auteurs, mais je me suis vraiment emmerdé comme je me suis rarement emmerdé avec une bd. Le dessin est totalement moche, s'est du niveau d'un adolescent. Je n'ai pas trop compris le scénario qui m'a ennuyé. Il ne se passe rien de passionnant et c'est long... tellement long que je me demande comment j'ai fait pour finir l'album. La narration et le texte sont verbeux et lents. C'est rempli de philosophie à deux balles. Fade est le mot qui convient le mieux à ce one-shot.

24/12/2007 (MAJ le 24/12/2007) (modifier)
Par Gaston
Note: 1/5
Couverture de la série Bonne santé
Bonne santé

Autant j'ai bien aimé Soupe Froide, autant je me suis vraiment emmerdé avec Bonne santé. Le graphique ne va pas très bien avec les histoires contrairement à Soupe Froide et c'est parfois moche. Les histoires sont ennuyantes et je me suis forcé pour lire la moitié. Oui, la moitié. J'ai pas fini l'album et c'est pas demain que je vais le faire. Le problème vient des situations qui ne m'intéressent pas et des personnages qui ne m'attirent pas. Ils ne font que raconter une histoire horrible et ennuyante et après ils partent. Y a aussi l'atmosphère qui est lourde et le texte qui est chiant. Je suis vraiment déçu par cette bd.

23/12/2007 (MAJ le 23/12/2007) (modifier)
Couverture de la série Malentendus
Malentendus

Décidément, je n’ai pas de chance avec cet auteur. Il faut dire que si je me réfère aux avis sur ses différents albums, il semble que je ne commence pas par les meilleurs. En effet, après Le Roi cassé que j’ai très moyennement apprécié, je me heurte de nouveau à cet humour si particulier et auquel je suis totalement hermétique. L’absurde ici, m’a sauté à la gorge dès la première planche, et je dois avouer qu’au bout de deux pages j’étais déjà passablement énervée par ma lecture. J’ai d’abord cru que le personnage principal faisait un cauchemar tellement ça démarre de façon aberrante, mais deux pages plus loin, j’ai du me rendre à l’évidence : tout était bien réel. La fac de mendicité, la peine de mort pour sanctionner les tentatives de suicide, le charlatan qui trucide ou mutile et dont la femme s’offre à tous les cobayes, tout... Et là, je dis non ! Assez ! Trop c’est trop ! J’ai quand même poursuivi sur quelques pages ma lecture, mais passées la rencontre avec Syphillis puis la scène du tribunal, j’ai définitivement refermé l’album. Tout est outré, le dessin égalant dans ce domaine, le scénario. Curieusement, j’ai pensé à Boucq et aux délirantes aventures de Jérôme Moucherot, et autant je m’en délecte, et des histoires, et du graphisme, autant ici, ça ne passe pas. Les visages des personnages ont presque tous l’air de caricatures de célébrités (à ceci près que je n’en ai reconnu aucune) et si, de toute évidence, Dumontheuil a un sacré coup de crayon et un style bien à lui, je ne peux pas dire que ça me plaise. Parvenue à ce point de ma réflexion, je me demande si ça vaut encore la peine que j’apprenne Qui a tué l'idiot ? car manifestement, c’est la tournure d’esprit de Dumontheuil à laquelle je suis allergique.

12/02/2007 (MAJ le 23/12/2007) (modifier)
Couverture de la série Sentiers Battus
Sentiers Battus

Alors,... dans la catégorie “propos autour de mon nombril” voici Sentiers battus. Vanoli y relate quelques épisodes de sa passionnante vie, ayant tous pour cadre une balade, mais avec un contexte différent. Il ne s’y passe pas grand chose, l’auteur s’appesantit sur des détails insignifiants (sans doute sensés apporter la petite touche d’émotion qui va bien), on suit tout cela avec un détachement croissant. Voilà. Ajoutez à cela un dessin noir et blanc assez exécrable, et vous obtenez le degré 0 du plaisir de lecture. Ce genre d’albums m’évoque la tendance actuelle du roman français, bien intello et parisianiste : c’est la même vacuité, la même fascination pour son petit ego, et au final, la même inaptitude, selon moi, à transcender une expérience individuelle somme toute relativement banale, pour atteindre une émotion réelle et une dimension plus universelle. Les épisodes se succèdent, et c’est tout. Le seul que je pourrais sauver à la rigueur, est celui de la randonnée à vélo, dans lequel le narrateur décide de se mettre en retrait par rapport aux autres membres du groupe afin de ne pas cautionner leur voyante démonstration de virilité, mais là, c’est la chute qui arrive trop tard et du coup ne rime à rien. Pour le reste, c’est encore plus creux et fadasse que L'immeuble d'en face, et là encore, je pense à Delerm. Bref, à fuir.

25/07/2006 (MAJ le 23/12/2007) (modifier)
Par Alix
Note: 1/5
Couverture de la série Batman - Gotham county line
Batman - Gotham county line

Moi je n’ai pas du tout aimé. J’ai trouvé le récit confus et pas vraiment intéressant. Je n’aime pas les histoires de Batman qui s’éloignent trop du contexte original. Or ici on se retrouve avec une armée de mort-vivants et un coté mystiquo-magique qui je trouve ne colle pas du tout au personnage de Batman. Je préfère les histoires plus traditionnelles se déroulant dans Gotham même, et mettant en scène des tueurs un peu plus classiques. Un de pires Batman que j’ai lus :(

23/12/2007 (modifier)
Par Miaoucha
Note: 1/5
Couverture de la série Château l'Attente
Château l'Attente

Après un article élogieux dans Télérama, une chronique de même sur France Inter et un billet coup de cœur chez mon libraire, passionné de BD, de Fantasy, de romans graphiques et de poésie, j’ai acheté la BD Château l’attente les yeux fermés. Je suis resté comme une poule qui regarde une montre devant ce bouquin et le tapage qui est fait autour. Très loin des références desquelles cette œuvre se réclame. Tolkien ? Elle n’en n’a ni l’originalité ni la rigueur. Loisel ? C’est faire peu de cas de la finesse de trait et de la trempe des personnages de cet auteur. On est plutôt chez Linda Medley dans une très mauvaise imitation de Shrek. L’humour est lourdaud, le trait enfantin (l’auteur devrait prendre des cours de perspective) et le propos oscille entre le religieux et le mysticisme jusqu’à s’autoriser un petit détour par le xénophobe (les gitans sont présentés comme des voleurs assassins). Quant à la construction, qu’on assimile à tort à celle bien plus subtile et rigoureuse des Mille et une nuits, l’auteur abandonne son scénario rapidement pour digresser à vau l’eau sans aucun souci de son lecteur. On cherche en vain une quelconque pierre d’attente qui prenne un quelconque sens, et une fin au début de l’histoire. Finalement après une dizaine de pages il ne se passe plus rien que bavardages et on s’ennuie ferme sur 400 pages. Quant à la poésie il n’y en a aucune. Le Sommet des dieux, Lucille ou Manteau de neige sont des œuvres d’une toute autre exigence. Pour 26 € on se retrouve finalement avec un gros cahier de coloriages qu’une belle puissance de marketing a réussi à nous faire acheter, et qu’on n’a même pas envie de colorier.

20/12/2007 (modifier)
Par pol
Note: 1/5
Couverture de la série Les Compagnons du Crépuscule
Les Compagnons du Crépuscule

Désolé de mettre une nouvelle fois une mauvaise note à une BD très appréciée par l’ensemble des posteurs, mais là vraiment je ne peux pas faire autrement. Dès le début j’ai eu du mal à accrocher. Les dialogues sont inutilement long, j’ai un peu l’impression qu’ils parlent pour ne rien dire : bon sang que c’est fastidieux à lire ! L’histoire nous emmène rapidement sur la route avec 3 personnages, un chevalier sans visage et deux jeunes ados qui sont plus ou moins ses prisonniers. Ils marchent à pied, ils marchent à cheval, ils traversent une rivière, ils traversent un bois… Dans quel but ? Pour aller où ? Puis arrive le meilleur passage : il surgit de nulle part toute une ribambelle de monstres-lutins à moitié à poil. Ils s’attaquent à nos 3 héros qui ont la curieuse impression de se battre contre un rêve. Absurde, pas crédible pour un sou, c’est n’importe quoi sérieux, on touche le fond. Et le comble c’est qu’effectivement le lendemain matin en se réveillant tout est rentré dans l’ordre, c’était effectivement un rêve. Ouf nous voilà rassuré ! J’ai eu un mal fou à finir ce premier tome tellement je me suis ennuyé ! Le dessin est lui pas trop mal, malheureusement les couleurs ne le mette pas en valeur. C’était peut être grandiose il y a 25 ans, mais ça a très mal vieilli. Pour conclure je dirais que sur la célèbre échelle de Pol, c’est encore en dessous de La Quête de l'Oiseau du Temps, c’est dire…

20/12/2007 (MAJ le 20/12/2007) (modifier)